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Full text of "Mnēmeia hellēnikēs historias: Documents inédits relatifs à l'histoire de la Grèce au Moyen Âge ..."

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503 



MNHMETA KVAIIMRUS TSTOPIAi 



DOCUMENTS INEDITS 



L'HISTOIRE DE LA GRÈCE 

AU MOYEN ÂGE 

PUBLIAS SOL'S I.TS AUSPICES 

DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS DE GRÈCE 



C . N . S A T H A S 



iX 



PARIS 

J. MaISONNKOVIÎ UnRAÎRE-tëlHTEUR 

2^, Quai Voltaire 25 



LIBRAIRIE G. P. MAIiO.'.';€U\?E 
198, Boul" S'-ôeroain, PARIS (W| 



En vente à la même Librairie: 

ANNUAIRE do 1* Association pour l'encouragement des Etudes grecques en Franco. 'Reconnue établissement 

d'utilité publique par décret du 7 juillet 1809). Paris, 1809 à 1885, IG vol. in-8, br. 120 fr. 

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8 fr. — 7', 1873, fr. 50 — 8 e , 1874, 9 fr. - 9 e . 1875, 8 fr. — 10 e , 1870, 6 fr. - 11 e , 1877, fr. — 
12°, 1878, 6 fr. — 13 e , 1879, 6 fr. — 14% 1880, fr. — 15 e , 1882, 6 fr. — 16 e 1882, 6 fr. - 17 e , 1883, 
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et Ioniens. Paris, IS77, in-8, br., 264 pages. 5 fr. 

Livre I. Pélasges et Lélèges. — Livre II. Le9 preuves linguistiques. — Livre III. Le mélange des 
races dans le Péloponnèse. — Livre IV. Civilisation préhistorique de la Grèce. — Livre V. Javan, Yavnnas 
et Ioniens. 

BEZOLLES (R.). Science des Religions. Le Baptême (chez les Grecs et les Latins). Avec une préface par. E. 

Burnouf. Paris, 1875, in-8, br., 228 pages et 7 pi. 7 fr. 50 

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mi lesquelles nous indiquerons celles intitulées: Rituel baptismal des Grecs et dos Latins. — Historique 
du baptême. — Croyances populaires touchant le baptême. — Glossaire baptismal. 

BURNOUF (E.), directeur honoraire de l'Ecole française d'Athènes. La légende athénienne. Etude de my- 
thologie comparée. Paris, 1872, in-8, br., pi. fr. 

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ques. — Légende d'Athéna. — Légende de Pô«idon. " — Légendes des Rois. 

— De Neptuno ejusque cultu pnesertim in Peloponneso. Paris, 1850, in-8, br., 80 pages. * 2 fr. 50 

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— Mycènes. — Le Parthénon. — Les Courbes. — Les Propylées. — Un faubourg d'Athènes). Paris, 1879, 
in-8, br., de 339 pages et 4 pi. 7 fr. 50 

— La Ville et l'Acropole d'Athènes aux diverses époques. Paris, 1877, in-8, broché, 216 pages et 21 plan- 
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DEHÈQUE (F. D). Dictionnaire grec moderne français contjnant les diverses acceptions des mots, leur éty- 
mologie ancienne ou moderne et tous les temps irréguliei % 3 des verbes. Paris, in-18, de 700 pp. à 2 co- 
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GIDEL (Ch.), proviseur du lycée Louis-le-Grand. Nouvelles études sur la littérature grecque moderne. Paru, 
1879, in-8, br. de vin et 610 p. 10 fr. 

LAAS D'AGUEN. Nouveau dictionnaire, français-grec moderne, U plus complet de ceux publiés jusqu' à ce 
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Skarlatos et Koromilas, rédigé par E. M. P. Laas d'Aoi'en. Troisième édition. Paris, 1885, un beau vol. 
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— Nouveau guide de la conversation français et grec moderne. Quatrième édition. Paris, 1883, in-18, cart. 
toile, 150 pages. 2 U\ 

LAIR (J.) et LEGRAND (E.). Documents grecs inédits" sur l'histoire delà Révolution française. Paris, 1872, 

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Imprimé à p^tit nombre. — Vol. I (seul paru) contenant: Lettres de Constantin Stamaty à Pana- 
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mière fois d'après les manuscrits de Leyde et d'Oxford. Paris, 1S80, un vol. gr. in-8, br. de cxxv et 373 
pages, avec quatre f.tc-similep. 20 fr. 

Contient : I. Les amours de Callimaque et Chrysorrhoé (manuscrit de Leide, xn e siècle). — II. Les 
exploits de Digénis Akritas (remaniement du xvu e siècle en ver; rimes). — III. lmbérios et Margaroaa 
(manuscrit d'Oxford, xv e siècle). — Heur et malheur (EJrjxia xat' A-jsrrjx«») poème allégorique (manu- 
scrit d'Oxford, xv e siècle). 



MNHMETA EAAHMK.H2 FIT0PIA2 



DOCUMENTS INÉDITS 



RELATIFS A 



I 



HISTOIRE DE LA 




AU MOYEN AGE 



PUBLIES SOUS LES AUSPICES 



DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS DE GRECE 



PAR 



G . N . S A T H A S 



TOME IX 



PARIS 

J . MaISONNEUVE L I B R A I R E - É D I T E U R 

25 Quai Voltaire 25 

MDCCCXC 



LIBRftlKlf: G. P. MAISCMNEUVE 
198, Boyl" S'-Gerrruh, P.-.RIS (VU*) 






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• 4 



Vknise 1890 — Imprimerie Frères Visentini 






PREFACE 



Le présent volume fait suite aux deux précédents ; il est comme 
ceux-ci consacré aux Strathiotes. On a placé dans un appendice (p. 
133-261) les Histoires ou Mémoires de Théodore Spandounis, Strathiote 
distingué par la noblesse de son origine, ses qualités militaires et di- 
plomatiques, son patriotisme ardent, et surtout par sa profonde connais- 
sance des choses orientales ; ce dernier mérite, fort rare dans son siècle, 
1' a fait apprécier par les cours européennes que préoccupaient vive- 
ment les progrès incessants et les menaces du Grand Turc. Nous 
croyons nécessaire d'entrer ici dans quelques développements au sujet 
d'un personnage si intéressant. 

La famille de notre Strathiote, dont le nom se retrouve encore en 

Grèce SOUS les formes ZiravTcovTfc, ZîrevTJUviqç, Zravffo;, $iv/vTg9r v SïevSwvVfe, 

ZfivQos et ZçîvtÇo;, paraît fort ancienne ; ce nom est à rapprocher des 

classiques Zitévïuv, Zic/vftoç et ZrevSeavd,;- 

Un auteur arménien du VII e siècle, Anastase, cite un couvent 
situé en Palestine, et nommé à cause de ses fondateurs le Couvent 
des Spandouniens, que le pieux auteur présente comme contemporains 
du roi d'Arménie Tiridate (1). 

L' histoire ne nous a pas conservé la mention d'autres Spandou- 
nis jusqu'au XV e siècle, quand ils se présentent en nombre, brillant 
à la guerre et dans les lettres. Tous ces noms historiques appartien- 
nent à la même famille qui, bien que se qualifiant de Gonstantino- 
politaine (2), paraît plutôt originaire du Péloponnèse, ou de ce district 
Locrien, qui a pris au moyen-âge le nom de Lidoriki (3). 

[M Archivée de l'Orient Latin, Paris 1884, tome H, p. 397, doc. 

(2) Beaucoup de Péloponnôsiens d'alors, se disnient Constantinopolitains, à cause de la de- 
meure qu'ils avaient à Constantinople, comme le Spartiate Gemistos, le Corinthien Nota ras et sur- 
tout Marullos qui no manque par de nous dire qu'il était originaire de Dymes. Pour la tréme 
raison beaucoup de Grecs de nos jours portent le nom IhXsrn;, équivalent de Constantinnpolitain. 

(3) Ce nom me parait une altération de la peuplade ancienne AtiicSopteTç, qui étaient enn- 

A 



IV PRÉFACE 



Un Spandounis Andronic, surnommé Trichas, réfugié en Italie 
après la prise de Constantinople, est recommandé par Philelphe au mar- 
quis philellène de Mantoue Louis de Gonzague (1455) (1). 

Le voyageur français Paul Lucas a publié le premier la belle épi- 
taphe de Lucas Spandounis, décédé en 1481 à Thessalonique et en- 
terré dans l'église de Saint-Démétrius (2). 

Parmi les parents et protecteurs du célèbre jurisconsulte Thomas 
Diplovatacis est mentionné Démétrius Spandounis, établi à Venise avant 
1486. Le nom de ce dernier Spandounis est un peu altéré sous la for- 
me de T italien Spandolino, comme celui de notre auteur, qui est de- 
venu aussi Spandugnino, Spandugino, en latin Spandolenus, et en 
français Spandouyn (3). 

A la même famille de Démétrius appartient aussi Sébastien Span- 
dolino, il Nobil huomo, établi à Venise (1500-1504), et mentionné 
par les biographes de Diplovatacis. Ce Sébastien était trés-estimé de 
Jean Sforza, seigneur de Pesaro, puisque entre autres distinctions ho- 
norifiques nous le voyons chargé par ce prince de le représenter pour 
négocier son mariage avec Ginèvre de Tiepolo (4). 

Thomas Diplovatacis nous a conservé le nom <T un Spandounis, 
aussi son parent, le chevalier Matthieu, qui lui ayant promis un exem- 
plaire des Novelles de Justinien, fut empêché par sa mort, survenue 



to-inét nn peu plus ou nord, tandis que la tribu limitrophe des Locricns 'ArcScrtot, conserve le 
nom R|>2u»orr*{, qui correspond sans doute à la peuplade Locrienne Kr,aua).li'*«t. 

(1) « Andronicus Trichns Spantunes, et Georgius Dncas Annenes, viri sunt et nobiles et 
Coiistantinopolitani, et qui apud Turcas acrumnosissimam servit utem agunt. Ilaque rogo te, ut 
eos liaboa^, me etiam causa, commendatos, quippe qui dipni sunt humanitate et munificent in 
tua. Hoc erit et tibi ffloriae non vulprari, et milii ndmodum ffrntum. Vale. Ex Medlolano X Kal. 
novembris MCCCCl.V ». Philelphi Epis toi ac, Venise 1502, lib. XII, f. 90, verso. 

(2) C. Sathas, Littérature KeoheVi nique, Athènes 1808, p 106. Abbé Duchesne, Mission €u 
A/ont Ath/js (Archives des Missions Scientifiques, III e Série, 1886, p. 264-265). Il est à noter 
que, dans son épitaphe Lucas Spandounis se qualifie « x*'lyr,ii* tcw twv 'EU^'vwv yivou. » à une 
époqncoù le mot Hellène n'exprimait pas encore lé sens patriotique qu'il a recouvré de nos 
jours. D'après Musnros, Janus Las^aris rejetait les noms 'Pon»7o; et rpatxo; comme indignes 
d'un vrai Hellène comme lui (Sathas, ib. p 87 ). Le beau tombeau de Lucas existe encore dan a 
la" mosquée de St. Démétrius; s'il est vraiment de style Renaissance, comme l'affirme le savant 
abbé Duchesne, U aura pu être construit en Occident par ses parents et transporté à Thes- 
salonique. 

(3) Les formes, Spandolitio chez M usa khi (Hopf, Chroniques G réco- Romanes, p. 315), et Lam- 
PM ino cbe * André Morosinl [Corsi di pennd, Venise, 1621, p. 78, 87) sont erronées. 

. (4) Ànnibale dejlï Abbati Olivieri, Memorie di ïummaso Diplovatazio, patrizio Constantino- 
polit a no e Pesarese. Pesaro 1731, p. V1II-IX. De ce livre rarissime je publie à la fin de cette 
préface (I) la partie qui parle de Strathiote Démétrius, tombé au siège de Oranade, et de nos 
Spandounis. 



PRÉFACE 



en Grèce avant 1511, d'exécuter sa promesse (1). Ce. Matthieu est 
justement le père de notre* auteur, Théodore, et nous est connu par d'au- 
tres documents, comme nous le verrons tout à Y heure. 

Ainsi T on voit que Démétrius, Matthieu, et probablement Séba- 
stien, appartiennent à la même famille; tous sont nobles, et proches 
parents des Diplovatacis, des Lascaris, des Paléologue, etc. 

Les renseignements que notre auteur nous fournit sur l'origine 
princière de Janus Lascaris, comme descendant du malheureux empe- 
reur Jean II, qui, privé de ses yeux par Michel Paléologue, réussit 
à échapper et finit par se marier et engendrer tant de braves Stra-r 
thiotes et hommes de lettres, ces renseignements, dis-je, confirmés par 
Musuros et Lascaris lui-même (2), montrent que Spandounis a recueilli 
des traditions de famille. La parenté de Spandounis avec Janus La- 
scaris est aussi confirmée par Sanudo, et par une lettre de Guillau- 
me Budé, dans laquelle Y helléniste français s' adressant à Lascaris 
appelle Théodore 6 oâi (3). 

L'auteur Strathiote nous dit aussi que le fameux renégat Paléo- 
logue, Mesih pacha, l'amiral de Mohammed II, était le frère de sa 
grand' mère (4). 

On doit de même regarder comme un souvenir de famille le rensei- 
gnement qu'il nous donne sur l'origine italienne de la maison impé- 
riale des Paléologue (5). Il nous informe aussi que sa famille était unie 
par les liens de sang à l'empereur Jean Gantacuzène, aux princes de 
Servie et de Bosnie, et à la famille impériale des Habsbourg. C'est 
pour cela qu'il porte le surnom Cantacusino, joint à son nom de famil- 
le, Spandounis. Cette affirmation ne peut être considérée comme une 
prétention vaniteuse, dépourvue de tout fondement historique, telle qu'on 
en rencontre chez beaucoup de Grecs byzantins et modernes, mais 
comme un fait réel, confirmé par des documents contemporains. 

Le prince Péloponnésien Georges Cantacuzène, descendant en ligne 



(1) « Magniflcus eques dominus Mathaeus Spandolenus Constanlinopolitanus, affinis meus, 
promisit ex Qraecia in ltaliam transportai, sed morte preventus non potuit. » Mortreuil, Histoire 
du droit Byzantin, Paris 1843, tom. I, p. XVI-XVII. 

(2) C Sathas, id. p. 87. Jani Lascaris Bpigrammata, P.aris 1527; épigramme au Strathiote 
Démétrius Lascaris. 

(3) Marini Sanuto, Diarii, VIII, p. 12Ô. Budaei Epistolae, Paris 1574, p. 152. 

(4) Commentant p. 161 du présent volume. 

(5) Id. p. 175. 



TI PRÉFACE 

droite de l'empereur Jean, avait un fils, Démétrius (1), et une fille, 
Eudocie. Cette dernière, mariée au chevalier Matthieu Spandounis, est 
la mère de notre auteur, qui réellement du côté maternel était proche 
paivnt du despote de Servie, Georges, de l'empereur de Trébizonde, 
David II, les femmes de ces princes étant cousines-germaines d' Eu- 
docie. 

Nous ignorons en quelle année naquit Théodore Spandounis; mais 
comme nous le voyons vers 1465 être encore un enfant ainsi qu* il le 
dit lui-même (2), nous pouvons présumer que sa naissance est presque 
contemporaine de la prise de Gonstantinople. Il paraît même qu' il n'est 
pas né en Grèce, mais en Italie, probablement à Rome. 

En 1475 nous voyons sa mère, Eudocie Gantacuzène, établie à 
Venise en compagnie d' Anne Notaras, fille du célèbre grand amiral 
Lucas, et fiancée au dernier des empereurs, Constantin Paléologue. 
Cette dame célèbre était cousine germaine du père d'Eudocie, par con- 
séquent grand' tante de notre auteur. Envoyée à Rome avant la prise 
de Constantinople, depuis 1475 elle s'établit définitivement à Venise, 
oh elle vécut jusqu' à un âge qui a causé l'étonnement des Vénitiens, 
chez qui pourtant se présentaient des cas de longévité prolongée. Elle 
mourut le 8 juillet 1507 dans son habitation de la paroisse de Saint- 
Julien, ayant dépassé l'âge de cent ans, comme 1' écrit Sanuto, qui si- 
gnale derechef cet exemple d'un âge avancé. Anne a conservé jusqu' à 
sa mort la virginité, déjà promise à son premier fiancé qui, étant de- 
venu empereur, oublia ses promesses pour chercher d'autres partis que 
la prise de Constantinople laissa sur le papier de ce bon . confident 
Phrantzés (3) 

Selon toute probabilité, Eudocie Cantacuzène ayant accompagné 
sa tante à Rome avant la grande catastrophe, elle y connut Matthieu 
Spandounis réfugié avec les membres précités de sa famille, et de leur 



(!) C. Hopf, Chroniques Gréco-Romanes, Berlin 18*73, p. 536. Il faut corriger le 6a vont gé- 
néalogiste, en regardant Manuel Cantacuzène, le despote du Mayne, non comme le fils de Jean, 
mais comme son propre frère, ainsi que le dit expressément notre auteur (p. 156). 

(2) Pag. 161 à propos des captifs de la bataille de Ca lu ma ta (1465). 

(3) m In questi zorni, a San Zulian morite una Grecha sigrnora, stava in questa terra, di più 

di anni 100; fo fia di (*) quai era a Costantinopoli a tempo de lMmperador Paleogo in 

cran stato. Questa havla più di 100 anni, et morï verzene. Po posta con una zoja di verdure; era 
richa. » Marino Sanudo, Diarii, vol. VII, col. 115. 

O Sanuto sans doute ne sa rappelant bien le nom, l' a laissé en blanc, en nWtant onze points qui justement repré- 
sentent le nom de S. Luca Notara. 



PREFACE Vit 

mariage naquirent trois enfants, Théodore, Alexandre, et une fille dont 
le nom est ignoré, et qui fut mariée au noble vénitien Michel Tre- 
-visan (1). 

L' établissement à Venise de la mère de notre auteur avec sa 
grand* tante Anne a produit un fait très important pour Y histoire de 
la Grèce moderne, je veux dire la fondation de la colonie Grecque, 
qui, par son commerce, ses imprimeries et son église exerça une in- 
fluence remarquable sur toute la Turquie, oîi la nationalité grecque 
et la religion chrétienne n'ont pas été étouffées. 

Les Turcs lors de leur première invasion ^ abandonnèrent à leurs 
instincts sanguinaires, et montrèrent une férocité vraiment bestiale. 
Croyant que la terre avait été faite pour eux et leurs chameaux, ils 
préféraient les déserts aux villes qui empêchaient le développement des 
pâturages, idéal unique de ces Nomades. La Grèce était pleine de la 
fumée des villes incendiées et de cadavres sans nombre. La vie hu- 
maine était devenue un jouet pour ces Barbares qui, gorgés de sang, 
s' ingéniaient à trouver des tortures raffinées pour y voir mourir len- 
tement leurs captifs. Jean Gemistos, témoin oculaire, a retracé ces 
atrocités au cours de son poëme publié dans cette série (VIII, p. 548-550). 
C'est le tableau fidèle de Y irruption d' une horde de ces Barbares, 
qui ayant abusé de sa force, écrase momentanément la civilisation dans 
le but de s'emparer de ses biens apparents, mais qui ne sachant pas 
conserver cette civilisation, finit par devenir l'esclave du peuple con- 
quis, lequel se relève graduellement par son génie, tandis que l'op- 
presseur en raison de sa brutalité native tombe dans 1' avilissement. 

Naturellement la frayeur s'empara de tout le monde, et les Grecs 
trop attachés à leur sol natal, furent obligés pour la première fois 
de chercher en masse un asile hors de leur patrie. L' Europe, et sur- 
tout l' Italie, offrit un abri à ces malheureux, et on doit le dire à son 
honneur, l'Occident d'alors, malgré son fanatisme, se montra hospi- 
talier, et vraiment Chrétien. Dans cette noble tâche la place d' hon- 
neur appartient à Venise, dont les possessions du Levant servirent de 
première étape aux émigrés. Un document contemporain évalue à plus 
de 5000 les Grecs réfugiés dans la capitale de la République, et ce 
nombre allait croissant de jour en jour (2). 



(1) Cappellari, Campidoglio Veneto (Alboro T révisât»)- Ms. dans la bibliothèque de St. Marc. 

(2) Vladimir Lamansky, Secrets d'état de Venise, St. Pétersbourg 1884, p. 051. 



VTil PRÉFACE 

Ces fugitifs, pour la plupart des commerçants et des artisans, ne 
voyaient pas d'un œil indifférent la question religieuse, comme leurs 
compatriotes émigrés en Toscane, qui étaient des savants pour la plu- 
part, et rêvaient à côté de la renaissance des lettres, la renaissance 
de la philosophie platonicienne. Au contraire les Grecs de Venise étaient 
de vrais croyants. Dans ces temps tristes ils s'attachaient de plus en 
plus à leur religion qui leur apportait un soulagement pour le passé, 
une consolation pour le présent, et une espérance pour l'avenir. N'ayant 
pas une église propre, ils s* adressèrent à 1' Etat pour lui demander de 
vouloir bien compléter sa bienveillance, en leur cédant un lieu pour 
bâtir à leurs propres frais une église où ils pourraient invoquer Dieu 
dans leur propre langue. Le Conseil des Dix, non par fanatisme, comme 
on veut le croire, mais par intérêt politique, préféra renvoyer les sup- 
pliants entendre la messe dans l'église de Saint Biaise < secundum 
catholicos ritus > (1). 

Par cette mesure Venise voulait habituer peu à peu ses nou- 
veaux sujets au rit Latin, pour réussir avec le temps à les arracher 
à l'autre nation et les attacher à elle par un lien religieux. 

Mais cet état des choses changea avec l' arrivée des deux prin- 
cesses péloponnésiennes à Venise. 

A cet événement doivent se rattacher des pourparlers antérieurs 
d'Anne Notaras avec un autre gouvernement, la république de Sienne, 
dans le but de fonder non pas une église grecque en Italie, mais un 
vrai état hellénique gouverné par ses propres lois. 

Avant le 22 Juillet 1472 Anne envoya à Sienne en qualité d'am- 
bassadeurs Francoulis Syropoulos* noble Gonstantinopolitain, et le prêtre 
Cretois Jean Plusiadinos, pour demander la concession à perpétuité 
du château ruiné de Montacuto avec sa juridiction, promettant de le 
faire rebâtir à ses propres frais dans le but de s'y établir avec cent 
familles Grecques, et même plus, gouvernées selon leurs propres cou- 
tumes et les lois de leurs empereurs. Par cette concession Anne se 
reconnaissait citoyenne de la république, et sa lige, promettant de re- 
garder les amis et les ennemis de Sienne comme ses propres amis 
et ennemis, de la secourir par son armée en cas de péril, et de ne 
pas transmettre elle-même, non plus que ses héritiers, le château à 
un prince Italien. 

(1) Lamantky, idem. 



r 



PRÉFACE IX 



La proposition d' Anne acceptée le 22 Juillet 1472, fut revue et 
votée pour la seconde et la troisième fois le 28 Avril et le 15 Juil- 
let 1474 (1) La revision d'un traité qui n'a jamais eu lieu à des 
intervalles si longs, le brusque abandon d'un projet mûrement conçu, 
et F établissement définitif d' Anne à Venise, font soupçonner que des 
intrigues mystérieuses travaillèrent près de la princesse et ses con- 
seillers. 

Le néoplatonisme qui prédominait alors en Toscane ne me paraît 
pas étranger à la demande d' Anne près de la république de Sienne. 
Il est à remarquer que dans le traité ne sont mentionnées ni la reli- 
gion des colons grecs, ni la restauration de l'ancienne église du château, 
ni le fondement d' un temple quelconque. Seulement il est stipulé que 
les habitants futurs de Montacuto, comme simple signe de leur dépen- 
dance, enverront chaque année à la métropole de Sienne un cierge 
de cinq livres de cire. 

Un des ambassadeurs, Francoulis, était lié avec les Hussites, et 
c'est lui qui a servi d'interprète à un de ces réformateurs venu à 
Constantinople dans un but de prosélytisme. (2) Il était l'ami de Con- 
stantin Lascaris, et on sait que l' élève de celui-ci, Antoine Panormita, 
protégé par les Médicis, a choisi Sienne comme champ de sa propa- 
gande mystérieuse. Enfin Michel Marullos, ce Strathiote païen, quoique 
aimant Florence comme sa seconde patrie, ne cache pas sa prédilection 
pour Sienne, à laquelle il adresse un de ses hymnes (3). 

Nous ne pouvons préjuger l'histoire, et calculer par la pensée 
les conséquences d' un établissement à Sienne de plus de cent familles 
de Strathiotes, c' est-à-dire de vrais Hellènes, qui pourraient facilement 
se multiplier, dans un temps où un fort courant de réforme religieuse 
parcourait toute l' Europe. L' histoire nous enseigne seulement que le 
plan a été abandonné, on ne sait pourquoi, et qu'Anne Notaras vint 
s'établir à Venise. 

Le 8 Juin 1475 le même Conseil des Dix, qui a refusé aupara- 
vant aux nombreux Grecs la permission d' officier en langue hellénique, 



(1) Voir ce document à la fin de cette préface (11). 

(2) Ub Pusculo v. 513. 11 est à remarquer que Laouic Chalcoudyle (I, p. 70 édition de Paris) 
nomme le* Hussites adorateurs d' Apollon, et que Marullos, un vrai adorateur d'Apollon, ayant 
-visité Prague, la nomme indjmita. Les prétendues hérésies byzantines et slaves demandent un 
peo plus de lumière 

(3) Voir cet bymme a la fin de cette préface (111). 



X PRÉFACE 



permet exceptionnellement à Anne et à sa nièce Eudocie Gantacuzène 
Spandougine, mère de notre auteur, d'élever un oratoire dans leur 
propre maison pour célébrer la messe en leur propre langue, sous la 
condition que <T autres Grecs n' y assisteront pas. Ce décret fut annulé 
en 1478, pour être remplacé le 28 Juillet 1479 par un autre décret 
étendant le même privilège à tous les Grecs établis à Venise, malgré 
les protestations du conseiller Morosini, lequel voyait dans cette faveur 
un péril pour la religion catholique qui se trouvait ainsi en contact 
avec le schisme grec (1). Pour des raisons qui nous échappent, ce 
dernier décret ne fut pas mis immédiatement en vigneur; c'est pour 
cela que nous voyons Anne se contenter de son privilège personnel, 
qui lui fut de nouveau octroyé pat les décrets du 27 Septembre 1480 
et du 26 Mai 1489 (2). 



(1) Lamansky, idem. 

(2i Ces décrets du Conseil des Dix que nous publions à la fin de cet appendice (IV) ont été 
signalés pour la première fois par le célèbre historien, feu M. Hopf ( Oriechenland im Jlfiltelalter, 
II, p 132*133), que M. Emile Legrand a copié sans le nommer ( Bibliographie Hellénique, 1, p. 
CXXVII). A propos de ce dernier livre je dois observer que son auteur, en parlant de Musto. 
13 dis et d'autres fondateurs de V histoire moderne de la Grèce, devrait témoigner plus de respect 
pour la mémoire de ces vra'a savants qui, malgré leurs imperfections, servent encore de guides 
aux aveugles. Le catalogue de M. Legrand, qui doit P abondance de ses articles à la riche col- 
lection et surtout aux larges-es pécuniaires d'un amateur Grec, n'est pas encore complet, et 
les notices biographiques laissent beaconp à désirer. Si le pauvre Papadopoulos Vretos, notre 
premier bibliographe, a été si injustement exposé aux risées des savants modernes, pour avoir 
fait descendre la vie d 1 Euthyma Zygadène do six siècles, le savoir aussi de M. Legrand ne peut 
pas rester exempt de reproche, qu ind on le voit présenter comme auteur presque notre contem- 
porain un poète des temps classiques! Nous parlons de l'auteur qui a écrit les jolis vers aux 
douze mois de Tannée, compris dans toutes les édifions de V Anthologie Palatine (cf. vol. II, pa- 
ge 79-80 de la collection Didot) Eh bien, ce poète, selon M. Legrand, n'est pas autre que le 
révérendissime prêtre Zacharie Scordylis, éditeur d'un livre d'Heures en 15(33, et louant Bac- 
chus et les autres divinité* païennes (Catalogue do M. Legrand, 1, p. 319-320). On me dira que 
M. Emile Legrand s'ojcupmt de romaïque, n'est pas au courant de la littérature classique, et quo 
Muatoxydis aussi a été induit à la même erreur; mais alors pourquoi ne pas le citer, pour se 
décharger un peu du ridicule? Si M. Legrand vent suivre le conseil d'un vieil ami, il fera bien 
d'abandonner ce rêve déjà trop vieux que tout homme écrivant en français pourra passer en Orient 
comme un oracle, et de reconnaître que la langue française a d'autres phrases pour s'adresser plus 
poliment à une nation entière, que celles-ci par lesquelles M. Legra:id ouvre son fameux cata- 
logue: ce Us (les Grecs, ont, eu effet, écrit plusieurs ouvrages sur cette matière, mais il n'est pas 
de travailleur sérieux, ayant eu soin de les consulter, qui n'ait été frappé, comme nous, de leur 
extrême médiocrité. D' indigestes compilations bâclées à la hâte, sans soin, sans méthode, sans 
critique; un inextricable fouillis d'assertions hasardées, de contradictions flagrantes, d'erreurs 
chronologiques, de traductions fautives, et parfois burlesques de textes latins, d'exagérations au- 
dacieuses et d'émissions calculées, tels sont les livres en leur langue grecque où les Grecs peu- 
vent se renseigner sur la vie et les oeuvres des écrivains qui ont fleuri postérieurement à 1453. n 
tom. I, p. 1. Un langage pareil porte en lui-même depuis le premier mot jusque au dernier les 
éléments d'une niaiserie inoffensive. Par son catalogue M. Legrand a voulu montrer que non 



PRÉFACE XI. 



Ainsi Anne Notaras et Eiulocie Spandounis purent jusqu'à leur 
mort louer Dieu dans leur propre langue, tandis que les autres mem- 
bres de la communauté hellénique établie à Venise restèrent sans église, 
jusqu'à l'an 1511 quand les Strathiotes au service de la République 
demandèrent en masse et obtinrent immédiatement du Conseil des X 
la concession définitive de ce lieu fameux, oïl jusqu'à nos jours s'élève 
l'église grecque de Saint-Georges (1). 

Au séjour des deux princesses Péloponnésiennes à Venise se lie 
un autre événemeut de non moindre importance pour l'histoire, je veux 
dire l' établissement de la première imprimerie grecque. Quoique Mu- 
suros nous dise que cet établissement était Cretois par excellence, il 
n' y a pas de doute que les fonds pécuniaires, et la permission du 
gouvernement fussent dues aux largesses et à l'influence de nos dames 
près du Sénat. La première production de cettte imprimerie, le Grand 
Etymologique (1499), dédié à Anne, est un témoignage éclatant des bien- 
faits dus à la haute et silencieuse protection de la grande princesse (2). 

Tandis que la mère de Théodore Spandounis et sa grand' tante 
se présentaient en Occident comme les chefs de la nation dispersée, 
deux autres princesses, leurs parentes, établies aux bords du Strymon, 
par leur rang élevé près de la cour Ottomane, s'interposaient entre 
le glaive des conquérants et la misère de leurs coreligionnaires, et après 
avoir mis un frein à la rage musulmane, elles réussissaient par leur 
rang, leur argent et leur douceur, à faire cesser le carnage, rompre 
les fers des esclaves, et faire revenir peu à peu la masse des expa- 
triés dans leurs foyers déserts. En voyant la république de. Venise in- 
voquer l' assistance de ces princesses pour obtenir des traités de paix 
avec les Turcs (3), nous pouvons présumer qu' entre les princesses éta- 
blies à Venise et leurs cousines résidant en Turquie, existaient des 



seulement il n'est pa3 fort en romnïque, mais aussi que son savoir en lalin laisse à désirer. Dans les 
fameux vers h Chalcondyle, Marullos a écrit ver (le printemps) (Monumenta Uistoriae Hrlleni- 
cae VII, p. 233) M. Legrand (1 p. XCVHj ayant remplacé ver par per, il a rendu le grand poète 
obscur et presque ridicule. 

(1) Lamansky, p. 06K062. 

(2) 11 est fort probable que les lettres majuscules imprimées en roupie qui accompagnent cette 
précieuse édition ont été copiées sur des broderies dues aux mains de nos princesses. Dibdin 
regardant cette édition comme « tbe noblest Greek volume in existence » recommande aux dames 
ces jolies ornements (perfectly enchanting), probablement pour leurs broderies. Dibdin, Decatneron, II, 
320-321. Les dames grecques pourront bien mettre en pratique le conseil du savant bibliographe 
anglais. 

(3) P. 165 du présent volume. 

B 



Xîl PRKFACR 



communications, et que l'intermédiaire de ces relations était Matthieu 
Spandounis, et son fils Théodore. 

Notre auteur nous a conservé de curieux détails sur les malheurs 
d'Irène Cantacuzène, femme du despote de Servie Georges, et de sa fille 
Marie, la czarine Mara comme elle s' intitule dans un document ser- 
vien (1), la Kuoa Mapi'a des chroniques patriarcales, femme du sultan 
Amurath II. Cette sultane chrétienne est la cousine germaine d' Eudocie 
Spandounis. Veuve d' Amurath, elle rejette les offres de l'empereur Con- 
stantin Paléologue pour un second mariage ; ce refus que Phrantzès ex- 
plique par la préférence que Marie montrait pour les choses divines (2), 
nous paraît plutôt comme un acte de délicatesse envers sa propre nièce, 
Anne Notaras, déjà liée par une promesse de mariage avec le prince qui 
prétendait à sa main. Respectée par Mohammed II, comme la femme de 
son père, la princesse gréco-servienne fut installée après l' empoisonne- 
ment de sa mère, au village d' Exova, situé sur les bords du Strymon, et 
là elle se consacra à Dieu et à l'accomplissement des œuvres pieuses. Elle 
appela auprès d' elle sa soeur Catherine, veuve d' Ulric comte de Cilley, 
frère de l'empereur d' Autriche Frédéric III, et les deux princesses, de- 
meurant tantôt en Macédoine, tantôt à Constantinople, réussirent à 
adoucir le farouche Mohammed II, que notre auteur peint comme .le 
plus sanguinaire des tyrans, élevant à 873000 le nombre des chrétiens 
qui furent massacrés de son propre commandement (3). 

• Un des expatriés qui des premiers profita de la haute protection de 
la sultane Marie a été le père de l'auteur Strathiote, qui en compagnie 
de son fils revit le sol natal après 1465. C'est probablement pour accom- 
plir une charitable et patriotique mission que le chevalier Matthieu 
visita Gallipoli, oîi subissaient un dur esclavage les captifs Péloponné- 
siens tombés aux mains d' Omarbeg, après le désastre de Calamata 
(1465). Théodore en racontant cette malheureuse bataille, nous dit 
qu' il a vu ces captifs et causé avec eux (4). Il est à présumer que cette 
connaisance eut lieu après leur rançonnement, les Turcs d' alors ne per- 
mettant pas aux chrétiens d'entrer à l'arsenal de Gallipoli, où ces 
malheureux travaillaient enchaînés. On pourra même supposer que cette 
délivrance est due à l'argent d'Anne Notaras et l' intervention de la 

(1) Hammer, Histoire de V empire Ottoman (trad. franc ) IIÎ, 43. 

(2) Phantzés, édition de Mlgne, p. 818. 

(3) page 170 du présent volume. 

(4) page 161 , idem. 



i 



PRÉFACE XÎII 

sultane Marie. Il y avait parmi eux le moine Denys, originaire du 
Péloponnèse, et pour cela confondu avec Isidore de Russie, tombé 
entre les mains des Turcs à la prise de Constantinople, et racheté. 
Denys, nommé après sa délivrance de Gallipoli, archevêque de Philip- 
popolis, a été promu avant 1469 (1) au trône patriarcal de Constan- 
tinople sur la recommandation de la sultane Marie, qui paya au flls de 
son mari, Mohammed II, les deux mille ducats d'or, que la simonie des 
prédécesseurs de Denys avait fixés comme prix d' achat de la première 
dignité ecclésiastique de Y Orient. 

Il est à présumer que le chevalier Matthieu confia alors à ces 
deux princesses son fils Théodore, et que sous la surveillance de la 
sultane Marie celui-ci put étudier à fond la langue turque, pour pouvoir 
se servir . plus tard des premiers chronographes de l'empire ottoman, 
dans la composition de son histoire. G' est probablement de la bouche 
de sa tante qu' il recueillit les détails intimes concernant Moham- 
med II, dont cette histoire est remplie. 

On voit que les deux sœurs nourrissaient une tendre affection 
pour leur cousine Eudocie, regardant son mari comme leur propre 
héritier. En 1472 Catherine de Cilley confie au jeune Théodore Span- 
dounis une mission près de la république de Venise. Le but de cette 
mission était de consulter Venise sur Y achat dû château-fort de Bel- 
grado, autrefois enclavé dans le comté de Gorice, et aujourd'hui com- 
pris dans la préfecture italienne d'Udine. 

Le jeune ambassadeur fut bien reçu par le Sénat, et sa mission 
réussie parfaitement (2). Cinq ans après, la même princesse ayant déjà 
acheté ce fief, cède Belgrado à son frère, le despote de Servie Grégoire, 
qui perdit ses yeux à la cour du sultan Amurath II, son beau frère. Le 
sénat de Venise, specie tutelae, recommande au lieutenant de Frioul 
de gouverner le château au nom de la princesse Catherine et de per- 
cevoir ses entrées au compte de celle-ci (3). 

Enfin dans un acte qui nous est parvenu, signe à Constantinople 

(1) Sur la vraie date du premier patriarcat de Denys voir une notice du savant paléographe 
Grec Papadopoulos Kéramée dans le Supplément du Syllogue Grec de Constantinople, 187J, 
vol. XVII, p. 18, en note. 

(2) a Cuidam venetus a secretis nuntiat Catherinae comitissae Cillii bene a senatu exceptum 
Tbeodorum eius nuncium. 13 Junii U72 » losephi Yalentinelli, Regesta documentorum Oermaniae 
hiitoriam illustrantium, Muncben 1864, p. 258. Sitzungsberichtc der Bayer. Akademie der Wis- 
senschaften III, cl. IX Bd. II, Abth. p. 714. 

(3) "Valcntinelli, ibidem. 



XIV PRÉFACE 

le 9 Décembre 1488, la comtesse de Gilley cède à Matthieu Spandou- 
nis et à ses héritiers le même château-fort pour V amour de sa nièce 
Eudocie, comme dit le document émanant d'elle (1). 

La donation de Belgrado a été faite sans doute avec le consen- 
tement de T empereur Frédéric III, au service duquel Matthieu se 
distingua au point d' obtenir les titres honorifiques de comte palatin, 
et de chevalier (eques). 

On connaît un grand nombre de Strathiotes au service du Saint- 
Empire, qui, par leur bravoure et leur génie, réussirent a s' élever aux 
rangs les plus élevés. Tel fut entre autres Y Arcadien Georges Bastas. 
qui, généralissime de T empereur Rodolphe II (1599-1605), fut anobli 
et honoré du titre héréditaire de comte (2). Généralissime aussi de 
T empereur Maximilien I ep pendant toute la guerre dite de la ligue de 
Cambrai fut un autre Strathiote, parent des Spandounis, le prince Con- 
stantin Gomnène Arianitis, le célèbre régent de Montferrat. 

(1) a Instrumentant quo Catherina ce mi tissa Cillii, degens nunc in partibus Turcarum, donat 
Mathaeo Spandoniuo equiti et comiti palatino, ob amorti* nepotis sue, uxoris dicti Mathaei, cas- 
trum Bellogradi. Constant inopoli, 9 dec. 1488 ». Yalentineili, ibidem. 

(2) Cest à tort quo M. Hammer en parlant de Bastas le qualifie « un tambour qui s'éleva au 
rang de généralisme » VIII, p. 5. M. Janco s'approche plus de la vérité en le nommant « Sobn 
eines Albaneslschen Bdelmannes » Allgemeine Deutsche Biographie, Leipzig 1875, vol. II, p. 131. 
cf. Schweigerd, Oesterreich Heîden und BeerfUhrer, vol. I, p. 596. La vérité est que Georges, né 
en 1547 à Ul piano de Mont fer rato de Démétrius Bastas, illustre capitaine de cavalerie au service 
de V empereur Charles Quint, a commencé sa carrière militaire, comme tous nos Strathiotes, par 
le grade d'enseigne (alflere) à la compagnie de son oncle Nicolas, se distingua dans les campagnes 
des Pays-Bas et en Franco sous le duc d' Albe, le Commandeur de Castille, Don Jean d'Autriche, 
Alexaudre Farnèse, et l'Archiduc Albert. Quand Philippe 11, exauçant la prière fervente (instantia 
scaldissima ) de l'empereur Rodolphe II, consentit à permettre à Bastas d'entrer au service du 
Suint-Empire (1597) celui-ci portait le grade de général de cavalerie avec d'autres dignités mi- 
litaires très élevées. La famille de Bastas était originaire d'Ârcadie. Ce nom est classique, cité 
par Eupolis et Lucien ( Benseler, au nom BaVra; ). Selon le chevalier Spontoni, compagnon 
d' armes et biographe de Georges, le père de celui-ci « gentilhuomo Albanese ... lasciando feudi 
et entrate grande nell' Albania » (p. 58 , se réfugia eu Italie. Après avoir remarqué que sous la 
nom d'Albanie, était alors comprise toute la Grèce proprement dite, nous ajoutous que les fiefs 
de la famille de Bastas se conservent encore en Arcadie et Messénie sous le nom propre de leurs 
anciens possesseurs; c'est le village moderne t&û M*37ts de la commune Lycosura de la pro- 
vince de Mégalopolis, et un autre du même nom de ia commune d' Arios de la province de Cala- 
mata. Un troisième village toJ Mjt37t» de la commune d'Olénos de la province d'Élide, apparte- 
nait probablement à une autre branche de la même famille. Les grands oncles de Georges, le 
chevalier Pierre, Alexis, André et Lazare se sont distingués en 1512 au service de la république 
de Venise (voir les documents publiés au VII e vol. p. 102 et 103). Georges est regardé comme 
le plus grand tacticien de son siècle ; son père aussi, Démétrius, a introduit le premier la musique 
dans les armées, malgré les protestations de ses contemporains contre ces instruments du diable. 

Un volume tout entier sera consacré prochainement aux traités tactiques et à la biographie 
de Georges, auquel la Grèce doit un service patriotique très signalé. Cf. la note additionnelle à 
la fia de cette préface. 



PRÉFACE XV 

Les empereurs d'Autriche ne décernaient pas seulement à ces 
Strathiotes des fiefs compris dans le giron du Saint-Empire, mais aussi 
des terres soumises aux Turcs, probablement dans le but d' exciter 
nos guerriers à la conquête de ces terres, au prix, il est vrai, de leur 
sang, mais sous Y autorité de Y empereur, imitant en cela l' église Ro- 
maine qui nomme des evêques, inpartibus infidelium. Une donation de 
ce genre est celle que l'empereur Frédéric III concède (1454) au Stra- 
thiote Nicolas Agalos, nommé seigneur feudataire . d' Hypate (Nova 
Patra), Salona, Lidoriki et Vetrinice, avec le titre de comte palatin (1), 
Dans une lettre conservée aux archives de Vérone l'empereur Maximi- 
iïen I ep investit (1509) son généralissime et parent Constantin Gomnène 
Arianitis du titre de duc d'Achdie (2). L'empereur Charles-Quint, en 
nommant chevalier Théodore Hagiapostolite (1533), lui donne deux vil- 
lages de Gortynie < adkuc a Turcis occupata », afin, dit le diplôme, 
que la dignité chevaleresque en soit d' autant plus brillante (3). 

Il est fort probable que pareille donation fut faite en faveur de 
Matthieu Spandounis, qui, nommé cornes et eques du Saint-Empire, 
reçut en même temps quelque province in partibus pour la même 
raison. Cette province est précisément le moderne district de Lidoriki 
avec l'île adjacente de Trisonia, nom que Théodore écrit Tridonia (4). 

Le chevalier Matthieu étant mort avant 1511, comme nous l'avons 
déjà dit, avait laissé deux fils, notre auteur Théodore, et Alexandre, 
ainsi qu'une fille, mariée au noble vénitien Michel Trevisan. 

Nous ignorons quand Théodore quitta l'Orient pour revenir à 
Venise, ou à Belgrado, son château de famille. Lui-même nous dit 
qu' avant la guerre entreprise contre les Vénitiens par le sultan Bayezid 
II (1499-1502), il habitait en Occident, et qu'après la paix il fut obligé 
de revenir à Constantinople pour soutenir la demande d'indemnité de 
son frère Alexandre, qui, se livrant au commerce, avait vu toute sa 
fortune, compromise dans la mesure si injuste par laquelle le sultan 
ordonna de saisir au profit de son trésor les marchandises de . tous les 
sujets vénitiens établis à Constantinople. Ayant consacré une partie de 



(1) Voir le diplôme en faveur d'Agal los à la fin de cette préface (V). 

(2) « Illustrissime- Constantino Cominato duci Achaie, nostro generali, principe et consanguin eo 
nostro. » Archives municipales de Vérone, Ducales 1504-1517, f. 16 recto. 

(3) Diplôme publié par Mustoxydis, et réimprimé à la tin de cette préface (VI). 

(4) Cette lie est nommée aussi Catacu$inopo*is t et Me de Spandounis Z;r«vfovq9i. Nous revien- 
drons sur cette question tout à l'heure. 



n 



XVI PRÉFACE 

ses mémoires à raconter cette longue guerre, il mentionne à peine l'in- 
vasion du Frioul par le renégat Skender pacha, qui pourtant devait T inté- 
resser d' autant plus que son château de Belgrado avait souffert et qu' il 
fut probablement brûlé. Au contraire il expose en détail les faits arri- 
vés en Grèce, et nous donne des renseignements qui manquent dans la 
grande source historique de cette époque, je veux dire les volumineux 
Diarii de Marin Sanudo. En voici un exemple : Théodore nous présente 
le général vénitien Benedette Pesaro, après la perte de Navarin (Zonkio), 
ayant mis à exécution le système des représailles strathiotiques, que vingt 
ans avant lui avait su si bien appliquer le célèbre général et doge Pierre 
Mocenigo (1). Les Strathiotes qui se trouvaient sur la flotte de Pesaro, 
ayant reçu un secours de leurs confrères de Nauplion, furent débarqués 
sur la côte asiatique vis-à-vis de Y île de Ghios, dans le district nom- 
mé alors Perama (le pays d'outre-mer (2). Les Strathiotes débarqués 
à Perama, après avoir saccagé le pays, et massacré les Turcs, en sorti- 
rent chargés de butin (3). Or ce fait est à peine mentionné par Sanudo 
(IV, p. 114) d'après une lettre du bayle de Gorfou (31 Août 1501), qui, 
ignorant le vrai sens de Perama, le traduit par pasazo. 

Nous pouvons avec une grande probabilité supposer que Théodore 
ne se trouvant alors ni à Venise, ni à Belgrado, avait accompagné en 
Strathiote la flotte vénitienne commandée par son parent Marc Trevi- 
san, et après la mort de celui-ci par Benedette Pesaro ; il était aussi au 
nombre des Strathiotes qui saccagèrent la Troade turque. 

Venu à Gonstantinople pour la question de l'indemnité de son 
frère, il ne vit pas de sitôt s' arranger l' affaire ; loin de là, il eut le 
malheur de voir mourir Alexandre, enlevé par une maladie que lui causa 
sans doute la ruine de son commerce. 

Eprouvé si rudement par la fortune, Théodore chercha une con- 
solation dans l' étude, et c' est à cette circonstance que nous devons ses 
écrits, qui donnent à son nom plus de lustre que tous ses titres de 
noblesse. 

Ayant étudié à fond la langue turque auprès de sa tante, la 
sultane Marie, comme on l' a vu plus haut, il se mit à dépouiller les 
premiers chronographes ottomans, aujourd'hui perdus, et les dernières 

(1) Voir le VII e volume de cette sérit, p. 262-302, et Spandounis p. 161-162. 

(2) Ce Perama équivalent à la Pérée (D pats) des Ténédiens des temps classiques, représente 
l'ancienne Troade. 

(3) P. 175 de ce volume. 



PRÉFACE XVH 

chroniques de Y empire Byzantin, qui ne nous sont pas non plus par- 
venues. Ainsi il a pu offrir à ses contemporains une histoire des der- 
niers empereurs et des premiers sultans, qui, bien que écrite dans une 
langue étrangère et dans un style assez rude, fait- de son auteur un 
émule de Laonic Ghalcondyle et de Gritoboulos, et devient le com- 
plément indispensable de leurs chroniques. 

Théodore est partisan de la nouvelle école historique inaugurée 
par Ghalcondyle, qui, rompant avec la tradition des chronographes 
cadavériques de Byzance, a jeté les premiers fondements de Y historio- 
graphie moderne ; il expose la vérité dans toute sa nudité, n'épargnant 
pas même ses parents, et se moquant des discussions théologiques d' un 
clergé qu'il appelle barbare (1). Le dernier des Byzantins et le pre- 
mier patriarche de la nation asservie, Gennadius Scholarius, que tant 
de légendes pieuses ont fait parvenir jusqu'à nous couronné de l'au- 
réole du patriote, a été, selon Spandounis, le maître du conquérant 
de Gonstantinople, Mohammed II (2). Malheureusement d' autres docu- 
ments confirment ce fait, représentant ce saint personnage non seule- 
ment comme le conseiller du sultan, mais comme un vrai complice 
à la grande catastrophe. Au contraire, Théodore racontant le transport 
des ossements de Pléthon à Rimini, ne manque pas d'ajouter quelques 
phrases qui expriment son admiration pour le dernier des Hellènes, 
le père vénéré de la Renaisance du monde moderne (3). 

Dans les mémoires de Spandounis il faut noter une particularité 
importante, ce que, à côte des chroniques turques et grecques qu'il 
a connues, avait sous les yeux l' histoire de Gritoboulos dont il copie 
des phrases entières (4), et surtout un texte de Laonic Ghalcondyle, 
différent de celui qui nous est parvenu, car dans celui-ci l'historio- 
graphe athénien ne parle pas de lui-même comme secrétaire du sul- 
tan Amurath II, ni comme présent à la bataille de Varna, comme 
Spandounis nous en informe (5). On sait que l'histoire de Gritobulos, 
conservée en original dans la bibliothèque du Sérail, en a été tirée 
et publiée dans ces derniers temps. Dans un cas pareil, nous pouvons 
présumer que notre auteur a puisé ou dans la bibliothèque du Sérail, 

(1) Page 140 de ce volume. 

(2) 1d. p. 168. 

(3) id. p. 160. 

(4) Comparer par exemple ce qu' écrit Critoboulos à propos de la mort de Constantin Paléo- 
logue, (p. 100 édition Ch. Millier) avec Spandounis p. 153-154. 

(5) p. 261 du présent volume. 



XV1ÎI PRÉFArR 

alors très riche, ou dans la bibliothèque do sa tante, la sultane Marie. 
Cette dernière conjecture nous paraît la plus vraisemblable. 

Il existe de Y ouvrage de Théodore plusieurs rédactions, soit im- 
primées, soit inédites. Cette diversité des textes ne doit être attribuée 
ni à la négligence des copistes, ni à quelque autre accident. C'est 
T auteur lui-même qui a rédigé, développé, ou diminué son texte selon 
les circonstances et les personnes auxquelles il communique confiden- 
tiellement son ouvrage. 

La première rédaction française est celle qui se conserve inédite 
dans trois manuscrits de la Bibliothèque Nationale de Paris (fonds Fran- 
çais N. 5588, 5G40 et 14681). L'original qui ne nous est pas parvenu, 
écrit en italien, a été traduit en français par le seigneur de Raconis. 
Cette traduction commence par une dédicace au roi de France Louis XII 
que nous donnons pour la première fois à la fin de cette préface (VII). 
Le texte est partagé, comme dans toutes les autres rédactions, en deux 
parties, dont la première finit à la mort du sultan Bayezid II, c'est-à-dire 
à la page 179 de la présente édition; la seconde partie commençant à 
la page 202, finit à la page 247. La dédicace nous informe que cet 
ouvrage a été offert au roi Louis XII par Spandounis lui-même, exilé 
de Venise après l' an 1509, comme nous le verrons. 

L'auteur, ayant des raisons de passer sous silence ses relations avec 
la cour de France, nous dit que revenu de Constantinople à Bologne il a 
présenté ses mémoires au pape Léon X. Un autre exemplaire a été offert 
à Jean Giberti, qui, avant de devenir évêque de Vérone (1524), fut 
le secrétaire intime de Clément VII, et probablement de Léon X. Il 
paraît que Spandounis fit la connaissance de ces deux prélats avant la 
mort de ce dernier pontife (1522), et même dès son avènement au trône 
pontifical, lorsque par les instances de Jean Gemistos, petit-fils du grand 
réformateur (1), Léon X méditait sérieusemt une croisade contre les 
Turcs. A cet effet le pape philellène rassembla à Rome beaucoup de 
nobles Grecs qui, attendant la campagne, vivaient des libéralités de la 
caisse pontificale. Théodore était du nombre de ces bénéficiaires de 
Léon X; aussi s'emporte-t-il contre le successeur de ce pontife, Adrien VI, 
qui, désavouant tout projet de croisade, cessa brusquement de subven- 
tionner les Grecs, sous le prétexte « que Saint-Pierre était pauvre ! > (2) 



(1) Voir son poëme publié au Y M* volume de cette Férié. 

(2) p. 155, 185, 187. 



t 






PRÉFACE XIX 



C 9 est à r incapacité et à Y avarice tV Adrien que Spandounis impute la 
chute de Rhodes, dernier rempart de la chrétienté en Orient. 

La rédaction des Mémoires adressée à Léon X, et à Jean Giberti 
peut être regardée comme la seconde. 

Nous devons regarder comme troisième et dernière rédaction celle 
que nous publions dans le présent volume. Elle nous est parvenue dans 
un beau manuscrit de la Bibliothèque Nationale de Paris (fonds italien, 
N. 881 ) (1). C'est le même exemplaire que notre auteur a offert au roi 
Henri II, alors (1538) Dauphin de France. Elle contient tout ce qui se 
trouve dans les autres. Un fragment de cette rédaction est Y histoire de 
la famille des seigneurs épirotes Musakis, fragment publié pour la pre- 
mière fois par feu M. HopÇ et qui a été extrait par Théodore lui-même 
pour être offert à son ami, et probablement compagnon d' armes, Con- 
stantin Musakis (2). 

Le fragment offert à Musakis nous enseigne que notre auteur a 
revu de nouveau son ouvrage à Rome. Dans une autre rédaction que 
Sansovino avait sous les yeux, Théodore dit qu'il a ajouté une troisième 
partie racontant les guerres de Sach Ismael contre les Turcs, à Y in- 
stance da cardinal Farnèse, devenu en 1534 le pape Paul III (3). Cette 
dernière rédaction, comme probablement celle offerte au pape Léon X, 
sont les deux connues par Y imprimerie. Cette dernière publiée pour la 



(1) M. Marsand parle en ces termes de ce manuscrit catalogué alors sous le N. 10266. « Mem- 
branaceo in 4°, caratteri corsivi di pagine 360, sccolo XVI , di bel la conservazione.... Le quali linee 
d* intitolaziooe sono tutte scritte con caratteri d'oro mnjuscoli ; e la prima pagina.... ô ornata all'in- 
torno d'una elegantissima e flnissima miniature ad oro e colori d'ottimo gusto; ed e&endovi di- 
pinte ncl margine inferiore Parmi di Francîa non è punto a dubitarsi, anche per l'estrema dili- 
genza e nitidezza de 1 caratteri, che non sia questo il codice medesimo, che lo Spandugnino offerse... 
al delflno di Francia. Per quanto mi è noto non è stato mai publicuto.... La storia giunge sino 
alPanno 1538, e si legge assai volentieri perché scritta con buona fede. » Dottore Antonio Mar- 
sand, / Manoscrilti italiani délia Regia Bibliuteca Parigina. Paris 1835, p. 461-462. 

(2)oTratto dalla casa d'Ottomano e corne passo in Europa, e délia ruina deirimperio di Constan- 
tinopoli, e d'alcuni signori de quel paese, fatto per Theodoro Spandolitio (sic) gentil huomo greeo, 
e la donô a me Don Costantino Moaachi nel tempo che la Maestà C. fu in Roma nel 1535, dlco de 
Carlo Quinto». (C. Hopf, Chroniques Oréco- Romanes, Berlin 1873, p. 315-335). cf p. 140-172 delà 
présente édition. 

(3) « Et anchora ch' io havessi pensato di aggiungere à gP altri due miei trattati precedentl 
questo mlo ch'io scrisai ad instantia del Reverentissimo cardinale Farnese, pure impedito da altri 
negotii non ho potuto fare quello che mi era nelPanimo; quanto a Dio piaccia di darmi quclPotio 
ch'io desidero, vedra il mondo una compiuta h i storia délie cosc di Persiani e del Soldano, che 
sarà meno utile che cara ». Vita di Sach Ismael e Tamas re di Persîa, chiamatl Soffl ... dl Theodoro 
Spandugnino [Historia Uni ver sale dclV origine, guerre, et imperio de Turehi, raccolta da M. Fran- 
cesco Sansovino, Venezia 1554, p. 140). 

C 



XX PRÉFACK 



première fois àLucques (1550) (i), a été réimprimée d'après un détestable 
exemplaire à Florence (1551) (2). Sansovino ayant connu la plus con> 
plète, celle que Théodore avait revue après le pontificat du prince Far- 
nèse, la publia dans son ouvrage, Y ayant partagée d' une manière vrai- 
ment bizarre (3). 

Ces trois éditions (4), toutes faites après la mort de l'auteur, et sans 
la moindre attention, fourmillent de fautes grossières, qui donnèrent lieu 
à des malentendus historiques, et infligèrent à la mémoire de Span- 
dounis des reproches qu' il n' a nullement mérités. Ainsi M. Hammer, 
considérant Spandounis comme témoin oculaire de la prise de Gonstan- 
tinople (5), écrit d' après lui que Manuel Paléologue céda à son fils 
André la ville de Ritsion (6); de Ilammer l' erreur a passé chez les autres 
historiens de l'empire Byzantin. Mais notre auteur, au lieu de Ritsion, 
écrit bien Visu (7), qui n'est autre qu' une ville bien connue de Thrace, 
Bizye. Hammer a recueilli la forme erronnée dans l' édition de Florence 
(p. 25), qui écrit en effet Risci. La même édition, plus mauvaise que 
celle de Lucques, nous présente aussi un nouveau sultan, Dimbaisi, qui 

(1)«Teodoro Spandugnino, délia casa regale de CanUcuseni, Patritio Constant inopolitano, Délie 
historié, et origine de principi de Turchi, ordine délia Corte, loro rito, et costumi. Opéra nuova- 
mente stampata, ne An qui messa in lu ce. In Lucca.per Vincentio Busdrago a d\ 17 settembre M. D. L.« 
8°. ff. 103 non numérotés (Dans la dédicace au seigneur Marc Grilli l'éditeur dit. « Et se la 
S. V. vi trovasse qualche vocabolo rozzo, et poco in u*o In questa nostra lingua vol gare, non ponga 
cura a quello, percio eue l'authore de 1 Topera présente, non corne éloquente oratore, ma corne 
fedele interprète et raccontator del vero, et de le cose da lui vis te et i m para te, ha dato opéra piu 
tosto al effetto, che à l'apparenza. Perché dove egli ha conosciuto la eleganza essere per mancare, 
ha voluto supplire con la verità ». Et s 1 adressant à ses lecteurs l'éditeur Busdrago ajoute « il 
che mi rendo certo che habbia considerato il virtuoso et Mag. M. Theodoro Spandugnino, di cui 
tinta è slata la bontà et desiderio di giovare al prossimo, che non gît è pesato, anzi ha preso gran 
piacere, di descrivere i f.itti, et riti, gl' ordini, et costumi de Turchi ; et avenga che damolti altri 
authori siano stati descritti, et molti volumi stampati, iraperô non m'è parso colpevole di biasmo, 
ne di calunnia, madegno d'inflnita Iode, perché da lui piu veramente, piu si ncera mente, et ckia- 
ra.neute sono stati descrïtti, che d* aîcuno altro sia mai. » 

(2) « I commentari di Theodoro Spandugino Cantacuscino (sic) gentilhuomo Constant inopolitano, 
Del l'origine, de 1 principt Turchi e de' costumi di quella nazione. In Fiorenza, appresso Lorenzo Tor- 
rentino Impressor Ducale MDLl ». 8.° p. 202 numérotées. 

(3) L'ouvrage de Théodore partagé en trois parties occupe les pages 107, 131, 132, 140, et 
18*2*207 du recueil de Sansovino. 

(4) Maittaire i A anales Typigraphici, l, p. 280) cite une édition de Florence en 1468, et même 
une rédaction ou traduction latine ; mais un tel livre n'a jamais existé, comme l'a bien remarqué 
Fabriciua [Bibliotheca Lat i na medii aevi, Padouo, 1754, VI, p. 22), en signalant la confusion par 
suite de la quelle le bibliographe anglais a été induit en erreur. 

(5) Hammer, Histoire de V empire Ottoman, III, p. 377, cf. p. 43, 45, 46, 58, 59, 82, 113, du 
même volume, et p. 281, 287 du II. 

(6) Vol. II, p. 281. 

|7) P. 149 du présent volume. 




PRÉFACE XXI 

n' est autre que Bayezid II, écrit par notre auteur Ildrim Batesit. Dans 
T édition de Lucques (f. 99 verso) les Bazars turcs ont été transformés 
en sultan Basait ! 

Le manuscrit de Paris que nous publions pour la première fois offre 
un grand intérêt, non seulement pour les parties inédites, qu* il contient, 
mais aussi pour les corrections qu' il apporte aux erreurs sans nombre 
introduites dans Y histoire à la faveur des textes si défectueux. 

La partie inédite du même manuscrit nous met, comme on le verra, 
sur la trace d'autres ouvrages de Théodore Spandounis, considérés jus- 
qu* ici comme anonymes. Mais revenons à notre auteur après son retour 
de Gonstantinople en Occident. 

Théodore s' établit à Venise dans le but de liquider la position com- 
merciale et la succession de son frère Alexandre. Marin Sanudo nous le 
présente s* occupant aussi de négoce jusqu'à l'an 1509, où il lui arriva 
un accident qui l' exposa au courroux du Conseil des Dix. 

En 1507 Janus Lascaris a été nommé pour Ja seconde fois ambassa- 
deur de Louis XII près de la Sérénissime République. Le traité de Cam- 
brai ayant été conclu, le savant Grec quitta Venise (30 Janvier 1509), 
et la République commença à se préparer pour conjurer Y orage qui la 
menaçait. Ses vaisseaux transportaient de Grèce des Strathiotes qui allai- 
dent bientôt se trouver en face avec leurs confrères au service de la Fran- 
( e, de l' Espagne, de Y empereur d' Autriche, et du Pape. Le 2 novembre 
1 507 Lascaris, regardé encore comme ami de la République, a été invité 
à T inspection de 340 Strathiotes qui arrivaient de Nauplion et des autres 
possessions vénitiennes du Levant (1). Après la rupture officielle avec 
la France, le Conseil des X naturellement défendit à tout habitant de 
son territoire d' avoir la moindre communication avec le personnel de 
P ambassade française. Spandounis, lié déjà avec ce personnel pendant la 
présence de Lascaris, son parent et ami, commit P imprudence de conti- 
nuer ses visites après P interdit du Conseil des X. Dénoncé, un ordre du 
même conseil le condamna à la déportation dans la forteresse d' Arbe en 
Dalmatie (25 Avril 1509) (2). Cette peine rigoureuse fut commuée plus 
tard en celle de bannissement. 



(1) Marioo Sanuto Diarii, VII, 175. 

(2) « In questi zorni, havendo voluto (Teodoro) Spandolin, quai era amico di Lascbari, orator 
di Franza, voluto parlar a lo araldo dil Re di Franza vene qui, parse al congé g io di X di f.irne 
provisione, et retenu to lo mandoe il di sequeote a star in Arbeprojmnc. » Diarii, VIII, col. 126, 
cp. vol. XXI, col. 514. 



XXII PRÉFACE 

Nous ignorons la direction que prit Spandounis en sortant de Ve- 
nise ; il est fort probable que dès lors il rentra en France (i), où, recom- 
mandé par Lascaris, il réussit facilemeut à s' introduire près la cour de 
Louis XII, auquel il dédia la première rédaction de ses mémoires. 

Une lettre sans date de Guillaume Budé, le célèbre helléniste et 
homme d* état Français, informe Lascaris que son protégé aime mieux 
suivre la cour du roi, que venir le voir lui, Y affectionné ami et Y élève 
de son parent (2). 

Il n'ya pas de doute qu* il combattit avec les autres Strathiotes 
sous les bannières françaises, mais nous ignorons à quelle époque il 
quitta la France pour venir à Rome travailler avec les autres Grecfc 
près du pape Léon X pour préparer la Croisade. 

Spandounis visita pour la seconde fois la France, et en 1516 nous 
le voyons devenu riche et rentrant à Venise en compagnie de Y am- 
bassadeur français, De la Vernède, qui le présenta après lui aux mini- 
stres (Gollegio), étonnés de voir revenir avec tant d' éclat le banni du 
Conseil des Dix. Il avait des lettres du roi de France et de quelques 
grands seigneurs, qui appuyaient chaleureusement les démarches de 
Théodore réclamant son château de Belgrado, occupé alors par le gou- 
vernement de Venise (3). 

Sanudo qui nous transmet ces renseignements ne fait pas con- 
naître la réponse des ministres. Il paraît que désespéré de sa cause à 
Venise, il vient s* établir à Rome pour seconder avec les autres Grecs 
les plans patriotiques de Janus Lascaris et la Croisade contre les 
Turcs méditée par Léon X. Nous avons dit que Y avènement du pape 
Adrien VI (1522) fit échouer toute espérance parmi les Grecs, qui com- 
plètement désillusionnés se dispersèrent. Il paraît que Théodore prit 
le chemin de Vienne pour chercher là un avocat plus puissant de ses 
griefs contre Venise pour son fief de Belgrado. 

La description détaillée qu' il nous donne de la bataille de Mohatz 

(1) Voir la dédicace de Spandounis à Louis XII (note eddit. VIII;. 

(2) « ©*oS(i>po; ô aô; ta tVrxûfat aot ftcijpfrrrai, w «oXXaici; oJx » v/tu^ov t» ttgXXs auÀt^GfUvv» auTOi 
T* TTîvtxaTra »v axrtt «laiWficvo; ». Buduei, Epistolae, Paris 1575, p. 152. 

(3) a A dl 13 (Février 1516) la matina vene in Colegio l'orator di Franza ... poi fè introdur tino 
Thodero Spandolin, vestito di vetudo nero, quai è cugnado di sier Michel Trevisan, alias stz\i in 
que.sta terra et portava manège a comedo, hor, poi la liga de Cambrai, per esser amico di Laschari 
orator di Franza fo mandata via di qui, al présente ba portato letere dil re di Franza e m ad a ma 
Anna mojer dil marchese di Monferà, quai è sorcla di monsignor di Lanson a cbi as pet a il regno di 
Franza, e de al tri a la signoria in soa racoroandation. Vol il caste llo di Belgrado in Friul, dice aspe- 
tarli a lui. » Sanudo, Diarii, XXI, col. 514. 



PRÉFACE XXIII 

(1526), avec des particularités qui manquent dans les chroniques con- 
temporaines des Hongrois (1), montrent qu' il a été non seulement un 
témoin, mais aussi un acteur dans cette journée mémorable, qui ouvrit 
à Suleiman II les portes de Bude, et fit avancer les Turcs jusque sous 
les murs de Vienne. 

Il assista également au fameux siège de la capitale de Y Autriche 
par les Turcs (1532). Le fait est mentionné dans ses mémoires, et dans 
un ouvrage anonyme qui a paru Y année suivante à Bologne. Cet 
opuscule rarissime, réimprimé dans le VI e volume de la présente col- 
lection (p. 313-7) sous la rubrique État de la Grèce en 1533, est de 
notre auteur, et le monseigneur anonyme, auquel il s' adresse, est le 
cardinal Farnèse, élu Y année suivante pape sous le nom de Paul III. 
C est pour le même cardinal qu* il a composé aussi Y histoire des rois 
de Perse Sophis et leurs guerres contre les Turcs. 

De retour de la campagne de Vienne, et rentré à Gonstantinople 
presque au même temps que Y armée turque en déroute, notre Stra- 
thiote exhorte les Chrétiens, à profiter d' un moment si critique pour 
tomber sur les Turcs complètement désorganisés et effrayés de leur échec. 
Il ajoute que toute la Grèce, depuis le Taygète jusqu' au Rhodope, est 
prête à prendre les armes et à seconder puissamment Y entreprise. 

Le mémoire de Spandounis a une grande importance pour l'histoire 
de la Grèce à un autre point de vue. Tandis que nous voyons les Stra- 
thiotes dispersés en Europe, pour guerroyer pulchra pro laude comme 
disent Marullos et Sannazar (2), ils ne cèdent pas le pas en Grèce, 
mais ils gardent leurs fiefs^ 1 héréditaires et surtout leur influence sur 
le pays. 

Il est probable que les Turcs fermaient les yeux à Y expatriement 
momentané des Strathiotes, mais aussi qu* ils ignoraient le but réel de 
ces voyages, et surtout qu' ils ne réussirent jamais à dompter ces mon- 
tagnards fortifiés dans leurs refuges (limenaria) inaccessibles. Ajoutons 
quelques mots sur un fait si important. 

Les dépêches du provéditeur de Nauplion Bartholomée Minio pu- 
bliées dans cette collection, nous montrent les Turcs cherchant par tous 

(1) Comme par exemple la mort de huit évéques Hongrois, mentionnée seulement dans le jour- 
nal du sultan Suleiman (Hnmmer V, p. 86; ; Spandounis (p. 189) donne leurs noms. 

(?) Voir le poème de Sannazar à la fin de cette préface (VIII). Georges Bastas aussi dit à 
T archiduc Mathias de lui-même « che haveva a servire non corne semplice mercei»ario, ma corne 
Boldato vero, che fabrica il suo principal intento su la base délia gloria. » Spontoni, Historia del!a 
Tranzilcania, Venise 1638, p. 302. 



XXIV PRÉFACE 

les moyens à se débarrasser de leurs terribles ennemis, qui leur dispu- 
taient pied à pied la possession du sol Argotique; ils les laissent même 
parcourir en toute liberté le territoire du sultan pour aller s* embarquer 
et combattre à Ferrare (1482) (i). 

Ce n* est pas de nos jours que date la guerre armatolique en Grèce, 
comme on veut le croire ; elle est contemporaine de la première invasion 
des Turcs. 

L' Athénien Nicos Andromédas a dit avec une grande justesse: 
« c' est la montagne qui fait les villes, tandis que la ville la plus opu- 
lente ne pourra jamais faire un monticule >. Et en réalité c'est à la mon- 
tagne que la Grèce doit son salut contre tous les envahisseurs de son sol. 
Dans nos chansons populaires la montagne se présente comme un être 
vivant, parlant à ses kleftes qui sont son plus glorieux ornement. J'aime 
à citer une lettre d' un Souliote exilé, qui ayant repris possession de sa 
montagne (6 décembre 1820), se croit et se dit immortel, en jettant le 
défi à toutes les armées du sultan Mahmoud IL Cette lettre interceptée 
par la police Autrichienne a été publiée dans les journaux officiels de 
T Empire, dans le seul but de faire décrier ces sauvages Grecs qui ont 
osé faire avorter les plans trop saints de la Sainte Alliance. Je la pu- 
blie textuellement dans sa traduction contemporaine, en désirant Y origi- 
nal dans sa simplicité vraiment classique. 

« A te mio fratello, Giorgio Malamo. Io t'abbraccio teneramente 
e prego per la tua salute. Se brami sapere corne stiamo, la Dio grazia 
stiamo bene. Sappi che ieri, coll' aiuto di Dio, noi siamo entrati nella for- 
tezza, quaranta Souliotti e il capitano Zourga Dreiesa ; v' a veva altresi 
trenta Turchi con Mouctar bey ; ma noi abbiamo le chiavi délie porte, e 
vi facciamo la guardia. Ora, coll' aiuto di Dio, venga anche il sultano 
Mahmoud con tutte le forze del suo impero; noi, non lo temiamo, poichè 
abbiamo pane e polvere per gran tempo. Se tu voi sapere come abbiamo 
avuta la fortezza, ella si è stata data. Ali bascià chiese la nostra alleanza; 
noi gli abbiamo risposto : Visir, dacci la fortezza, e saremo tuoi alleati. 
Allora egli disse ai nostri che stavanno presso di lui in ostaggio : « i 
vostri compatrioti vogliono la fortezza ; che ne dite voi ? > Ed essi rispo- 
sero « dategliela, Visir > . Ed egli : « Firmerete voi una promessa, che 
se essi la rendono aile truppe del sultano, voi vi darete da voi stessi 
la morte ? > Ed essi hanno firmata la promessa. Allora Ah ci scrisse : 

(t) MoDumenta, VI, p. 202. 



PRÉFACE XtV 



« a voi, Suliotti, miei fîgliuoli, prendetevi la fortezza, essa è vostra. 
Lascio mio figlio Muctar nelle vostre mani ; voi me ne sarete malleva- 
dori in un mondo per Y altro > . Oggi abbiamo innalzato una batteria, 
domani v' avrà un' assemblea générale a Taborla, e per segno di grande 
allegria tireremo moite cannonate. Noi abbiamo combattuto al ponte 
délia Pachena, pochi contro molti, ma ci siamo ritirati onorevolmente. 
In verità, fratello, noi non curiamo la vita, e dacchè abbiamo la for- 
tezza ci crediamo immortali. 

« Io tuo fratello Panagioti ti scrivo > (1). 

G' est pour cela que le collège des étudiants Grecs à Padoue (1705) 
dans ses banquets salue nos guerriers montagnards comme les futurs 
libérateurs de la patrie. 

Ces montagnards, passés inaperçus par tous les autres voyageurs 
en Grèce, ne se cachent pas à l'œil pénétrant du comte Ghoiseul Gouffier, 
cet élève de Y abbé Barthélémy, Y auteur si sympalhique du voyage du 
jeune Anacharsis en Grèce. Les ancêtres du noble voyageur et diplo- 
mate français ont commandé nos Estradiots au service des rois de 
France ; soit par tradition de famille, soit par quelque renseignement 
mystérieux, le futur protecteur de la Société hellénique des Amis 
(1814) (2), un demi-siècle avant notre révolution, prédit d'un accent pro- 
phétique à la Grèce alors ensaglantée par l'invasion Albanaise (1771) 
qu'elle serait vengée un jour par ces montagnards, auxquels il aime à 
donner leur ancien nom des Albanais, ou les Strathiotes (3). 

(1) Publiée dans le Wiener Zeitung en allemand, et dans Y Osservatore Triestino de 28 juin 
1821, N. 74, p. 296 ce per dnre un 1 idea dello stilo degli Eteristi. » 

(2) Jéau Philémon, Histoire de la Grèce, Athènes, vol. IV, préface. 

Sur la Société des Amis, à laquelle la Grèce doit sa liberté, circulent, même parmi les Grecs, 
les idées les plus extravagantes. On croit généralement qu'elle a été fondée par un négociant 
patriote, Manuel Xantbos, tandis que lui-même raconte qu'il a trouvée cette société à Leucade, 
où il a été initié en 1818 (Xanthos, 'Ano.uvmixovcufiaTa, Athènes 1845, p. 2). Cette société n* est pas 
aussi moderna, qu'on veut le croire, elle remonte très haut. Le comte Choiseul l'a fait connaître 
en France dans un but purement philellénique. 

(3) « Ces climats peuvent encore produire des actes de patriotisme et de vertu, capables de sur- 
prendre les nations les plus civilisées de l'Europe. Disons-le hardiment: il existe encore dans la 
Grèce quelques hommes capables de rappeler la mémoire de leurs ancêtres ; c' est chez les peuples 
habitans des montagnes, que se conserve encore Y esprit de liberté qui anima les anciens Grecs; il 
respire encore chez ces peuples, sous l' abri de ces rochers qui repoussent loin d'eux les vices et les 
tyrans. Dans tous les siècles et dans tous les pays, les montagnes sont, ainsi qu'on Ta observé 
plus d'une fois, l'asile de la liberté; ce sont les remparts et les forteresses que la nature a cons- 
truites contre les oppresseurs du genre humain, qu' elle a d' ailleurs si bien servis. Là se formèrent 
ces guerriers vainqueurs de l' Italie sous Pyrrhus, et redoutables pour Rome elle-même au temps 
de sa vraie puissance.... Et tel est constamment le génie belliqueux de ces peuples que, cherchant 
partout la guerre, on les trouve jusque dans notre histoire, et que sous le nom d' Albanais, on les 



XXVI PRÉFACE 

Les Turcs, même à Y apogée de leur puissance, ne peuvent pas 
librement circuler dans leur état, sans la permission des Strathiotes 
qui tiennent les clisures ou les défilés, et par conséquent sont maîtres 
de toutes les communications. Nous avons de cela un témoignage 
officiel et contemporain. Le ministre du roi de Naples Ferdinand F r et 
son historien, Jean Albino de Gastellucio, qui a visité Ghimara et d'au- 
tres districts strathiotiques, affirme que la ville d'Otranto fut prise par 
les Turcs à cause de la négligence ou de la trahison du Strathiote 
Philippe et de ceux qui possédaient le district Thessalien du lac Bœ- 
bide (aujourd'hui Caria) ; ce sont eux qui laissèrent les armées turques 
se transporter librement et s'embarquer en Avlone contre l'Italie 
(1480) (1). Un autre document contemporain nous présente le même 
Philippe combattant à la tète de quatre cent soixante cinq cataphractes 
macédoniens à Taro contre le roi de France Charles VIII (1495) (2). 

Ces témoignages historiques sont soutenus par nos chansons popu- 
laires qui présentent les armatoles fortifiés sur l'Olympe et insultant 
Ossa soumise aux Turcs d' Iconium (Kovta?oiraTY)uevT)). M. Mézières a 
bien deviné le but stratégique de cette grande chaîne des fortifications 
qui entoure le mont Pélion (3). Une autre chanson très populaire nous 
présente le Strathiote Athanase retournant après un long expatriement 
en Olympe dans ses limeria; il voit la montagne sacrée envahie par 
des Albanais, auxquels les kleftes l'épée au poing en disputent la pos- 
session, et les rcaXata Xtjiepca du Strathiote qui lui sont disputés par son 
propre compère Alexandris, lequel vient à sa rencontre à la tête des 
kleftes d'Alassona. 

Le mémoire anonyme de Spandounis présente une autre particu- 
larité: l'auteur débute en disant < qu'il a déjà adressé à Monseigneur 
(le cardinal Farnèse) plusieurs rapports écrits sur Y arçon de la selle 



voit souvent pendant le seizième siècle, tant en France qu' en Italie, participer à la gloire et au 
malheur de nos armes. » Cboiseul-Gouffîer. Voyage pittoresque de la Grèce, Paris 1182, tom. I, 
discours préliminnre. 

(1) m Sub idem etiam tempus, ne ab Mathîa Pannoniae rege invicto Ferdinnndo génère bellum 
esset illatum, quod maxime suspicabantur, Mabometo a quo summa vi oppugnabantur in Pharsalia, 
quom tôt bellorum impetus ferre non possent, ob i m pet rat a m pacera Philippi in Ematbia cum his 
qui Boeben paludem circumcolunt sine mora sunt dediti, et nonagintu aureoruni millin numérota. » 
Albini, De bello Hetrusco, Naples 1589, p. 36. 

(2) Alessandro Benedetti, Ilfatto d' arme det Taro, trad. Lod. Domenicbi, Venise 1549, f. 16, v. cf. 
Alexandri Peantii Benedicti, de bello Venetorum cum Carolo VIII, à la fin de V histoire de Venise de 
Pierre Giustiniuni, 1611. 

(3; Mémoire sur le Pélion et V Ossa ( Archives des missions scientifiques, 1853, III.* vol. p. 239) 



PRÉFACE XXVII 



de son cheval, ne trouvant ni le temps, ni la place pour les rédiger 
commodément, et qu'il est revenu à Gonstantinople presque simulta- 
nément avec les Turcs, forcés <T évacuer la Hongrie > . 

Nous ne ferons pas à Spandounis l'injure de le regarder comme 
un Strathiote combattant avec les Turcs contre Vienne ; cela pourrait 
arriver à tout autre qu'à Théodore, feudataire du Saint-Empire, et 
parent de l'empereur. En supposant même une telle donnée comme 
plausible, nous trouverions le Strathiote assez simple d'annoncer sa 
propre trahison en rédigeant des rapports à un cardinal, candidat au 
trône pontifical. Dans la circostance nous préférons admettre, que no- 
tre auteur après avoir combattu contre les Turcs dans les murs de 
Vienne, réussit après leur déroute, à sortir de la capitale, et sous son 
habit oriental, parlant même le turc, surveiller les mouvements de 
l'ennemi jusqu'à sa rentrée à Gonstantinople. 

Le même rapport, plus développé, a été envoyé en 1535 à un 
haut dignitaire de la cour de France. Il poursuit le même but, c' est- 
à-dire de présenter le moment comme favorable pour une Croisade con- 
tre le Turc, déjâg très affaibli et découragé. Il y 'énumère aussi les 
Strathiotes Grecs échelonnés depuis le Péloponnèse jusqu'en Macé- 
doine, et attendant l'apparition des armées chrétiennes pour prendre 
les armes (1). 

Le but que Spandounis poursuit dans tous ses écrits (1509-1538) 
est commun à tous les Strathiotes ; c' est d' exciter l' Europe chrétienne 
contre les Ottomans, pour parvenir à la délivrance de la Grèce. Nos 
Strathiotes étaient assez clairvoyants pour comprendre que la Grèc3 
seule ne réussirait jamais à abattre le grand Turc; la seule planche 
de salut serait de contrebalancer ses immences forces. C'est pour cela 
que Ypsilantis entra aux principautés Danubiennes, et que nos arma- 
toles ont poussé Ali, pacha de Janina, à la révolte. 

G' est dans la pensée d' une intervention européenne que Jacques 
Diassorinos écrit à Philippe Melanchthon (2), et à Philippe II (3). Son 
illustre compagnon d' armes et parent, Jacques Basilicos, le premier 
prince grec de Moldavie, relatant la bataille de Renty (1553), à la- 
quelle il a pris part sous Emmanuel-Philibert, espère enfin que les armes 

(1) Manuscrit de la Bibliothèque Nationale de Paris ( Fonds italien N. 882, chez Marsand 
N. 870 ) sous la rubrique « due discorsi ». 

(2) Martin Crusius, Turcograect'a, p. 55. cf s Sathas, Littérature Neohellônique, p 210-211. 
(3; Miller, Catalogue des Manuscrits grecs de V Escurial, p. 96. 

D 



XXVIII PRÉFACE 

victorieuses de Charles Quint tourneront contre le Turc, pour affran- 
chir la patrie des Strathiotes qui viennent verser leur sang pour Y hon- 
neur des princes étrangers (1). C'est dans le même but que Janus Lasca- 
ris prononce devant le même empereur sa fameuse allocution (1525), 
au nom des ombres de Thémistocle et d' Aristide, représentés par les 
Strathiotes qui combattaient dans ses escadrons (2). L'Athénien Léonard 
Philaras, âme de la Milice Chrétienne, formée dans le but de délivrer 
la Grèce, implore aussi le secours du grand Cromwell (1652), par l'in- 
termédiaire de son secrétaire Milton, et l'illustre poète repond au Stra- 
thiote et diplomate en termes dignes d' un philellène de nos jours (3). 

Georges Bastas, quoique devenu généralissime et comte du Saint- 
Empire, n' oublie pas au milieu de ses grandeurs la malheureuse terre 
de ses ancêtres; le 24 Juin 1607 il adresse des bains de Carlsbad à 
l' empereur Rodolphe II une lettre très touchante , par laquelle il 
l' exhorte à laisser de côté ces guerres intestines qui ensanglantent et 
déshonorent la chrétienté et à se porter contre les Turcs, pour la gloire 
de délivrer l' Orient chrétien des barbares (4). 

Je pourrais multiplier de tels exemples qui démontrent que le phi- 
lellénisme, loin d'avoir pris naissance de nos jours, est au contraire un 
tribut arriéré qua l'Europe a payé à la mémoire de ces Strathiotes qui 
lui apportèrent la Renaissance religieuse, sociale et militaire. 

Au moment où Spandounis adjurait pour la dernière fois l'Occi- 
dent de prendre les armes contre les Turcs, un autre Strathiote, non 
moins illustre, le comte Mercure Buas, soutenait avec insistance dans 
un conseil de guerre en présence du duc d'Orbino, général de la 
Sérénissime, qu' il fallait commencer la guerre projetée contre les 
Turcs par le soulèvement des Grecs. Mais le noble général combattit 
le projet du Strathiote patriote par un langage, qui, privé totalement 

(1) « Faxit, Jupiter, ut devictis snbactisquc hostibus, brevi ille tandem taeta et incruenta po- 
tiatur Victoria ; quam consecutus, non dubito quin Graeciam nostram, quae olim eu m tradendo 
caeteris gontibus prneelaras artes, quibus animi excoluntur, tu m res maximas terra ma ri que ge- 
rendo diu illustris habita est, a barbarie et tyrannide Turcicn, quam multia jam anuis premitur, 
liberaturus Bit. » De Morini. .. praelio... brevit et vera najrratio Jacobo Basilico Âfarcheto, De f pot a 
SamS authore. Antverpiae, 1555. 

(2) C. Sathas, ToupxoxparojjuVo F/tta;, Athènes, 1869, p. 84-88. 

(3) Chardon de la Rocliette, Mélanges, Paris 1812, vol. II. Sathas, id. p. 438. 

(4) Voir cette lettre à la fin de cette préface (X). C 1 est dans le même but que l'empereur 
Rodolphe II est exhorté par les frères Georges et Nicolas Ducatarioa, probablement Strathiotes au 
service du Saint-Empire, qui prétendaient descendre des Orsini, seigneurs d'Acarnanie et d'Êpire. 
Leur allocution imprimée^n grec et latin (1588) a été rééditée dans mes Anccdcta Oraeca, Athènes 
1867, 1, p. XXIV-XYX. 



PRÉFACE Xtlt 

de sincérité au point de vue militaire, démontrait que la délivrance 
de la Grèce n'était pas encore une question mûre en Occident (1). 

La victoire de Lépante due principalement au sang grec versé en 
abondance pour l' honneur de Y Espagne, de Venise et du Pape, fit bien 
voir aux Strathiotes que Y Europe n' était pas assez reconnaissante de 
leur dévouement, pour briser les fers. Le célèbre néoplatonicien Fran- 
çois Patrizzi, qui, bien que né en Dalmatie, n' oubliait pas son origine 
strathiotique , dans un ouvrage célèbre sur la réforme de la tactique 
européenne, proposée pour mieux combattre le Turc, s'indigne con- 
tre ce général de la flotte alliée, qui avait eu Y audace de lui avouer, 
que les vainqueurs de Lépante, préférèrent de laisser échapper les 
fruits réels d' une si grande victoire plutôt, que d' aller à Gonstanti- 
nople avec une flotte oh les Grecs auraient été trop nombreux (2). 

G' est pour cela que dans le poëme publié à la fin de ce volume 
nous voyons Manoli Blessi pleurer sur cette belle Venise, théâtre de 
la gloire des Strathiotes, qu' il seront obligés d' abandonner bientôt pour 
chercher un autre protecteur de leur cause, le grand duc de Moscovie. 
Cette idée jetée sur un ton comique par Y ingénieux Strathiote, avait 
un fond très sérieux ; elle exprimait Y opinion vraie de la nation, qui, en 
chantant encore la bataille de Lépante et la chute de Cyprès (3), comme 
des fastes réellement helléniques, oublie la participation de l'Occident. En 
effet c'est après 1572 que les yeux des Grecs, déjà fixés en Occident, 
se tournent vers le Nord et regardent la Russie comme leur libératrice. 

Voilà une leçon historique pour l'Occident moderne, qui mettant 
toutes sortes d' entraves à la délivrance des chrétiens de l' Orient, dé- 
sire en même temps de ne les voir pas se jetter aux bras de Russie ! 



(1) Voir à la fi q de cette préface (X). 

(2) « Ci sarebbono anche non puochi luoghi in Grecia, in paese araico a noi e nemicissimo a 
Turchi, ove potremmo mettere in terra le nostre genti, e subito haveremmo seguito di que'popoli, 
cbe alla gtierra passa ta (de Lépante) contra Selimo mandarono supplicando a volere porre in terra, 
cbe tosto si serleno al Tnrco ribellati, e datoci in mano terre e fortezze, e non furouo da noi esauditi. 
E Hcercandone io un giorno la cagione da personaggio che gran governo sotto sua mano, mi disse, 
che per esser molti feriti in su l'armata, doppo la battaglia, non si era potuto compiacer loro. Et io 
dissi: Poteansi i feriti lasciar ai Zante e Cephalonia e Corfù, et intenzate le galère di Greci anduro 
per lo Arcipelago dritto a Constantinopoli. Rispose, cbe non bebbono voglia empire le galère de 
Greci. Il cbe secondo la milizia moderna fu bene inteso, ma non fu già inteso bene in via di gloria, 
e di acquisto di nuovo imperio, uè di servizio di Dio ! » Fraucesco Patrizzi, Paralleli militari, Rome 
1594, vol. II, p. 85-87. 

(3) Sakellarios. Kjrcptaxa, vol. III, p 1 (chanson sur la guerre de Cyprès). P. Aravantinos, 
ZjUorn, «r.fvjSyv qbjia'ruv t£ ; llîrst'wj, Athènes 1880, p. 4, avec les renvois aux autres collectious qui 
contiennent la mémo chanson relative à la bataille de Lépante. 



XXX PREFACE 

Nous ignorons oh et quand mourut Théodore Spandounis ; nous per- 
dons sa trace après 1 538, époque de la rédaction de son dernier ouvrage. 
On sait par Marin Sanudo que son neveu Manuel, fils d'Alexandre, 
était établi à Gonstantinople, et que sa maison se distinguait par une 
opulence peu commune chez les Grecs (1). C'est probablement de ce 
Manuel que descendent les Spandounis qui se sont perpétués jusqu' à 
nos jours. Athanase Ypsilantis mentionne un Spandounis, dignitaire 
du patriarcat en 1691, et en 1788 un autre, secrétaire du patriarche 
Procope (2). 

Un opuscule en français imprimé à Cologne au commencement 
du XVII e siècle révèle l'existence d'un autre Spandounis investi d'un 
titre nobiliaire. Dans cet opuscule le prince Denis Spandounis raconte 
qu' étant supérieur du couvent de Y Assomption au Mont-Athos, il fut 
attaqué par les Turcs, sans en donner la raison, et que son couvent 
ayant été dévalisé, il prit le chemin de Vienne. Il y obtint une let- 
tre circulaire de l'empereur qui permettait exceptionnellement à ce 
mystérieux personnage d'ouvrir une quête parmi les chrétiens dans 
le but de reconstituer son trésor enlevé par les Turcs (3). 

Le dernier document compris dans le présent volume est relatif 
au Strathiote François Sfendonis qui dans une irruption kleftique en 
Épire a fait captifs l'Emin de' Bastia, son secrétaire et un serviteur, 
qu'il tient prisonniers à Gorfou (25 Novembrç 1570). Un armatole du 
nom de Spendonis est mentionné en 1714 comm3 combattant au Pé- 
loponnèse à la tète de 270 Lidorikiotes. Aujourd'hui encore les noms 
Sfendonis et Spendsos se recontrent dans la province de Lidoriki, sur- 
tout dans les villages de Kisseli et de Gardara, communes de Tolophon 
et d' Énéon. 

Dans son rapport sur l'état de la Grèce en 1532 Théodore cite 
aussi un district strathiotique situé dans le golfe de Gorinthe et près de 
Naupacte « d' oti, ajoute-t-il, autrefois sortaient de vaillants guerriers 
qui tourmentaient les Turcs >. Il est fort probable que par ces ter- 
mes il veut signaler sa propre patrie. Il connaît très bien le golfe de 

(1) « L' orator (ambassadeur de Venise) e smontato in una casa di Spandolio, optimo aloza- 
mento. » Marin Sauuto, Diarii, an 1513, vol. XVII, p. 66, cf. vol. XXIV, col. 1337. 

(2) Ta' |ifixa r-rjv ÀWiv, Constant! nople, 1870 p. 208, 698. 

(3) « Relation véritable des cruautés faites dans le Monastère du Mont Saint Athos du Révéren- 
dissime Seigneur Denys Spandon, Prince Grec, par les Turcs, ces cruels ennemis du C hristianisme, 
et une petite description des miracles qui y sont arrivez. A Cologne, cbez Guillaume Metternick » 
10.° p. 15 (Bibliothèque de St. Marc de Venise, Mùcellanea 4235, N. 5). 



PRÉFACE XXXI 

Corinthe, chose très rare pour un Gonstantinopolitain d'alors, quand 
nous voyons les plus savants et presque nos contemporains ignorer 
les principales villes situées sur ce golfe, comme par exemple Athanase 
Ypsilantis qui écrit Patras (ts> iraxpiao), Naupactos (to ivsicaxtO et d'au- 
tres monstruosités géographiques (1). Spandounis au contraire est très 
au courant de la géographie hellénique; il est aussi une histoire vivante 
de la Grèce Continentale; c'est à lui que s'adresse l'Epirote Musa- 
kis pour s'informer de sa propre maison. 

G' est pour cela que je regarderais volontiers le pays des Limo- 
doriens comme le lieu d' origine de la famille des Spandounis. 



(1) Ypsilantis nous informe aussi que Prêtera, qu'il écrit UipiGtoa se trouve en Péloponnèse 
(p. 181), et que près de cette ville se trouvent to Bëvrr$i (notre Vonitsa) et XoV«po (le Xéroméro). 



NOTES ADDITIONNELLES 



Note 1. page IV. 

« Di Georgio padre di Tommaso due documenti erano ora in casa Diplovatazi, 
che ben vi trascrivo : 

« Ludovicus Mis. Div. Tit. S. Laurentii in Damaso S. R. E. Presbyter Cardi- 
nalis, et Patriarcha Aquilegien. Domini Papae Camerarius, et Apostolicae Sedis 
Classis Legatus de Latere. Universitati vestrae per praesentes literas manifesta- 
mus, et notum facimus, quod dilectus in Christo Nobilis Dominus Georgius Di- 
plovatatius de Constantinopoli Graecus, ex Imperiali sobole genitus, harum 
nostrarum exhibitor, tanquam vir probus, et fidelis post captionem Civitatis 
Constantinopolitanae, Dominus fuit oppidi nuncupati Castri in insula Stalliininea, 
et totius ipsius insulae, qui Nobis, et Sedi Apostolicae dictum locum, ac totam 
insulam praedictam restituit, et consignavit; et postea in recuperando alia loca, 
ac in aliis negotiis s. Cruciatae bene, laudabiliterque se gessit, ac varia et 
multa damna a Turcis propterea sustiuuit. Nunc autem cum licentia, et gratia 
nostra ad partes Occidentales se transiturum dicit. Quapropter illum Univesitati 
vestrae, ac vestrorura singulis in Domino commendamus, mandantes omnibus 



XXXII PRÉFACE 

subditis S. R. Ecclesiae, et quibuscunque Offidalibus, ac personis Sac. Classis 
Apostolicae, quatenu3 eidem Domino Georgio pei* quascunque terras, et quae- 
cunque loca tam per terram, quam per aquam proficiscenti nullum penitus dam- 
n uni, nullam injuriara, molestiam, vel offensam, aut familiae suae inferre prae- 
sumant. Quin potius cum reverentia Dei suspiciant favorabiliter commendatum 
cum orani farnilia sua. Dat. Rhodii sub nostri secreti impressione sigilli die 5 menais 
Augustî MCCCCLVII. Pontif. S.S.rai in Christo Patris, et D.ni Nostri D.ni Callixti 
Div. Prov. Papae III, an III. Humbertus. 

« Sixtus Episcopus Servus Servoruin Dei. Universis Christifidelibus praesentes 
literas inspecturis salutem, et Apostolicam benedictionem. Pium, et meritorium 
apud Deum etc. Cum itaque, sicut accepimus, olim post deperditam Civitatem Con- 
stantinopolitanam, et ab irapiissimis Chrisli nomini Turcis hostibus captam, et 
subjugataro, dilectus filius Georgius Diplovatazi, olim Nobilis Constantinopolitanus, 
ex Imperiali sobole genitus, qui Dominus fuit oppidi muncupati Castri in insula 
Stellirainea, et Castrum, et insulam hujusmodi tenebat, zelo fidei accensus il! a m 
bon. mem. Lodovido tit. s. Laurentii in Damaso Presbytero Cardinali tune in 
partibus Mis Apostolicae Sedis Legato restituere, et consignare . . . . , ac tempore 
illo in negotiis Cruciatae, bene, ac laudabiliter se gesserit, inultaque ma la, et 
damna ab ipsis Turcis pertulerit. Et postquam dicti Turci Castrum, et insulam 
hujusmodi habuerint, ab eisdem multas persecutiones passus extiterit; ac no vis - 
sime superioribus diebus duo ejus filii ex Corcyra insula, ubi domicilium habebat, 
versus Apuliam navigantes ab ipsis per fi dis Turcis capti, et Constantinopolim 
delati, ac in manibus praefati Turci positi fuerint, quos aut neci tradere, aut 
fldem Catholicam abnegare facere decreverat, nisi se quingentis ducatis Venetis 
ab ejus manibus infra certum tempus tune expressum se redimere promiserint; 
quod etiam ad preces nonnullorum Mercatorum Christianorum iu dicta Civitate 
Constantinopolitana [commorantium obtinuerint. Nos igitur ne eosdem captivos 
fidem praedictam abnegare, vel in Turcarum eorumdem manibus raori contingat, 
illos ab ipsorum Turcarum manibus eripi desiderantes, ac cupientes, ut fidèles 
praedicti pro eorumdem captivorum libéra tione eo promptius manus porrigant 
adjutrices, quo, etc. propterea ipsis vere poenitentibus, et confessis, qui pro libe- 
ratione, et redemptione praedictorum duorum captivorum praedicto Georgio, aut 
alteri ejus nomine manus porrexerint adjutrices, ut praefertur, duos an nos, et 
totidem quadragenas de injunctis eis poenitentiis inisericorditer relaxamus; prae- 
sentibus quousque praefati duo captivi liberati fuerint, et non amplius valituris. 



PREFACE X\XlIt 



Dat. Roraae apud Sanctum Petrum anno Incarnationis Dominicae MCCCCLXXVII, 
octavo Id. Novembr. Pontificatus anno septimo. 

Gratis de Mandato Ss.mi D. N. Papae. 

Io. de Sales. E. Bonadeis. 

A. Trapezuntius gratis ». 

Sette figli tra maschi, e féminine ebbe Giorgio, secondo narra Pigna, da 
Maria Las cari, l' ultimo dei quali fu il nostro Tommaso. Due di essi rimasti eran 
forse in Corfù, quando il padre partinne, e nel venir poi a raggiugnerlo in Italia 
caddero in potere dei Turchi. Che di loro avvenisse non so. So, che Georgio, 
dopo essersi fermato per tre anni in Corfù, si era ricovrato a Brindisi, donde 
dopo due anni di soggiorno nel 1477, sull'avviso forse délia prigionia dei detti 
figli, trasferissi colla famiglia a Napoli per implorar soccorso da quel Re ; ma, 
o non ottenendolo, o non essendo questo proporzionato al bisogno, lasciata ivi 
la moglie, e la famiglia, portossi a Roma a supplicare il Papa di ajuto, da cui 
non avendo riportato altro, che la riferita bolla, passô in Ispagna, dove con 
bone condizioni entrô al servizio di quel monarca, e nel le guerre di Granata 
lasciô la vita. 

A una tal nuova Costantino Lascari, cugino di Maria, venne da Messina, 
ove professava lettere Greche, a Napoli, e richiese di condur seco Tommaso per 
instruirlo nelle lettere ; ma non ebbe coraggio la madré di allontanarlo da se, 
e voile piuttosto, che in Napoli ricevesse il flglio sotto gli occhi proprii la sua 
educazione. Fu donque, siccome narra il Pigna, istruito Tommaso nella gram- 
matica di Giovanni Pontano, e da Carlo Sorrentino ; indi mandato a Salerno studio 
logica, e in età di dodici anni tenne ivi nella Chiesa di S. Matteo pubblica con- 
clusion. Ma presto ad insinuazione di Antonello di Sanseverino, Principe di Sa* 
lerno, che mosso dai talenti, e dalle disgrazie di Tommaso preso avea ad amarlo, 
si appigliô agli studii legali, avendoli a tal fine quel Principe regalata una Insti* 
tuta. A questa dunque egli applicossi sotto Antonio da Croce, e per precettori 
ordinarii ebbe la mattina Nicolô Capograsso, e la sera Carlo da Rqggine. Da 
questi principii resta fissata la sua vocazione, onde richiamato dalla madré a Na- 
poli seguitô i medesimi studii sotto Antonio de Bathimo, e Francesco de Balvino. 

Tutto ciô si riferisce dal Pigna, il quale perô per quello riguarda l'istUiitione 
data a Tommaso dal Pontano vuolsi intendere con qualche discrezione; poichè 
essendo il medesimo Pontano fin dal 1463 Consigliere, Segretario, e Commissario 
dei campo dei re Ferdinando primo (corne ben provô il dottissimo Apostolo Zeno- 



*XXIV PREFACE 

Diss. Voss. II, p. 151), non è credibile, che si applicasse di poi ad istruir fanciulli 
neile lettere. Ma attestandoci il Facio De vins ill us tribus, che Pontano, « ab ado 
lescentibus quibusdara huraanitatis, studia ingredi cupientibus rogatus ludum ape- 
ruit », possiara credere, che tra questi, che aramise Pontano in sua casa, e che de* suoi 
lutni, e délia sua direzione profittarono, vi fosse ancor Toraraaso ; e ben meritava 
egli di essere da quel gran letterato con particolar benignità accolto non raeno per 
T alta sua nascita, e per lo stato compassionevole di sua fortuna, che per l' ampiezza 
de* suoi talenti, che fin d* aliora in modo particolare comparir dovevano .... 

.... Invitata Maria Lascari da Mess. Demetrio Spandolino, suo parente, tras- 
ferissi a Venezia con tutta la famiglia. Chi fosse questo Demetrio Spandolino non 
è a mia notizia ; la parentela perô, ch'egli ebbe con Maria Lascari dovrebbe farlo 
creder Greco, quando ancora a noi mancasse la précisa testimonianza di Toraraaso, 
il quale un altro Spandolino chiama Patrizio Costantinopolitano, e suo parente, 
parlando nella vita di Giustiniano di una raccolta délie Novelle in Greco « quae 
mag. Eques Dorainus Mathaeus Spaudolinus, patricius Constantinopolitanus, afflnis 
meus, promisit ex Graecia il Italiara transportare, sed morte praeventus non po- 
tuit ». So bensl, che la famiglia Spandolini molta dipendenza ebbe dagli Sforza, no- 
stri Signori, avendo osservato, che a nome di Giovanni Sforza, Signore di Pesaro, 
avea fin dai 16 Setterabre del 1500 Sebastiano Spandolino ricevuto da Matteo 
Tiepolo, Patrizio Veneto ducati mille d' oro, « nomine mutui, aut pro parte dotis 
ill.mae Dominae Juniperae, nunc Consortis praefati ill.mi D ni » come apparisce 
da un rogito di Giovanni Germani dei 23 Dicembre 1504, e che dello stesso Gio- 
vanni Sforza venne anche il detto Nobil Uomo Spandolino da Venezia suo fami- 
glia re, con mandato di procura, fatto il dl 30 Setterabre 1503, per rogito dello 
stesso notajo, costituito suo procuratore, per contraire in di lui nome il suddetto 
matrimonio ». 

(Memorie di Tommaso Dipfovatazio, patrizio Costantinopolitano, e Fesarese, raccolte da An- 
nibale degli Abati OHvieri. In Pesaro 1771, p. VI-IX), 

Note II pag. IX. 

« ApQrovazione di um supplica délia signora Anna Palefolojgina, già sposa 
delV ex vnperadore dei Greci. Siena 22 Luglio 1472 (1). 

Delta Domina Anna chiede per se e suoi eredi in perpetuo il Castello rovinato 
di Montacuto con tutta la sua corte, con questi patti e condizioni, (purchè il suo 

(1) Arch. dl Rlfor. di Siena. Consigl! délia Campana. Questa traduslone In italiano, fatta dal 
algnor Roroagnoli, esiete ira gli atti délia Société Colombaria. 



œ 



PREEACE XXXV 

successore non sia sospetto al Comune di Siena, ne sia Signore, ne figlio di si- 
gnori d'Italia): 

Che a detta Anna e suoi sia lecito di edificare un Castello a loro parère 
vicino alla Rocca di detto Castello, di questa grandezza che gli piacesse, e fosse 
abitata di cento famiglie almeno ; e ciô farebbe in cinque anni prossimi, e tutto a 
sue spese ; che detto Castello dovesse guardarlo e tenerlo ad onore di Siena, senza 
spesa di detta Comune, e s'intendesse del contado Senese col mero e misto imperio. 

Che la Rocca del Castello restasse in ma no del Comune di Siena, e dovesse 
adherere aile muraglie del Castello da ediflcarsi 25 braccia Senesi, e nel muro 
di esso vi fosse una porta in faccia alla Rocca, per la quale in tempo di bisogno 
si potesse uscire dalla Rocca nel Castello, la quale dovesse in altro caso serrarsi, 
e il Castellano tenere le chiavi a tempo di bisogno, e due altre piccole porte si 
aprissero nei mûri del Castello dai latti délia suddetta, talchè il Castellano vi 
potesse andare senza essere impedito ogni volta che ne facesse bisogno. 

Che detta domina Anna e suoi eredi ed homini, che abiteranno in quel 
Castello, giureranno fedeltà e obedienza al Comune di Siena, e che terranno per 
amico l'amico del Comune, e faranno esercito e cavalcata secondo il loro potere 
ad ogni richiesta di Siena. Che ogni anno offrirebbero alla Cattedrale Senese per 
la festa dell*Assunta un cero di libre 5, e pagherebbero al Camerlingo délia 
Biccherna lire 5, per 10 anni prossimi, di poi un palio da farsi a spese dell* opéra 
délia detta chiesa, per il quale dovessero pagare ogni anno 2 ducati larghi, e in 
caso che crescesse il numéro dei abitanti dovessero proporzionatamente crescere 
il censo. Che dovessero levare per loro uso il sale in Orbetello a soldi 10 lo staro, 
ma non lo potessero vendere ad alcuno. 

Che se le dovessero assegnare due bandite, una délie quali dovesse servire 
per le vigne e alberi domestici vicino al Castello, e si chiamasse i confini délie 
Vigne; e l'altra per il bestiame, almeno per cento para di bovi, senza pagare cosa 
alcuna al Comune. 

Che tutte le bestie délia dogana di Siena si potessero pascere nella carte del 
detto Castello, eccettuate le assegnate bandite. 

Che detta domina Anna e suoi potessero deputare une o più uffiziali Greôi, 
che tanto nel Civile, che nel Criminale amministrassero la giustizia in detto 
Castello secondo il lor costume e riforme emanate dagl' Imperadori Greci, o da 
farsi da loro, purchè non fossero contro il Comune e suoi. Ed in caso che voles- 
sero eleggere altro Uffiziale, che non fosse Greco, dovessero eleggere un cittadino 
Sanese; e dopo trent'anni dal di dell' approvazione dei présent! capitoli doves- 

E 



XXXVI PRÉFACE 

sero eleggere tre cittadini Sanesi, uno per monte, da confermarsene uno dai 
magnifici signori; e cosi devesse seguire in perpetuo di sei mesi in G mesi da 
pagarseli il salario da loro, e tutte le condanne cbe si facessero dai detti Uffiziali. 
si applicassero al fisco di quel Castello. E se qualcuno degli abitaiori di detto 
Castello commettesse qualche delitto, che secondo gli statuti di Siena méritasse 
la pena délia morte, dovesse conoscersi dagli Uffiziali del Comune di Siena ; e gli 
altri delitti si dovessero punire dai giusdicente di quel Castello secondo le leggi 
Greclie, con questa dichiarazione, che i delitti, che si commettessero dagli abitatori 
di detto Castello, si dovessero conoscere dagli Uffiziali di Siena. Ma se poi fosse 
commesso fra dei loro e i cittadini e del contado di Siena o forastieri, si dovesse 
in tal caso conoscere dagli Uffiziali di Siena; e il sitnile si dovesse osservare, 
se il delitto fosse commesso in quel Castello da qualche forastiere. E gli Uffiziali 
di quel luogo dovessero prestare ogni aiuto agli Uffiziali di Siena, quando fosse 
duopo punire qualche delitto ; e il sindaco di quel luogo abbia obbligo dentro il 
mese denunziare air Uffiziale di Siena i delitti che fossero stati commessi ; e pari- 
mente gli Uffiziali del comune di Siena dovessero punire quelli, che offendessero 
gli abitatori di quel Castello fuori di quella corte. 

Che gli uomini di detto Castello debbano osservare i pesi, misure e monete 
ed altre usanze di Siena. 

Che in quel Castello non avessero franchigia i debitori dei cittadini, e i 
sudditi di Siena, ne altri condannati ; ma si potesse procedere contro d' essi, corne 
negli altri luoghi del contado. — Che potessero estrarre il loro grano del con- 
tado di Siena senza pagar niente. 

Che potessero comprare tutte le mercanzie che gli facessero di bisogno, e 
portarle al detto luogo, senza pagar gabella; eccettuato se le comprassero in 
Siena ; o volendo di lana debbano prendergli in Siena. 

Che la detta domina Anna e suoi successori ogni volta che fossero forzati 
dai bisogno, e particolarmente per maritare qualche d* una délie loro fanciulle, 
e dopo 50 anni non avessero posterità mascolina, volessero allontanarsi da detto 
Castello; in tal caso sia considerata la spesa e miglioramento fatto in detto 
Castello nell' ediScazione délie mura, délie case etc, etc. il Comune di Siena 
dovesse compensargli le spese per due terzi, da stimarsi ad arbitrio di buoni 
homini da eleggersi da ambe le parti, rimanendo perù gli abitatori in detto 
Castello, di modo che nell' assenza di quei signori non si potessero partire da detto 
Castello ; a quali si dovessero osservare quelle condizioni e capitoli, che fossero 
déterminât! dai consiglio del popolo di Siena. Ma délie case edificate non si do- 



PRÉFACE XXXVII 

vesse fare veruna compensazione, ne anco délie vigne, ma restassero a detli 
hotnini, e le mura restassero al Comune di Siena. 

Che la prefatta illustrissima domina Anna per se e suoi successori, e 1' III. 
raisser Iacorao suo fratello, e il magnifico homo misser Franculius Sernopolus (scr. 
Syropulus) « nobilis Constantinopolitanus », e il venerabile padre misser Giovanni 
Brusidemo (scr. Plusiadeno), sacerdote Candiese, e suoi successori, sieno cittadini 
Sanesi, e godino il privilegio délia civiltà in perpetuo con tutti gV indulti che si 
godino dai cittadini di detta Città. 

Che detti patti ci dovessero osservare in perpetuo da una e dair altra parte. 

Che tutto s* intendesse a buona fede, e che la detta concessione avesse luogo 
in quanto che fra 5 anni si edi fi casse detto Castello, da principiare il 1.° dei 
cinque anni nella prossima estade. 

1474, 28 Aprile fu deliberato approvarsi e concedersi i Capitoli che altra 
volta erano stati approvati air 111. Domina Anna ed altri Greci. 

1474, 15 Luglio: Furono approvate certe correzioni e limitazioni fatte ai 
capitoli fermati tra il comune di Siena e 1' 111. Anna, sposa già dell* Imperadore, 
figlia del q. 111. Principe mess. Luca, Granduca Romeorum ; vi fu aggiunto <c che 
tutte le condizioni che si dassero agli homini Greci che venissero ad abitare in 
detto Castello, la detta D. Anna e suoi eredi dovessero in perpetuo osservarsi, 
purchè non fossero contrarie alli prefatti capitoli e contro l' onore, stato e com • 
modo di Siena e de* suoi ». 

M. le docteur Gaye, réimprimant ce document d* après la première édition de 
M. Romagnoli, que je n'ai pas sous les yeux, ajoute. «Chi fosse questa Signora Anna 
« olim sponsa Imperatoris Romeorum et Constantinopolis, et filia quondam Illustris 
Principis domini Luce magni ducis Romeorum », chi il di lei fratello Giacomo, chi 
fossero poi le altre persone qui norainate, tacendone assolutamente gli storici, 
resta ancora a sapersi ». 

Carteggio inedito d'artisti dei secoli XIV, XV, XVI pubblicato ed illustrato con document! 
pure inediti dal dott. Giovanni Gaye. Firenze 1839, vol. 1, p. 247-251 ». 



Note III, p. IX. 



De laudibus Senae. 

Mater nobilium nuruum, 
antiqui soboles Rémi 
Sena, delitiae Italae, 
seu libet posîtum loci, 



XXXVIIt PftÉFACE 

convallesque beatas 

tôt circumriguis aquis, 

seu ver conspicere anniftim, 

nativisque rosariis 

semper purpureum solura, 

et colles viridantes. 

Nam quid dicam operum manus, 

aut tôt ditia marmora ? 

Quid spirantia signa tôt 

passim? quid fora? quid vias? 

quid deura sacra terapla? 

Adde publica civiura 

jura, parque jugum, et pares 

cunctis iraperii vices; 

Adde tôt populorum opes, 

tôt parentia late 

oppida, adde virum ingénia, 

adde artes, nec inhospita 

corda Pieridum choris. 

vere soboles Rémi, 

digna nomme, digna 

urbs tantis titulis patrura ! 

Te concordia, te bona 

pax alat, famis et minarum 

iramunem, tibi destuat 

flavis Brandus arenis. 

(Poetae très elegantlssinii, Paris 1582, f. 33). 



Note IV. page X. 

« MCCCCLXXV, Die XVIII Junii. 

Quod domine Anne Paleologine Hermineutine filie quondam raagnifici viri 
Megaduche Constantinopolis, et domine Eudochie Cantacusini, uxoris egregii viri 
Mathei Spandonini, pro qua intercedit ill. d. Macomagne, quas dedecet ut cum cetera 
plèbe et collunione Grecorum vadant ad S. Blasium, concedetur per quantum ad 
hoc Consilium pertinet, ut in propriis domibus celebrari faccie possint missas per 



PRÉFACE XXXlî 

papa tes Greoos et greco more, ad quas tamen alii Greci, quam ex familiis propriis 
suis, convenire non debeant, sub pénis statutis, cum eis deputata sit ecclesia S. 
Blasii non obstante propter huiùs consilii diei XXVIII Martii 1470. 

De parte .... 10. de non .... 0. non synceri .... 6. 

[Consiglio Dicci, Misti, XVIII, f. 113 verso). 



MCCCCLXXX, die 27 Septembris. 

Serenissimo ducali dominio supplicatur pro parte Anne filie qu. Megaduche 
Constantinopolis, ut possint (sic) celebrare faccie in domo suo more Grecho ritu per 
sacerdotem catholicum présente tamen sua fa mi lia, et hoc de gratia speciali. Et 
visa inversione Reverendissimi dom. patriarchae Venetiarum, suadentis sibi concedi 
modo fiât dandum tandum summo Pontiflcî, nec fiât congregatio Grecorum. 

Die 27 Septembris, Captum per sex consiliarios, Et fiât sicut consulitur per 
reverendissimum dominum patriarcha. 

Item per tria capita Consilii X, exeuute solum famiglia sua. 
De gratia .... 12. de non .... 1. Non sinceri .... 3. 

(Consiglio Dieci, Afisti, XX, f. 17 recto). 



MCCCCLXXXVII, die XXVI Maii. 

Umiliter et reverenter expono io Anna Paleologina fiola fu del qu. Megaduca 
Constantinopoli, fidelissimo servidor de questo vostro glorioso stado. Cum sit che 
za anni trenta vel circa sia stata et habitata in questa aima città et continue, 
quando a mi ha piacesto per devotione mia, et per non intender io la lengua latina 
mi ho facto celebrar messa in casa mia alla Greca, per che altramente non in- 
iendo. Et perché, Signori excellentissimi, le più de uno anno chel me fu facto 
commandamento per parte de altri signori cavi precessori vostri, che io non 
dovesse far più celebrar in casa mia, in modo che da quel tempo in qua io vengo 
ad esser suspexa da tal mia dévotion cum non poco scandolo de conscientia. Et 
per tanto ricoro ai piedi dele prefatte vostre signorie, supplicando a quelle ex mu- 
nere et gratia speciali, che le se degni, poi che questo non torna in damno ne preiu- 
ditio de alguno, concedermi de poter far celebrar in caxa mia, et far le mie dé- 
votion more greco, corne ho sempre dapoi vini ad habitar in questa vostra glo- 
riosa cita facto, azo non sia de tal spiritual mia dévotion privata, la quai cossa non 
dubito me sia dale prefate vostre signorie denegata, per benignità et gratia de 
quelle, aile quale me recomando. Intendando i mie de casa solamente. 



XL PRÉFACE 

Die dicto. Quod suprascripte domine Anne fiât et concedatur quantum humi- 
liter supplicavit, pro se et famiglia sua tantum, non excedendo numerum decem 
audicturum celebrationem missarum et officiorum per papates grecos ministrando- 
rum, qui prius habeant licentiam a R.mo domino patriarcha Venetiarum, possendi 
in domo prefate domine Anne missas et officia ipsa celebrare. 

Capta per sex Consiliarios. Item per tria capita Consilii Decem. 

Ballotata in consilio Decem. 

de gratia .... 15. de non .... 2. non synceri . . . • 0. 

(CoDsiglio X, MitU, XXIII, p. 109 recto). 
Note V, page XV. 

«c N.o 3175, data 1454, 10 Mars, macht den Nicolaus Agalus zum Burggrafen 
einiger Orte in Morea. 

« Ex corusco lumine tbroni Cesarei et splendore rairiflco sedis auguste sic 
cetere tiignitates prodeunt, sicque ingénue nobilitates gratam sumunt originem, ut 
prime lucis integritas minorati luminis detrimenta non sentiat, ymo tanto dignius 
splendeat tantoque fulgurosius luceat radius principantis monarche, quanto plures 
privilegiato splendeo (splendore?) fuerint sublimati. Sane dum in nostre ditionis 
circuitu longe, lateque conspicimus inter cetera quibus animus noster ad dilatatio- 
nera boni communis imbuitur persona tua gratissimis obsequiis se nostris offert 
obtutibus, considerantesque quod industria tua contra Turcos infidèles ac Christi ini- 
rai co s nobis et imperio sacro multum prodesse poterit, et ut te laboribus et studiis 
talibus eo diligentius submittas, et per hoc te sacrum Romanum imperium ad cuius 
procurandos honores fidelissimis semper judiciis futuri temporibus intendere debeas 
clariorem reddat, ideoque te illustrium principum, comitum, baronum et procerum 
sacri Romani imperii sano accédante consilio animo deliberato de imperialis pleni- 
tudine potestatis, et ex certa nostra scientia hodie in nomine domini Salvatoris nostri 
a quo omnis honor provenire cognoscitur ad comitatus statum éleva vimus, erexr- 
mus, subliraaviraus, et nobilitavimus, et in verum comitem castri Nova-Patre, Salone, 
Lidorice et Fedrinice, prope Moream terrarum orientalis ecclesie siti, elevamus eri- 
gimus, sublimaraus et nobilitamus de Romanocesaree plenitudine potestatis per 
présentes. Decernentes quod tu heredes tui legitimi comités castri Novapatre pre- 
dicti appellari, nominari, et ex nunc in antea tamquam sacri imperii comités teneri, 
honorari, et ubique ab omnibus reputari omnique jure, jurisdictione, privilegio, ho- 
nore, gratia, dignitate et emunitate, ac mero et mixto imperio perfrui possitis et de- 



PRÉFACE XLI 



beatis quibus alii sacri Romani imperii comités in dandis et recipiendis et in confe- 
rendis seu suscipiendis feudis et in omnibus aliis nobilem conditionem et statum 
comitam concerventibus freti (sic) sunt hacteanus seu quomodolibet potiuntur ». 

(Jos. Chmel, Regesten des Rômischen Kaisers Friedrich III (1452-1493). Wien 1859, vol II, 
page 319-320). 

Note VI, page XV. 

«CarolusQuintus, divina fa vente clementia Bomanorum imparator Augustus, ac 
Germaniae, Hispaniarura, utriusque Sicilie, Hierusalem, Hungarie, Dalmatie, Croatie, 
et. Rex, archidux Austrie, Dux Burgundie, et Brabantie et. Cornes Habspurgi, Flan- 
drie et Tiroli, et Universis et singulis presentium seriem inspecturis, tam presentibus 
quam futuris. Et si magnopere comendandi sunt qui preclara facinora, pro tuenda 
propria libertate gesserunt, longe altius efferendi sunt ii qui pro totius reipublice 
cbristiane incolumitate se ipsos summo pericolo exposuerunt. Quo fit ut cura Theo- 
dorus Hayapostoliti, Coroni civis fidelis nobis dilectus, in ea desidione et prello, quod 
exercitus noster in expugnanda eadem civitate nuper habuit, adeo probe se ges- 
serit, ut eius etiam industria civitas ipsa, sub Turcarum tyrannide diu existens, 
dominio nostro addicta fuerit, proque munienda civitate, bostibusque propulsandis 
varia damma sustinuerit, nos tantorum obsequiorum rationem, ut par est, habentes, 
eum aliquo munere nostro prosequi cupientos, proque laboribus quos, ad nos e 
tam longinqua provincia, pro rébus patrie veniens, sustinuit, eundem Tbeodorum 
Hayapostoliti, uti benemeritum et condignum, de more Equitem fecimus, honoreque 
ac titulo equestris ordinis et dignitatis insignivimus et décora vimus, prout série 
cum presenti,' de certa scientia et consulto, insignimus et decoramus. Itaque ipse 
suaque posteritas, tam nata quam nascitura gaudeat et gaudere possit omnibus et 
singulis privilegiis, innumltatibus (sic), libertatibus, exemptionibus, honoribus, pre- 
rogativis et aliis, quibus équités nostri potiuntur et gaudent ubicunque, potirique 
et gaudere possunt, etiam militaria sive equestria quecunque insignia deferendo. 
Et ut status Equestris luculentius elueat, predicto Theodoro Hayapostoliti, duo ca- 
salia vulgo Londari et A y Jorgi Scorta nuncupata in termino de Cariten (sic) in 
conflnibus Coroni sita, si adhuc a Turcis occupata, subque eorum tyrannide fuerint 
quando ab eis Deo propitio expelli et propulsari Turcas contigerit, libère conce- 
dimus» donamus et gratiose elargimur nostro beneplacito perdurante, cum omnibus 
et singularis redditibus, proventibus, pertinentiis, juribus et aliis àd eadem casalia 
pertinentibus ; juribus tamen nostris semper salvis, ac exceptis etiam criminalibus 
causis, et in civilibus a duabus uncis auri et supra. Itaque dicta casalia ipse sui- 



XLII PRÉFACE 

que posteri dicto beneplacito perdurante teneant et possideant, non obstantibus 

quibuscunque in contraria m facientibus, ta m de jure quam.de consuetudine, quibus 

omnibus, pro expressis hic habitis, in hac parte derogamus ; volumusque dictum 

Theodorum Hayapostoliti suosque predictos uti, gaudere et potiri libère dictis casa- 

libus, omnibusque at singulis predictis. Mandantes universis et singulis officialibus, 

prefectis, pretoribus, ducibus, militibus et aliis omnibus quorum intersit, presertim 

nostro pretori civitatis Coroni, ut predictum Theodorum Hayapostoliti pro équité 

teneant et revereantur, illique suu tempore possessionem dictorum casalium tradant, 

nec secus agant si gratiam nos tram charam habent penamque ducatorum mille, 

nostris inferendorum erariis, cupiunt evitare. Harum testimonio literarum, manu 

nostra subscriptarum, et sigillo nostro impedenti inunitarum. Data Barchinone die 

XIII mensis Julii, anno a nativitate Domini millesimo quingentesimo tricesimo tertio, 

imperii nostri anno decimo tertio, aliorum vero regnorum nostrorum anno de- 

cimo octavo. 

Carolus » 

(Publié pour la première fois par le savant Mtretoxydis avec une traduction grecque dans son 
Hellénomnimon, Athènes 1843, p. 147-151). 

Note VII, pagres XVIII, XXII. 

«Autre petit traicte de Théodore Spandouyn Cantacasin patrice de Constanti- 
noble, de Y orige des princes des Turcqz de présent appeliez empereurs, ordre de 
leur court en particulier et gênerai, et constumes de la nation et de tout leur pays 
avecq la prise de Constantinoble ; icelluy traicte traduy t de Italien en François par 
le Seigneur de Raconis. 

Il prologue de Théodore Spandouyn Cantacasin. Très illustre Seigneur, moy 
estant il y a environ quatre ou cinq ans en Constantinoble ou mestoys transporte 
pour estre avecq un myen frère qui de long temps estoit la a cause de resonner 
quelque partie de biens que nous estoient occupez par le seigneur du deit lieu, après 
quil eut esmeu la guerre aux Vénitiens, et ayant trouve mon diet frère estre aile 
de vie a trespas, et ses biens incontinent occupez; je demouray plusieurs jours 
assez plus quon a de constume triste et dolent. Finalement pour alléguer ma 
griesve douleur et soubstraire les ennuyeuses pensées de mon inoppinee et maul- 
vaise fortune laquelle m* avoyt desnue et prive de tous mes biens, je me mys a 
investiguer et vouloir congnaistre les gestes et meurs delà maison de Othoman, et 
par quels moyens et personnages elle avoit este si fort exaulter; et voyant que 
restoit bien ayse a faire pour avoir longuement hante et eu la conversation de deux 



PRÉFACE XUII 

gentilzhommes qui moult familliers estoyent a l'empereur et mes amys et pa- 
rents, lesquels estoient vrayment de grand engin et entendement et de très grande 
congnoissance de telles affaires, je ne me arrestay pas a la briesve histoire que 
de faits de la dicte maison maintesfoys m'avoient eu les deux recite, mais je voulus 
plus oultre me concevoir, et mis le temps et la diligence pour comprendre et con- 
gnoistre Y ordre de la court, la dignité, les offices, et misteres tant delà paix que 
de la guerre universellement, et la mode et constume delà maison des Turcs, 
et de telle investigation aultre et que moy mesme je ... . ordinairement après en 
approbation et certification de maints personnages en dits commentaires, et les 
apporta y par dicte marchandise sans nulle double assez legiere, mais non pas 
de petit valeur et estime a qui priseroit la congnoissance particulière des constu- 
roes d'une maison qui n'est pas des moyndres et d'une principaulte et empire 
faict très grande et très puissant et qui a façon et gouvernement en paix et en 
guerre, différente de toutes autres nations et principaultez, et mesmement des no- 
stres delà crestiente. Et j'ay ordonnez et dilatez les dicts Comentaires le mûinsmal 
que j' ay peu et sceu, dont me semble convenable de ne les présenter a aultre 
que a vous Monseigneur (1) et souverain prince de toute la nation Grecque jadis 
très honnoree et très excellente, mais a présent plus que nulle autre misérable 
et fortunée, après pour estre comun bruit quil n'y a prince au monde que plus 
que vous preigne plaisir de conguoistre la diversité des chosez. Et considérant 
encore le bon vouloir et ardente promptitude que vous avez a la saincte, piteuse, 
honorable et nécessaire entreprinse contre la dicte nation, il n'y a prince vivant 
qui en puisse faire plus fruict ne prendra plus de plaisir et délectation que vous, 
sans avoir regard a mon rude langage, mais sincèrement ala vraye et loyale expo- 
sition des choses, Monseigneur, Dieu vous donne honnête et longue vie ». 

(Bibliothèque Nationale de Paris, fonds français, N. 5640 f. 96 verso). 
Note VIII, page XXIII. 

hi twnalum Assanii. 

Tu, qui disjectos artus, inhumataque furtira 
Assanii occulto membra refers tumulo ; 
Macte animi pietate, tamen nihil irrita busti 
Gloria tam claros afferet ad cineres : 

(1) Le manuscrit 5588 de la même bibliothèque porte après Monseigneur, « et principalement 
comme a mon singulier prince et souverain seigneur et bienfacteur et de toute la nation Grecque ». 

F 



XUV PRÉFACE 

Quandoquidem voluit potius sic sparsa jacere, 

Quam cadere ad tristes nobilis umbra rogos. 

Nunc late exigui fines egressa sepulcri, 

Eoum fama verberat Oceanum. 

Contenait dulcemque aniraam, floreruque juventae; 

Sanguine ut agnato dedecus elueret. 

Quumque hausit saevi stricto latus ensi lyranni ; 

Laudem obitu statuit quaerere, non tumulum(l). 

Quodque magis misère ; hilaris, ridensque cruentos 

Carnificis cultros cernere sustinuit. 

Dissimulet patriam; ta cent nomenque, genusque, 

Qui fecit hoc, dicit se Lacedaemonium. 

(Jacobi sive Actii Syncert Sannazarii Poemata, Ba*sani 1805, p. 160). 
Note IX, pag\ XXVIII. 

« Sacra, Àugusta, e Regia Ma es ta. 

Se io havessi potuto venire alla presenza délia Maestà Vostra, corne lo desi- 
derava, haverei obedito a quando ella degnô i giorni a dietro di cornandarmi, 
per due volte co'l raezo de suoi ministri, ch'è^dMntendere il mio parère intorno 
a quello che fin* hora è stato negotiato con gl' Ungheri, co *I Boschai, e co' 
Turchi; ma Tinfermità non mi permette, che ne anco io mi ci faccia portare. Onde 
sperando pur di ricevere qualche miglioramento co '1 tardare, mi è convenuto 
mostrarmi, ma non volontariamente, contumace. Hora che Carlo mio figliuolo (2) 
m* ha detto a nome délia M. V. ch'io per lui le rapresenti il mio concetto sopra 
materna taie in scrittura, e che la terra appresso di lei, rimanendole, se di van- 
taggio piii posso, obligato, per la confidenza che la M. V. resta servita dl tenere 
délia sincera, et intensa mia devotione, liberamente anco per humilissima grati- 
tudine, con la penna riverentemente le dico, che bisogna, volendola a compiutezza 
servire, il che indubitatamente brama 1' animo mio, gire delineando alla M. V. 
s* ella ha da credere aile parole di costoro, e se si ha da confermare la pace, che 
si sia conchiusa. 

. . . . Lo scudo délia salvezza d* uno stato è la maestà dell'iraperio; questa 
illesa si conservi, e si sciolga, anzi co* il ferro si tagli il nodo ; ne dubiti la M. V. 

(1) Ce vers est copié de Marullos (Monumenta, VU, p. 216, vers 20). 
(?) Le comte Charles Bastas était chambellan de l'empereur Rodolphe II. 



PRÉFACE XLV 

che non sia per rimauere vittoriosa di tutti i nemici suoi. La più possente legge 
délia natura è il desiderio di voler vivere in quiète, ne questa possono godersi i 
prencipi compiutamente, se pero dal riflusso de gli stati vien lor concesso, se 
non dopo giusta guerra, e dopo gloriosa vittoria. E perché ho udito, che alcuni 
son per rapresentare alla V. M. ch'oltre modo sia divenuta immensa la mole délia 
guerra, e perciô si doverebbe gire atterrando a poco a poco, la (love ciô non si possa 
fare in un colpo solo dalla riconciliatione co' ribelli, e dalla pace co '1 Turco, 
dicendo, che il rè Filippo trovô ne gli ultimi giorni délia sua vita d* haver con- 
summato cinquecento trentatre milioni d* oro nella guerra délia Fiandra, e che 
nulla, o ben poco si era fatto, essendo divenuti maggiori gli Ollandesi di prima 
guerreggiando ; rispondo, ch' egli è pur troppo vero ; ma noi non siamo in caso 
simile, essendo quella pratica molto différente da questa ; ne sarebbe cresciuto il 
maie tanto cola, se nel nascimento délia sollevatione di Brilla, che fù debolissimo, 
et il primo moto, i chirurgi più riguardanti al proprio senso, che air utilità publica 
et al servigio del loro prencipe, havessero applicati alla piccola piaga rimedii per 
sanarla, e non tali, che s'incancherisse al âne. Maie va pur un stato, sempre che 
il governatore con lo sfogare i suoi capricci, et essercitare la crudeltà, non pregia 
di deformarlo, tenendo per fermo di riporlo su buoni termini con le manière da lui 
solo trovate, et pensando che non vi sia delitto che non possa essere superato 
dalF autorità sua. Il Duca d* Alba si vantava d' haver fatto per la mano d' un sol 
carnefice morire diciotto mila persone ; ne voile essere da lui dissimile Don Fede- 
rico suo figliuolo, havendo in otto giorni fatta tagliar la testa à più di tre mila 
persone d' Arlem, ancor che se gli fosse resa a mercede ; onde per la piazza correva 
un fiume di sangue, et havendo di più fatti abbrucciare nelle chiese i soldati, che 
quivi sotto la sua parola eransi ricovrati. Ma oltre quei fieri accidenti, l'assenza, 
e la lontananza del Rè hanno accresciuta, e per sempre terranno viva la flamma 
délia guerra nella Fiandra. Ond' essa si puô paragonare alla lotta d* Anteo con 
Hercole (1). Non hebbero quei tumulti l'origine dal cambiamento délia religione, se 
ben per varii disegni ne fu preso il pretesto, che poi dallo sdegno nutrito, et invi- 
gorita la irritata nécessita, ne formô horribile e publico smembramento dalla 
Chiesa Romana de* Paesi Bassi. 

» Il Prencipato sotto di cui si reggono molti stati è simile ad una gran tela, 
che con varietà di fili si va tessendo ; onde al tessitore convenga esservi diligente 

(1) Il est à remarquer que Bastas, témoin oculaire des atrocités Espagnoles aux Pays-Bas, les* 
condamne si rudemeut devant même un empereur qui est regardé comme l'instrument aveugle 
des Jésuites. 



XLVI PRÉFACE 



mollo, et oculato, acciô che un filo non se ne rompa, un' altro non sia tagliato, e 
non se ne scorapigli un-' aitro ; o con quante arti nuoce un malvaggio ministro al 
suo Signore, e più scaltrite divengono esse, sempre che il danno rimane con sottile 
coverta d* oro celato; e quanti ve ne sono, che non potendo apertaraente vendi- 
carsi di lui per qualche ricevuto disgusto, lo vauno ne* pericoli intralciando in ma- 
niera, che non pur da se solo, ma vè con l' aiuto de gV atnici a pena se ne puô libé- 
ra re, et in tanto viene a perdere parte del suo potere. Io già trà questi non ini sono ; 
onde havendo ricevuto sempre dalla M. V. nobilissime gratie, favella humilmente 
la gratitudine mia, et il desiderio ch' ella si goda 1* Imperio, e i Regni, e quello del- 
T Ungheria in particolare con meritato riposo. Ne questo (creda la M. V. a me suo 
fidelissimo servitore, non chiedendo altro la conditione nella quale si trovano le 
cose nostre), si puô ottenere se non con la guerra, con gl* Utromenti délia quale 
si anderà fabricando il Tempio délia pace, e quella hoggi che fa i progressi suoi 
sotto al vessillo délia Giustitia, è tanto necessaria, quanto questa ; anzi la pace 
avvilita si rimane senza il vigore délia guerra. Io non ho Tingegno afferrato 
dair inquietudine, ne sono da proprii affetti affascinato; onde di continuo io vada 
intrecciando facci per accendere flamme di guerra ; ne mi reputerô mai una buona 
pace per dura servitù, ne è credibile, ch* io abborrisca quella quiète, che in pre- 
mio di qnarantacinque anni che porto Y arml, mi si deve. Laonde, se à tutto ciô 
s' ha da credere, corne la ragion lo comanda, devesi anco per sicuro tenere, ch* io 
la verità rapresenti alla M. V. e dira sempre, che non si debbono posare l'arme, 
se non dopo un' assicurata pace, dopo una vittoria intiera, e per una honorata 
morte. Mi si proporrà : chi vuole guerreggiare, bisogna che sia possente d* arme, 
e danari; et io rispondo, che la riputatione d'un gran Principe amato, e rive- 
rito, somministra in buona parte quanto fa di bisogno. Non mancheranno alla 
M. V. danari, sempre che siano impiegati realmente nella guerra, ne se ne facciano 
tante particolari distribuzioni, et tante imborsationi, onde a gli esserciti manchino 
le necessarie cose, recandosi a gran pericolo il farne poi provisione, quando si è 
accerchiato dall' inimico. . . . 

« Nella giusta cagione deila guerra è posta la base délia rigorosa speranza 
di conseguir la vittoria ; si maneggiano con sicurezza le armi, le quali perô senza 
Iddio non vincono, et la giustitia, corne scudo a pericoli s* oppone ; il che si co- 
nobbe, essenilo rimasi sotto Vienna otto mila Turchi dell* esercito di Solimano. 
Tralascio le vittorie da Carlo Quinto ottenute, ma in sua vece s'annoverino quelle 
délia Maestà Vostra. ... La M. V. non ha mai perduta alcuna piazza, se non per 
tradimento ; ne meno a forza d* arme è per perdere, se al mio parère ella de- 



PRÉFACE XL VII 

gnerà appigliarsi, et non avenga, corne al glorioso suo padre, il quale non dando 
orecchie al prudente consiglio dello Sventi, di non pacificarsi con Solimano, che 
se ne mostra va desideroso, dalf interesse astretttovi, trovô poi la non credenza 
sua perigliosa molto. 

« Habbiasi la Transilvania arnica, et in essa principalmente si conservino i 
Siculi in fede. Habbiasi la Vallacchia, et habbiasi la Moldavia, e s* aiutino, e si 
favorîscano i Vaivodi loro in ogni maniera. Procurisi d' acquistare e di conser- 
va re buona intelligenza co* Pollachi, acciô che ciascuno dal suo lato impedisca il 
passo a Tartari. Ne mancaranno alla M. V. prudenti, e coraggiosi capitani stra- 
nieri che la serviranno 

« Ma se la M. Vostra heroicaroente risolve d* uscire ella in campagna, ver- 
ranno a servirla i Prencipi délia Germania, i prencipi dell'Italia, la Nobiltà Fran- 
cese, i migliori soldati che guerreggino per lo Rè di Spagna (1), e sarà pari- 
mente da Dio accompagnata 

«c Non tema la Maestà Vostra de* moti nelTItalia; non pericolerà la nave di 
Pietro ; Christo Signor nostro priega per lui. Stringasi pur Santa Lega, spinga- 
nosi possenti armate in mare, danneggi una la costa di Barba ri a, Y altra porti 
1* ariqi à gl' Albanesi, et a gl'altri popoli christiani oppressi dal Turco; correranno 
a migliara a liti, le piglieranno, e con generosa prontezza si solleveranno, in ma- 
niera che, battuto da tutti i lati, rimanerebbe ecclissata affatto la sua crescente 
Luna. Sarebbe sotterrato il nome Ottomano ; diverrebbono le meschite vere case 
di Dio; si pianterebbe l'adora ta Croce del gran Costantino per tutti i regni, che 
cotesto potentato tiene. Et io per singolarissima gratia rinvigorito, porterei 
queste mie ossa a veduta del Santissimo sepolcro di Christo ». 

Le chevalier Cyrus Spontoni, compagnon d* armes et biographe de Bastas, 
publiant cet éloquent mémoire, le fait accompagner de ces paroles. « Riraase 
sommamente sodisfatto Rodolfo del discorso mandatogli dal Basta per lo Conte 
suo figliuolo, e ne tenne proposito a lungo con Y ambasciadore di Spagna, eh* an- 
ch' egli quel parère lodô, confermandolo ad esso Basta nel visitarlo, essendo amici 
fin dal tempo che l'uno e Taltro trovavasi nella Fiandra. Ma gl'humori de* moti 
neir Italia givano più crescendo ad ogn* hora, e già dall* una parte, e dalT altra 
si era fatta la visita dello stato proveduto di genti d'arme, e di quanto appartiene 
al guerreggiare, essendo in altre il Conte de Fuentes con tre esserciti descritti 
in pronto per servire ad utile del suo Rè alla Chiesa. Per lo chè fu giudicato 

0) Il s'agit de nos nombreux Strath.'otes alore au service d'Espagne. 



XLVIIÏ PRÉFACE 

esser bene il ricever affatto gl' Ungheri in gratia, e lo stabilir co'l Turco la pace; 
a che condescese anco il Basta per gusto del suo Signore, ma non per cancellare, 

ne per rivolgere a contraria parte quant* egli haveva scritto air Imperatore Ciô 

prediceva egli, ma invano, quasi cigno, che vicino al morire canta V essequie sue ; 
ne altro intorno à ciô dir voleva, se non che lo splendore délia prospérité, quasi 
folgoreggiante lampo toglie il vedere dell'animo, e che i Prencipi, quando vo- 
gliono. intendono a cenni, ma sempre che non piace loro, non odono i gridi, ancor 
che ben strepitosi et alti, che sono aile loro orecchie intonati. » Cavalier Ciro 
Spontoni, Historia délia Transilvania, Venetia 1638, p. 314-323. Tout ce livre, 
très rare de 351 page, est consacré à la narration des opérations militaires de 
Georges Bastas comme généralissime de 1* empereur Rodolphe H. 

Spontoni, et les deux frères comtes de Cavrioli, admirent en Bastas la no- 
blesse de son cœur, sa vraie éloquence, ses manières polies, ses efforts surhumains 
pour relever par une organisation. solide l'esprit militaire des Hongrois, alors trop 
abaissé, sa haine implacable du Turc, haine qu* il réussit à transmettre tant aux 
Transylvains qu* aux Hongrois, alors très liés avec les pachas de Bude, et surtout 
l'œil pénétrant du grand tacticien, qui, selon l'expression Dantesque, sut toujours 
de vincere senz' arme. Ils l'intitulent il Capitano lnvictissimo (le capitaine in- 
vaincu), et en effet on ne pouvait appliquer cette epithéte à personne avec plus 
de justesse, puisque Bastas dans les quarante ans de sa carrière militaire n' a ja- 
mais été vaincu. 

Une partie considérable de l'œuvre de chevalier Cyrus est consacrée à exposer 
dans tous les détails les exploits du célèbre prince de Valachie Michel le Brave, 
chanté aussi dans deux longs poèmes grecs publiés par M. Legrand. Michel, après 
avoir occupé la Moldavie et la Transylvanie, et être devenu par ses victoires et ses 
cruautés vraiment barbares la terreur des Turcs et même des Autrichiens, ne prit 
pas en grande censidération le Strathiote récemment venu de Flandres pour se 
mettre à la tête de la petite armée que lui permettaient de former les ressources 
alors épuisées de l' Autriche et la désorganisation militaire de la Hongrie. Le prince 
Valaque, ne comptant que sur la bravoure personnelle, se moqua de ces stratégèmes 
de tactique, contre lesquels un de ses prisonniers qui avait connu Bastas en Flan- 
dres, lui conseilla de se tenir en garde. Disposant de forces presque quadruples il 
eut T imprudence de risquer une bataille avec une fougue sauvage. Mais dans cette 
rencontre l'armée Valaque fut totalement écrasée, et le prftice arrogant fuyant 
tout seul, ne dut son salut qu' à la vitesse de son cheval, qui avait franchi à la 
nage le fleuve Marusch et conduit son cavalier hors de la portée des arquebusiers 



PREFACE XLIX 



de Bastas. Miche], pour récompenser son sauveur, se mit à terre, le baisa à reprises 
sur le cou, et lui ôtant la bride, le laissa libre de s* en aller. 

Spontoni, témoin oculaire, expose aussi d' autre manière les faits postérieurs 
qui ont abouti à la mort tragique de Michel. Réconcilié avec Bastas, par l'entre- 
mise de Y empereur, et guerroyant en allié de ce dernier, il fut dénoncé par 
son propre général de cavalerie, Racoczy, comme ayant ouvert des pourparlers 
avec les Turcs dans un but hostile au camp impérial. Bastas V accusa immédiate- 
ment devant un conseil de guerre, insistant sur son arrestation, malgré les pro- 
testations de ses collègues qui demandaient la mort immédiate du traître. Aux 
soldats qui furent envoyés pour 1* arrêter, Michel répondit en tirant sa cimeterre 
et tuant le premier qui 1* aborda ; les autres furieux se ruèrent sur lui et finirent 
par lui trancher la tête. 

Note X, page XXIX. 

« Trovandosi del 1537 adl 5 Febraro che la Signoria havea fatto una lega adl 
ultimo del preterito, con il Papa et Cesare, offensiva, .et difensiva contra Turchi, 
a fare il terzo délia spesa la Signoria, la meta 1* imperatore, et un sesto del tutto 
il Papa, et vedendosi il tempo propinquo aile facende délia primavera, et fatte 
pochissime provisioni ad una tanta impresa, massime di certi archibugioni, et 
celade, et corsaletti al modo che dissegnava il signor Duca, et ragionandosi di 
questa cosa nella caméra sua, dove era il cardinale di Gaddi, et il signor Mer- 
curio Bua, et molti altri gentilhuomini, Mercurio disse « non dubitate, Signor 
Duca, che ogni poca forza che mostriate havere, dalla Morea, et dal Braccio di 
Maina si solleveranno tanti Albanesi et tanti valenthuomini contra Turchi, et li 
daranno tanto che fare, et a V. E. daran tanto favore che pur che alziate il 
dito, tutti vi daranno la vittoria in mano certissima, et cosl sarà nel rimanente 
di tutta la Romanïa, la quale è habitata da Christiani », et qui allegô molti essempi 
di cose passate simili. Al che rispose il Duca. « Io non nego che il paese Christiano 
non possi dare aiuto, et favore air essercito nostro, andandoli, massime se vi tro- 
vaste voi, signor Mercurio. Ma dico bene, che il far la guerra con principal fon« 
damento de* popoli, per valorosi che siano, è pericoloso, e di rovina certa. Et bi- 
sogna che nel fare una impresa il Capitano faccia corne fa la natura nel generare 
un* animale, che prima gênera il cuore, poi li altri membri principali, corne fegato, 
pulmone, cervello, sangue, poi la pelle, in ultimo li peli, et V unghie. Cosi che si 
fonda T impresa nel capitano istesso, il quale sia il cuore, et che li dentro vi sia 



L PRÉFACE 



ogni sufficienza, ogni neltezza, et giustiiia. Poi H capitani forlissimi, obedientissimi, 
et prattichissimi, H quali si lirano dietro soldati tali, quali essi sono; poi la vit- 
tuaria sufficiente, poi il denaro, poi l'arme. Et qui pensare che è il nemico con chi 
tu liai a combattere, et con che arme combatte, et in che paese, et quanta gente 
ha; et poi tu vedere che arme vi vuole contra quelle, et conoscere il vantaggio. In 
ultimo poi corne pelle, unghie, o capelli, considerar li aiuti straordinarii. et estrin- 
seci. Ma principalmente fondare la cosa in una cosa propria, sicura, ben ordinata». 

(Diacorai militari deir eccel. no sig. Franceaco Maria I dalla Rovere, duca d'Urbino. Fer- 
rara 1583, f. 10-11 v.) 



LA GRECE DEVANT LE TRONE DE LOUIS XIV 

( 1(153) 



MONUMENTA 

HISTORIAE HELLENICAE 



DOCUMENTA FEUDATARIOS GR^EGOS, STRATHIOTAS DIGTOS, 

ILLUSTRANTIA 



DXVIII. 1548, 7 Maii. 

Sapientes Consilii, Terrefirrne etc. — Provisori Cephaloniae et successoribus. 
Àcciochè le doe compagnie de Strathioti da Napoli, et da Malvasia, che ne 
servono in queir isola a voi commessa sotto li Strathioti Stamati Masarachi ca- 
vallier, et Zorzi Vinari habbiano il pagamento suo debito in ragion di paghe otto 5 
alfanno, secondo che gli fo promesso dalla Signoria Nostra, quando furono espediti 
de 11, Vi coramettemo col Senato che del danaro di quella caméra nostra deb- 
biate supplir alli ducati raillecinquantasei, che la caméra di Candia è obligata 
mandar de 11 ogni anno per pagamento délie dette doe compagnie, di modo che 
nell'a venir dal corso delli danari che si mandavano di Candia a quello che correno 10 
in quella isola délia Cephalonia, essa Strathia habbia il suo debito pagamento in 
ragion di paghe otto all'anno, acciô che ne servino bon contenli, et satisfatti délia 
gratia nostra, mandando a Corfii il restante del danaro, che quella caméra è obli- 
gata di mandare per conto di quelle fabriche. Et perché il Strathioto Zorzi Vinari, 
uno delli predelti capi, venuto alla presentia nostra per la causa sopradetta, ne ha 15 
esposto per nome di predetta Strathia, che fin hora non gli sono stati assignati li 
terreni secondo Tordine dato già alli precessori vostri Tanno 1541 per ricompen- 
sarli delli béni da loro lassati in le città di Napoli, et Malvasia, perd desiderando 
noi, che la conseguisca quanto gli è stato promesso, acciô che habbiano modo 
di sostentarsi con le faraeglie soe, Vi commettemo col Senato, che, non gli es- 20 
sendo stati assignati li terreni predetti, debbiate fargli assignar quelli terreni in- 
culti pertinenti a quella caméra nostra, dando a ciascuno quella portione, che 
giudicarete convenir alli meriti soi, et alli béni da loro abbandonati in esse citta, 
inherendovi aU'ordine già dato alli precessori vostri, obligando quelli alli quali di- 
stribuerete li terreni predetti a pagar la décima a quella caméra, secondo che fano 25 

Vol. IX. l 



2 MONTMENTA HISTORIAE HELLENICaE 

quelli altri Strathioti nostri, alli quali sono sta dati di simil terreni, essequendo que- 
sto ordine nostro, siccbè non habbino da ricorrer per ciù alla presentia nostra. 
Has autem etc. 

De parte ... 156 de non ... 2 non sinceri ... 4 
5 Lecta Collegio die ultimo Aprilis 1548. 

(Senato Mar, XXIX, f. 171). 

DXIX. 1548, 7 Maii. 

Sapientes Terrefirme — Regimini Cretae et successoribus 
È comparso alla presentia nostra il strenuo Nicolô Fontana banderaro délia cora- 

10 pagnia de* Strathioti Napolitani sotto il str. I). Giacomo Mormori cavallaro deput3ta 
alla custodia di quella città, et per nome del predetto capo, et sua compagnia n'ha 
esposto, che essendogli stati concessi, et assignati da vostri precessori in esecution 
di lettere nostre di XX Décembre 1541 alcuni terreni di quell' isola nostra a 
essa Strathia, pare che dapoi per virtù di altre lettere nostre sia rimasta priva 

15 di quelli terreni, essendo stati quelli conferiti ad altri Napolitani benemeriti no- 
stri in exécution di una parte del Conseglio nostro di X per la quai essi terreni 
furono concessi , et riservati a loro Napolitani et Malvasioti, ricercandone per 
ciô, che stante la promissione fattagli dalla Signoria Nostra alla alienatione di 
Napoli, che fo di proveder al viver loro, et pariraente la ordinatione che faces- 

20 semo quando furono espediti in quella città, vogliamo proveder, et dargli modo 
di poter viver con le loro fameglie ; onde essendo noi inclinati al commodo, et be- 
neficio di detta Strathia, cosi convenendo alla fede, et molti meriti soi, col stato 
nostro, vi commettemo col Senato che in esecution di quello che vi scrivessemo 
sotto di xxii Décembre 1511 debbiate distribuir a detta fidelissima Strathia delli 

25 terreni posti in quell' isola di ragion délia Signoria nostra, eccettuati li luogbi 
délia Sythi, délia Messarea, et Alicambo, li quali per decreto del Conseglio di X 
del 1542 de di. . . . Luglio, et poi del Senato di 10 Marzo 1543 sono sta concessi 
ad altri fidelissimi da Napoli, et Malvasia, che all'hora restavano ad esser bénéfi- 
ciait li quali già sono stati distribuiti, et assignati a molti di loro benemeriti, dando 

30 voi a ciascuno délia Strathia predetta quella quantità di terreni, che giudicarete 
convenir alli meriti soi, et alli béni da loro abbandonati in Napoli, secondo che 
vederete dalle estimationi di essi béni, osservando in tal distributione et assigna- 
tione tutto quello, che fo ordinato per le lettere de di xxii Dicembre 1541 sopra- 
dette, advertendovi che 1 1 predetto capo Mormori eletto in loco del qu. Fran- 

35 cesco de Nassin fu espedito senza promissione di terreni, perô non die haver 
alcuna cosa per questo conto, et cosi cadaun altro che fosse sta espedito dopo 
l'anno del 1541 di xxii Dicembre, et perù non gli assignarete alcuna quantità di 
terreni. Has autem ad successorum memoriam registrare facite, et presentanti 
restitui. 

40 De parte . . . 134 de non ... 5 non sinceri ... 18 

Lecta Collegio die ultimo Aprilis 1548. 

{Senato, Mar. XXIX, f. 172,. 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLU8TRANTIA 



DXX. 1548, 8 Junii. 

E introdutto che da certo tempo in qua sono date per legerissime cause soven- 
tioni a* Strathioti et altrî stipendiati nostri che serveno la S. N. in Dalmatia sotto 
pretesto d' baver perso cavalli et allro, il che viene à céder in grandissimo danno 
délia S. N. onde essendo conveniente proveder à queslo, L' andera parte che de 5 
cetero non si possa per alcun modo dar soventione alcuna alli sopradetti Stra- 
thioti et altri, si per i rettori nostri di Zara, o proveditori in Dalmazia non ne sarà 
fatta fede per sue lettere con giuramento li sopradetti baver giuste et légitime 
cause di esser sovenuti da noi, dechiarando esse cause particolarmente, le quai 
lettere debbano esser vedute dalli Savii nostri di Terraferma, et per loro proposte 10 
dette soventioni, le quai perô debbano esser approbate per il Collegio nostro, et ne 
sia dato aviso alli rettori di Zara et proveditor in Dalmatia che faciano publicar la 
parte sopradetta, accio.la sii osservata in violabil mente. 

De parte ... 116 de non ... 2 non siuceri ... 17 

(Senato, Mar, XXIX, f. 177). 15 



DXXI. 1548, 9 Junii. 

Nobiles super Neapolitanis et Monovassiensibus. 

Che per autorité di questo Conseglio et in esecution d'altre délibération soe, 
et del maggior Conseglio siano concesse, et confirmate le tasse, et officii infra- 
scritti airinfranominati fidelissimi nostri da Napoli di Homania, et Malvasia, cioè 20 

A Dom. Canachii Cuvli da Napoli ducati centotrentauno di tassa all'anno, cioè 
ducati quarantaotto sopra la cancellaria di Parenzo, ducati dodeci sopra la caval- 
laria di Este, item ducati trentasei di tassa imposta aU'officio di soprastante del sal 
di Padoa al présente esercitato per Andréa da Este; item ducati trentacinque di 
tassa imposta air officio di coadiutor neU'officio del sal in questa città, che al pre- 25 
sente esercita Zuanbattista Zaffardo secondo la forma délia tassattione fatta per li 
cinque Nobili nostri sopra Napolitani, et Malvasioti, dechiarando che le tasse delli 
predetti officii siano pagate per li predetti Andréa da Este, et Zuanbattista Zaf- 
fardo, et soi successori, le quai tutte tasse siano, et esser s'intendino in vita 
del predetto D. Canachii, et dopo la soa morte pervengano in Andronico, Théo- 30 
doro, Constantin, et Nicolo soi figlioli nasciuti a Napoli. 

À D. Nadal Mormori da Napoli, oltra li ducati quarantaotto all'anno di pro- 
visione, la quai per questo Conseglio a vu di Zenaro 1539 gli fo concessa alla ca- 
méra di Candia, et poi per esso Conseglio a primo Dicembre 1545 permutata da 
quella caméra alla caméra di Padoa, siano concessi in vita soa, et di D. Agnese 35 
soa moglie ducati sessanta di tassa air anno, cioè ducati disdotto sopra la cancella- 
ria di Este, et ducati sei sopra la cavallaria del capitano di Famagosta, et ducati 
dodeci sopra la cancellaria di Cologna, iuxta la tassatlion fatta per li cinque Nobili 



4 MONUMENT.* HISTORIAE HELLENICÀE 

nostri preditti ; item ducati otto di tassa sopra la vioecollateralia di Verona exer- 
citata per Antonio da Barbarano iuxta la parte presa in questo Conseglio sotio 
di la quai sia pagata per il detto Antonio et soi successori; item du- 
cati sei di tassa posta a Fiero Scalabrin governator délie scritture de i rettori 
5 di Conegian secondo la contenta per lui fatta nell* officio de i Nobili preditti ; 
item ducati dieci di tassa imposta alli doi stimatori di tentoria iuxta la contenta 
fatta per Andréa Calmo, et Zuan Moreto stimatori di tentoria in l' officio de i 
preditti Nobili, restando ferma la termination fatta per li cinque Savii sopra la 
Mercantia sotto di .... 1516 circa la reduttion di detti stimatori in doi solamente. 

10 Li quali ducati sessanta, dopo la. morte delli detti, debbano pervenir in D. Jacomo 
Mormori caval/ suo figliolo, il quai sia obligato di maritar Gratiosa soa sorella, se 
alla morte del padre suo non fosse stata maritata, nel quai caso la predetta madré 
et figliolo siano. tenuti di fargli le spese, et dargli dote conveniente alla loro 
conditione. 

15 A Manoli Savogia da Napoli ducati cinquanta air anno di tassa imposta ut 

sopra alla cancellaria del podestà di Cologna in vita del prédetto Manoli. 

A D. a Marulla de Gigni da Napoli ducati trenta air anno di tassa imposta ut 
supra alla cancellaria di Cologna sopradetta in vita soa. 

A D. a Frossini Spilioti ducati trenta air anno di tassa imposta ut sopra alla 

20 cancellaria di Cologna predetta in vita soa, con libertà di disponer dopo la morte 
soa per anni sei. 

A Stamati Cathelo da Napoli siano confirmât! in vita soa li ducati vinti 
air anno di tassa imposta alla detta cancellaria di Cologna ut supra, li quai du- 
cati vinti siano, et esser s' intendino in cambio del luogo di caporal nel castel di 

25 Crema, che per délibération di questo Conseglio sotto li 26 Febraro 1546 gli fo 
levato, ne per ciô possa baver altra ricompensa, ma di essa tassa possa disponer 
dopo la soa morte per anni cinque. 

A D. a Agnese relicta del qu. Andréa Mormori da Napoli in vita soa, et di 
Cornelio, et Zuane soi fîglioli, al quai Zuane in tempo dt ll'assedio di quella città 

30 fo portato via una gamba dall'artellaria d' inimici, siano concessi ducati nonan- 
tasei di tassa air anno imposta ut supra, cioè ducati sessanta sopra la cavallaria 
di Campo S. Piero, ducati vintiquatro sopra la cancellaria del capitaneo di Vero- 
na, et ducati dodeci sopra la cancellaria di Cologna, succedendo Funo aU'altro, et 
essendo in facultà loro di disponer di detta tassa dopo la morte soa per anni dieci. 

35 A Zuane d* Athènes da Napoli ducati sessanta all'anno di tassa imposta ut 

supra alla cavallaria del podestà di Uderzo in vita soa , essendo in soa facoltâ 
di disponer et ordinar di essa tassa dopo la morte soa per anni dieci. 

A D. a Marulla Cathelo da Napoli ducati disdotto air anno di tassa imposta ut 
supra alla cancellaria del podestà et capitaneo di Sacil in vita di lei Marulla. 

40 A D. a Antonella Contestabela da Napoli ducati disdotto all'anno di tassa im- 

posta ut supra, cioè alla cavallaria délia Motha ducati nove, et li altri ducati nove 
alla cancellaria di Caneva in vita di essa donna. 

A D. a Giulia Thodesca da Napoli ducati vintiquatro di tassa all'anno imposta ut 
supra aile doe cavallerie del capitano di Kressa in vita di essa Giulia. 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 5 

A D. a Angelina Manassi in vita soa, et di Alfani soa figliola ducati quaranta 
all'anno di tassa imposta ut supra alla cavallaria del podestà di Cologna. 

A Franco Eugenico da Napoli in vita soa, et di Iseppo, Stati, et Dolfina soi 
figlioli ducati quaranta air anno di tassa imposta ut supra alla cavallaria del 
podestà di Cologna predetta. 5 

A D. Leccha Strilizza da Napoli ducati dodeci air anno di tassa imposta ut 
supra alla detta cavallaria di Cologna, la quai sia in vita soa. 

A Orsino Conte da Napoli ducati quarantasette et mezo air anno di tassa 
imposta ut supra, cioè ducati quaranta sopra la predetta cavallaria di Cologna, 
et ducati sette et mezo sopra la cavallaria di Montagnana, la quai tassa sia in 10 
vita di lui Orsino, et dopo la morte pervenir debbano in Hieronymo Conte suo 
nipote, et in caso che detto Hieronymo mancasse avanti Orsino predetto, possa 
esso Orsino ordinar, et disponer di essa tassa per anni dieci. 

A Zorzi Corinthio notule da Malvasia ducati settantaotto di tassa air anno 
imposta ut supra alla contestabelaria del podestà et capitano di Treviso in vita 15 
soa, essendo in faculta soa di disponer di detta tassa dopo la morte soa per 
anni dieci. 

A Theodorin Corinthio et Theodosio suo fratello da Malvasia ducati qua- 
rantaotto all'anno di tassa imposta ut supra, cioè alla cavallaria di Baffo du- 
cati vintiquatro, et li altri ducati vintiquatro alla cancellaria di Montona, essendo 20 
in loro facultà di disponer di detta tassa dopo la morte soa per anni dieci. 

A Zorzi Psarena da Napoli un luogo di compagno provisionato alla porta Li- 
viana in Padoa vacato per la morte del qu. Conte da Legnago, col stipendio, utilità 
regalie, modo et obligation a detto luogo pertinenti, et corne lo possedea il defonto, 
il quai sia obligato di mantener D. a Maria soa madré mentre che la viverà. 25 

Ad Andréa Agudino da Napoli un luogo di compagno provisionato alla porta 
di S. Zuane in Padoa, vacato per la morte del qu. Valentin da Verona, col stipendio, 
utilità, regalie, modi, obligation, et carghi a detto luogo pertinenti, et corne lo pos- 
sedea il defonto, il quai luogo sia in vita del predetto Andréa, il quai sia obligato 
di mantener suo padre. 30 

A Zorzi Candi da Napoli, il quai îo preso in tempo che quel luogo era asse - 
diato, et hora è venuto di captivita, sia concesso un luogo di compagno provisionato 
nel castello di Padoa vacato per la morte del qu. m Giulio Tinto da Venetia, col sti- 
pendio, utilità, modi, obligation, et carghi a detto luogo pertinenti, et corne lo 
possedea il defonto predetto. 35 

A Constantin Cernovichi da Napoli, il quai fo preso al tempo dell'ossidione 
di quella ciltà, et è stato schiavo fino al présente, sia concesso in vita soa, et 
di D. a Eugeni Simena sua moglie, et di Nicolô suo figliolo un luogo délia Sarasi- 
nesca del portello de Padoa, vacato per la morte di Andréa Salvadego da Castel 
Franco, col salario, utilità, modi, obligation et carghi a quello pertinenti, ali 40 
quai sia data per loro habitation la casa in corte del capitano di quella città 
vacata per la morte del qu. Christophoro da Napoli di Romania ; et per total ri- 
compensa delli meriti, et béni di detta D. Eugeni soa consorte, delli denari dell'of- 
flcio delli cinque Nobili soprascritti gli siano dati in contadi ducati quindici per 



6 MONUMENTA HISTORIAE HELLEN1CAE 

u na flata solamente, et sia commesso al capitano nostro di Padoa, clie satisfar 
debba del salario suo Zuan Maria da Vicenza per il tempo che l' ha esercitato il 
detto ofdcio secondo la deputation fatta per il precessor suo corne è ben con- 
veniente. 
5 A Dimitri Artalô da Napoli il luogo di contestabile délia corte del capitano 

di Candia vacato per la morte del qu. Bernardo Altimani, col salario, utilità, 
obligation, et carghi a quello pertinenti, et corne lo possedea il defonto, il quai 
sia in vita di lui Dimitri, et dopo la morte soa debba pervenir in soa moglie 
per anni quattro. 

10 A Michali Cavisô da Malvasia, il padre del quai fo cruciflsso da Turchi et 

bruciato vivo sopra una barca, r officio di contador in caméra di Candia vacato 
per la morte del qu. Michiel da Rhodi, col salario, utilità, modi, obligation, et car- 
ghi a detto officio pertinenti, et corne lo possedea il defonto, il quai sia in vita di 
lui Michali, di D. a Helena sua madré, et di Erinni soa sorella. 

15 A D. a Maria Dragontina da Napoli sia concesso in vita soa V officio di scri- 

vano d'i panni nella città di Padoa vacato per la morte del qu. Vicenzo Thealdini, 
col salario, utilità, émoluments obligation, et carghi a quello pertinenti, et corne 
possedea il defonto, et dopo la morte soa debba pervenir in Zorzi, et Lucia soi fi- 
glioli per mita, con questa conditione, che quando il detto Zorzi venirà al beneficio, 

20 el sia obligato dar ducati vinti per una fiata ad Helena soa nezza, figliola di detla 
Lucia soa sorella per il suo maritar. 

A Zorzi Cazzanopulo da Malvasia sia concesso in vita soa, et di Nicola suo 
figliuolo un luogo di contestabile nella corte del capitano di Candia vacato per la 
morte del qu. Marco da Verona, col stipendio, utilità, modi, obligation, et carghi a 

25 detto luogo pertinenti, et come lo possedea il defonto. 

A D. a Maria qu. Andréa da Napoli un luogo di pallatier alla pallata del 
Dose vacato per la morte del qu. Ricardo col salario, utilità, émolu- 
ments obligation, et carghi a quello pertinenti in vita délia ditta Maria. 

A D. Marmamoro da Napoli siano concessi tanti terreni nel luogo délia 

30 Messarea in Candia che siano per mesurade cento et vinti, li quali siano soi, et 
delli soi heredi, iuxta la forma délia parte presa in questo Conseglio sotto di 
16 Marzo 1543. 

A Tracagnoto de Monogiani (scr. Eudemonogianni) nob. da Malvasia siano 
concessi ducati trenta all'anno di tassa imposta ut supra alla cavallaria del capi- 

35 tano di Famagosta, oltra la quai tassa, per esser homo esercitato nell'arte mili- 
tare a cavallo, gli sia concesso un luogo a cavallo nella cornpagnia del str.° 
Tracagnoto de Monogiani, che serve nella città délia Cania, primovacante, adem- 
pite perô le altre aspettative concesse ad altri benemeriti fino al di présente, 
nel quai luogo debba entrar a servir con l' istesso stipendio, et provisione, con 

40 la quai harà servito quel taie in loco del quale esso entrarà. Et da mo sia preso 
che siano remossi tutti, et ciascuno che fosse stato posto nelli sopradetti officii per 
cadaun rappresentante délia Signoria Nostra quomodocumque et qualitercumque, 
et poati essi fidelissimi da Napoli et Malvasin, alli quali debbano cessare le soven- 
tioni et affitti di casa, et posti li béni loro nella Signoria Nostra, et lutte le conces- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 7 

sion soprascritte siano et esser s' intendano in premio delli meriti loro, et in total 
recompensa delli béni abbandonati in essa città. 
Lecta Coll. die 9 Jugnii 1548. 

De parte . . . 147 de non ... 1 non sinceri ... 8 

(Senato, Mar. XXIX, f. 177-180). 5 



DXXII. 1548, 16 Julii. 

Nobiles super Neapolitanis et Monovassiensibus. 
Sono stali espediti molti delli fidelissirni nostri da Napoli et Malvasia, et con 
questo Conseglio beneficiati con officii, tasse di cancellarie, et cavallarie, terreni 
nell' isola nostra di Candia, et altro, in premio dei meriti loro, et delli béni ab- 10 
bandonati in quella città, secondo che è parso convenire alla giustitia, et equità, 
alcuni dei quali non curandosi di tuor il possesso delli luoghi, et officii a loro con- 
cessi, et meno di levar le patenti, et lettere soe, molestano continuamente la 
Signoria Nostra, et li Nobili nostri sopra la loro espedition deputati, volendo be- 
neficio maggiore di quello che debitamente gli conviene, et che per questo è 15 
stato conosciuto, la quai cosa quando s'admettesse causaria disordine cosi grande, 
che si corne si ha fino al présente espedito tutti quei che haveano soventione 
et afdtti di casa dalla Signoria Nostra in questa città, et che di brève si puô 
sperar Y espeditione dei restante, che sono pochi, non si vederia mai il fine con 
andar in infinitum con total scontetezza d' ogn' uno per moite cause ben note a 20 
questo Conseglio; onde essendo necessario opportunamente provedergli, L'andera 
parte che per autorità di questo Conseglio sia preso et deliberato, che tutti li 
predetti Napolitani et Malvasioti che fin hora sono stati espediti, et beneficiati, 
si per questo Conseglio corne per il Collegio nostro, debbano in termine di giorni 
quindeci prossimi futuri haver levato le soe patente, et lettere délie concessioni 25 * 
fattegli de officii, tanse de cancellarie, cavallarie, contestabelarie, terreni, et altro, 
et tuor il possesso delli officii, et beneficii a loro concessi; il che non facendo, 
siano privi d' ogni beneficio gli fosse stato concesso, ne possano haver piii alcun 
beneficio corne Napolitani et Malvasioti, et di quelli tal beneficii si possi per li pre- 
detti Nobil nostri secondo l' autorità a loro concessa, premiar quelli altri fidelis- 30 
simi che restano fin hora ad espedirsi, et alla simil condilione siano tutti quelli 
altri che cetero serano con questo Conseglio espediti ; et la présente parte non se 
possi suspender, revocar, interpretar, vel aliquo modo dechiarir sotto pena a chi 
mettesse, o consentisse di metter parte in contrario, di ducati 500 da essergli tolta 
per cadaun delli Avogadori nostri di Comun, et dei Collegio nostro senza altro 35 
conseglio. 

De parle ... 113 de non ... 8 non sinceri ... 10 
Lecta Collegio, die xii Julii 1548. 

(Ser.ato, Mar. XXIX f. 186). 



8 MONUMENT A HISTORIAE HELLENICAE 



DXXIII. 1548, G Octobris. 

Consiliari, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum. 
Se ha cosi fidel et valorosamente adoperalo in servitio del stato nostro il 
strenuo Andréa Bua qu. m Jani cosi nelle guerre d' Italia, corne nella preterita 
5 guerra Turchesca ritrovandosi su V isola delta Cefalonia, dove fece moite egregie 
prove, che debitamente mosse il diletissimo nob. nostro Thoma Mocenigo all'hora 
capitano général da mar a concedergli ducati tre di stipendio alla caméra délia 
Cefalonia a paghe qualro ail* anno, con obligation di tener uno cavallo, si corne 
nella patente il tutto è dechiarito ; il quai Andréa comparso alla presentia nostra 

10 ha esposto essergli impossibile poter viver, et tener detto cavallo con cosi tenue 
stipendio, supplicandone per ciô a dargli modo taie che '1 possi sustentarsi, et 
ben contento servirne ; onde essendo esso Andréa benemerito délia Signoria No- 
stra insieme con li soi maggiori fidelissirai del Stato nostro, non si die mancar 
di usar verso di lui segno di gratitudine, et dargli modo di poter passar la vita 

15 soa con bon esempio d' altri: perô L' andera parte che per autorità di questo con- 
seglio al stipendio delli ducati tre per paga soprascritti concessigli dal predetto 
capitano nostro gênerai da mar, corne nella concessione si legge, la quai sia et 
debba esser in omnibus confirraata, siano aggionti altri ducati doi per paga, si che 
nell* avenir il predetto Andréa habbia ducati cinque per paga a paghe quattro al- 

20 l'anno, da essergli pagati dalla caméra délia Cefalonia nelHstesso modo che prima 
gli erano pagati li ducati tre, con obligation di tener un bon, et sufficiente ca- 
vallo al servitio délia Signoria Nostra, corne è convergente, et honesto, acciô 
che meglio contento el s* adoperi al bénéficie* del Stato nostro. 

Thomas Contareno Proc. sap. Cons. Nicolaus Geno sap. T. F. Jo. Bap. Ca- 

25 pello sap. Ord. 

De parte . . . 146 de non ... 8 non sinceri ... 4 

(Senato Mar, XXX, f. 8-9). 



DXXIV. 1548, 16 Octobris. 

Consiliarii, capita XV, sapientes Consilii, Terrefirme. Ordinum. 

30 Le moite fidelissime et valorose operationi fatte in servitio del stato nostro 

dal strenuo D. Theodoro Cladà capitanio nostro di Strathioti, et dalli fratelli et 
progenitori soi con eifusione di proprio sangue et perdita délia vita d'alcuni di 
loro, corne ha inteso questo conseglio dalla supplicatione hora letta, dieno mover 
hora la S. N. à satisfare in quella parte, che sia convenienle alla dimanda del 

35 strenuo capitanio nostro Dimitri Clada suo figliolo, acciô che '1 possi con bon 
animo continuare nel fidel et valoroso servitio che ne ha fin' hora prestato, imi- 
tando le virtù delli prescritti sui maggiori ; L' anderà parte che alla provisione 
che ha il sopradelto strenuo Dimitri Clada di ducati 10 per paga à otto paghe al- 



5 



DOCUMENTA STRATHIOTAS 1LLUSTRANTIA 9 

T anno, gli siano aggionti altri ducati 2, sichè in tutto Y habbi da mô inanzi ducati 
12 per paga, restando cassa et annullata qualunque concessione fattagli da rettori 
o altri rappresentanti nostri. 

De parte . . . 141 de non ... 4 non sinceri ... 14 

(Senato Mar, XXX, f. 11). 

DXXV. 1548, 23 Octobris. 

Consiliarii, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum. 
L' egregie et valorose operationi prestate in ogni tempo in servitio del stato 
nostro per il fidelissimo et strenuo Zorzi Condo figliolo del strenuo Comino Condo 
capo de Strathioti, sono taie, si corne questo consiglio dalla supplicatione et fede jq 
hora lette ha particolarmente inteso, ch' egli mérita di esser ricognosciuto et ab- 
bracciato dalla gratia et muniflcentia délia S. N. perô L' anderà parte che per aut- 
torità di questo conseglio alla provisione che 'l detto strenuo Zorzi Condo ha dalla 
S. N. di ducati cinque per paga à paghe 8 ail' anno, sia accresciuto ducato uno per 
paga, siche decetero el debba haver ducati 6 per paga, acciô che con questo raezo 15 
el possi continuar con alegro anirao al servitio nostro, ne '1 quai s' ha sempre 
dimostrato diligente et fidèle. 

De parte ... 147 de non ... 2 non sinceri ... 5 

(Senato Mar, XXX, f. 12). 

DXXVI. 1548, 10 Novembris. 20 

Consiliarii, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirme. Ordinum. 

S'ha cosi fedel et valorosamente adoperato in servitio del Stato nostro il stre- 
nuo et fedel Gionni Barbati Strathioto da Napoli di Romania dalP anno 1541 che 
fo mandate alla custodia dell' isola di Corfu sotto '1 strenuo Zorzi Gerbesi capo 
nostro de Strathioti fino al présente, eh' è degno d' esser d' alcun premio ricono- 25 
sciuto, servendone massimamente col solo stipendio, et provisione di ducati tre per 
paga, a paghe otto air anno ; perô Y anderà parte che per autorità di questo Conse- 
glio alli tre ducati di provisione, et stipendio, che al présente vien pagato al sopra- 
detto Gionni Barbati, sia aggionto ducato uno per paga, si che nell' avvenir haver 
debbi ducati quatro per paga a paghe otto air anno, oltra quello délia biava, men- 30 
tre che '1 servira a cavallo la Signoria Nostra. 

Et il simile augumento sia fatto al fidel nostro Nicola Dorangrizza Strathioto 
da Napoli di Romania, il quai serve sotto '1 capo sopradetto con ducati tre sola- 
mente di provisione et stipendio, acciô che Y uno, et Taltro di loro ne servino ben 
contenti. Et délia présente délibération nostra sia data notitia al regimento nostro 35 
di Corfu, per la débita osservantia, et essecutione soa. 

De parte . . . 149 de non ... 4 non sinceri ... 13 

1548 die 30 Julii in Collegio. 
De parte ... 19 de non ... non sinceri ... 3 

(Senato Mar, XXX, f. 16). 40 

Vol. IX. 2 



10 MONUMENTA HISTORME HELLESICAE 



DXXVIL 1548, 10 Novembris. 

Nobiles super Neapolitanis. 
Che per autorilà di questo Conseglio, et in essecution d'altre soe délibération, 
et del maggior conseglio, ail' infrascritti fidelissimi da Napoli et Malvasia siano con- 
5 cessi T infrascritti officii, et beneficii, et prima : 

À Donna Erinny di Santo da Malvasia l' officio di fante alla cancelleria del 
criminal de Cividal de Bellun, vacato per la morte del qu. Doion da Cividal, con 
tutte utililà, emolumenti, obbligation et carghi* a quello pertinente et corne rhanno 
posseduto il qu. Bernardin da Ferrara, et il predetto Doion, il quai officio dopo la 
10 morte di essa D. Erinny, prévenir debba in Zorzi, Antonio, Francesco, et Rheniera, 
soi fïglioli, con questa conditione, che, se predetti fratelli maritarano la predetta 
Rheniera 30a sorella, Y officio habbia a restar libero a loro tre fratelli, succedendo 
T uno ail' altro, dechiarando rhe morti et estinti tutti li soprascritti, il detto officio 
debba liberamente ritornar nella spettabil et fidelissima comunità di Cividal di 
15 Belluno, del quai possi disponer a suo beneplacito, corne ha fatto per il passa to t 
dalla quai per questa fia ta è stato cesso in gratification délia Signoria Nostra per 
premiar questi poveri et fideli nostri. 

A Steffanin Anagnosti da Napoli di Romania in vita soa et di D. a Maria soa 

consorte uno luogo di garbellator di specie vacato per la morte del qu. Maffio da 

20 Bressa, con tutte utilité, regalie, modi, obligation, et carghi a quello pertinenti, 

et dopo la morte loro pervenir debba in Theodorino suo figliolo in vita soa, nel 

quai officio debba esser accettato senza spesa alcuna, si come fo osservato in 

Nicolô Crissinô, et D. a Lucia da Napoli, alli quali sono stà concessi simili officii. 

A D. a Marulla relicta del qu. Alfonso di Spagna da Napoli di Romania, con 

25 Isabetta, et Piero soi figlioli, sia ritornata la soventione, che prima haveano in 

Candia, la quai è di ypperperi xii al mese, come per fede del regimento di Candia 

appar, la quai soventione gli debba esser pagata di mese in mese senza alcuna 

contradittione. 

A D. a Zuanna da Malvasia, et Isabetha, Giulia et Cesare soi figlioli, in vita loro 
30 ducati dodici ail' anno délia tassa imposta alla cancelleria di Cologna, succedendo 
T uno air altro in detta tassa. 

A D. a Marulla Sagomalà da Napoli, et a Thodoro, et Agnese, soi figlioli, tanti 
terreni del loco délia Messarea nell' isola di Candia, che siano per mesurade cento. 
A D. a Maria de Scordo da Napoli sia ritornata la soventione, che Y havea alla 
35 caméra di Candia di yperperi dodici al mese, si come per fede di quel regimento 
nostro appar, la quai soventione gli sia pagata di mese in mese senza alcuna con- 
tradittione. 

A l). a Béatrice relicta di Piero Caporal da Napoli l'officio di stimator di go- 
toni alla dohana da mar, vacato per la morte del qu. Matthio Armelin con tutte 
40 utililà, regalie, modi, obbligation, et carghi a tal officio psrtinenli, il quai dopo la 
morte soa pervenghi in Simona soa figliola. 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 11 

A Canachii Cuscuteli da Napoli, il quai in tempo délia guerra fo fatto schiavo 
da Turchi, ducati dodici ail' anno di tassa imposta alla cancellaria di Cologna 
in vita soa, et dopo la morte d' esso Canachii detta tassa debba pervenir in Manoli, 
Stamati, et Zuane, soi figlioli, succedendo F uno aU'altro. 

A D. a Catterina Belloccha da Napoli r officio di mesurador del sal in Padoa, 5 
posseduto giâ per Zuan Antonio Trivisan, et al présente esercitato per Zuane da 
Musoch, cou tutti salario, utilità, regalie, modi, obligation, et carghi a quello per- 
tinent, il quai officio dopo la morte d'essa D. Catherina, debba pervenir in Stamati 
suo figliolo, et in Gianni suo nipote, figliolo d' un altro suo figliolo. 

A D. a Pelagia Monaca da Napoli ducato uno al mese di sovventione da essergli 10 
pagata dalla caméra delta Cania, cosi corne gli era prima pagata per la caméra 
real di Cypri. 

Sia etiam dechiarilo che '1 luoco di palatier alla palada Trivisana per andar a 
Musestre, concesso per questo conseglio sotto di 25 di Zugno 1546 a D. Erinota 
Toloiti da Napoli, et a Nicolô suo marito in vita loro, dopo la morte di quelli per- 15 
venga in Battista figliolo d'essa Erinota in vita soa. Et da mo sia preso che siano 
remossi tutti, et ciascuno che fossero stati posti nelli sopradetti officii per cadaun 
représentante délia Signoria nostra, et siano posti essi fidelissimi da Napoli et Mal- 
vasia, alli quali cessar debbano le soventioni, et affitti di casa, et siano posti li béni 
loro nella Signoria nostra, e tutte le concession soprascritte siano et esser s' in- 20 
tendono in premio delli meriti loro, et per total récompensa delli béni per loro 
abandonati in esse città. 

Lecta Collegio die 25 Septemb. 1543. 

De parte . . . 140 de non ... 14 non sinceri ... 8 

(Senato Mar, XXX, f. 1*7). 25 

DXXVIIL 1548, 1 Decembris. 

Nobiles super Neapolitanis — Regimini Cretae, et successoribus. 
Venuto alla presentia nostra il fidelissimo et benemerito del Stato nostro 
Zuanne Lefcaro cittadino nobile da Napoli di Romania, n' ha esposto dalli pros- 
simi precessori vostri essergli stato ricusato il possesso delf officio d 1 esattor délia 30 
Sy thi in luogo del qu. Zorzi Vangeli, concessogli col Senato nostro sotto Y ultimo 
di Gennaro dell' anno passato, attento che essendo stati concessi dalla Signoria 
nostra li terreni del loco predetto alli fidelissimi nostri Napolitani, et Malvasioti, 
non era più bisogno tener Y esattor dell 1 entrate di quello, il che non è, per ciô 
che detti fidelissimi nostri alli quali sono sta concessi detti terreni, sono subintrati 35 
in luogo delli primi affittuali, con obligation di consignar a quella caméra nostra 
quella quantità di misure di frumento, ch' erano tenuti di consignar predetti affit- 
tuali secondo la disposition délia parte del Senato de XVI Marzo 1543, la quai 
deve esser registrata in quella cancellaria, et caméra, oltra che, dopo la conces- 
sione de' predetti terreni, il detto qu. Vangeli continua in detto officio d 1 esattor, il 40 
quai poi che raancù di questa vita, per essi vostri precessori in detto luogo uno Al- 
vise di Cazata, il quai ha continuato in quello fino al tempo che detto Zuanne se 



12 MONUMENT A H1STORIAE IIELLEN1CAE 

présenté île li con le lettere nostre, di modo che per tali, et altre ragioni non si 
dovea ricusargli il detto possesso con dargli causa di ricorrer a noi con tanto suo 
incommodo et pericolo passando il mare, et con molto suo interesse, corne ben 
potete considerare ; onde volendo noi che detto fidelissimo nostro godi quello che 
5 cos'i benignamente gli bavemo concesso per premio delli meriti delli maggiori soi, 
et anco di lui, et per ricompensatione delli béni, che F ha abbandonato nella patria 
soa predelta, haverao voluto darvi le presenti col Senato, commettendovi, che 
remota ogni eccettione, over difficulté, debbiate ponerlo in possesso del sopradetto 
officio col salario, regalie, preeminentie, emolumenti, modi, obligation, et carghi con 

10 li quali lo possedeva, et teneva il predetto qu. Zorzi Vangeli secondo la forma 
délia soa concessione, non gli dando causa di ritornar alla presentia nostra, perché 
saria con danno et interesse pubblico, dovendosi ritornàrgli la soventione et affitto 
di casa, che F havea avanti la soa espeditione, che irnportaria molto più che '1 
salario, et spesa del detto officio, perô cosi eseguirete al tutto. Has autem ad suc- 

15 cessorum memoriam registrari facite, et présentant! restitui. 
Lecta Collegio die 16 Novemb. 1548. 

De parte . . . 154 de non ... 1 non sinceri ... 6 

(Senato Mar, XXX, f. 22-23). 

DXXIX. 1549, 30 Martii. 

20 Consiliarii, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum. 

Fo concesso per questo Gonsiglio F anno 1542 a 22 di Décembre al fidelissimo 
nostro Theodosio Vergizi Spatafora citadino di Napoli di Romania per premio de i 
meriti soi, et per ricompensa delli béni che 1' havea abbandonato in detta città, 
F officio di gabelloto del sal nella città di Sibinico, con tutti salario, utilità, pree- 

25 minentie, obligation et carghi con li quali F havea goduto il predecessor suo, et- 
cet. corne in detta concessione si legge. Et perche F anno 1540 per il qu. nob. 
nostro Zuan Alvise Venier, alF hora conte et capitano di Sibinico, et il diletto 
nob. nostro Alvise Rhenier, âge n te nostro in Dalmatia, forono ordinati, et instituiti 
alcuni capitoli per la regolation delli sali, che entrano in quella gabella, li quali 

30 si corne apportano notabile beneficio, et utile a quella caméra nostra, cosi hanno 
levato del tutto le regalie, et utilità del detto officio di gabelloto, a gravissimo 
maleficio et danno del predetto fidelissimo nostro, non gli essendo rimasto altro, 
salvo che il solo salario delli ducati 48 alF anno, delli quali convien dame 24 
alF anno ad uno mesurador ch' attende a detta gabella insieme con lui, di modo 

35 che vien a restar con soli ducati 24 alFanno, si corne dalla supplicatione soa, 
et dalla risposta del diletto nobil nostro Piero Navagier al présente conte et 
capitano di Sibinico hora lette, questo conseglio ha inteso ; onde havendo il pre- 
detto supplicante rechiesto, che se voglia in qualche modo proveder alF indennità 
soa, con dargli modo che possa sostentar se et la numerosa soa faraeglia, con- 

40 viene alla giustitia, et alla pietà délia Signoria nostra esaudir la pétition soa, cosi 
ricercando la fede, et meriti soi: perô L' andera parte che per autorità di questo 
conseglio al salario che ha il predetto officio di gabelloto di ducati 48 alFanno, 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 13 

siano aggionti altri ducati vintiquatro, si che ia tutto siano ducati setlantadoi al- 
T anno, li quali siano pagati dalla caméra di Sibinico nel modo et forma che al 
présente si pagano li detti ducati 48, acciô che Y habbia modo di vivere, et che 
possi esercitar Tofficio con quella diligentia, et fede che conviene all'iraportan- 
tia dell'officio predetto. Et délia présente deliberatione ne sia data notitia al conte 5 
et capitano di Sibinico, et successori per la débita osservantia soa. 

Hieronyinus Pisauro Sap. Cons. Aloysius Mocenico Eques Sap. T. F. 
De parte . . . 164 de non ... 13 non sinceri ... 11 

1549, die 15 Martii in Collegio. 

De parte . . , 20 de non ... 1 non sinceri ... 2 10 

Facte fuerunt littere 

(Senato Mar, XXX, f. 41-42). 

DXXX. 1549, 25 Aprilis. 

Baylo Corphoy, et provisori classis. 
Havemo inteso da diverse mano di lettere di Voi, Bailo, che li Strathioti che 15 
ne servono sopra quell' isola sono creditori di moite paghe, il che anco n' è sta 
fatto intender dalli soi agenti che sono de qui, et volendo noi proveder che siano 
satisfatti, acciô possiamo esser serviti da loro, vi comraettemo col Senato, che 
ritornata che sera la barza di questo secondo viaggio di Cipro, debbiate tuor 
tanti delli frumenti che la portarà, che siano per Y amontar di tre paghe per 20 
detti Strathioti, et overo in frumenti, overo in denari del tratto d'essi, overo 
parte, et parte, corne meglio vi parera, gli farete dar le dette tre paghe, in caso 
perô che la nécessita non astringesse voi, proveditor deir armata, a servirvi di 
tutti li frumenti, che serano condotti dalla detta barza, facendo perô reveder che 
detti Strathioti siano ad ordine di cavalli, si che ne possino far servitio, corne è 25 
conveniente, dicendovi apresso, che havemo scrilto in Cipro, de dove vengono 
mandati li denari per li soi pagamenti, et speramo che neir avvenire haverano le 
sue paghe di tempo in tempo, ne haverano più causa di lamentarsi, et ne darete 
aviso del ricever, et esecutione di queste. 

De parte . . . 124 de non ... 20 non sinceri ... 16 30 

Lee ta Collegio. 

(Senato Mar, XXX, f. 47t. 

DXXXI. 1549, 10 Maii. 

Sapientes Terrefirme, Ordinum. - Baylo, et provisori generali Corphoy et 
successoribus. 35 

Il strenuo cavallier D. Agustin Barbati governator délia Strathia, che serve 
sopra quell* isola nostra, ri ha fatto intender haver doi figlioli, T uno nominato 
Zuane, Taltro Piero, allevati da lui con animo che spendano la vita loro in servi- 



14 MONUMENT A HJSTORME HELLENICAE 

tio del Stato nostro, et ridutti in età di poter far ogni fattione alli quali desidera 
dar principio de soldati, et n ha supplicato che vogliamo metterli a cavallo cou 
quel stipendie* che ne parera conveniente. 

Noi veraraente che tenerao récente memoria di valorosi portamenti del pre- 
5 detto D. Agustin Ltarbati dentro la città di Napoli di Romania, et che sapemo il 
bon servitio clf el ne presta a questo tempo, et che volemo servar in lui quello 
che siamo solili servar verso li altri capi di Strathioti, con speranza che detti 
figlioli non siano per degenerar dal padre, havemo voluto farvi le présent!, et vi 
comraetterao col Senato, che essendo Zuane habile per la età, et atto a far le 

10 fattioni che fa no li altri Strathioti a cavallo, debbiate farlo se ri ver in luogo di 
Zorzi suo fratello, eletto per noi capo alla Cefalonia,.con stipendio di ducati quatro 
per paga, a paghe otto ail' anno, et cou V obligatione ch' avea il predetto Zorzi, 
non facendo pagar altramente flno che servira alla Cefalonia la provisione di 
ducati sei, ch 1 esso Zorzi havea a quella caméra, perché havemo scritto, che gli 

15 sia pagata de li, dove ha a servire; et medesimaraente farete scriver Piero nel 
primo loco di Strathioto, che venirà a vacar in qualch' una di quelle compagnie 
col stipendio predetto di ducati quatro, et obligation! solite, essendo perô air hora 
habile per Y età, et atto a far le fattioni. Has autem ad successorum memoria m 
registrari facite, et presentanti restitui. 

20 De parte ... 89 de non ... 3 non sinceri ... 5 

Lecta Collegio. 

(Senalo Mar, XXX, f. 50). 

DXXXI1. 1519, 10 Mail. 

Sapientes Terrefirme, Ordinum — Provisori Cephaloniae et successoribus. 
25 Havendo noi eletto il strenuo et fidel nostro Zorzi Barbati, figliolo del stre- 

nuo cavallier D. Augustino, governator délia Strathia, che ne serve sopra V isola 
nostra di Corfù, per capo delli cinquanta cavalli de Strathioti, che s' attrovano in 
quella isola nostra, in loco del qu. Andréa Menagia, havemo voluto darvene aviso 
per le presenti nostre, coinmettendovi che debbiate accettar predetto Zorzi in loco 
30 del capo soprascritto, servendovi di lui in tutto quello, che v' occorrerà, corne si 
è fatto per il passato del precessor suo. 

Oltra di questo vi commettemo con Y autorità del Senato, che mentre che 

servira de li corne capo, gli debbiate far pagar di tempo in tempo ducati sei per 

paga a paghe otto ail' anno delli denari di quella caméra, ch'era pagato il pre- 

35 detto Menagia, havendogli noi concessi col Senato detta provisione fino dell'anno 

1541 a ultimo Aprile, et cosi esseguirete. 

De parte ... 89 de non ... 3 non sinceri ... 5 
Lecta Collegio. 

(Senato Mar, XXX, f. 50). 

40 DXXXIII. 1549, 7 Junii. 

Consiliarii, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum. 
Délia casa di Ralli sono usciti di tempo in tempo inolti degni capi de Stra- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLISTRÀNTIA 15 

thioti, dalli quali cosi nelle guerre di Levante, corne d' Ilalia sono state fatte moite 
honorate faltioni in servitii del stato nostro, onde merilorono d'esser amplamente 
riconosciuti, et presentati, si corne fo pochi anni avanti il strenuo D. Theodoro 
Ralli, quale havea provisione di ducati 25 per paga ; di questo D. Theodoro nacque 
il strenno Georgi Ralli Lascari, il quale imitando le vestigie del padre et delli an- 5 
tecessori soi, da i primi anni soi cominciô, et cosi ha continuato sempre à servir 
la S. N. in ogni luogo c' ha bisogno, et nella prossiraa passata guerra Turchesca 
in Catharo al tempo che Barba rossa andô sotto, et dapoi air importantissima cu- 
stodia di Novegradi ne '1 conlado di Zara, con tal dechiaration délia fede et valor 
suo, ch'esso anchor raerilô d'esser ridotto a' provision di ducati 18 per paga; 10 
questo, essendo venuto in questa città principalraente per rihaversi da una infir- 
mità contratta da i disaggi patiti mentre ha servito alla supradetta custodia di 
Novegradi, è mancato nuovamente di questa vita, et ha lassato la madré et la 
moglie con nove figlioli, sei mascoli et tre femine, in somma povertà, alli quali 
non si dovendo mancar per li meriti del padre, et per Y essempio di quel suffragio 15 
che sia conveniente, accio che si possano allevar anchor loro alli servitii del stato 
nostro, massimamente essendo il maggiore nominato Dimitri gia di anni quindici, 
et per la disposition soa atto à riuscir degno d' i soi .maggiori: perô L'anderà 
parte che al sopradetto Dimitri Ralli de i sopradetti ducati disdotto c' havea suo 
padre, siano dati per sostentation délia sopradetta povera et numerosa fameglia 20 
ducati dieci per paga à paghe otto all'anno, et la sopradetta provisione gli habbia 
à durare fino che sera fatta altra deliberatione per questo conseglio. 
De parte . . . 164 de non ... 2 non sinceri ... 2 

(Senato Mar, XXX, f. 52-53). 



DXXXIV. 1549, 7 Junii. 25 

Si ritrovano in Dalmatia moite compagnie de Strathioti che serveno in diversi 
luoghi di quel la provintia, le quali essendo conveniente et etiamdio di bene- 
ficio délie cose nostre per molti rispetti, che in capo di qualche tempo si mutino 
da luogo à luogo, sicome *' osserva ne i fanti, li quai si suole cambiar de cinque in 
cinque anni ; perô 1/ anderà parte che li capi et compagnie de Strathioti c' hora si 30 
ritrovano alla custodia del territorio di Zara, siano mandati alla guardiadi Sibinico, 
Trau et Spalalo, et quelliche sono nelle ditte tre città, siano fatti venir alla custodia 
del conlado di Zara, essendo uguali di numéro, corne sono ; et cosi si debbano 
mutar nell' avenir da luogo à luogo de anni cinque in anni cinque, et il proveditor 
nostro gênerai in quella provintia debba ancor lui andar visitando quelle città, 35 
et revedendo quelle compagnie, non possendo star in uno luogo piii di mese uno, 
se non per délibération fatta da questo conseglio, et il présente capitolo sia posto 
de qui inanzi in tutte le comissioni di proveditori che sera no mandati in quella 
provintia. 

De parle . . . 166 de non ... 1 non sinceri ... 1 40 

(Senato Mar, XXX, f. 53). 



I 

16 MONUMBNTA HISTORUE HELLEN1CAE 



DXXXV. 1549, 3 Augusti. 

Sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinura. 

Per la morte del qu. strenuo et fidelissimo capo nostro de Strathioti Zorzi 

Ralli Lascari è rimasta senza governo la compagnia soa de cavalli XX, alla quale 

5 non si potendo per hora meglio provedere, che à darla in governo al strenuo 

et fidelissimo capo nostro de Strathioti Dimitri Lascari suo fratello, il quale altre 

volte per il suo valore fo eletto governatore délia StratKia nella Canea, et al 

présente non ha altro carico che de XV cavalli sopranumerarii ; perô L' anderà 

parte che per auttorità di questo conseglio la preditta compagnia de cavalli XX 

10 sia data in governo al sopradetto capo nostro Dimitri Lascari, fino ch' el figliol 

maggior di predetto qu. Zorzi Ralli, il quai mostra bona dispositione et atto à far 

riuscita, o alcun di altri, che son sei, vengano ad età conveniente di governarla, 

ne '1 quai tempo s* habbia à deliberar di essa compagnia quello che parera à questo 

conseglio. 

15 De parte ... 169 de non ... 2 non sinceri 9 

(Senato Mar, XXX, f. 66). 



... 



DXXXVI. 1549, 4 Septembris. 

Sapientes Consilii, Terrefirme et Ordinum. — Provisori Cephaleniae et suc- 
cessoribus. 

20 Essendo noi stati supplicati per il strenuo et fidel nostro Zuan Luse Stra- 

thioto, che havendo egli un figliolo nominato Stamati de etade de anni sedici in 
circa, et desiderando ch* el si allevi et eserciti in servitio nostro nella profettione 
délie armi a cavallo si corne ha fatto lui et li soi maggiori, vogliamo esser con- 
tenu, attese le fidel operationi, et meriti soi, concéder al detto Stamati un luogo 

25 di compagno provisionato a cavallo in quella isola nostra primovacante; la quai 
dimanda essendone parsa honesta, et conveniente alli meriti soi, siamo stati cou- 
tenti di esaudirlo, perô vi commettemo col Senato che debbiate pouer il preno- 
minato Stamati in un luogo di compagno provisionato a cavallo in quella isola 
primovacante, adimpite perô che siano le altre espettative fino a questo giorno 

30 concesse ad altri benemeriti nostri, corne è conveniente, et essendo il sopradetto 
Stamati atto, sofdciente, et di etade di potersi esercitar al servitio nostro, et cosi 
al tutto eseguirete. Has autem ad successorum memoriam registrari facite, et 
présentant restitui. 

De parte . . . 100 de non ... 5 non sinceri ... 9 

35 Factae fuerunt litterae provisori Cephaloniae et successoribus. 
Lecta Collegio universo die 21 Junii 1549. 
Lecta iterum universo Coll. die 4 Julii 1519. 

(«enato Mar, XXX, f. C9) 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 17 



DXXXVII. 1549, 4 Septerabris. 

Consiliarii, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirrae, Ordinum. 
Mérita il strenuo capo nostro de Strathioti Nicolo Vallami, oltra il rispetto 
suo per l f ottinio servitio che si ha ricevuto in ogni tempo dal qu. strenuo D. Zuan 
Vallami suo padre il cavallier in ogni luogo dove el si è ritrovato, et ultima- 5 
mente nelf isola nostra di Cipro, dove è stato governator de tutta la Strathia, 
et per infortunio occorsoli nel venir suo in questa città, sicome si è inteso dalla 
supplication hora letta, di esser sovenuto dalla gratitudine et benignità del stato 
nostro, secondo che sono tutti li passati di quei che fidel et valorosamente lo 
serveno ; perô L' anderà parte che per auttorità di questo conseglio sian cresciuti 10 
al sopradetto capo nostro Nicolo Vallami ducati quattro di provisione per paga 
à paghe otto air anno alli dieci che l' ha al présente. 

De parte . . . 160 de non ... 5 non sinceri ... 9 

(Senato, Mar, XXX, f. 73). 



DXXXVIII. 1519, 4 Septerabris. 15 

Consiliarii, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum. 

Essendo il strenuo et fidel Pierp Cladà capo nostro de Strathioti per maritar 
unâ sua sorella, et non havendo il modo di poter effetuar questa opéra cosi buona 
et honesta, n' ha supplicato che vogliamo sovenerlo de ducati à conto del servitio 
che '1 presta, liquali esso contenta di scomputar nella sua provisione corrente à 20 
ducati diece per bolletta ; onde essendo I' opéra preditta pia et favorabile, et egli 
benemerito del stato nostro, non si deve mancar di esaudire la dimanda sua ; pero 
L' anderà parte che delli danari délia limitation de" Strathioti siano dati al sopra- 
detto strenuo Piero Cladà ducati sessanta in soventione, liquali sia obligato com- 
putar nella sua provisione à ducati dièse per bolletta, sicome Tha supplicato. 25 

Oltra di ciô, havendo il detto Piero doi nepoti giovani di buona speranza et 
espettatione, liquali desiderano di esercitarsi al servitio nostro à cavallo corne 
hanno fatto li soi maggiori, perilche n' ha supplicato che vogliamo concedergli 
un loco per ciascuno à cavallo delli primi che vacaranno nelle compagnie che 
serveno à Zara ; et essendo il desiderio honesto et conveniente, pero sia con V aut- 30 
torità di questo conseglio concesso alli prescritti soi nepoti, nominati uno Andro- 
nico et 1' altro Dimitri Cladà. uno loco per cadauno à cavallo nelle compagnie 
che serveno in Zara delli primi che vacarano, adimpiute perô che siano le altre 
espettative fin' hora concesse, liquali habino à servir con il stipendio ordinario 
et consueto, dovendo esser scritti quando saranno di età idonea et atta à poter 35 
servir à cavallo. 

De parte . . . 160 de non ... 5 non sinceri ... 9 



(Senato Mar, XXX, f. 74) 
\ol. IX. 



3 



18 MONUMÊNTA HISTORIAE HLLLENtCAK 

DXXXIX. 1549, 4 Septembris. 

Consiliarii, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum. 

Il buon et fidel servitio che già molli anni n' ba prestato il strenuo Zuanne 

Musati Strathioto délia Cefalonia cosi nelle guerre de Italia, corne in Dalmatia, 

5 et neir isola di Cefalonia nella passata guerra Turchesca, si corne dalla suppli- 

catione sua, et dalle depositioni di quei che sono stati proveditori in detta isola 

hora lette si ha inteso, è veramente taie che mérita di esser riconosciuto, et ab- 

bracciato dalla Signoria Nostra con buon esempio degli altri: perô L' anderà 

parte che per autorité di questo conseglio alla provisione de ducati otto air anno, 

10 che '1 predetto strenuo Zuanne Musati ha dalla caméra nostra délia Cefalonia, 

siano aggiunti altri ducati otto air anno, si che in tutto siano ducati sedese, da 

essergli pagati nel modo et forma che gli erano pagati prima li otto soprascritti, 

con obligatione di tener un altro cavallo appresso quello, che *1 tiene al présente, 

li quali siano sufficienti al servitio nostro, et di satisfattione delli Proveditori no- 

15 stri in detta isola, acciô che con questo mezzo meglio contento el possi con dili- 

gentia et fede continuar alli sorvitii nostri, si corne ha fatto fin hora. 

Stephanus Theupulo sap. a Cons. Marchio Michael. 

De parte . . . 160 de non ... 5 non sinceri ... 9. 

1549 die 14 Junii in Collegio. 

20 De parte ... 14 de non ... 1 non sinceri ... 7 

De parte ... 18 de non ... 2 non sinceri . . . 2 8 / 4 
Leçta Coll. die 4 Julii 1549. 

(Senato Mar, XXX, f. 72). 

DXL. 1549, 4 Septembris. 

25 Consiliarii, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum. 

Si ritrova alla guardia dell' isola nostra délia Cefalonia il strenuo cavallier 
Stamati Masarachi da Napoli de Romania con una compagnia de Strathioti, dove 
per quello che scrive quel proveditor nostro serve con boni cavalli, et fa tutte 
le fattioni, che si ricerca alla bona custodia di quelle marine, si che non siano dan- 
30 neggiate da corsari, onde havendone esso supplicato che havendo un figliol de 
anni disdotto, et atto a servir, vogliamo darli principio de soldato, è conveniente 
cosa satisfar la honesta dimanda sua, perô L' andera parte che sia scritto al 
predetto proveditor nostro, che nella compagnia dell' anteditto capo debba de pre- 
senti rimetter Zuanne suo figliol, essendo per la età et per la dispositione atto a 
35 servir, con stipendio de ducati quatro per paga, con condition che nel primo luogo 
che vacarà, non sia rimesso altro. 

De parte . . . 160 de non ... 5 non sinceri ... 9 
Lecta Coll. die 24 Maii 1549. 
Factae fuerunt litterae Cephaloniae et successoribus die suprascritto. 

40 (Senato Mar. XXX, f. 7J). 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 19 

DXLI. 1549, 3 Octobris. 

Consiliarii, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum. 
Ha servito la S. N. per spacio de anni quarantanove in tutte le guerre de 
Italia, Puglia, et Dalmatia, dove serve tuttavia. il strenuo capo nostro de Stra- 
thioti Comino Condo con tal diraostratione délia fede et valor suo, che attrovan- 5 
dosi hora cargo di fameglia, et essendo passati hormai anni diece che '1 non è 
stato in questa città à dimandar augumento alcuno, è cosa conveniente far quella > 
dimostratione verso di lui che ricercano li meriti sui, et che è stato fatto verso 
altri capi nostri ; perô L' anderà parte che alla provisione che '1 ha al présente 
de ducati undese per paga à paghe otto all'anno, siano cresciuti ducati tre, sicliè '1 10 
venga ad haver nell' avvenire ducati quatordese di provisione per paga, à paghe 
otto air anno, corne è sopraditto. 

De parte ... 166 de non ... 5 non sinceri ... 7 

(Senato Mar, XXX, f. 78). 

DXLII. 1549, die 3 Octobris. 15 

Consiliarii, capita XL, sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum. 
Mérita il valoroso et diligente servitio che ne presta il fidel nostro Dimilri 
Manassi Strathioto, quale ne serve in Dalmatia, che li sia dato modo et animo 
di servir di bene in meglio con buon esempio ad altri ; perô L' anderà parte, che 
alla provisione che l' ha de ducati 4 per paga, non computato Y orzo, sia cresciuto 20 
ducato uno, sichè nell'avenire l'abbia ducati cinque di provisione per paga à paghe 
otto air anno. 

De parte ... 166 de non ... 5 non sinceri ... 7 

(Senato Mar, XXX, f. 78). 

DXLIIL 1549, 15 Octobris. 25 

Nobiles super Neapolitanis et Monovasiensibus. 
Si ritrovano in questa città le soltoscritte fameglie di Napolitani et Malva- 
sioti, che sono il restante di quelle che si hanno ad espedir; aile quali, per déli- 
bération di questo et del maggior conseglio si deve proveder, acciô ancor loro 
sentino délia benignità délia Signoria Nostra, con far verso di loro quello che è 30 
stato fatto alli altri soi compatrioti, et tanto piui, quanto che sono intratenuti senza 
haver soventione et fitto di casa dalla Signoria Nostra, aspettando la loro espedit- 
tione, et di esser récompensât!, et provisti per li meriti loro, et béni abbandonati 
nella ditta città, si corne disponeno le délibération preditte ; onde essendo non solo 
conveniente, ma necessario, si per 1' honor, et dignità del Dominio Nostro, come 35 
per giustitia dar fine etiam a questi pochi che s 1 attrovano in questa città, et 
restano ad havere la loro espeditione, dandoli modo di vivere et sostentarse, et 
che anco li altri sudditi fideli, et benemeriti nostri possino partecipare délie gratie 



20 MONUMENTA HISTORïAE IIBLLENICAE 

et beneficii délia Repubblica nostra, con speranza clie nell" avenir siano conferiti 
li offîcii et beneficii per quelli, a quali spetta : perô L' andera parte che per auto- 
ri ta di questo conseglio sia concesso alli infrascritti da Napoli et Malvasia li officii 
et beneficii sottoscritti, videlicet : 
5 A Thomaso Alberto da Napoli in vita sua et di Antonio suo fiol Y officio di 

soprastante alla ternaria nova, vacato per la morte del qu. Bortholaniio Besengo, 
con tutti salario, util i ta, regalie, modi, obligation, et carghi a quello pertinent], 
et corne lo possedeva il defunto predetto. Item ducati trenta air anno délia tassa 
imposta per questo conseglio al ministerialato del palazzo cbe vacô per la morte 

10 del qu. Strazzaruol, segondo la forma délia parte presa in questo conseglio a 28 
Settembre dell* anno passato ; al quai Thomaso debba di subito cessar la provi- 
sione delli ducati ottantaquattro air anno, la quai per questo conseglio gli fu depu- 
tata ail 1 officio de i caraerlenghi di Gomun fino che gli fusse provisto di beneficio 
équivalente alla contestabelaria de Novegradi, la quale gli fu concessa fino del- 

15 l'anno 1542, et per lui posseduta fino al 1547 di Luio. 

A D. Andréa Agudino da Napoli un luogo di compagno provisionato alla 
porta del Portello délia città di Padoa, vacato per la morte di Alessio Bua, col 
stipendio, utilità, modi, obligation, et carghi a detto luogo pertinente et corne lo 
possedeva, et godeva il defonto, il quai Andréa sia obbligato di alimentar suo 

20 padre montre el viverà. Et questo luogo s' intenda esser in cambio di quelli che 
per questo conseglio sotto di IX Zugno dell' anno preterito fu concesso al ditto 
Andréa nella città di Padoa alla porta di San Zuanne, del quai luogo non puote 
haver il possesso, perché air hora non vacava. 

A Lambro Melethi, et a Marula sua sorella da Malvasia in vita loro un luogo 

25 di compagno di notte nella corte del capitaneo di Padoa, vacato per la morte di 
Lodovico da Bressa, con il stipendio, utilità, modi, obligation, et carghi a quelli 
pertinenti, et come lo possedeva il defunto. 

A D. a Angelina Caramagniti da Napoli un luogo di fante alla giustizia vecchia, 
vacato per la morte di Zuanne Capogni da Napoli, con tutti salario, utilità, regalie, 

30 modi, obligation, et carghi a detto luogo pertinenti, et come lo possedeva il de- 
funto, il quai luogo, dopo la morte di detta D. Angelina, debba esser goduto dalli 
soi eredi per anni cinque, si come essa disponerâ. 

A D.* Stamatina Uzzari da Napoli un luogo di sprochino al datio del vin in 
questa città, vacato per la morte di Vicenzo de Pantalon, con tutti salario, utilità, 

35 regalie, modi, obligation et carghi a detto officio pertinenti, et come lo possedea 
il defunto predetto, il quai officio dopo "la morte di detta Stamatina pervenir debba 
nelli soi heredi per anni dièse, et cessar li debba la soventione de perperi dodese 
al mese che Y ha alla caméra délia Cania che sono ducato uno et mezzo in circa 
al mese, di che sia dato notitia alli rettori nostri di detto luogo. 

40 A D. a Helena et Gligoria Sandemiri sorelle da Malvasia un luogo di fantaria 

in corte del capitaneo di Vicenza, vacato per la refudason fatta di quello per 
Zuanne de Mitropoli da Malvasia, il quai è andato a servir in Sithia per Stra- 
thioto a cavallo nella compagnia di Dirai tri Catthello eletto capo in detto luogo, 
il quai luogo debba esser goduto dalle dette sorelle in vita loro, con tutti stipendio , 



DOCUMENPÀ STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 21 

utilité, modi, obligation, et carghi, a quello pertinenti. Et perché le ditte donne 
non potranno goder il detto officio, se non fin ad anni doi prossimi, perô, accioccliè 
in questo mezzo le habbiano modo di vivere et sostentarse, delli denari deir officio 
sopradetto gli siano donati ducati trenta in contadi per una fiata solamente. 

A D. a Maria Glicomati da Malvasia un luogo de deputato a tener nella piazza 5 
di Padoa, vacato per la morte di Zuanne Guerzo da Scutari, con il salario, utilité, 
modi, obligation et carghi a quello spettanti, et corne lo possedeva il defunto pre- 
detto, et delli danari deir officio predetto gli siano dati in dono ducati dièse per 
una fiata solamente. 

A Manoli Turcali et a Xegni sua consorte da Napoli un luogo di cavallaro del 10 
vin di Treviso, vacato per la morte del qu. Marco dalla Zucca, con il salario, 
ntilità, régal ie, modi, obligation! et carghi a detto luogo pertinenti, il quai debba 
esser da loro goduto in vita sua, et dopo la morte di essi pervenghi in Nicolô, 
Andréa, et Mariota suoi figlioli in vita loro, et di présente delli danari deirofficio 
predetto gli siano donati ducati vinti per una fiata tantum. 15 

A D. a Mariota relitta del qu. Zorzi Eugenicô da Napoli di Romania et a Sta- 
matina sua figliola un luogo di fante ail' officio di camerlenghi di Commun, vacato 
per la morte del qu. Innocente da Bressa, con il salario, utilità, modi, obligation, 
et carghi al detto officio pertinenti, et corne lo possedeva il defunto. 

A D. a Franceschina de Garletto da Napoli, et a Zorzi, Andréa, et Calli sui 20 
figlioli, ducati disdotto air anno délia tassa imposta per questo conseglio, ut supra, 
al ministerialato, vacato per la morte del qu. Domenego Strazzaruol, in vita delli 
soprascritti, et delli danari deir officio soprascritto li siano donati in contadi per 
una fiata solamente ducati quindese. 

À D. a Marula Sembricô et a Stati suo figliolo, il quai si ritrova schiavo, et 25 
a Catherina soa sorella, da Napoli, ducati dodese air anno di tassa sopra la can- 
cellaria di Aneal, nuovamente vacata per la morte del fidel cittadino nostro Alvise 
di Michieli, la quai tassa sia, et esser s'intendi in vita delli soprascritti, madré 
et figlioli, alli quali etiam delli danari deir officio predetto siano donati ducati vin- 
ticinque in contadi per una fiata solamente. 30 

A D. a Cuchia Tubiia, et a Maria soa figliola da Napoli, un luogo di fante alla 
giustizia vecchia, vacato per la morte del qu. Domenego da Castello, con il salario, 
utilità, regalie, modi, carghi, et obligation a quello pertinenti, et corne lo posse- 
deva il defunto. 

A Nicolô Bufflà da Malvasia, et Gianni, Dimitri, Theodora, et Helena suoi 35 
figlioli, un luogo di cavallaro a Padoa, vacato per la morte di Girardo da Seravalle, 
con il salario, utilità, modi, obligation et carghi a detto luogo pertinenti, et come 
lo possedeva il defunto prefato, et delli danari deir officio sopradetto gli siano 
dati in dono ducati dièse in contadi per una fiata solamente. 

A D. a Petocha Mendrino da Napoli, a Giani, et Nicolô suoi figliuoli un luogo 40 
di massaro al Grosso de Vicenza, vacato per la morte de Vicenzo da Pavia, con 
il salario, utilità, modi, obligation et carghi a detto luogo pertinenti, et come lo 
possedeva il defunto. 

A Dimitri Artalô da Napoli un luogo di fante alla giustitia vecchia, vacato per 



22 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

la morte de Nicole Zampin, con tulte utilità, regalie, modi, obligation, et carghi 
a quello pertinent!, et corne lo possedeva il defunto ; item ducati sie ail' anno di 
tassa sopca la cancelleria di Noal vacata, corne è sopraditto, il quai officio et 
tassa dopo la morte di esso Dimitri siano godute da Antonia soa moglie per anni 
5 quattro ; el detto officio et tassa siano et esser s' intendano in cambio del loco 
del contestabite del capitaneo di Candia che a IX Zugno delF anno passato fu per 
questo conseglio concesso al predetto Dimitri, et soa moglier, et non liebbe il 
possesso perché V officio non vacava. 

A D. a Pelagia Monacha da Napoli di Romania, la quai sotto di X Novembre 

10 deir anno passato fu espedita con ducato uno al mese di soventione alla caméra 
délia Cania, delli danari de 11' officio predetto siano donati ducati quindese in con- 
tadi, acciochè V habbia modo di trasferirse alla Cania, siccome ad altri è stato 
donato. 

Item a D. a Marula relitta del qu. Alonso di Spagna da Napoli, la quai al di 

15 soprascritto fu espedita con la soventione alla caméra di Candia, delli danari so- 
prascritti siano similmente donati ducati quindese in contadi, acciocchè V habbia 
modo di passare in Candia. 

A Nicolô Masi da Malvasia sia concesso un luogo da cavallaro del vin a 
Treviso, vacato per la morte di Xanto di Battista Cochay, col salario, utilità, modi, 

20 obligation, et carghi a quello pertinenti, et corne Y esercitava, et possedeva il de- 
funto predetto. 

A D. a Eleni Petruzena da Napoli un luogo di commandador a Padoa, vacato 
per la morte di Zanneto Marzaro, con le utilità, modi, carghi et obligation a quello 
pertinenti; alla quai delli danari soprascritti siano etiam donati ducati cinque in 

25 contadi per una fiata solamente. 

A Nicolo Malavite da Napoli un luogo di cavallaro a Treviso, vacato per 
la morte del qu. m Alvise délia Crose, col salario, utilità, modi, obligation et car- 
ghi a quello pertinenti, et delli danari soprascritti gli siano donati per una fiata 
tantum ducati dièse in contadi. 

30 A D. a Gligoria da Malvasia un luogo di garbellador di spetie, vacato per la 

morte di Polo de Faustin, con tutte ntilità, regalie, modi, obligation et carghi a 
detto luogo pertinenti, nel quai debba esser accettato senza spesa alcuna, sicome 
etiam sono stati accettati li altri fidelissimi et benemeriti di Napoli, alli quali sono 
stati concessi siinel luoghi. 

35 A Soteriano Cachimari da Napoli, il quai è stato schiavo di Turchi, un luogo 

di.compagno provisionato alla porta di Ponte Corbo délia città di Padoa, vacato 
per la morte del qu. Stefano da Genova, col stipendio, utilità, regalie, modi, obli- 
gation et carghi a quello spettanti, e corne lo possedea detto Stefano. 

A Marco et Christoforo Comachini del qu. Thomaso da Napoli un luogo di 

40 compagno alla porta di Santa Croce di Padoa, vacato per la morte del predetto 
suo padre, con il stipendio, utilità, regalie, modi, obligation, et carghi a quello 
spettanti, et corne lo possedeva esso suo padre. 

A Leccha Golemi, et a Lazaro, suo fratello da Napoli in vita loro un luogo 
di garbellador di specie, vacato per la morte del sior Cristoforo da Verona, con 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 23 

tutte utilité, regalie, modi, obligation, et carghi a quello pertinenti, nel quai luogo 
debbano esser accettati senza spesa alcuna, come è soprascritto, et questo luogo 
sia et s' intenda esser in carabio deir espettativa di compagno provisionato a ca- 
vallo nella Strathia di Corfù già per questo Conseglio concesso al predetto Leccha, 
del quai non ha mai havuto il possesso. 5 

A. D. a Béatrice Solraira da Napoli un luogo di compagno provisionato alla 
porta di Coda Longa délia citta di Padova, vacato per la morte del qu. Alvise Sala- 
mon, con il stipendio, utilità, modi, regalie, obligation, et carghi a quello pertinenti, 
et come lo possedea il defunto predetto, il quai luogo sia esercitato per suo marito 
nominato Battista da Bologna, et come esso si ha contentato, il quai si ha ritro- 10 
vato neir assedio di Napoli predetto. 

A D. a Stamatina Carmalichi da Napoli un luogo di fante alla dohana da mar in 
luogo di Francesco di Piero, con il salario, utilità, modi, obligation et carghi a 
detto officio pertinenti, alla quai cessar debba la soventione che l' ha alla caméra 
di Candia, di che ne sia data notitia a quel regimento. 15 

Al strenuo Nicolô figliolo del qu. spettabil cavallier D. Zuan Valami da Na- 
poli, il quai è stato sempre alli servitii nostri, siano concessi in vita soa ducati 
trenta ail* anno di tassa sopra la cancellaria di Noal vacata come è sopraditto, H 
quai danari gli siano di tempo in tempo pagati nel modo et forma, che sono pagate 
le altre tasse similmente concesse a Napolitani et Malvasioti, la quai tassa, dopo la 20 
morte soa pervenir, debba nelli soi eredi per anni dièse : et cessar debba la soven- 
tione delli ducati trentasei air anno, la quai fu già assignata alla caméra di Zara 
alla fameglia del predetto qu. suo padre, et di ciô ne sia data notitia alli rettori 
di Zara. 

A Zuan Camisan da Napoli sia concesso ducati dodese air anno di tassa sopra 25 
la cancelleria di Noal soprascritta, al quai cessar debba immédiate la soventione 
che T ha alla caméra del Zanthe, et ne sia data notitia a quel regimento nostro. 

A Zuanne Lefcaro da Napoli, al quai si ritrova alli servitii nostri in armata, 
siano concessi in vita sua ducati dodese air anno di tassa sopra la cancellaria di 
Noal soprascritta, al quai cessar debba la soventione che Tha délia caméra di 30 
Corfu di ducato urio el mese, et ne sia data notitia a quel regimento. 

A Stefano Voyca da Malvasia, il quai al présente si ritrova in captività, delli 
danari soprascritti siano donati per una fi a ta solamente ducati cinquanta, li quali 
siano esborsati a lui, recuperato chel sia de ditta captività. 

A D. a Andriana Mistromassaro da Napoli, delli danari sopraditti siano donati 35 
per una data tantum ducati sedese. 

Item a D. a Cattherina Carcatianô da Napoli siano donati ducati sedese ut 
supra. 

Item a D. a Alessandra da Napoli siano donati ducati sedese ut supra. 

Item a Theodosio Coma da Napoli siano donati ducati vinti per una fiata so- 40 
lamente. 

Item a D. a Erinni Caligà da Napoli, la quai è stata schiava, delli danari oltra- 
scritti siano donati ducati vinti per una fiata solamente. 

Et perché sotto li IX di Zugno dell'anno passa to furono concessi per questo 



21 MONUMENTA HISTORUE HELLENICAE 

conseglio a D. a Lucia Strilizzi (la Napoli ducati dodese di tassa sopra la cancellaria 
di Cologna, non essendo stata fatta mentione di Paula, et Isabetta sue figliole 
nasciute a Napoli, et essendo conveniente, che anco esse sentino la gratia délia 
Signoria Nostra, perô sia preso et dechiarito, che li ditti ducati dodese, dopo la 
5 morte di essa donna Lucia, pervenir debbano nelle prcdette flgliuole in vita loro. 
Et perche in essecution délia parte presa in questo conseglio sotto di 16 Luio 
1547 sono stali approbati per li regiraenti nostri di Candia, Cypro, Corfù, Cefalo- 
nia, et altri luoghi alcune famiglie delli fidelissimi nostri da Napoli, et Malvasia, 
alii quali per le camere de ditti luoghi era data la soventione in esecution délia 

10 parte di questo conseglio , et accioche anco loro non restino inespedite, sia preso, 
che a tutte le famiglie sopraditte approbate ut supra, continuar debbino le soven- 
tioni sue in vita loro, et de* suoi figliuoli nasciuti a Napoli, iuxta la disposition délie 
leggi, si corne gli sono state pagate fin' hora. 

Oltra di questo, essendo stato concesso al fidelissimo nostro Marco Calavrô da 

15 Napoli di Romania fino del 1542 l'officio di scrivano de tutti li Turcopoli dell'isola 
nostra di Cypro per preniio delli meriti suoi, et ricompensa delli béni abbandonati 
in Napoli predetto, et essendo conveniente che '1 detto fidelissimo sia conservato in 
detto officio, secondo la forma délia soa concessione, perô sia scritto con l'autorità 
di questo conseglio et efficacemente imposto alli rettori 'nostri del regno di Cypro 

20 et successori, che debbano conservar il predetto fidelissimo nostro nella posses- 
sione soa, la quai gli debba esser inviolabilmente osservata, corne è giusto et con- 
veniente. 

Et da mô sia preso, che dalli officii soprascritti siano remossi tutti, et qualun- 
que che fosse stato posto per li rettori et altri rappresentanti nostri cosi in questa 

25 città corne di fuori quomodocumque et qualitercumque , nelli quali siano posti i 
soprascritti fidelissimi nostri da Napoli et Malvasia, li béni di quali siano posti 
nella Signoria Nostra, si corne è stato osservato nelli altri, che già sono stati espe- 
diti, et beneficiati, et tutti li officii, et beneficii soprascritti siano in recompensa de 
tutti li loro meriti, et béni lassati nelle città di Napoli et Malvasia, dovendo a ca- 

30 dauno di essi beneficiati cessa re la soventione, che hanno aile camere, corne è so- 
prascritto. 

Et perché li mesi passati per il Reverendo Protopapa da Napoli, ad instantia 
de alcuni sui adeversarii, furono depositati nelTofricio sopradetto alcune spoglie di 
chiesia, cioè una crose, un calice, libri, et altre cose, corne per Y inventario appar 

35 il tutto notato particolarmente ; pero sia preso che dette spoglie si debbano consi- 
gnar al syndico, over prior del luogo di San Zorzi di Greci sotto inventario, da 
esser tenute per loro in deposito, per consignarle poi a quelli alli quali di ragion 
spetteranno. 

Lecta Collegio die 8, 1549. 

40 De parte ... 145 de non ... 6 non sinceri 

(Senato Mar, XXX, f. 80-83). 



• . • 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 25 



DXLIV. 1549, 15 Octobris. 



Essendo stati espediti et beneficiati tutti quelli fidelissimi, et benemeriti nostri 
da Napoli di Romania, et Malvasia, che si attrovano in questa città, H quali per 
virtù dalla délibération di questo et del maggior Conseglio deveano conseguir bé- 
néficie délia Signoria Nostra, è necessario deputar un' officio di questa città di 5 
quelli che siano manco occupati, al quale sia commessa la cura di scoder il denaro 
délie tasse délie cancellarie, contestabellarie, cavallarie, et di altri offlcii, che sono 
state assignate ad alcuni di prefati fidelissimi, et che habbino etiandio facullà 
di approbare li sustituti di quelli che non possono personalmente esercitar li offlcii 
li sono stati concessi, secondo che per parte di questo et del maggior Conseglio è 10 
statuito; perhô L'andera parte, che per autorità di questo Conseglio sia imposto alli 
officiali nostri aile Rason Vecchie presenti et successori, che debbano scoder il de- 
naro délie tasse délie cancellarie, contestabellarie, et cavallarie delli rettori nostri, 
et etiam de altri officii, cosi di questa città, come de fuori, imposte per l' officio 
delli cinque Nobili sopra Napolitani et Malvasioti, con quel modo et ordine, con 15 
il quai sono state scosse dal predetto officio, et secondo che dispone la parte 
presa nel Senato et maggifcr Conseglio sotto di XV et XVI Ottobre 1541, et quelle 
distribuite a quelli di loro fidelissimi a chi sono state assignate, secondo la for- 
ma délie loro concessione, li quali officiali debbano tener conto a parte di tutto 
quello che di tempo in tempo si scuoderà, et distribuirà per tal conto, come è 20 
conveniente; dovendo essi officiali etiam scuoder da tutti quelli che restano de- 
bitori del predetto officio de Napolitani per conto di tasse imposte a cancellarie, 
contestabellarie, et altri officii, cosi dentro, come de fuori, et li denari che di si- 
mel ragione saranno ricuperati siano per loro portati air officio dl camerlenghi 
nostri de Comun nella cassa a parte. Et acciô che Tessattione et distributione 25 
predetta sia fatta con quelli modi et ordini che sono stati fin hora osservati, 
sia imposto al fidel nostro Giacomo dal Cortivo, il quai ha servito per Rasonato 
ail' officio delli Cinque Nobili preditti da di XVI Luglio MDXXXXVII fino al pré- 
sente senza premio alcuno, et è pratico et intelligente di tal maneggio, ch'el debba 
continuar a servir alli officiali predetti et tener conto separato di tutto quello che 30 
di tempo in tempo sarà scosso et dispensato per detto conto ; il quai per ciô 
non possa haver altro premio, salvo quanto a XVI Luglio gli fo concesso per que- 
sto Conseglio per premio del servitio per lui prestato aU'officio delli Cinque No- 
bili soprascritti. Alli quali officiali sia attribuita facoltà di approbar li sustituti de 
Napolitani et Malvasioti, et limitarli quel salario et utilità che a loro parera conve- 35 
niente, secondo che dispone la parte de VII Zugno MDXLI presa nel maggior Con- 
seglio, et quello che per tutti tre d'accordo sopra taie approbation de sustituti sarà 
terminato, sia ferrao, et valido. Délie quai sustitution et approbation il sopradelto 
Jacomo dal Cortivo debba tener particolar nota, senza haver premio alcuno, come 
è detto di sopra, delli conti délie tasse. Nel quai officio délie Rason Vecchie siano 40 
etiam portati tutti li libri et scritture, che se ritrovano nel predetto officio di 
Napolitani. 

Vol. IX. 4 



26 MOSUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

Et la présente parte non se intenda presa, se la non sarà etiara posta et con- 
flrmata nel maggior Conseglio. 

De parte . . . 126 de non ... 19 non sinceri ... 11 
Posita fuit contrascripta pars per Ill. m Dominiura et fuere 

De parte . . . 1085 de non ... 183 non sinceri ... 57 

5 (Senato, Mar. XXX, f. 109). 



DXLV. 1549, 26 Novembris. 



Fu concesso per questo conseglio l'anno 1539 a 29 di Genaro, et poi a 18 d' 
April 1540 conflrmato per il maggior Conseglio, al fidel nostro Piero Condolignoti 

10 per li buoni portamenti et degne operationi per lui fatte in servitio del Stato nostro 
et massime in soccorrer le città nostre di Corfù et di Napoli di Romania, air hora 
assediate da infedeli, corae a tutti è noto, l' offlcio del deputqto sopra la décima 
di formaggi in Candia, dopo la morte di quello cbe lo possedeva, da esser posto 
in nome di uno delli flgliuoli suoi, quai a lui piacerà, per sustentation sua, et délia 

15 sua fameglia ; il quai officio per anchora non è vacafo ; et per che il prefato 
Piero comparso alla presentia nostra ba supplicato, che ritrovandosi haver fin 
hora dui soli figliuoli naturali, vogliamo dechiarire, che il detto officio, quando 
el vacara, debbi esser posto in nome di uiio de* suoi figliuoli, cosi legittirao, corne 
natural, corne a lui piacerà ; perhô essendo cosa conveniente essaudir la dimanda 

20 sua, cosi ricercando li meriti et egregie opération sue, L' andera parte che per au- 
torité di questo Conseglio sia dechiarato, che il prefato fidel nostro Piero Con- 
dolignoti, quando vacarà l' officio sopradetto, possa ponerlo in nome di uno de' suoi 
figliuoli, cosi legitimo corne naturale secondo che egli ordinarà, et con tutti gli 
altri modi et condition dechiarite nella sua concessione, alla quai si abbia relatione. 

25 1549 Die XII Novembris lecta Collegio universo. Factae fuerunt littere re- 

gimini Cretae et successoribus. 

De parte ... 157 de non ... 14 non sinceri ... 8 

(Senato Mar, XXX, f. 89). 



DXLVI. 1549, 28 Decembris. 

30 Sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum — Regimini Crète. 

Si attrova creditore à quella caméra nostra il strenuo et fidelissimo capo de 
Strathioti D. Thomaso Lusi cavallier, per quanto el ne ha esposto, de ducati circa 
61, per conto délia provisione de ducati 25 alfanno che a Donna Catharina sua 
consorte fo rinontiata da Donna Duchena Rhcnesi, madré di quella, con l'autho- 

35 rità datali dal Senato a 4 di Maggio 1541 ; et perché al présente el prefatto 
strenuo cavallier è venuto de qui per andarne à servir per capitanio di com- 
pagnia, si corne è stato eletto da noi, et ha lassata la delta sua moglie et famé- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 27 

glia in Dahuatia, ne ha supplicato che vogliarao esser contenti di proveder che '1 
sia satisfatlo délia predetta soa provisione, siche nella assentia sua la preditta sua 
moglie di essa si possa servire ; onde parendoiie la dimanda sua honesta, havemo 
voluto darni le presenti, per le quali vi commetterao con il Senato, che alli com- 
messi del prefato cavallier et benemerito nostro, debbiate esborsar integramente 5 
quanto el si attrova creditore délia provisione predetta fino a' questo giorno, et 
facendoli poi risponder quella neiravenir di tempo in tempo si che '1 si possi diessa 
sovenire alli bisogni suoi, et noi non habbiamo cagione di scrivervi altramente in 
questa materia, corne si rendemo certi di non dovere havere, per la débita esecu- 
tione, che per noi sarà data aile presenti nostre. 10 

De parte . . . 114 de non ... 2 non sinceri ... 7 

(Senato Mar, XXX, f. 94). 



DXLVII. 1519, 21 Januarii. 

Consiliarii Regimini Crète et successoribus. 
Fu cosl efficace Tordine che vi dessemo col Senato a primo di 'Décembre del- 15 
Tanno passato circa l' officio di esattor délia Sithy concesso al fidelissimo nostro 
Zuan Lefcaro da Napoli di Romania in premio delli meriti suoi, et ricompenso delli 
béni da lui abbandonati nella patria sua, che certo non pensavamo ch' el pover 
huomo per tal cagione fosse astretto ricorrer da novo, corne ha fatto, alla Signo- 
ria Nostra, dolendosi lui, che se ben l'officio preditto li sia sta dato da esso Se- 20 
nato fino a di ultimo Gienaro del XLVII col salario, regalie, preheminentie, erno- 
lumenti, modi et conditioni, obligationi et carrichi, col quai lo teneva et possedeva 
il qu. Zorzi Evangeli, voi nondimeno lo habbiate diviso in due parte, et smembrate 
le utilità perlinenti a quello, con darne parte di esse al capitanio contra fures de 
Pediada, ciô è il carrico del capitaneato de Lasithi, che (per quello esso afferma) 25 
era prima congionto alla esattoria, si che esso Zuanne non puô conseguir il pos- 
sesso di quel modo, che per duplicate nostre vi commettessemo che glie doveste 
dare, la quai cosa a lui ha apportato gran spesa et travaglio, di maniera che 
egli ha convenuto per ciô ben due fiate passar il mare, con imminente pericolo 
di perder la propria vita ; et perché è ferma intention nostra che sia da voi ad 30 
unguem esseguito quanto dal ditto Senato vi è stato commesso in tal materia, di 
novo con l'autorità di quello efficacissimamente vi imponemo, che remosso ogni 
altro a cui haveste dato, o applicato il carrico del capitaneato sopraditto, perti- 
nente alla Sithi, debbiate far poner, et posto conservar questo fidelissimo et beneme- 
rito nostro in possessione deir officio preditto di esattor délia Sithi, con gli istessi 35 
carrichi et utilità, che havea il qu. suo precessor Zorzi Evangeli, senza alcuna di- 
minutione, o alteratione délia concessione sua, quai volemo al tutto che osserviate 
et facciate osservar da quellî a chi spetta inviolabilmente, operando in modo che il 
ditto Lefcaro non habbia causa di molestar più per tal officio la Signoria nostra, 11 
che ne spiacerebbe grandemente, dinotandovi intentione nostra esser, che il detto 40 
Lefcaro debba personalmente esercitar Y officio preditto, corne egli alla presentia 



28 MONUMENTA HISTORIAÇ IIELLENICAE 

nostra si è contentato di fare. Has autem ad successorum memoriam registrari 
facite, et presentanti restitui. 

Lecta Collegio die 7 Januarii 1549. 

De parte ... 112 de non ... 4 non sinceri ... 5 

iSenaro Mar, XXX, f. 97). 



5 DXLVIII. 1549, 28 Januarii. 

Sapientes Consilii, Terrefirme, Ordinum. 
Mérita il strenuo et fidel nostro Zuan Frati da Napoli di Romania al présente 
banderaro délia compagnia de Strathioti deputato alla custodia dell' isola di Ce ri go, 
di esser reconosciuto et in qualche parte renumerato per il fedel et valoroso ser- 
10 vitio da lui prestato in diverse occasioni a beneficio et conservation di quelli iso- 
lani, siccome dalla sua supplication^ et dalla fede del nob. nostro Maffio Baffo, 
olira proveditor in esso luogo, questo Conseglio ha pienaraente inteso ; perhô 

L 1 andera parte che per autorità di questo Conseglio al stipendio che il detto 

Zuanne ha al présente, sia aggionto ducato uno per paga, da esserli pagato dalla 

15 caméra di Candia nelF istesso modo et forma che gli era pagato il soprascritto 

stipendio, accioche con tanto miglior animo el possa continuar nel fedel servitio suo. 

1549, Die 18 Januarii, lecta Collegio. Factae fuerunt litterae significamus vo- 

bis Regimini Cretae et successoribus. die 28 supr. 

De parte ... 127 de nou ... 4 non sinceri ... 13 

20 (Senato Mar, XXX, f. 103). 



DXLIX. 1550, 3 Maii. 

Dalla supplicatione dalla povera donna Marietta relicta del qu. fidel nostro 
Scipion d'Adamo cittadin di Corfù, hora letta, questo Conseglio ha inteso in quanta 
povertà et miseria la si trova insieme con doi suoi figliuoli, causata specialmente 

25 dal miserabile caso délia morte del predetto suo marito, il quai essendo infermo 
nel letto, quando tra quei délia terra di Corfù et soldati nacque certo tumulto, fo 
crudelmente amazzato da detti soldati con total et estrema ruina délia sua povera 
fameglia, si corne hanno attestato li nobili nostri Marc 9 Antonio da Canal, et 
Piero Malipiero, et è stato letto a questo Conseglio ; onde essendo stato sempre 

30 pio instituto délia Republica nostra sovenir li poveri oppressi dalla adversa for- 
tuna, si corne certamente è detta donna con suoi figliuoli, non si deve mancar di 
suffragarli in qualche modo; perô L'andara parte che per autorità di questo Con- 
seglio ad Andréa figliolo del sopradetto qu. Scipione d' Adamo sia concesso in vita 
soa T officio del quarto délie carne delli animali minuti neir isola nostra di Corfù 

35 con tutte utilité, modi, obligation, et carghi a quello pertinenti, et corne lo pos- 
sedeva il Calogiero Bua ultimamente defonto, per la morte del quale esso officio 
è vacato, il quai sia per sostentatione délia fameglia, si corne Tha humilmente sup- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 29 

plicato, accio che con tal suffragio possano passar la vita soa, et la présente parte 
non s' intendi presa, se la non sarà confirmata nel nostro maggior Conseglio. 
Lecta Coll. die 24 Martii, et iterum 2 Maii 1550. 

De parte . . . 155 de non ... 2 non sinceri ... 5 
Die XI dicti pars suprascripta posita fuit per 111.™ Dominura et Capita XL in 5 
Maiori Consilio et fuerunt - 

De parte ... 1190 de non : . . 36 non sinceri ... 32 

(Senato Mar, XXXI, f. 12). 

DL. 1540, 21 Junii. 

• 

Regimini Cretae. 10 

Ne ha fatto intender il fldel nostro Zuan Lefcaro da Napoli di Roraania ,che 
havendogli noi in ricompenso delli raeriti soi, et delli béni per lui lassati nel detto 
loco di Napoli, concesso col Senato nostro alFultimo di Gennaro 1547 l' officio di 
esattor délia Sithi con le condition che havea il qu. Zorzi Evangeli, non sola- 
raente non ha mai havuto da quel regiraento il possesso di quello, ma è rimasto 15 
privo da quel tempo fino al présente délia soventione, che dalli cinque Nobili no- 
stri sopra Napolitani gli era data di circa ducati 80 alFanno per il viver suo, corne 
esso ne ha esposto, et oltra di ciô si ritrova debitore a diverse persone di bona 
sumraa di denari per le spese per lui fatte in ritornar doi flate di Candia a qui per 
implorar il suffraggio nostro, per haver il sopradetto possesso, supplicandone perô 20 
esso fldel nostro, che vogliamo esser contenti o di dargli la soventione che T havea 
prima che fosse fatta la sopradetta concessione, o di fargli dare et il salario del- 
T officio sopradetto, corso dal giorno di quella fino al présente, et la mita délie 
utilità del predetto officio da chi Tha esercitato; onde havendo noi veduta cosi la 
prima concessione dell' officio sopradetto, quanto le lettere che da poi col detto 25 
Senato vi sono state scritte, acciô che di quello gli doveste dar il possesso, et spe- 
cialmente l'ultima deliberatione de' 21 Genaro prossimo passato, et havendo con- 
siderato che esso povero esponente è rimasto privo délia soventione, et alimenti soi, 
et ha contratto li debiti sopra narrati non per altra cagione, che per la poca obe- 
dientia che è stata data aile sopradette deliberationi nostre, et giudicandolo per 30 
ciô degno per giustitia di esser esaudito, havemo voluto darvi le presenti, col- 
T istesso Senato commettendovi, che al sopradetto benemerito fidel nostro debbiate 
far pagar, et effettualmente esborsar da quella caméra nostra tutto '1 salario per- 
tinente al predetto officio d'esattor délia Sithi, che si ritrova in quella, principiando 
dal giorno ch'esso Zuanne Lefcaro venne la prima fiata de li con la concessione 35 
soa a dimandar il possesso di quello. Et oltra di ciô vi commettemo, che deb- 
biate tassare quella portione, che a voi per giustitia parera délie utilità ricevute 
da quelli, che hanno goduto indebita mente, et contra li decreti del predetto Senato 
et detto Senato, dal detto giorno, ch' esso Zuanne dimandô il possesso la prima 
fiata, et fare che per quelli delta tassa et portione d' utilità sia similmente es- 40 
borsata, et integramente pagata al sopradetto supplicante, si che con questo 
mezzo esso povero fidel nostro venga ad esser sollevato in parte dalli danni per 



30 MONUMENTA HISTORIAE HELLEN1CAE 

lui patiti con molto nostro dispiacere; ne sopra di ciô vi volemo dir altro, ren- 
dendosi certi che darete di subito diligente essecutione al présente ordine nostro, et 
al decreto del Senato de 21 Zenaro ultimamente passa to, con dar il possesso dcl 
detto ofncio al sopradetto supplicante, perché quando altramente succedesse, oltra 
5 che faresserao astrenzer quelli che s'attrovassero al possesso di esso ad intégra re- 
stitutione di tutto '1 salario, et di tutte le utilità, che havessero ricevuto, faressemo 
anco ad voi conoscer il dispiacere che sentimo délia poca obedientia prestata ail i 
nostri rnandati, et alli decreti dell'antedetto nostro Senato. 
Priamus de Lege sap. Cons. Baptista Nani sap. T. F. 
10 De parte . . . 159 de non ... 26 non sinceri ... 10 

(Senato Mar, XXX!, f. 21). 

DLL 1550, die 28 Junii. 

Provisori Cephaloniae et successoribus. 
Volendo intertener alli servitii nostri il strenuo Zuanne Carrandinô per la 
15 bona servitii fatta in ogni tempo per li soi passati, et per il suo valore, vi com- 
mette m o col Senato, che debbiate far scriver il predetto Zuanne in una di quelle 
compagnie de cavalli nel loco primo vacante, di quelli perô che habbino il sti- 
pendie) di ducati quatro per paga a paghe quatro air anno, facendo ch' el faccia 
quelle fattioni che fano li altri che hanno il medesimo stipendio, et cosi esegui- 
20 rete. Has autem ad successorum memoriam registrari facite. et présentant! 
restitui. 

De parte . . . 152 de non ... 3 non sinceri ... 5 

(Senato Mar, XXXI, f. 27). 

DLIL 1550, 22 Augusti 

25 Fo concesso per queslo Conseglio a XVI del mese di Ottobre prossimamente 

passato a D. a Statnatina Carmalichi da Napoli di Romania, in premio de i meriti soi 
et de i béni da lei abbandonati in quella città, un luogo di fante a la dohana da 
mar in luogo di Francesco de Piero in vita sua, per la quai espeditione la Signoria 
nostra restô libéra de la spesa che l' ha vea, per la soventione che li era data ; et 

30 perché si ha giustificato il prefato Francesco attrovarsi in esser, et perô l' officio 
non esser altramente vacato, corne da le scritture hora lette si ha inteso, péril 
che essa D. a Stamatina è rimasta priva dell'officio soprascritto, et parimente de la 
provisione et stipendio, et si attrova in povertà grande, conviene a la giustitia, et a 
la pietà del Stato nostro proveder a la detta povera, et benemerita ; perô 

35 L' andera parte, che per autorità di questo Conseglio sia concessa a la sopra- 

detta D. Stamatina Carmalichi una aspettativa d' un officio primovacante in questa 
città di quella sorte, che furono deputati per Napolitani et Malvasioti, di valuta di 
ducati quaranta in circa a l' anno tra salario, et utilità, corne 1* harebbe scosso de 
la fantaria soprascritta, il quai officio li sia concesso colle condition! de la parte de 

40 1* anno 1541 a IV del mese di Ziugno, che dispone circa predetti Napolitani, et 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 31 

Malvasioti ; et in questo mezzo li siano assignati per soventione ducati otto grossi 
12 a l'anno, che sopravanzajio de la tassa de la cavallaria di Cologna, i quali da- 
nari sia commesso a gli officiali a le Ragion Vecchie, che debbano far esborsar a 
la predetta donna, overo suoi commessi, fino che li sarà proveduto, corne di so- 
pra ; et de presenti li siano dati de i danari de la Signoria nostra ducati dodici 
per conto di soventioni scosse, et non scosse, essendo stato scritto al regimento 
nostro di Candia, che dai XXX d' Ottobre passa to in qua non li dovessero più 
dar soventione alcuna. 

Factae fuerunt litterae patentes die 18 Sept. 1550. — Lecta Coll. die 1 Julii 
1550. 

De parte . . . 161 de non ... 6 non sinceri ... 6 

(Senato Mar, XXXI, f. 89). 



10 



DLIII. 1550, 22 Augusti. 

Fu concesso per questo Conseglio a ultimo Gennaro 1547 al strenuo, et fedel 
nostro Domenego Mormori cavall/ nobile da Napoli di Romania il luogo di conte- 15 
stabile dal Zanthe in vita sua, con obligatione di esercitarlo personalmente, il 
quai comparso a la Signoria nostra nuovamente ha esposto, che '1 non si è po- 
tuto partir di questa terra fin'hora per molti debili, che Tha contralto per man- 
tener la sua nu mer osa famiglia, supplicando, che volendo lui al présente andar 
al ditto suo luogo, siamo contenti conciedergli, che gionto el sarà di là possa 20 
affittar detta contestabellaria per qualche anno, accioche habbia modo in parte di 
satisfar ai debiti suoi; perô essendo degno di questo honesto suffragio, L'andara che 
per autorità di questo Conseglio sia concesso al prefato Mormori che gionto el sarà 
al Zanthe, et haverà tolto il possesso del detto officio di contestabile, et esercitatolo 
per dui mesi, el possa sostituir per anni dui una persona, che sia atta et sofficiente 25 
ad esercitarlo, la quai sia approbata dal reggimento nostro del Zanthe per tutti 
tre d' accordo, al quai sia scritto, che faccia pagar ad esso Mormori i suoi avanzi 
dal giorno de la sua concessione in qua, non havendo in questo tempo esercitato al- 
tri il detto officio, come è conveniente. 

Lecta Collegio 5 Julii 1550. 

Die 23 mensis supr. fuit suspensa praesens pars per omnes très dominos 30 
Advocatore Com. die 29 mensis supr. Elevata fuit suprascripta suspensio per omnes 
très clarissimos Dominos Advocatores. 

De parte . . . 123 de non . . . 33 non sinceri ... 13 

(Senato Mar, XXXI, f.' 40). 

DLIV. 1550, 6 Octobris. 35 

Facendo la fede che fa il reggimento nostro del Zanthe, che Zuan Calofolo sia 
stato fatto prigione, essendo a' nostri servitii, et che nel riscatarsi habbia consu- 
mato tutta la sua sostantia, non si deve mancar di provedergli di qualche poco di 
sovegno, accioche f l possa viver colla sua famiglia, et perô. L'andera parte, che 



32 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

pcr autorità di questo Conseglio sia concesso al predetto Zuannc il primo luogo di 
cavalaroto, che vacherà in quella città nostra, con i carichi, salarii, et obligationi, 
che hanno gli altri cavallaroti ; et da quella caméra nostra gli siano pagati, fino 
che entrera nel luogo predetto di cavalaroto, ducati otto a l' anno, quali poi gli 
5 habbiano a cessare, subito che 1' harrà conseguito il luogo predetto. 
Marcus Foscari sap. Cons. Franciscus Superantio sap. T. F. 

De parte ... 139 de non ... 5 non sinceri ... 9 

(Senato Mar, XXXI, f. 49). 



10 DLV. 1551, 30 Juliî. 

Baylo et proveditori generali Corcyrae, et provisori ibidem. 
Ricevessimo a XXII del présente piii mano di lettere vostre, di doi fin nove, 
dalle quali habbiamo particolarmente inteso tutto quello, che ne havete significato 
cosi de i progressi deU'armata del Serenissimo Sig. Turco, corne dell'altre materie 

15 occorrenti ; onde si corne rëstamo grandemente satisfatti dell' operationi vostre, 
cosi molto vi laudamo col Senato, essendo certi, che cosi dobbiate continuare 
nell'avenire; et per rispondere a quelle di esse lettere, che hanno bisogno di ri- 
sposta, n'è stata grata la diligentia di voi, proveditor Gritti, in riveder quelle com- 
pagnie de Strathioti ; ben n' è spiaciuto intendere che alcuni di loro siano mal a 

20 cavallo, et alcuni ancho senza ; sopra di che ricercandone voi ordine da noi, se 
dovete dargli diffetto, overo no, si corne si usa di qui in Italia, vi dicemo, che 
quando furono espediti detti Strathioli per quella custodia, fu ordinato, che ser- 
vendo a cavallo, baver dovessero la provisione et stipendio suo in ragion di pa- 
ghe otto ail* anno; quando veramente non servissero a cavallo, in ragion di paghe 

25 quattro solamente, si corne nella detta espedittione è dechiarito, délia quale, se 
ben giudicamo che sia registrata in quella cancellaria et caméra, nondimeno hab- 
biamo voluto mandarvene copia nelle presenti, acciochè secondo il ténor di quella 
vi possiate governare, dicendovi di più, che non dobbiate scriver, ne permeltere, 
che resti scritto cavallo alcuno, che non sia buono, et atto aile fattioni. Quanto a 

30 gli orzi, che si ritrovano di 11, i quali per le cause toccate in esse vostre ricordale, 
che saria bene dispensarli a detta Strathia a conto délie sue paghe, laudando l'opi- 
nione vostra, vi dicemo, che cosi dobbiate fare, dispensando quelli con quelf or- 
dine, et modo, che vi parera esser di maggior avantaggio, et beneficio nostro, 
facendo tener del tutto particolar conto, si corne credemo, che si faccia di tutte 

35 quelle monitioni, biave, et altro, che vi habbiamo mandato, acciochè non si habbia 
danno ; aggiongendovi circa i frumenti, che essendone di essi in pericolo di gua- 
starsi, volemo, che oltra il far de i biscotti, corne già vi habbiamo per altre scritto, 
dobbiate venderne quella quantità, che vi parera esser in pericolo, tenendo buon 
conto del danaro che ne trarete, del quale comprarete de i frumenti nuovi, accio- 

40 chè quella città sia ben minuta, et che l'armata nostra ancho se ne possa preva- 
lere. Quanto veramente sia all'horologio richiestovi per lo capitaneo deU'armata 
del Sig. Turco, habbiamo dato ordine, che se ne ritrovi uno délia qualità, che sua 



\ 



DOCUMENTA STRATHIOTAS 1LLUSTRANTIA 33 

Signoria délibéra, il quale vi raandarerao insieme con altre robbe da presentarlo di 
ritorno, secondo '1 prudente ricordo vostro. 
1551 die 30 Julii lecta Collegio. 

De parte . . . 182 de non ... 1 non sinceri ... 1 

(Senato Mar, XXXI, f. 118). 5 

DLVI. 1551, 22 Novembris. 

Dalle scritture hora lette, questo Conseglio ha inteso il lungo et fedel servitio, 
che ha prestato, et presta tuttavia nell' isola nostra délia Cefalonia Nicolo Combo- 
tecra Strathioto, fo del qti. str. Andréa Corabotecra, capo di cavalli cinquanta nella 
detta isola, servendo com'ql fà per banderaro nella compagnia del strenuo Alessan- 10 
dro suo fratello; et dovendosi darli animo di continuare nell' istesso servitio con 
buon esempio ad altri : L' andara parte, che al predetto Nicolo Corabotecra sia sta- 
tuito stipendio di ducati quattro per paga, a paghe quattro air anno, dovendogli 
cessar ogn' altra utilita, et sia obligato tener un buon cavallo, et il stipendio pre- 
detto li sia pagato da quella caméra per il tempo che '1 servira a cavallo» ut supra. 15 

Lecta Coll. die 14 Julii 1551. Factae fuerunt litterae provisori Cephaloniae 
et successoribus die 22 supradicti. 

De parte . . . 102 de non . . * 3 non sinceri ... 1 

(Senato Mar, XXXI, f. 144). 

DLVIL 1551, 26 Novembris. 20 

In Coll. XXV Nobilium extractorum de corpore consili Rogatorum, et add. 
et X sapientum Ordinariorum adiunctorum in executione partium ipsius Consilii 
dici 22 Augusti 1550, et viii Junii proximi preteriti: Che la parte presa neirEcc.mo 
Con s. di Pregadi sotto di xx April 1518, perla quale è stata concessa a Gianuli et 
Helena Apostoli da Napoli di Romania in vita loro la fantaria air officio di estra- 25 
ordinarii, vacante per morte del qu. Nicoleto Bucella, figliuolo di Bon qu. Galeazzo, 
ut in ea, alla quale si abbia relatione, sia cassata et annullata, cum omnibus inde 
secutis, et dependentibus, ritornando le parti in pristinum. 

De parte ... 3 de non ... 22 non sinceri ... 

(Senato Mar, XXXI, f. 144). 30 

DLVIII. 1551, 29 Januarii. 

Questo Conseglio a XV dell' instante, mosso dalli avisi del proveditor délia 
Ceffalonia, per il quale vien affermato, che ne i ducati mille cinquantasei, che '1 
reggimento di Candia è obbligato mandarli ogn' anno per pagar li Strathioli, che si 
tengono in detto luogo délia Ceffalonia, la Signoria nostra per il calo, che fanno le 35 
monete da luogo a luogo, vien a ricever di danno ducati ducento all'anno, délibéra, 
ch'esso reggimento di Candia, dovesse nell' avenir mandar i detti ducati mille cin- 
quantasei a Corfu, per pagar la Strathia di queir isola, et che air incontro la Ceffa- 
Vo). IX. 5 



34 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

]onia dovesse cessar nell' avenir di mandar nel detto luogo di Corfù l'istessa som- 
ma de danari, che Tèobligata mandarli ogn' anno , ma quella dovesse ritener in 
quella caméra per pagar i proprii Strathioti di quel luogo, et intendendosi, che 
mandando la caméra di Candia i predetti danari a Corfù si venirà a ricever l'i- 
5 stesso danno, che si fa alla Cefialenia, et che la caméra di Candia si trovi biso- 
gnosa di danari, si che è necessario ogn'anno mandarli di questa città buona som- 
ma di danari, è conveniente proveder ad uno tanto disordine : perô 

L* andara parte, che '1 reggimento nostro di Candia debba nell'a venir rite- 
nersi i ducati mille cinquantasei, che ut supra l' è obligato mandare alla Cefa- 

10 lonia, con questa espressa dichiaratione, che '1 detto reggimento di Candia non 
possa quelli spender in altro, che nell* armar quelle galee che di tempo in tempo 
li sarà commesso per questo conseglio, oltra le quattro, che ordinariamente s'ar- 
mano in quelf isola, dovendo di essi danari tener conto a parte, et ponerli nel cas- 
son del conseglio nostro di X, sotto le pêne statuite in simil materia di danari 

15 deputati ad esso casson ; et all'incontro il reggimeuto délia Ceffalonia debba per 
il pagamento délia sua Strathia ritenersi ogn' anno ducati mille cinquantasei, de i 
ducati mille ducento, che Y è obligata mandar a Corfu per quella Strathia, per il 
pagamento délia quai strathia di Corfù restino liberamente obligati, non ostante 
alcuna parte in contrario, tutti i ducati tre milia ottocento sedici, che del 1541 per 

20 deliberatione di questo conseglio, coirautorità del conseglio nostro di X li furono 
obligati alla cassa di esso conseglio de i danari di Cypro, che capitano in essa cassa 
per tal conto. Et da mo sia scritto al reggimento di Cypro coll' autorità di questo 
Conseglio, che in essecutione délia detta deliberatione del 1541, el debba mandar 
di tempo in tempo il danaro predetto, sotto le pêne in quella statuite. Et del pre- 

25 sente ordine sia etiam dato aviso ai sopradetti reggimenti che sarà bisogno. 
Factae fuerunt litterae provisori Cephaleniae et successoribus die 30 sup. 
De parte ... 184 de non ... 4 non sinceri ... 6 

(Senato Mar. XXXI, f. 1G1). 

DLIX. 1552, 6 Junij. 

30 Dalla supplicatione hora letta questo conseglio ha inteso in quanta povertà 

et miseria sia rimasta la povera donna Alessandra relicta del qu. fedel nostro 
Zuanne da Rhodi habitante nel luogo nostro del Zanthe, con sei poveri figliuoli, 
il quale, dopo moite fatiche et pericoli sostenuti in diversi viaggi, corne patron di 
fregata, portando lettere publiche da luogo a luogo con beneficio délie cose nostre, 

35 sicome per patente del proveditor nostro dell' arraata Bondimier, et reggimento 
del Zanthe amplamente appare, essendo stato espedito l'anno passato dal reggi- 
mento del Zanthe predetto con lettere dricciate alla Signoria nostra, et al capitano 
gênerai da mar con avisi dell* armata Turchesca, fu preso da due fuste di corsari 
Turchesche, il quale, per salvar esse lettere, si gittô air acqua, et miseramente si 

40 annegô con rovina total délia sua povera famiglia; o;ide essendo stato sempre 
instituto délia republica nostra non abbandonar la posterità di quei, i quali l'hanno 
servita con fede, et divotione, si corne ha fatto il predetto Zuanne: 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 35 

L' andara parte, che per autorita di questo conseglio sia concessa alla sopra- 
detta Alessandra in vita sua, et di figliuoli del sopradetto qu. fidelissimo nostro 
provisione di ducati dodici all'anno alla caméra nostra del Zanthe, dalla quale li 
debbano esser di tempo in tempo pagati in ragione di ducati tre per paga a paghe 
quattro all'anno, acciochè con questo suffragio habbiano modo di sostentarsi et 5 
allevarsi sotto Y ombra délia Signoria nostra. Et délia présente concessione sia 
data notizia al reggimento del Zanthe, et successori per la débita sua essecutione. 

Ser Philippus Capello sap. Cons. Ser Aloysius Mocenico sap. T. F. Ser An- 
dréas Justiniano sapiens Ordinum. 

De parte . . . 135 - 157 de non . . . 1 - 2 3 / 4 non sinceri ... - 2 10 

1552, die 2 Junii in Collegio. 
De parte ... 19 de non ... 2 non sinceri . . . 1 z / 4 

Die XI sup. factae fuerunt litterae. 

(Senato Mar, XXXII, f. 21). 

DLX. 1552, 11 Junii. 15 

Regiraini Corcyrae et successoribus 

Il strenuo Helia Renesi, il quale ha servito un tempo la Signoria nostra fedel 
et valorosamente nell' isola di Cipro sotto il qu. Cavalier Zorzi Renesi suo barba, 
hora venuto in questa città ne ha supplicato, che vogliamo concederli il luogo di 
Strathioto a cavallo in quel!' isola nostra, et la provisione che havea il qu. strenuo 20 
Zuanne Renesi suo padre morto questo Genaro ultimamente passato; ondeessendo 
egli di quella faraiglia, che è, délia quale sono usciti tanti huomini di valore, et fi- 
delissimi al stato nostro, et parendone lui esser persona taie, che potrà prestarne 
quel buon servitio che si conviene, lo havemo rimesso prontamente nel luogo, che 
havea il sopradetto strenuo suo padre in quell'isola nostra ; et perô vi commettemo 25 
col Senato, che cosi facciate, che '1 sia accettato, .et che li sia di tempo in tempo 
risposto in quella caméra nostra il stipendio ordinario di quattro ducati per paga, 
computato Y orzo, a ragion di otto paghe ail' anno. 

Et le presenti nostre registrate, farete restituir al présentante. 

Lectae Collegio. 30 

De parte ... 145 de non ... 2 non sinceri ... 5 

(Senato Mar, XXX11, f. 22). 

DLXI. 1552, 18 Julii. 

Mérita il fedel, et vaioroso servitio, che già molti anni ne presta il strenuo 
Marco da Napoli, Strathioto nella compagnia del strenuo capitano Dimitri Snati 35 
deputato alla custodia di Dulcigno, di esser riconosciuto di alcun premio, et special- 
mente per Tegregia fattione per esso Marco ultimamente fatta contra quei assassini 
pubblici, et sudditi Turcheschi, sicome dalla suppositione sua et dalle patenti del 
conte et capitano di Dulcigno, et dalla communità di detto luogo amplamente appa- 
re: perô L'andara parte, che per autorita di questo conseglio al stipendio ordinario, 40 



36 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

che al présente ha il predetto strenuo Marco da Napoli, sia aggionto ducato uno 
per paga, si che neir avenire Y habbia ducati quattro per paga a paghe otto al- 
l'anno, oltra l'orzo, accioché l' habbia modo di meglio sostentarsi a^servitio nostro 
con buon esempio a graltri di ben meritar la gratia del Stato nostro. 
5 Et il simile sia concesso al fedel nostro Piero qu. Vatti Psari, Stratioto sotto 

il strenuo Comin Frassina, che serve in Spalato, per le fedel sue operationi, fatte 
in servitio délia Signoria nostra, si corne per patenti del nobil homo Benetto da 
Mulla, conte et capitano di Spalato appare. 

1552 die 21 Junii lecta Collegio 
10 Factae fuerunt litterae patentes in forma consueta sub die 18 Julii 1552, ut 

apparet in filcia Collegii. 

De parte ... 152 de non ... 1 non sinceri ... 8 

(Senato Mar, XXXII, f. 26). 



DLXII. 1552, 20 Augusti. 



15 Sono state tali le operationi fatte in diversi tempi dal fedel nostro Zuan Pas- 

quai da Thine in beneficio délie cose nostre, che ragionevolmente mossero il qu. 
dilettissimo nobil nostro Thomà Mocenico capitano gênerai da mare a confermarli 
del 1510 alli XVII di Giugno l'officio di capitano in quel luogo nostro, che li era 
stato concesso del 1539 a tre di Giugno dal nobil homo ser Zorzi Duodo ail* hora 

20 rettor in esso luogo, et a constituirli salario di sessanta ducati all'anno a quel] a 
nostra caméra di Thine, il quale perô non ha fin'hora possuto conseguire ; et dieno 
hora medesimamente indure la Signoria nostra a laudar, et approbar la sopradetta 
eleltione, et confirmatione col predetto salario in vita sua, accioché T habbia causa 
di continovar ad essercitar esso capitaneato con quella fede, et valore, che l' ha 

25 esercitato fin' hora ; perô 

L' andara parte, che per autorità di questo Conseglio sia confermata, et ap- 
probata la sopradetta elettione, et confertnatione, di modo che il predetto fedel 
nostro habbia ad esercitar in vita sua il capitaneato sopradetto, et da qui inanzi a 
scoder il salario predetto di sessanta ducati all'anno alla detta caméra nostra di 

30 Thine, non possendo in modo alcuno dimandar, ne scoder alcuna cosa per conto 
di salarii passati, et corsi finhora, si corne si è contentato nella scrittura sua 
hora letta. 

Ser Franciscus Superantio sap. Cons. Ser Vincentius Diedo sap. T. F. Ser 
Thomas Mocenico sap. Ordinum. 

35 die 9 Augusti 1552 in Collegio 

De parte ... 21 de non ... non sinceri ... 1 3 / 4 
Die 21 sup. factae fuerunt litterae rectori Thinarum, et Miconarum , et 
successoribus. 

De parte . . . 162 de non ... 4 non sinceri ... 7 

40 (Senato Mar, XXXII, f. 31). 



DOCUMENTA STRATHIOTAS 1LLUSTRANTIA 37 



DLXIIL 1552, 17 Septerabris. 

Regimini Cretae et successoribus suis. 

Fu concessa del 1541 a papa Nicola Lazareto da Napoli di Roraania soven- 
tione in quella caméra nostra di dodici perperi al mese per sostentatione sua, 
et délia sua famiglia, fino che li fosse provisto di altro, il quale da poi essendo 5 
mancato di questa vita, Theotocu sua nioglie rimasta con uno povero figliuolo in 
grande rniseria, è venuta in questa città, et comparsa alla presentia nostra ne 
ha supplicato, che vogliamo concederli qualche suffragio, col quale ella et suo fi- 
gliuolo possano sostentar la vita loro, non essendole da poi la morte del detto suo 
marito stata pagata da essa caméra nostra per terminatione delli all'hora pre- 10 
cessori vostri più soventione per la portione sua, che di quattro perperi al mese, 
la quai ancho le cessé, quando ella si parti di quell' isola nostra per venir di qua; 
onde mossi noi a compassione délia povertà grande délia sopradetta Theotocu, 
habbiamo voluto scrivervi le presenti, commettendovi col Senato, che le dobbiate 
far continovar a pagar in quella caméra dal giorno, ch 1 ella si parti di li la so- 15 
ventione di quattro perperi al mese, et dal giorno délia présente parti di altri 
quattro di avantaggio, si che Y habbia in tutto soventione di otto perperi al mese 
in vita sua, alla quale, accio che Thabbia modo di ritornar di li, haverao qui fatto 
dar cinque ducati, i quali voi farete poner a conto délia detta soventione sua, et da 
rao sia preso, che de i danari délia Signoria nostra siano dati ducati cinque alla 20 
sopradetta Thotocu a conto délia predetta soventione, acciochè la possa ritornar 
in Candia. 

Ser Carolus Mauroceno proc. sap. Con. Ser Vincentius Diedo sap. T. F. 

1552 die 24 Junii in Coll. 
De parte ... 19 de non ... non sinceri ... 2 25 

De parte . . . 158 de non ... 2 non sinceri ... 4 

(Senato Mar, XX XII, f. 35). 

DLXIV. 1552, 24 Septembris. 

Essendo uscito di misera cattività, nella quale è stato anni dieci continovi il 
fedel nostro Gianni Carriddi da Malvasia, è comparso alla Signoria nostra, quella 30 
humilmente supplicando, che attese le fedeli opéra tioni da lui fatte, mentre che la 
detta città di Malvasia era assediata da* nemici, essendo stato finalmente fatto 
prigione da' Turchi, et havendo in quella abbandonato béni per buona valuta, 
sicome ha provato per testimonii fldedigni essaminati in Candia, voglia dargli 
qualche modo di viver sotto la fede, et devotione del Stato nostro, sicome è stato 35 
osservato nell 1 espeditione di molti altri suoi compatrioti ; onde essendo il detto 
Gianni cosi benemerito, come è certamente, et essendo per parte di questo Conse- 
glio di XVI Luglio 1547 riservato luogo di beneficio a quelli fidelissimi nostri da 
Napoli, et Malvasia, che fossero stati cattivi nell' assedione di esse città, et che fos- 



38 MONUMENTA HrSTORIAE HELLENICAE 

sero liberati, non si deve mancare di esaudire la dimanda sua, provedendogli in quel 
modo, che sia più conveniente : perd 

L' andara parte, che per autorité di questo Conseglio, et in essecutione délia 
parte di esso, et del maggior Conseglio dell'anno 1540 di iiii Giugno, et parimente 
5 di quella del 1547 di XVI Luglio soprascritta, sia concessco al predetto Gianni Car- 
riddi in vita sua, et di suoi figliuoli nominati Nicolô et Léo, uno luogo di garbel- 
lador di specie, ultimamente vacato per la morte del qu. Zuanne Fachin ultimo 
possessor di quello, con tutte utilità, modi, obligation, et ca ricin ad esso luogo spet- 
tanti, et pertinent! ; dal quale sia, et cosi esser s'intenda rimosso cadaun altro, che 
10 vi fosse stato posto, et deputato. Et questo s'intenda esser in premio di meriti suoi, 
et in total ricognitione di béni abbandonati nella città di Malvasia. 

1552, die iii Junii lecta Coll. Factae fuerunt litterae patentes in forma consueta. 
De parte . . . 184 de non ... 6 non sinceri ... Il 

(Senato Mar, XXXII, f. 46). 



15 DLXV. 1552, 29 Septembris. 

Provisori Cytherici. 
Habbiamo nelle vostre di iiii, v, et xiiii di Giugno prossimamente passato, in- 
teso T opinion vostra di far una cerneda di cento archibusieri delli huomini di quel- 
F isola, per poter difender quelli sudditi nostri da i danni che li vengono spesse 
20 volte fatti da' corsari, il che dite ha ver più volte veduto, che quelli Stratioti non 
hanno possuto fare, per esser la maggior parte di essa isola piena di collini, ove i 
cavalli mal si possono adoperare; il quai vostro ricordo essendone veramente 
piaciuto, vi coramettemo col Senato, che dobbiate far descriver i sopradetti cento 
archibusieri, et dar ordine che siano ben disciplinati, et ammaestrati da quel stre- 
25 nuo capo nostro, acciô che habbiano a riuscir tali, che si possa nelle occasioni 
cavarne quel frutto che ricerca il bisogno per difesa di queir isola nostra da cor- 
sari, et altri, che li volessero far alcun danno. 
1552, die 29 Septembris lectae Collegio. 

De parte ... 158 de non ... 1 non sinceri ... 8 

30 (Senato Mar, XXXII, f. 47). 



DLXVI. 1552, 22 Septembris. 

È cosa veramente pia, et degna délia clementia délia Signoria nostra esaudir 

il povero Demetrio Francopulo dal Zante. di quello che '1 ne ha humilmente suppli- 

cato, per la grandissima miseria, et calamità, nella quale si ritrova, per la causa da 

35 questo Conseglio intesa, dalla supplicatione sua, et dalle lettere del proveditor di 

quel luogo nostro hora lette ; perô 

L' andara parte che al sopradetto supplicante sia per autorità di questo conse- 
glio concesso il primo luogo, che vacarà, di cavallaroto, neirisola nostra del Zante, 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANT!* 39 

per lo maritar di Diana sua figliuola, il quai offlcio perciô debba esser posto in 
nome di essa Diana. 

Ser Philippus Capello sap. Cons. Ser Benedictus Pisauro sap. T. F. 

Lecta Coll. die 29 Junii 1552. 

De parte . . . 180 de non . . . 1 5 / 6 non sinceri ... 3 5 

(SeDato Mar, XX XII, f. 47). 



DLXVII. 1552, 8 Octobris. 



Locumtenenti, Capitaneo, et consiliariis Cypri, et successoribus. 

È comparsa alla presentia nostra Maria da Napoli di Romania, consorte di Gi- 
gni Voimiri Stratioto Napoli tano, et ne ha esposto, che essendo stato bandito il 10 
predetto suo marito di quel regno dal nobil homo Andréa Dandolo allhora capitano 
di Famagosta per certa questione, et delitto suo, gli fu leva ta la provisione di du- 
cat i ventiquattro all'anno, che l'anno 1541 del raese di Décembre gli era stata as- 
signata a quella Real nostra, corne Strathioto et benemerito del stato nostro, la 
quale gli fu concessa in premio di meriti suoi, et in ricompensa di béni da lui ab- 15 
bandonati in Napoli predetto, de quali la mita erano per conto délia dote di detta 
Maria, la quai provisione fu poi data ad un altro Napolitano Strathioto nominato 
Thodaro Recci, onde che detto suo marito, et lei insieme restorono privi di quel 
beneficio, il quale dovea esser il sostenimento délia vita loro, et figliuoli suoi ; sup- 
plicandone perô di alcun opportuno rimedio : onde havendo noi voluto sopra ciô 20 
esser diligentemente informati, et intendendo che '1 predetto Gigni non fu bandito 
per alcun caso atroce, et considerato, che airespeditione sua, et assignamento délia 
sopradetta provisione fu dechiarito, et ordinato, che servendo egli a cavallo, haver 
dovesse ducati ventiquattro all'anno, oltra l'orzo, et non servendo a cavallo, dueati 
dodici solamente di provisione, la quale s 1 intendea per premio di meriti, et ricom- 25 
pensa di béni abbandonati in Napoli di Romania, corne è predetto ; imperô ne siamo 
mossi a scrivervi le presenli col Senato, commettendovi, che fatti far i conti del 
soprascritto Gigni délia provisione sua, dobbiate farlo satisfare di quanto l'apparerà 
creditore, cosi avanti che '1 fosse bandito, come dopo fino al présente giorno per 
conto di detta provisione in ragione di ducati dodici ail' anno, secondo la forma 30 
délia concessione sua, continovando poi di tempo in tempo a pagarli essa provisione 
a ducati dodici all'anno, mentre che '1 viverà, et non più oltre, di che usarete di- 
ligentia, per haverne la verità, et acciochè la Signoria nostra non sia defraudata, 
esborsando voi il danaro a sua moglie, overo a suoi legittimi commessi, che si 
presentaranno a voi per tal causa, con fede perô, che esso Gigni sia vivo, et in 35 
essere, et non altrimenti. lias autem ad successorum mernoriam registrari facite, 
et presentanti restitui. 

1552, die 7 octob. lectae Coll. 

De parte ... 117 de non ... 3 non sinceri ... 5 

(Senato Mar, XXI, f 48;. 40 



40 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 



DLXVIII. 1552, 4 Noverabris. 



Essendo mancato délia présente vita il strenuo et fedelissimo nostro Traca- 

gnoto Eudemonoiani da Malvasia, il quale era capo di cavalli Stratioti venticinque 

deputato alla custodia délia città nostra délia Cania, lasciati dopo se molti figli- 

5 uoli, de* quali uno il maggiore denoraiaato Soffianô di età d'anni venti, comparso 

alla presentia délia Signoria nostra con mol ta instantia et hurailtà ha supplicato 

che attesi i meriti di maggiori suoi, et del sopradetto qu. suo padre tutti devotis- 

simi di lei, vogliamo crearlo capo di detta compagnia ; onde essendo questa fa- 

raiglia tanto benemerita, quanto che è del stato nostro, et il predetto Soffianô di 

10 buona speranza, essendosi sempre esercitato sotto la disciplina del padre, conviene 

alla gratitudiue di quello, secondo il benigno instituto suo, che è di abbracciare la 

posterità di benemeriti, et fedelissimi nostri essaudire prontamente la dimanda sua: 

perô L'andara parte che '1 sopradetto Soffianô per autorità di questo Conseglio sia 

creato capo délia sopradetta compagnia iu luogo del qu. suo padre, coll'istesso sti- 

15 pendio, preeminentie, modi, obligationi, et carichi, con i quali s' esercita va, et ser- 

viva il detto suo padre, di che ne sia data notitia al reggimento nostro délia Cania, 

et successori per la débita osservantia sua. 

1552 die 30 Octobris lecta Collegio. 

Factae fuerunt litterae rectori, et consiliariis Caneae, et successoribus suis 
20 die 5 Noverabris 1552. 

De parte . . . 157 de non ... 4 non sinceri ... 8 

(Senato Mar, XXXII, f. 50). 

DLXIX. 1552, 18 Novembris. 

La speranza grande, che li strenui Alessandrino, et Nicoleto, figliuoli del stre- 

25 nuo et fedelissimo nostro Andréa Gaieta, capo di Strathioti nelT isola del Zanthe, 
danno di se, di dover riuscire valorosi, et sofficienti nella professione del detto suo 
padre, è veramente taie, che questo conseglio, cosi per la propria virtii loro, corne 
per li meriti del predetto suo padre, il quale nell' ultima guerra Turchesca fcce 
moite egregie, et valorose prove, per conservatione degli habitanti in detta isola , 

30 si deve prontamente movere in abbracciare detti figliuoli, dandogli alcun honesto 
interteniraento, perché possano allevarsi con fede, et divotione al servitio del Stato 
nostro con buon esempio di altri : perô 

L' andara parte, che i sopradetti strenui Alessandrino, et Nicoleto siano creati 
capi di cavalli xv per uno délia compagnia del sopradetto suo padre, dopo la morte 

35 sua, con quel stipendio, et terreni, che quando entraranno in detto sarà per questo 
Conseglio dechiarito ; et accioche essï fra questo mezzo habbiano modo d' interte- 
nersi al servitio délia Signoria nostra, et esercitarsi sotto '1 predetto suo padre, 
sicome desiderano di fare, sia statuito a cadauno di loro stipendio di ducati tre per 
paga a paghe quattro air anno, da essergli pagato dalla caméra nostra del Zanthe, 

40 con obligatione di tener uno cavallo per cadauno, et di servir sotto '1 sopranomi- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS 1LLUSTRANTIA 41 

nato suo padre, et far tutte le faltioni, che alla giornata occorreranno in servitio 
délia Signoria, et a beneficio di queir isola nostra. Et di ciô sia data notitia al 
reggimento del Zanthe, et successori, accioche cosi sia osservato, et esseguito. 

4552, die 30 Octobris lecta Collegio. 

Factae fuerunt litterae regimini Zacynthi et successoribus 19 dicti. 5 

De parte . . . 149 de non ... 2 non sinceri ... 4 

(Senato Mar, XXXII, f. 51). 

DLXX. 1552, 1 Decembris. 

Cosi laudevoli, et egregie sono state le operationi in ogni tempo fatte per il 
qu. fedelissirao et benemerito del Stato nostro Manusso daLondà. nobile délia città 10 
di Napoli di Romania, in servitio diquello, non sparagnando a fatica, o pericolo al- 
cuno, si corne è ben noto ad ogn' uno, che questo conseglio, secondo il pio, et be- 
aigno instituto suo, che è di abbracciare la posterità de 1 benemeriti suoi, si deve 
prontamente raover ad esaudire V humil dimanda di fedeli nostri Zorzi et Antonio 
suoi figliuoli con buon esempio ad al tri, di bene et fedelmente adoperarsi in ser- 15 
vitio délia Signoria nostra, dovendosi sperar, che a imitatione del predetto suo 
padre siano, per dover esser non solaraente fedeli, ma util al Stato nostro : perô 

L'andarà parte, che la provisione di ducati ottanta all'anno, che '1 sopradetto 
fidelissimo nostro havea alla caméra nostra di Candia, per autorità di questo con- 
seglio sia concessa a i fedeli nostri Zorzi et Antonio de Londà suoi figliuoli in vita 20 
loro, la quai debba loro esser pagata di tempo in tempo da detta caméra, accioche 
habbiano modo di viver sotto la divotione del Stato nostro. Et di ciô ne sia data 
notitia al reggimento di Candia, et successori, accioche cosi sia esseguito. 

Ser Franciscus Superantio Sap. Cons. Ser Dominicus Bollani Eques sap. T. F. 
Ser Hieronymus Venerio sap. Ordinum. 25 

1552, die 19 Novembris in Collegio. 

De parte ... 17 de non ... 4 non sinceri . . 4 /s 
De parte . . . 15S Ce non ... 4 4 /s non sinceri ... 4 

(Senato Mar, XXXII, f. £3). 

DLXXI. 1552, 21 Januarii. 30 

Essendo hormai anni vinti in circa che si trova al servitio délia Signoria 
nostra per Stratioto il fedel nostro Zuan Sonda dal Zanthe, quai ha militato sempre 
sotto diversi capi, et al présente si trova in Sebenico, et con tutti sempre portatosi 
valorosa mente, non sparagnando ne fatica, ne pericolo alcuno, con provisione so- 
lamente di ducati tre per paga a paghe otto all'anno, sicome dalla supplicatione 35 
sua, et fede hora lette questo conseglio ha inteso, è conveniente non mancar verso 
la persona sua di quello, che sempre è stato solito di questa republica di ricono- 
scer quello, che con fede, et valor la servono ; perô 

L'andarà parte, che per autorità di questo conseglio a i ducati tre, che '1 pre- 
detto Zuanne ha al présente per paga, a paghe otto all'anno, sia aggionto ducato 40 

Vol. IX. o 



42 MONL'MENTA HISTORIaE HELLENICAB 

uno, si che de caetero ha ver debba ducati quattro per paga, a paghe otto all'anno, 
da esserli pagato delli istessi danari, che vien pagato al présente, acciô con questo 
poco di emolumento habbia causa di continovar con più allegro animo a i servitii 
nostri, et sia ancho esempio a gli ait ri. 
5 Ser Mekhior Michael sap. Cons. Ser Dominicus Bollani eques, sap. T. F. 

Die 14 Decembris in Collegio. 

De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 
Factae fuerunt littere in forma die 25 sup. 

De parte . . . 1G3 de non ... 3 non sinceri ... 2 

10 (Senato Mar, XXXH, f 62). 

DLXXIL 1552, 21 Januarii. 

Sono cosi egregie, et valorose V operationi fatte questi anni passati in servilio 
del Stato nostro per il strenuo et fedel nostro Piero Grimani da Napoli di Romania 
cosi contra Uscochi, corne contra i ladri et scelerati Marcovichi tanto infestî alla 
15 città nostra di Antivari, sicorae dalla supplicatione sua hora letta questo conseglio 
ha inteso, il che è ancho comprobato per patenti di diversi rettori, et represenlanti 
nostri, che è degno di esser riconosciuto di alcun premio con buon essempio alli 
altri fedeli nostri di ben meritar la gratia délia Signoria nostra ; perô 

L' andarà parte, che alla provisione, che '1 predelto strenuo Piero Grimani ha 
20 al présente di ducati cinque per paga a paghe otto all'anno, per autorité di questo 
conseglio sia aggionto ducato uno per paga, si che neir avenire Y habbia ducati sei 
per paga a paghe otto air anno, da essergli pagato de i danari délia limitatione di 
Strathioti, si corne gli sono pagati li altri, accicchè l' habbia causa di perse ve rare 
di bene in meglio nel fedel servitio suo. Di che ne sia data notitia al proveditor 
25 nostro di Dalmalia, et altri ministri nostri, et successori per la sua débita es- 
secutione. 

Ser Franciscus Contareno sap. Cons. Ser Bernardus Navaierio sap. T. F. 
1552, die 24 Octobris in Collegio. 

De parte ... 19 de non ... 1 non sinceri ... % 
30 Factae fuerunt litterae patentes die 23 Januarii. 

De parte . . . 163 de non ... 3 non sinceri ... 3 

(Senato Mar, XXXII, f. G3). 

DLXXIII. 1553, 9 Maii. 

Baylo, et Provisori generali, et Provisori Corcyrae. 

35 È venuto alla presentia nostra il strenuo et fedel nostro Reposi Bosichio da 

Napoli di Romania, capo di Stratioli, deputato alla custodia di queir isola nostra, 
et corne quello, che ad imitatione de' suoi maggiori, et specialraente del qu. suo 
padre, desidera di adoperarsi nel servitio, et professione sua, et non stare cosi 
otioso, corne gli pare di essere, stando di li, ne ha supplicato con molta efficacia, 

40 che vogliamo ordinare, che egli colla sua compagnia si transferisca nella provincia 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLU8TRANTIA 43 

nostra di Dalmatia, in quai luogo a noi parera più al proposito dove egli harrà 
migliore modo di dimostrar il valore suo ; noi veramente che havemo havuto grato 
questo suo laudabile desiderio et ottima dispositione, siamo stati contenti di esau- 
dirlo, et vi commettemo col Senato, che dobbiate permettere, che '1 predetto capo 
colla sua compagnia possa transferirsi in Dalmatia nella città nostra di Zara, dove 5 
volemo, che '1 ne servi, et in caso che tutti i suoi compagni non volessero seguir 
il suo capo sopradetto, voi permetterete, che quei huomini di quelle altre compa- 
gnie, che vorranno venire col detto capo, lo possano fare, non eccedendo perô il 
numéro di cavalli vinti in tutto, si corne è ordinato per la sua condotta, et rimet- 
taudo quei di suoi compagni, che non volessero venire seco, in luogo di quei del- 10 
T altre compagnie, che veniranno in Dalmatia, corne è predetto ; al quale capo 
provederete di passaggio, che conduca lui, la sua compagnia, et i cavalli fino a 
Zara, corne è sopradetto, et deU'essecutione ne avisarete per lettere voslre. Et da 
iiio sia preso, che 1 sopradetto strenuo Reposi Bosichio insierae colla sua compa- 
gnia sia deputato alla custodia di Zara, et pagati de i danari che sono mandati di 15 
Cipro alla cassa del conseglio nostro di X, deputati al pagaraento délia Strathia 
di Corfù. 

1553, die 7 Maii lectae Collegio. 

De parte . . . 150 de non ... 3 non sinceri ... 5 

(Senato Mar, XXXII, f. 80). 20 

LXXIV. 1553, 19 Augusti. 

Provisori Cephaleniae, et successoribus. 
E venuto alla presentia nostra il strenuo Stamati Masarachi cavalier, che si 
ritrova a quella custodia capo di xij cavalli, et ne ha humilmente supplicato, che 
non havendo lui anchora havuto quella quantité di terreni, che fu coraraesso col- 25 
Y autorité del Senato dell'anno 1511 a xxii del mese di Décembre al vostro pre- 
cessor, et successori, li dovesse concedere per il vivere suo, havendo lasciato quei 
béni che '1 godeva a Napoli di Romania, corne in delta deliberatione si contiene, 
vogliamo darvi ordine, che li dobbiate fare consignar i terreni vaccati in quell'isola 
per la morte del qu. Condo Barthitami ; et se bene noi siamo certi, che senza le 30 
presenti nostre voi non sareste mancato di esseguire quello, che li è stato con- 
cesso, habbiamo nondimeno voluto farvi queste, per le quali vi commettemo col 
Senato predetto, che non havendo lui flnhora havuto quantité alcuna di terreni 
per virtù délia predetta concessione, voi gli ne dobbiate concéder quella, che vi 
parera conveniente per virtù délia sua concessione, esseguendola, corne è conve- 35 
niente. Oltra di ciô havendone supplicato, che vogliamo ordinare, che Zuanne suo 
figliuolo, che si trova in età di anni tredici, et per vigore di deliberatione del detto 
Senato deve essere scritto a cavallo nella compagnia sua, quando per la età, et 
per la dispositione si trovi atto a servire, sia de presenti scritto in detta compagnia 
col stipendio di ducati quattro, et colla conditione, che nel primo luogo, che vac- 40 
carà in detta sua compagnia, non ne sia rimesso altro, et ricevendo noi buon, et 
honorato servitio dal predetto cavalier, et sperando di ricever il medesimo da suo 



44 MONUMENT.* HISTORIAE HELLENICAE 

figliuolo, lo habbiamo voluto satisfare; perô vi commettemo coll' autorilà del detlo 
Senato, che de presenli dobbiate fare scriver a cavallo Zuanne figliuolo del pre- 
detto cavalier nella compagnia sua, col stipendio di ducati quattro per paga, essendo 
perô di anni xiii corne ha esposto, et colla conditione sopradetta corne nella conces- 
5 sione del detto Senato si contiene. 
Lectae Coll. die 7 Maii. 
Itéra lectae Coll. die . . . Julii 1553. 

De parte . . . 132 de non ... non sinceri ... 10 

(Senato Mar, XXXII, f. 97;. 

10 DLXXV. 1553, 28 Augusti. 

Che attese le cause contenute nella supplicatione del fedel nostro Ciacomo 
Stamni qu. Nicolô da Napoli di Romania hora letta, in essecutione délia parte di 
questo, et del maggior Conseglio 1541 presa a favore di fedelissirai nostri da Na- 

15 poli, et Malvasia, et etiam di quella di questo conseglio xvi Luglio 1517, per la 
quale è riservato luogo di beneflciare quelli che fossero stati in captività, et presi 
al tempo dell'assedio délie città predette; li sia per autorità di questo concessa a- 
spettativa di un officio, overo fantaria prima vacante, cosi in questa città, come in 
ogni altra del Dominio nostro, da mar, et da terra, che li dia di utilità ogni anno 

20 fino a ducati quattro al me.se, come consigliano li officiali nostri aile Ragion Vecchie 
per la sua risposta, il quai officio overo fantaria sia messo in nome suo, di Bella 
sua moglie, et di Helena, et Marina sue figliuole; et sia per total, et compita sati- 
sfattione di béni per lui lasciati a Napoli di Romania, et per li meriti suoi si che 
per questi conti non possa più dimandare alcuna cosa alla Signoria nostra. 

25 Item sia concesso per le cause, ut supra, a Paulo Nalivado da Malvasia espet- 

tativa di un officio, overo fantaria di ducati tre al mese, quale sia in vita del detto 
Paulo, con la conditione ut sopra. 

Item sia concesso per le cause, ut supra, a Anargiro Paschali qu. Nicolô da 
Napoli espettativa di un officio, overo fantaria di ducati tre al mese, quale sia po- 

30 sto in vita del detto Anargiro, et di sua madré, colla conditione, 

ut supra. 

Lecta Coll. die 28 Augusti 1553. 

De parte . . . 155 de^non ... 4 non sinceri ... 8 

(Senato Map, XXXII, f. 98) 

35 DLXXVI. 1553, 1 Septembris. 

Essendo questi prossimi mesi mancato di questa vita il qu. strenuo et fedel 
nostro Paulo Hua da Napoli di Romania, il quai era oapo di cavalli vinti, deputati 
alla custodia di Corfû, è necessario provedere di capo, et governo alla detta com- 
pagnia, acciochè ne gli occorrenti bisogni del stato nostro non si possa da quella 
40 ricever quel buon servitio, che si dcve ; laonde essendo il strenuo, et fedel nostro 
Theodoro Clada a XXX di Luglio deU'anno 1551, cosi per li meriti suoi maggiori, 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 45 

corne per il proprio valor, et per Tegregie operationi per lui fatte in servitio délia 
Signoria nostra, stato creato capo di cavalli quindeci, da esser fatti, quando che 
occorresse il bisogno, overo che venendo il caso, che alcuna compagnia di Stra- 
ihioti del detto numéro di cavalli XV, et da li in giù mancasse di capo, dovesse 
essere posto al governo di essa il predetto Theodoro, et servire coi stipendio, che 5 
egli havea all'hora senza alcun augumento, o spesa maggiore délia Signoria 
nostra, è molto al proposito, cosi per servare la promessa al detto Theodoro, 
corne per il buon, et diligente servitio che si puô sperare di ricevere da lui, dipu- 
tarlo al governo di parte délia sopradetta compagnia : perô L' andarà parte, che 
in essecutione délia riserva sopradetta, il detto strenuo Theodoro Cladà si dipu- 10 
tato per capo, et al governo di cavalli dieci, délia compagnia predetta, i quali gli 
siano deputati per il Bailo, et proveditor gênerai, et proveditor nostro in Corfù, 
si corne a loro meglio parera, dovendo egli servire col stipendio, che si trova 
ha ver al présente. 

Et perché sotto i 17 Giugno dell'anno 1542 fu concesso per questo conse- 15 
glio al strenuo, et fedel noslro Nicolô Colossi Strathioto per il valor, et soffi- 
cientia sua, espettativa di far una compagnia di cavalli quindeci al servitio délia 
Signoria nostra, quando occorresse il bisogno; imperô dovendosi provedere di 
governo al resto dell' antedetta compagnia, sia preso, che '1 predetto strenuo Ni- 
colô Colossi sia deputato capo degli al tri cavalli nove, col stipendio, che egli ha 20 
al presenti di ducati dieci per paga a paghe otto air anno. Et délia présente 
deliberatione sia data notitia a i rettori sopradetti, acciocchè cosi sia esseguito. 

1553 die 6 Martii lecta Collegio. 

1553 die 7 Aprilis iterum lecta Collegio. 

De parte . . . 153 de non ... 2 non sinceri ... 4 25 

(Senato Mar, XXXII, f. 100). 

DLXXVII. 1553, 1 Septembris. 

Quale sia stata continovamente la fede, quanti i meriti délia famiglia Manesi 
da Malvasia, a cadauno di questo conseglio è benissimo noto, havendosi in ogni 
tempo viste infinité operationi fatte a beneficio délia Signoria nostra, délia quale 30 
famiglia ritrovandosi solo superstite il strenuo et fedele Dimitri Manesi, quai al 
présente ne serve in Dalmatia, con ducati cinque per paga a paghe otto alFanno, 
il quale desiderando imitare le vestigie di suoi maggiori, ne ha humilmente suppli- 
cato ad essere contenli darli qualche via, et modo di poter con i proprii effetti nio- 
strare la fede, et valore suo, délia persona del quai havendosi sempre havuta 35 
buona relatione, non si die mancar anco per beneficio nostro servirsi délia persona 
sua; perô L'andara parte, che per autorità di questo conseglio il detto strenuo 
Dimitri sia creato capo délia compagnia di cavalli, che era governata da Dimitri 
Catello, la quai al présente è diputata alla custodia di Sithia, con stipendio di du- 
cati dieci per paga, a paghe otto air anno, si corne haveva il predetto Dimitri 40 
Catello ; i quali li siano pagati dalla caméra di Candia, secondo il consueto, nel 
quai stipendio di ducati dieci siano, et s 1 intendano essere compresi i ducati cinque, 



46 MONCMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

cbe ha al présente, talche in tutto non habbia ad havere piii di ducati die ci per 
paga, corne di sopra è detto. Di che ne sia data notitia al reggimento di Candia, 
et commessoli, che cosi debba esseguir, accio con taie mezzo habbia modo rao- 
strare Y animo, et desiderio suo di ben servire la Signoria nostra, si corne hanno 
5 fatto tutti i maggiori suoi. 

Ser Carolus Mauroceno proc. sap. Cons. Ser Aloysius Rhenerio sap. T. F. 
De parte ... 157 de non . . . 1 3 / 4 non sinceri ... 8 

1553 die 22 Julii in Collegio. 
Facte fuerunt litterae regiraini Cretae et successoribus die 2 sup. 1 
10 De parte ... 19 de non ... 2 non sinceri ... 

(Senato Mar, XXXII, f. 100). 

DLXXVIII. 1553, 29 Septerabris proximi preteriti. 

Questo conseglio ha inteso dalla supplicatione hora letta le buone opération! 
fatte dal povero Manoli Chrisovergi da Napoli di Roinania nella prossiraa passata 
15 guerra Turchesca in servitio del stato nostro, cosi in portar moite volte lettere, et 
avvisi da luogo a luogo con uno bergantino, corne a condur a Corfïi a tempo che 
fera assediato, polvere et bombardieri, et a Napoli, et Malvasia in tempo di 
bisogno frumenti, et vittuaglia, havendo etiam servito per pedota sopra il galion» 
per le quai operationi, avegna che *1 non si sia ritrovato nella città di Napoli a 
20 tempo dell'assedio, meritando anchor esso di esser abbracciato dalla benignilà 
délia Signoria nostra, essendo specialmente povero, et carico di famiglia, corne l' è : 
Landara parte, che al sopradetto Manoli Crisovergi per autorità di questo 
Conseglio sia concessa espettativa di uno officio in questa città, o fuori, di valuta 
di ducati dui al mese, da esser posto in suo nome, o in nome di uno suo figliuolo, 
25 per sustentatione délia famiglia, da poi adempite tutte le altre espettative concesse 
flno a quest' hora, cosi à Napolitant, et Malvasioti, corne altri. Et la présente parte 
non s* intendi presa, s' ella non sarà presa nel nostro maggior conseglio. 
Lecta Coll. die 27 Sept. 1547. 
Lecta Coll. die 2 Sept. 1553. 
30 De parte . . . 146 de non ... non sinceri ... 14 

Die XI Novembris in maiori Consilio. Posita fuit suprascripta pars per Clariss. 
dominos Consiliarios, et Capita de XL annotatos, et fuere : 

De parte ... 828 1033 5 / 6 a 1200 supra 
De non ... 79 93 pendet 
35 Non sinceri . . 95 40 

Die iiii Martii in maiori Consilio. Posita iterum parte suprascripta per Clariss. 
dominos Consiliarios, et Capita de XL annotatos, et fuere : 

De parte ... 838 1060 
De non ... 61 122 5 / 6 a 1200 supra 
40 Non sinceri . . 97 56 

(Senato Mar, XXXII, f. 130). 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTÏA 47 

DLXXIX. 1553, 6 Octobris. 

Il miserabil infortunio occorso al fedel nostro Zorzi Salinara da Napoli di 
Romania, délia captura fatta délia persona sua da fuste di Turchi, mentre che Fera 
patron délia fregata del diletto nobil nostro Zuanne Giustinian ail' hora proveditor 
nostro dell'armata, essendo stato schiavo per mesi dieci, et le fedel operationi in 5 
diversi tempi fatte per esso Zorzi in servitio délia Siguoria nostra, si corne dalla 
supplicatione sua questo conseglio ha inteso, lo fanno degno di esser esaudito di 
ciô, che egli ha hurnilmente dimandato, cosi consigliando i proveditori nostri sopra 
l'armar, et hora è stato letto: perô 

L'andara parte, che per autorità di questo conseglio sia ammesso a i prove- 10 
ditori, et pagadori nostri sopra Tarmare, che fatto, et liquidato il conto del sopra- 
detto Zorzi delli avanzi suoi, cosi per conto del salario suo, come per conto délie 
spese fatte al bombardier, et timonier délia fregata, délia quai è stato patrone, 
debbano satisfarlo di quanto Y apparerà essere veramente creditore délia Signoria 
nostra, de i danari dell'officio loro, acciochè con questo giusto suffragio l'habbia 15 
modo di sostentare la sua famiglia, et attender al buon servitio del stato nostro, si 
come ha fatto per Y adietro. 

Ser Marcus Antonius Venerio D. r sap. Cons. Ser Aloysius Rhenerio sap. T. F. 
De parte . . . 150 de non ... 3 non sinceri ... 8 

1553 die 29 Au&usti in Coll. 20 

De parte ... 20 de non ... 2 non sinceri . . . 2 3 / 4 

1553 die 1 Octobris lecta Collegio. 

(Senato Mar. XXXII, f. 106). 

DLXXX. 1553 24 Octobris. 

I fideli nostri Zuan Bol du castellan di Verpoglia nel territorio di Sibenico, 25 
Cornelio Marcello, et Manoli da Napoli di Romania, castellani délie torrete del 
porto di quella città, hanno hurnilmente fatto supplicar alla Signoria nostra quello, 
che dalla sua supplicatione questo conseglio hora ha inteso, et dovendosi esaudire 
la dimanda sua per essere giusta et ragionevole : perô 

L'andara parte, che con T autorità di questo conseglio sia scritto al conte et 30 
capitano di Sibenico, che ogni volta che cadauno de i sopranominati castellani 
bavera effettualmente dato in quella caméra una piczaria idonea, et sofficiente di 
pagar al tempo, che si dira qui sotto, tutta quella somma di danari, che li è stata 
fatta sequestrare per li Sindici di Dalmatia, bavendo loro tagliata la terminatione 
fatta per li precessori del detto conte, et capitano, che i tre sopradetti havessero 35 
ducati quattro per cadauno qer conto di fitto di casa, da esserli pagati ogni anno 
dalla caméra nostra prefata, air hora debba liberare detta somma di denari séque- 
stra ta a cadauno di tre castellani predetti, che è la roità délia sua provisione, affine 
che di essa possano servirsi, et vivere come hanno hurnilmente supplicato, con 
questa espressa conditione, che se fra termine di mesi olto, dapoi il rilorno di Sin- 40 



48 MONUMENTA HlSTORIAE HELLENICAE 

dici di Dalmatia, i sopradetti tre castellani non harrano fatto decidere da i consegli 
in applicatione non essere tenuti a pagare detta somma di danari sequestrata, il 
conte predetto li debba astringer a pagarla di subito, et senza alcuna dilatione ; et 
il medesimo debbano fare quando per detti consegli sarà cosi deliberato. 
5 Lecta Coll. die 12 Septembris 1553. 

Iterura lecta die 17 Octobris. 

Factae fuerunt litterae die 25 mensis sup.' Comiti et Capitaneo Sibinici et suc- 
cessoribus. 

De parte . . . 132 de non ... 5 non sinceri ... 19 

10 (Senato Mar, XXXII f. 107j. 

DLXXXI. 1553, 24 Octobris. 

Non essendo stato riconosciuto, ne espedito da i Savii nostri sopra Napolitaui 

et Malvasioti, il fedel nostro Manoli Eudemonoiani, per le cause, che nella sua sup- 

plicatione bora letta questo conseglio ba inteso, è bene conveniente, che per 

15 essere stato scbiaVo non resti privo et lui et la sua figliuola, in essa supplicatione 

nominata, délia gratia délia Signoria nostra : perô 

L' andarà parte, che i ducati trenta sei, che D. a Sevasti sua moglie, et Marula 
sua figliola, et Maria sua massara scodono ogui anno dalla caméra di Candia per 
conto di soventione, a ragione di ducati dodici per cadauno in vita sua, li siano nel- 
20 1' avenire pagati di quel modo, che li sono pagati al présente, et restino confermati 
per autorità di quesio conseglio in vita di cadauno di loro. Et acciochè 1' abbia 
modo di poter maritare la predetta sua figliuola, sia etiam deliberato, che ogni 
volta che si harrà fede, che la sia maritata, li siano de i danari délia Signoria 
nostra dati in dono ducati ducento, da lire sei et soldi quattro per ducato, il che 
25 sia per ricompenso, cosi de i béni lasciati per il predetto Manoli, et sua famiglia 
nella città di Malvasia, corne per ogni altro conto, che potesse pretendere dover 
essere rimeritato dalla predetta Signoria nostra ; délia quale deliberatione ne sia 
dato aviso a i rettori di Candia, et i suoi succossori, per la osservantia sua. 

Ser Carolus Mauroceno proc. sap. Cons. Ser HieronymusSuperantio sap. T. F. 
30 De parte . . . 13G de non ... 9 non sinceri ... 6 

1553, die 18 Septembris in Coll. 
De parte ... 15 de non ... 3 non sinceri ... 1 

1553, die 3 Octobris lecta in Coll. 

(Senato Mar, XXXII, f. 107). 

35 DLXXXIL 1553, 3 Novembris. 

L* anno 1542 alli xxvi di Luglio fo per questo conseglio concesso in esecu- 

tione délie parti di questo, et maggior Conseglio a D. a Vaso Daiza, relicta del qn. 

Pietro Barbali, in vita sua, et dopo la morte sua a Lazaro Barbati suo figliuolo uno 

luogo di guardiano overo pallatiero alla palla di Torre nuova, il che fo in premio 

40 di meriti suoi, et ricompensa di béni lasciati a Napoli di Roinania, il quai officio 



DOCUMENTA STRATHIÔTAS ILLCSTRANTIA 49 

essendo stato per cosi pooo tempo godulo dair uno et l'altro, imperochè in dui 
mesi è mancata la madré, et figliuolo, quai era a' servitii délia Signoria nostra, 
lasciando la moglie, et molti fîgliuolini, a i quali sarà necessario mendicar il vivere 
per la povertà loro, se dalla Signoria nostra non sono sovenuti ; perô convenendosi 
alla benignita et clementia di questo Dorainio usare verso questa famiglia quello, 5 
che si ha usato verso altri, sicome ha humilmente supplicato; 

L' andarà parte che per autorità di questo conseglio Tofflcio predetto di guar- 
diano, overe pallatiero sia concesso per anni dieci prossimi, da essere posto in 
nome di Agnese sua figliuola, il quai officio sia, et essere s'intenda per sostenta- 
tione délia madré, et tutto il resto délia famiglia, acciô con questo mezzo habbiano 10 
modo di scorrere la vita sotto l' ombra del Dominio nostro. Et la présente parte 
non s* intendi presa, se la non sarà posta, et presa nel nostro maggior Conseglio. 
Ser Philippus Foscari sap. Cons. Ser Aloysius Rhenerio sap. T. F. 

1553 die 13 Maii lecta Collegio. 
De parte . . . 158 de non ... 3 non sinceri ... 7 15 

1553 die 6 Augusli in Collegio. 
De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 1 

Die xii dicti in Maiori consilio. Posita fuit suprascripta pars per dominos consi- 
liarios, et capita de XL et fuerunt 



De parte . . 


. 1009 


1147 


De non . . 


. 45 


45 6 /, 


Non sinceri . 


. 38 


35 


(Senato Mar, XXX 11, f. 110). 







20 



ô 



DLXXXIII. 1553, 10 Novembres. 25 

Furono mandati l'anno 1545 alla custodia delf isola nostra di Cerigo Stratioti 
a cavallo numéro vinti sotto il governo del fedel nostro Manoli Spilioti da Napoli 
di Romania, il quai è fatto inhabile et impotente a taie servitio, si corne ha riferit*> 
il nobil homo Audrea Vicenzo Querini, ultimamente ritornato da quel reggimento, 
di modo che è necessario provedere di un'altro capo, che governi detta compa- 30 
gnia, et habbia la cura délia buona custodia di essa isola, per la conservatione di 
quelli fidelissimi sudditi nostri. Laonde havendosi il strenuo, et fedel nostro Sof- 
fianô figliuolo del fidelissirao nostro domino Theodoro Demonogiani da Malvasia, 
al présente luogotenente délia compagnia de Stratioti, che fu del qu. strenuo Tra- 
cagnoto Demonogiani suo barba, deputata alla custodia délia Cania, prontamente 35 
offerto di pigliare questo carico, corne quello, il quale desidera di adoperarsi a be- 
neflcio del stato nostro. et dal valore del quale si puô espetlare servitio non meno 
utile, che diligente, et fedele, sicome per patente del reggimento délia Cania ne è 
amplamente attestato, non si deve mancare di dargli modo, col quai ad imitatione 
di maggiori suoi el possa dimostrare la fede, et sofficientia sua, cosi ancho ricer- 40 
cando i ineriti di questa fedelissima et a noi carissima famiglia: perô 

Vol. IX. 7 



50 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

L' andarà parte, che per autorità di questo conseglio il predetto strenuo Sof- 
flanô sia creato, et deputato capo di tutta la soprascritta compagnia, in luogo del 
predetto Manoli, col stipendio di ducati undici per paga a paghe otto ail* anno, 
compresi i nove, ch' egli ha al présente, corne luogotenente délia sopradetta com- 
5 pagnia del qu. suo barba, da essergli pagati dalla caméra nostra di Candia, alla 
quale gli sono deputati. Et acciochè il prenominato fedel nostro Manoli Spilioti 
habbia il modo di sostentarsi colla famiglia sua sotto la divotione délia Signoria 
nostra, sia preso, che del stipendio che F ha al présente di ducati ottanta ail* anno 
alla caméra nostra di Candia, gli siano assignati ducati quaranta ail' anno in vita 

10 sua, da essergli pagati dalla caméra predetta in ragione di paghe quattro air anno 
senza alcuna obligatione. Et délia présente deliberatione sia data notitia a i rettori 
nostri di Candia, et successori, acciochè cosi si debba esseguire. 

Ser Hieronymus Zane sap. Cons. Ser Baptista Nani sap. T. F. Ser Andréas 
Barbadico sap. Ordinum. 

15 De parte . . . 156 de non . . . 3 3 /* non sinceri ... 5 

1553 die 7 Nov. in Collegio. 
De parte ... 19 de non ... non sinceri 3 / A 

(Senato Mar. XXXII. f. 112). 



DLXXXIV. 1553, 17 Novembris. 



20 Le buone, et fedel operationi fatte a beneficio délia Signoria nostra per il qu. 

fedelissimo Verderame Manzavino cittadino délia Cefalonia, si inanzî i" acquisto di 
quel castello, et isola, corne da poi, furono di tal sorte, che in premio, et ricom- 
penso di esse, et a bon essempio di al tri, li fo concesso per il dilettissimo nobil 
nostro Benetto da cà da Pesaro air hora capitano gênerai da mar del 1502 esen- 

25 tione per se et suoi heredi di pagare décima dell* entrate, che '1 trazeva in essa 
isola, la quale li fo poi per la Signoria nostra del 1534 confermata, corne il tutto 
particolarmente dalle scritture hora lette questo conseglio ha inteso ; et essendo al 
présente comparsi alla presentia nostra i fidelissimi Ferandô, Fauli, Thodarin, fra- 
telli del qu. Jani del qu. Verderame, ne hanno humilmente supplicato a confermar, 

30 et approbare detta essentione per questo conseglio, attento che se bene 1' hanno 
continovamente goduta, nondimeno per li datiarii aile fiate sono inquietati, et mo-* 
lestati ; la quale dimanda essendone parsa honesta, ne dovendosi mancare di essau- 
dir una cosi benemerita famiglia : 

V andera parte, che la concessione, et essentione fatta per il predetto dilettis- 

35 simo nostro Benetto da cà da Pesaro ail' hora capitano gênerai da mare sotto di 
xiii Novembre 1503, et confermata per la Signoria nostra alli xxii Maggio del 
1534, sia per autorità di questo Conseglio laudata, et approbata in omnibus, et per 
omnia, corne la giace, con conditione perd che la non ecciedi la somma di ducati 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 51 

otto ail* anno, comraettendo al reggimento délia Ceffalenia, et successori, che la 
debbàno osservar, et fare, che da cadauno sia inviolabilmente osservata. 
Ser Hieronynms Pisaurus sap. Cons. Ser Bernardus Navaiero sap. T. F. 

1553, die 24 Martii in Coll. 
Départe . , . 138 De non . . . 4 3 / 4 150 Non sinceri ...10 5 

1533, die 9 Novembris lecta Collegio. 
De parte ... 15 17 De non ... 1 1 Non sinceri . . 5 3 
Factae fuerunt litterae die 18 Novembris. 

(Senato Mar, XXXII, f. 113). 

DLXXXV. 1553, 21 Decernbris. 10 

Tra quei Napolitain, che l'anno 1511 furono per questo conseglio espediti 
corne Strathioti alla custodia di Candia, fu il qu. strenuo et fidelissimo «nostro Ni- 
cole Alberto cittadino di Napoli di Romania con provisione di ducati sette per paga 
a paghe otto air anno, il quai essendosi conferito a detto servitio, pochi raesi dopo 
mancô di questa vita, lasciata la moglie con tre figliuolini in gran nécessita, et 15 
miseria, per la quale questo conseglio mosso adi 18 Ottobre 1540 concesse a detta 
rnoglie, et figliuolini ducati trentadui all'anno di provisione aU'officio nostro di Sopra 
le camere, con conditione, che quando uno di essi figliuoli sarà pervenuto in ido- 
fiea etade, habbiano a tener uno cavallo al servitio nostro ; il maggiore de' quali 
figliuoli nominato Antonio essendo fâtto di etade perfetta, è comparso alla Signoria 20 
nostra esponendo, essergli impossibile tener il detto cavallo, et mantener insieme 
la madré vedova, et H altri suoi fratelli colla provisione di sopradetti ducati tren- 
tadui, non havendo massimamente loro altra sostantia da ripararsi dalle nécessita 
loro ; supplicando perciô, che essendo egli desideroso di servire la Signoria nostra, 
si corne ha fatto il padre, et li altri suoi maggiori, vogliamo concederli l' istessa 25 
provisione, colla quale fu espedito il qu. suo padre, la quale fo in premio di meriti 
di casa sua, et ricompensa di béni abbandonati in Napoli predetto. Laonde essendo 
stato sempre costume délia Signoria nostra abbracciar, et rimunerare la posterità 
di quei, i quali, et con fede, et colle operationi proprie s' hanno dimostrati devoli 
del Stato nostro, et essendo esso Antonio giovane atto, et molto disposto ail' esser- 30 
citio a cavallo, è cosa conveniente et pia esaudire la dimanda sua, con buon es- 
sempio degli altri fedeli nostri ; perô 

L'andarà parte, che alla provisione di ducati quattro per paga sopradetta, per 
autorità di questo conseglio siano aggionti altri ducati tre, si che in tutto siano 
ducati sette, a paghe otto air anno, da essere pagati tutti essi danari délia limita- 35 
tione di Stratioti, con obligatione ad Antonio sopradetto figliuolo maggiore di tener 
uno buono e sofficiente cavallo al servitio délia Signoria nostra, dovendo al pré- 
sente essere scritto in una délie compagnie di Strathioti, che servono et che per 
tempora serviranno in Sibinico, et fare tutte quelle fattioni che occorreranno alla 
giornata a beneficio del Stato nostro, con dichiaratione, et ordine espresso, che nel 40 
primo luogo, che venirà a vaccare nella cornpagnia nella quai esso Antonio sara 
scritto, non sia riraesso più alcuno altro, per non crescere spesa maggior alla 



52 < WONLMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

Signoria nostra, la quale provisione sia et essere s' intenda per sostentatione délia 
madré et di loro fratelli soprascritti, corne è conveniente, accioche sentano délia 
gratia délia Signoria nostra. 

Ser Franciscus Venerio sap. Cons. Ser Dominicus Bollani eques sap. T. F. Ser 
5 Franciscus Lando sap. Ordinum. 

De parte . , . 160 de non ... 3 non sinceri ... 3 

1553, die ult. novembris in Coll. 
De parte ... 22 de non ... non sinceri 1 3 / 4 

(Senato Mar, XXXII, f. 120;. 



10 DLXXXVI. 1553, 21 Decembris. 



I molli meriti, et fedel opération*! prestate già tauto tempo dal strenuo Zorzi 
Sara dd Napoli di Romania, si corne dalla supplicatione sua, et fede bora lette que- 
sto conseglio particolarmente ha inteso, dieno mover cadauno, a non mancarli in 
parte di quella remuneratione, che ad altri simili ogni giorno si concedono : perô 
15 L'andera parte, che per autorità di questo Conseglio, il predetto strenuo Zorzi 

sia scritto per Stradiotto supranumerario nella compagnia del strenuo Dimitri La- 
scar i capitano di cavalli, con provisione, oltra i ducati tre, che hanno ordinaria- 
mente tutti li altri Stradioti, di ducato uno di più, tal che in tutto 1* habbia ducati 
quattro per paga, a paghe otto air anno, acciô con tal mezzo habbia modo di con- 
20 tinuare con buon animo a i servitii nostri. 

Ser Priamus de Lege sap. Cons. Ser Hieronymus Superantio sap. T. F. 
De parte . . . 152 de non ... 8 non sinceri ... 2 

1553, die 9 Decembris in Coll. 
De parte ... 19 de non ... non sinceri 4 */ A 
25 Faclae fuerunt litterae patentes die 23 instantis. 

(Senato Mar, XXXII, f. 121). 



DLXXXV1I. 1553, 21 Decembris. 



La fede, et valore del qu. fedel Stamati Condomiti qu. Dimitri, dimostrato nel- 
l'assedio di Napoli di Romania, oltra i béni per lui lasciati in detto luogo, per viver 

39 sotto la devotione del stato nostro, mossero questo consiglio alli iij di Décembre 
1541 concederli provisione di ducati sei per paga, a paghe sei ail' anno, servendo 
a cavallo neir isola di Cipro, quando veramente non servisse, haver dovesse du- 
cati tre per paga, etc. corne in essa; il quai Stamati continovando nel servitio et de- 
votione sua verso la Signoria nostra, non mancando di tutto qnello, che a fedel et 

35 buon servitore si richiede, è mancato di questa vita, lasciando la moglie con dui 
figliuoli in estrema calamità, i quali comparsi alla presentia nostra ne hanno huinil- 



DOCUMENTA STRATHÎOTAS ILLUSTRANTIA 53 

mente supplicato, che attenta la servitù del padre, i béni per loro lasciati, vossamo 
acciô non vadano mendicando il viver, usarli délia solita liberalità usata verso 
altri, che hanno servito ; a i quali non si dovendo mancare di qualche aiuto : 

L' andara parte, che per autorità di questo conseglio sia concesso ducato uno 
per paga a paghe otto all'anno alla moglie, et flgliuoli del predetto Stamati, i quali 5 
siano, et s'intendano essere per la sostentatione délia madré et flgliuoli predetti, 
con conditione perô, che ogni volta che la si mariti, il predetto ducato sia posto in 
nome del figliuolo rnaschio, per sostentatione perô délia sorella, acciochè con que- 
sto emolumento possano haver modo di viver et scorrere la vita sua sotto Y ombra 
délia Repubblica nostra ; il quai ducato H sia pagato de i medesimi danari che era 10 
pagato il qu. suo padre; di che ne sia data notitia al reggiinento nostro di Cipro 
presenti, et successori, acciochè cosi habbiano ad osservare. 

Ser Pilippus Trono proc. sap. Cons. Ser Andréas Lauredano sap. T. F. 
De parte . . . 152 de non ... 8 non sinceri ... 3 

1553, die 20 Decembris in Coll. 15 

De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 

(Senato Mar, XXXII, f. 122). 



DLXXXVIII. 1553, 21 Decembris. 

Le cause che mossero questo Conseglio dell'anno 1541 a iii del mese di Dé- 
cembre di concéder al qu. fedel nostro Lazaro Telussa qu. Giogni da Malvasia 20 
ducati cinque per paga, a paghe otto all'anno, da esserli pagati dalla caméra di 
Candia in vita sua, mentre che '1 servisse a cavallo, overo non servendo, ducati tre 
per paga, a paghe quattro air anno, devono etiam moverlo a concedere qualche 
intertenimento a Zorzi suo figliuolo, essendo délia buona dispositione, che è, afàne 
che anche lui possa esercitarsi in servitio délia Signoria nostra, et habbia anche 25 
modo di sostentare la famiglia che '1 predetto suo padre ha lasciato da poi se in 
raiseria, corne dalla sua supplicatione si è inteso, perô : 

L' andarà parte, che con Y autorità di questo conseglio sia concesso al pre- 
detto Zorzi Telussa uno luogo di Stratioto in cadauna délie compagnie, che sono 
neir isola nostra di Candia, overo délia Cania, che venira prima a vacare, con 30 
dichiaratione che dapoi che sarà scritto in una di dette compagnie, et che servira 
a cavallo, li debba correre stipendio di ducati cinque per paga, a paghe otto al- 
1* anno, quale li sia pagato da quella caméra, dove el sarà scritto. Délia quai deli- 
beratione sia dato aviso a i rettori di Candia, et Cania, per la osservantia sua. 

Ser Hieronyraus Superantio sap. Terrae Firraae. 35 

De parte . . . 152 de non ... 8 non sinceri ... 2 

1553, die 21 novembris in Collegio. 
De parte ... 18 De non ... 2 non sinceri ... 1 

(Senato Mar, XXXII, f. 1,24). 



54 MONUMENTA HISTOR1AE HELLENICAE 

DLXXXIX. 1553, 2i Decembris. 

La buona informatione, che si ha del valor, et buon servitio, che ha prestato 
fino al présente il strenuo Zuan Vasconi, figliuolo del strenuo et fedelissirao nostro 
Domenico Vasconi capo di Stratioti nell* isola del Zante, è taie, che et per la pro- 
5 pria virtù sua*, et per li meriti del predetto suo padre, deve mover questo conseglio 
ad abbracciarlo, et intertenerlo si che possa allevarsi al servitio del stato nostro: 
perô L' andarà parte che '1 predetto strenuo Zuan Vasconi sia con Taulorità di 
questo conseglio scritto nella compagnia di suo padre con stipendio di ducati tre 
per paga, a paghe quattro aU'anno, da esserli pagato dalla caméra nostra del 
10 Zante, coll'istessa obligatione che hanno quelli altri, che sono scritti in detta com- 
pagnia, di tener uno buon cavallo, et fare le fattioni che occorrono alla giornata ; 
et con conditione, che nel luogo, che venirà primo a vaccare in detta compagnia, 
non sia rimesso alcun altro, ma detto Zuanne s' intenda esser air hora posto in 
luogo suo. Dil che ne sia dato aviso al rettor, et proveditor del Zante, et succes- 
15 sori per la débita esecutione. 

De parte . . . 152 de non ... 8 non sinceri ... 2 
Lecta Coll. die 24 Novembris. 

Factae fuerunt litterae provisori et consiliariis Zacynti, et successoribus suis 
die 22 sup. u 

20 (Seuato Mar, XXXII, f. 124). 

DXC. 1553, 21 Decembris. 

È stato sempre cosi pronttf ne i servilii nostri il strenuo Bernardo Belfante 
dal Zante, havendo servito lungamente con dui cavalli senza stipendio alcuno, 
adoperandosi con ogni fede, et valore in tutte quelle fattioni, che per quel reggi- 
25 mento nostro li sono state imposte di tempo in tempo, corne per lettere patenti di 
diversi proveditori di quel!' isola nostra questo conseglio ha inteso, che non si deve 
mancare di usare verso lui di quella gratitudine che è stata sempre solita usarsi 
verso quelli che ne hanno fedelmente servito: perô 

L'andarà parte, che con Tautorità di questo conseglio al sopradetto Bernardo 
30 Belfante siano concessi ducati sedici aU'anno di stipendio, da esserli pagati dalla 
caméra nostra del'Zante in paghe otto, essendo tenuto servire con uno buon ca- 
vallo, stando ad ogni obedientia di quel reggimento, corne ha fatto per il passato, 
acciô con allegro animo el possa continovare nel solito servitio suo. 
Ser Priamus de Lege sap. Cons. Ser Hier. Superantio sap. T. F. 
35 De parte . . . 157 de non ... 2 non sinceri ... 7 

1553, die 20 Decembris in Coll. 
De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 1 
Factae fuerunt litterae signiflcamus vobis provisori et consiliariis Zacynthiet 
successoribus. 

40 (Senato Mar, XXXII, f. 124). 



DOCUMENTA STRATMOTAS ILLUSTRANTIA 55 



DXCI. 1554, 29 Martii. 

Provisori, et castellano Cytherici. 
Dalle vostre di xxii di Décembre dell' anno passato, havemo inteso il successo 
délia presa fatta per quelli Stratioti, et soldati nostri di quella galeota armata in 
Malta per il Prior di Capua, insieme col capo et huoraini, che erano su quella, la 5 
quale conducendosi nel porto di Capsali, havea dato a traverso, et s' era rotta per 
fortuna, la quai presa si corne ne è stata grata ad intendere, per il desiderio che 
havemo deir estirpatione di simili ladri, cosi laudarao col Senato la diligentia 
vostra, e il modo che in ciô ha vête tenuto per vendicare le ingiurie et i danni, che 
per H homini di detta galeota erano stati inferiti a quelli poveri, et fidelissimi sud- 10 
diti nostri, V indennità, et conservatione de' quali ne è somraamente a cuore, perô 
sempre, che se vi offerirà occasione di prender simil ladri, et disarmarli, farete 
cosa di nostra grande satisfattione, et ne riportarete molta laude, havendo perô 
sempre il conveniente riguardo alla securtà délie genti nostre. Et perché nel fine 
délie sopradette lettere voslre ne dicete haver mandato in Candia le genti di detta 15 
galeota, non facendo mentione alcuna di capi principali di essa, et se gli havete 
dato il debito castigo, et a quai reggimento le habbiate indricciate in Candia, o se 
pure li habbiate posti in liberté, perô acciochè sappiate circa ciô l'intentione et 
volontà nostra, vi dicemo, che se al ricever délie presenti vi ritrovaste nelle forze 
vostre i detti capi principali, et che per anchora non gli haveste data la punitione, 20 
et castigo conveniente, dobbiate darglielo, et taie, che siano esempio alli altri di 
astenersi di infestar i sudditi, et luoghi nostri, condannando li scapoli, et altri 
galeoti a vogar il remo nelle galee nostre di condannati in perpetuo, overo a 
tempo secondo che vi parera ricercar la giustitia et i delitti per loro commessi, che 
in cio ne rimettemo alla prudentia, et giudicio vostro, dandone per lettere vostre 25 
particolar aviso di tutto quello che harrete operato in tal materia, et specialmente 
di ciô, che saria riuscito délie genti, che dicete haver mandate in Candia in pro- 
pos ito délie quali scrivemo a i reggimenti nostri di Candia, Rethimo, et Cania, del 
ténor che vederete dalla copia che vi mandamo in queste per vostra intelligentia. 

De parte . . . 188 de non ... 3 non sinceri ... 9 30 

1554, die 29 Martii lecta Collegio. 

Regimini Cretae. 
Die dicto. Siamo avisati dal proveditor et castellan nostro di Cerigo délia 
presa fatta per li Strathioti, et soldati deputati alla custodia di quell* isola, di una 
galeota armata in Malta per il Prior de Capua, havendo quella disarmata, et le 
genti di essa mandate di 11 in Candia ; per il che volendo noi che a dette genti sia 35 
dato quel castigo, et punitione, che sia conveniente a i delitti loro ; Vi commettemo 
col Senato, che se al ricever délie presenti non haveste per anchora espediti i pre- 
ditti huomini, dobbiate espedirli, et dargli quel castigo, che vi parera meritar i de- 
litti suoi, condannandoli etiam a vogar il remo in galea di condannati a tempo, 



56 MONUMENTA HISTORIAE HELLENlCAE 

over in perpetuo, secondo che meglio vi parera, per esempio de altri scelerati ladri; 
et del ricever, et essecutione délie presenti, ne darete aviso per leltere vostre. 
Similes Caneae, Rethimi. 

De parte . , . 188 de non ... 3 non sinceri ... 9 

5 (Senato Mar, XXXII, f. 138). 



DXCII. 1551, 29 Martii. 

10 Fra molti altri, che in esecutione délie délibération! di questo conseglio sono 

stati di tempo in tempo rimunerati, per haver in confirmatione délia loro fede verso 
il Stato nostro, abbandonati i lor béni nella città di Napoli, et Malvasia, resta hora 
la povera, et fedele Erini fu figliuola delqu. Michali Mandrino, armiraglio di Napoli 
di Romania, la quai havendo lasciato in quella città béni per valuta di ducati nove 

15 cento et settantasei, si corne per la stima vista et approbata per li officiali nostri 
aile Rason Vecchie, questo conseglio ha inteso, ne si dovendo mancar di usar verso 
di essa di quella gratia, et munificentia, che è stata usata di tempo in tempo verso 
tutti li altri, che per tal causa hanno lasciatl béni nelle predette città. 

L' andara parte, che in esecutione délia deliberatione di questo, et del raag- 

20 gior conseglio del 1541 presa a favore di fidelissimi nostri da Napoli, et Malvasia, 
per la quai è riservato, et è corne in quella, sia concessa alla detta povera Erini 
espettativa di uno ofdcio, cosi dentro, come fuori di questa città, di valuta di ducati 
settanta, fino ottanta ail' anno, del quale la detta povera Erini possa disponer per 
anni quindici da poi la sua morte, accioche in ricompensa di molti meriti, et fede 

25 de i qu. suo padre, et marito, et délia facultà sua lasciata nella città di Napoli, 
come è predetto, Y habbia modo .di poter con questo honesto suffragio scstentar i 
poveri suoi figliuoli, non possendo la detta donna per tal causa dimandar più 
alcuna cosa alla Signoria nostra, et dechiarando, che come sia adempita la predetta 
gratia, le tfebba immédiate cessare la provisione che la si trova haver alla caméra 

30 nostra di Candia ; di che ne sia dato aviso a quel reggimento. 

De parte . . . 160 de non ... 19 non sinceri ... 25 

1554, die 16 Martii lecta Collegio. 

Nota, che la présente parte non fu pubblicata presa, per esser difncultà, se la 
s' intendeva presa con i tre quarli, o con i cinque sesti délie ballote dell 1 Kcc. Se- 
35 n^to, ma fu detto, che la si habbia a dichiarir per li 111. Sig. Consiglieri. 

Die 31 dicto. Fu dichiarito per li sig. n Consiglieri, vistc prima, et considerale 
le leggi sopra di ciô, che la sopradetta parte non sia tenuta a strettezze, ma s* in- 
tenda presa colla maggior parte délie ballote deir Ecc.mo Senato. 

De parte ... 6 de non ... non sinceri ... 
40 Die dicto. Fu posta di nuovo la detta parte neir Ecc. mo Cons. di Pregadi, et 

furono 

Do parte ... 169 de non ... 11 non sinceri ... 26 

(Senato Mar, XXXII. f. 143). 



DOCUMENTA STRATHÎOTAS ILLUSTRANTIA 57 



DXCIII. 1554, 16 Aprilis. 

Che per autorità di questo Consiglio sia concesso al fidelissimo nostro Zorzi 
Manassi figliuolo del strenuo Comin Manassi, che ultiraamente degessimo per capi- 
tano di cavalli nella contrata di Baffo, cosi per li meriti, et opération! del predetto 
suo padre, corne per darli anirao di adoperarsi anche lui in servitio délia Signoria 5 
nostra, che debba esser scritto per Stratioto in quella compagnia di Napolitani, 
che è in Cipro alla custodia di quell' isola, et che deve continovar a detta custo- 
dia, col stipendio ordinario, che havuto ogn' uno di quelli, che sono stati scritti 
dal principio in detta compagnia, et coll' istessa obligatione ; et se al gionger del 
présente ordine in Cipro non vacasse luogo alcuno in detta compagnia, che sia 10 
scritto nel primo luogo, che in essa venirà a vaccare. Et da rao sia preso, che 
coll' autorità di questo Consiglio sia scritto a i Rettori di Cipro, et successori, 
che non debbano nell' avenir riraettere Napolitano alcuno nelle altre compagnie 
di Napolitani, che sono di li, che furono messe per darli partito, et interteni- 
mento, dapoi la consegnatione di quella città, et che devono mancare, et ogni 15 
volta che harrano ordine dalla Signoria nostra di rimetterne alcuno in compa- 
gnia, lo debbano far scriver in quella, che ha a continovare a quella custodia, a 
fine che le altre compagnie si vadano estinguendo, et anihilando, et che la Signo- 
ria nostra non faccia quella spesa senza frutto alcuno 

De parte . . . 120 de non ... 4 non sinceri ... 4 20 

Lecta Coll. die 13 Martii 1554. Iterum lecta 8 Aprilis. 

Factae fuerunt litterae die 17 dicti. 

(Siroato Mar, XXXII, f. 146). 



DXCIV. 1554, 15 Septembris. 

Provisori Cephaleniae, et successoribus. 25 

Comparso alla presentia nostra il strenuo et fedel nostro Condo Cangadi Stra- 
tioto di quell' isola, ne ha supplicato, che essendo nuovamente vacato un luogo di 
compagno a cavallo provisionato nella compagnia del strenuo Zorzi Barba ti per la 
morte del qu. Costantin Xevio, fossamo contenti, attesi i meriti suoi, et de* suoi 
maggiori, i quali sono stati fedelissimi del Stato nostro, concéder il detto luogo a 30 
Sguro Cangadi suo figliuolo, persona di valore, che si puô sperare da lui ogni buon 
et utile servitio ; onde noi essendo inclinati ad esaudirlo, cosi per li meriti et fedel 
operationi di esso Condo, corne per V attestatione, che n havete fatta del valor et 
sofficientia del predetto Sguro; vi commettemo col Senato, che nel sopradetto 
luogo dobbiate far scriver, et deputar esso Sguro, con stipendio di ducati dodici 35 
atr anno a paghe quattro, da essergli pagati da quella caméra nostra, in caso 
perd, che non vi fosse alcun altro antiano per virtù di alcuna espettativa ottenuta 
dalla Signoria nostra, nel quai caso volemo, et cosi vi commettemo, che faccia te 
Vol. ix. 8 



58 MONUMENTA HTSTORIAE HELLENICAE 

scriver il predetto Sguro nel primo luogo, che vacarà in qualunque altra compa- 
gnia de Stratioti, che ne servono in quell' isola, col stipendio sopradetto di ducati 
dodici, acciochè gli sia dato modo di esercitarsi al servitio nostro, et di ben me- 
ritare la gratia délia Signoria nostra, si corne hanno fatto i maggiori suoi. Has 
5 autem ad successorum memoriam registrari facile, et presenlanti restitui. 
De parte 102 , . . de non ... 3 non sinceri ... 4 

1554, 27 Augusti in Collegio. 
De parte ... 22 de non ... non sinceri ... 

(Senato Mar, XXXII, f. 161). 



10 DXCV. 1554, 25 Septembris. 



Fu per questo conseglio a primo di Settembre deir anno passato creato capo 
délia compagnia de Stratioti vinti a cavallo, deputati alla custodia di Sithia, il 
strenuo Dimitri Manessi da Malvasia, in luogo del strenuo Dimitri Cathello, il quai 
a quel tempo era stato privo del detto luogo per certa condannatione contra di lui 

15 fatta per il rettor nostro di Sithia, il quai Manessi essendo in virtù délia sud- 
detta creatione andatc in Candia, et presentatosi a quel reggimento nostro, per 
essere posto al luogo suo, non puote conseguirlo ; perciô che il predetto Dimitri 
Cathelo era stato assolto per esso reggimento, et ritornato al governo délia sua 
compagnia, di modo che al detto Manessi è stato necessario ritornar alla pre- 

20 sentia délia Signoria nostra, alla quai havendo egli supplicato quello, che dalla 
supplicatione sua hora letta questo conseglio ha inteso, non si deve mancare di 
essaudirlo in ciô, che sia conveniente, ricercando cosi i meriti délia fa mi gli a sua, 
et il valor, et sofficientia per lui in diverse occasioni dimostrata in servitio del 
Stato nostro: perô L' anJara parte, che per autorità di questo Conseglio alla pro- 

25 visione, che '1 sopradetto strenuo Dimitri havea di dusati cinque per paga, avanti 
T espeditione sopradetta, siano aggionti ducati tre per paga, si che nel F avvenire 
T habbia ducati otto per paga a paghe otto ail' anno, oltre l'orzo, da essergli pa- 
gati de i danari délia Iimitatione de Stratioti, dovendo egli servire la Signoria 
nostra, et esser scritto sotto uno di capi di Strathioti, deputati alla custodia di 

30 Spalato. et fare tutte quelle fattioni, che occorreranno a beneficio del stato nostro. 
Et perché il predetto Dimitri non ha potuto conseguir il stipendio di ducati dieci, 
che quando el fu creato capo gli furono assignati , ne' quali erano compresi i 
ducati cinque délia provisione sua predetta, ne meno in essa sua provisione di 
ducati cinque ; et havendo egli patito grandissima spesa, et interesse in condursi 

35 in Candia colla famiglia sua, la quai anchora ivi si ritrova, conviene alla béni- 
gnità, et munidcentia nostra ristorarlo in qualche parte de i danni, et spese, per 
tal causa patiti ; perô sia preso che al predetto Dimitri sia pagata la provisione di 
ducati cinque per paga dal giorno sopradetto, da primo Settembre dell'anno pas- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 59 

sato, che egli fu creato capo, fiao a questo présente giorno, i quali danari gli 
siano dati délia limitation de Stratioti. 

Ser MarciisAnt. Venerio D. sap.Cons.Ser Marinus deCaballis eques sap. T. F. 
Ser Franciscus Longo sap. Ordinum. 

De parle . . . 179 de non ... non sincerj ... 6 5 

1554 die 22 Sept, in Collegio. 
De parte ... 19 de non ... 2 non sinceri . . . I z / 4 

(Senato Mar, XXXII, f. 163/. 

DXGVI. 1554, 27 Septembris. 

Fu concesso per il Collegio nostro sotto di ultimo Décembre Fanno 1547 per 10 
Tautorità attribuitagli da questo conseglio, coirautorità del consiglio nostro di 
X, a i fedelissimi nostri Piero de Medici et fratelli, da Napoli di Romania, per pre- 
raio di molti meriti suoi, et ricompensa de i béni loro abbandonati in detta città di 
Napoli, la mita del luogo d' Alicambo posto nell' isola di Candia, altre volte con- 
fiscato per il qu. diletissimo nobil nostro Gieronimo Corner, olim capitano di 15 
Candia, con i modi et conditione che in essa concessione si legge, in esecutione 
délia quale i predetti fidelissimi nostri hanno posseduto il detto luogo da quel 
tempo, fino alli xvi d'April prossimo passato, che per virtù di una terminatione 
fatta sotto di doi d'Agosto 1552 per il reggimento nostro di Candia, esso luogo 
è .stato venduto al pubblico incanto per il reggimento nostro délia Cania per 20 
ipperperi dieci nove milia trecento per pagar le doti aile donne di quelli del pre- 
detto luogo d' Alicambo che alf hora furono giudicati ribelli, e i béni de quali 
furono confiscati, corne è predetto, secondo la deliberatione del conseglio nostro 
di X del 1531 adi XXIX Dicembre alla quale si habbia relatione ; il quai Piero 
essendo per detta venditione rimasto privo, et spogliato di detta possessione insie- 25 
me colli fratello, et sorelle sue, è ricorso alla Signoria nostra, et per nome suo, 
et de predetti fratelli ha supplicato, che '1 debba essere restituito al possesso di 
detto luogo, overo che gli sia provisto di premio equivafente, et di quel modo, che 
dalla supplicatione sua hora letta questo conseglio ha inteso ; laonde, convenen- 
dosi per giustitia proveder alla indennità 4 de' predetti fidelissimi nostri, et conser- 30 
varli nel possesso di detto luogo, cosi per dignità del stato, corne per il buon 
esempio, che per ciô si darà alli altri fedeli, et benemeriti del Stato nostro, 

L'andarà parte, che per autorità di questo Conseglio la terminatione fatta 
per il reggimento di Candia, et la venditione, et deliberatione délia sopradetta 
rnità, spettante a detti Medici, fatta par il reggimento nostro délia Cania, sia 35 
lagliata, et annullata del tutto, si corne fatta non fosse; et commesso a i reg- 
gimenti nostri di Candia, et délia Cania, che debbano immédiate ritornar il so- 
pradecto Piero fratello, et sorelle al possesso délia predetta mita intégra, secondo 
la forma délia loro concessione, et si corne erano, et possedevano avanti la detta 
terminatione, et venditione ; con ordine espresso a detti reggimenti, che in caso 40 
che dal comprator di detto luogo fosse stato esborsato, o tutto, o parte délia 
somma delli ipperperi 19300 soprascritti in quelle camere nostre, debbano di subito 



60 MONUMENTÀ HISTORIAE HELLENICAE 

restituirgli il suo danaro, corne è honesto et conveniente ; ma se per caso, o tutto, 
o parte di esso danaro, fosse già stato distribuito aile sopradette donne per conto 
délie loro doti, debbano di ogni sorte danaro di quelle caroere, etiara di quelli 
che loro rettori sono obligati mandar, overo portare di qui ad uno, o più officii 
5 di questa città nostra, restituirgli il suo danaro, avisando la Signoria nostra délia 
somma, che per conto di limitation, over altro haveranno applicato a tal paga- 
mento ; perciô che se gli farà buon il tutto, et saranno liberati dalT obbligatione, 
corne è conveniente. Et perché non è honesto, ne conveniente, che non havendo 
la detta vendita havuto luogo, et restando tagliata, et nulla, corne è predetto, 

10 alcun représentante, o altro ministro nostro, habbia a conseguir per causa di 
quella utilità alcuna, con danno délia Signoria nostra, corne certamente seguiria, 
restituendosi tutto il danaro integro al comprator ; perô sia preso, et deliberato, 
che tutti, et ciascuno, che ha participato dell' utilità, o provisione per la detta 
vendita, debbano effettaalmente esborsar in quelle camere nostre, overo in questa 

15 città all'officio di Camerlenghi di Comun quel tanto, che hanno conseguito per 
tal conto. 

De parte ... 138 de non ... 4 non sinceri ... 23 
1554, die 25 Septembris lecta Collegio. 

(Senato Mar, XXXII, f. 1G6). 

20 DXCVII. 1554, 27 Septembris. 

Si è per molti anni diportato cosi valorosamente ne i servitii del stato nostro 
il qu. strenuo Zuan Musati nell* isola délia Cefalonia, corne per fede di diversi 
rettori nostri questo Conseglio ha inteso, che non si deve mancare di dimostrare 
verso Cesare suo figliuolo alcun segno di gratitudine, come di tempo in tempo si 
25 è dimostrato verso coloro, i padri de quali hanno con ogni studio, et fede servito 
la Signoria nostra : perô L' andarà parte, che al sopradetto Cesare Musati per li 
molti meriti del qu. suo padre, corne anco per il buon servitio, che si puô sperare 
dalla persona sua, siano statuiti ducati sei air anno alla caméra nostra délia Cefa- 
lonia, acciô che con questo poco intertenimento el possa scorrere, fino che el sia 
30 in età di poter personalmente servir la Signoria nostra, et imitare le vestigie 
paterne. 

Ser Filippus Foscari sap. Cons. Ser Franciscus Baduario sap. T. F. Ser Fran- 
ciscus Longo sap. Ordinum. 

De parte . . . 183 de non ... 4 non sinceri ... 
35 1551, die 28 Junii in Collegio. 

De parte ... 17 de non ... 2 non sinceri . . • 2 

(Senato Mar, XXXII, f. 166). 

DXCVIII. 1554, 29 Septembris. 

Dalla supplicatione hora letta questo conseglio ha inlese le cause, per le quali 
40 il qu. fedel nostro Francesco Marcello fo de ser Piero olim contestabile nella città 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 61 

di Malvasia, non ha potuto conseguire il premio di meriti suoi, et la ricompensa- 
tione di béni suoi dotali, abbandonati in detta città di Malvasia, et suo territorio, 
il quai Francesco essendo nel tempo, che si provedeva di beneflcio a quelli di 
Napoli, et Malvasia, mancato di questa vita, lasciata dopo se la raoglie con cinque 
flgliuoli in estrema povertà, et miseria, conviene alla benignità délia Signoria no- 5 
stra proveder a detta povera famiglia in modo, ch' ella appresso V altre moite 
già espedite, et bénéficia te, habbia a sentir alcun beniflcio, cosi per premio di me- 
riti del qu. loro padre, come per ricognitione di béni, ut supra abbandonati, si 
corne consigliano li officiali nostri aile Ragion Vecchie et sopra Napolitani; perô 

L' andarà parte, che per autorité di questo conseglio, et in esecutione délia 10 
parte del nostro maggior conseglio di quattro Giugno 1541, per la quale sono 
riservati li offlcii, et beneflcii a i fidelissimi nostri da Napoli, et Malvasia, sia con- 
cessa al fedel nostro Alessandro Marcello figliuolo maggior del sopradetto qu. 
Francesco, espettativa di uno officio, cosi in questa città, come di fuori nel Dorai- 
nio nostro di valuta di ducati cento in circa all'anno, in vita sua, nel quai debba 15 
entrare, dopo che saranno adempite tutte le altre espettative concesse a i fide- 
lissimi nostri da Napoli et Malvasia, il quai Alessandro sia tenuto, et debba colle 
utilità, che si trazeranno del sopradetto officio, alimentare sua madré, fratello, et 
sorelle sue, et quelle maritar, et accompagnare secondo la conditione sua, accio- 
chè tutti loro fratelli, et sorelle possano sentir délia benigna gratia délia Signoria 20 
nostra, il quai officio s' intenda esser in premio di meriti del padre, ed in total 
ricompensatione de i béni abbandonati in Malvasia, et suo territorio. 

De parte . . . 130 de non ... 10 non sinceri ... 10 

1554, die 22 Augusti lecta Collegio. 

(Seaato Mar, XXXII, f. 167). 25 

DXCIX. 1554, 3 Novembris. 

Fu preso in questo conseglio dell' anno 1542 a xxii del mese di Décembre, 
che al fedelissimo nostro Piero de Venturin da Malvasia In vita sua, et di Battista. 
et Venturino suoi fîgliuoli fosse concesso Y officio di contestabile [délia piazza di 30 
Budua, col stipendio, emolumenti, et carichi a quello pertinenti, come in quella, 
cosi in premio di meriti suoi, come in ricompenso de i béni per lui abbandonati 
a Malvasia. Et perché per deliberatione di esso conseglio del F anno passato a xvi 
Settembre è stato mandato a quella custodia un altro capo con dieci fanti Italiani, 
et rimosso il predetto Piero de Venturino, al quale perô è stata riservata la provi- 35 
sione che Y havea per avanti, et preso, che la gli debba continovare, si come 
faceva per avanti, non si deve mancare di quel suffragio, che sia conveniente, 
secondo che ne ha supplicato, acciochè possa essere di tempo satisfatto délia pre- 
detta provisione; atteso che essendoli pagata la mita di essa de tanti sali, i quali 
al présente, per vigore di detta deliberatione, saranno dispensati al capitano che è 40 
andato in luogo suo, lui ne potria esser altrimenti satisfatto délia prefata mita : 
perô L'andara parte, che i ducati quattro per paga, a paghe otto all'anno, che 
erano mandati di qui al podestà di Budua per la mita délie paghe del predetto fide- 



62 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

lissimo nostro Piero de Venturin, siano nell'avvenire mandati a i rettori nostri 
di Zara, et successori, insieme con le pagbe che si mandano di tempo in tempo a i 
fanti che sono a quella custodia, con ordine che glieli debbano dare, secondo che 
li saranno mandati, corne è predetto a i quali sia oltra di cio commesso, che li deb- 
5 bano far pagare da quella caméra nostra altri ducati quattro per paga, pur a 
paghe otto all'anno, i quali, et cosi quelli, che si mandaranno di qui, debbano 
essere dati in vita det sopradetto Piero, et di Battista, et Venturino suoi figliuoli, 
iuxta la dispositione délia parte del 1512 a xxii Décembre, affine che con questo 
modo senta délia benignità délia Signoria nostra, et possa compitamente havere 
10 quello che già li è stato et concesso da questo conseglio per li suoi meriti, et per 
ricompenso de i béni per lui lasciati nel detto luogo di Malvasia. Et sia commesso 
a i predelti rettori, che debbano osservare la présente nostra concessione senza 
alcuna eccettione, affine che '1 possa sostentar i suoi figliuoli, che sono al numéro 
di otto. 
15 Ser Philippus Trono proc. sap. Cons. Ser Aloysius Rheniero sap. T. F. 

De parte . . . 139 de non ... 5 non sinceri ... 13 

1554, 22 Octobris in Collegio. 
De parte ... 21 de non ... non sinceri ... 1 
Factae fuerunt litterae rectoribus Jadrae, et successoribus significamus vobis 
20 die 8 sup. 

(Senato Mar, XXXII, f. 172). 

DC. 1554, 3 Noverabris. 

Havendo il strenuo et fedel nostro Manoli Spilioti da Napoli di Romania pre- 

25 stato quel buon servitio che si conveniva a fedel valoroso capitano per il tempo 
che è stato alla custodia délia isola nostra di Cerigo capitano de cavalli, di (love 
fu ultimamente rimosso, et posto in luogo suo il strenuo Soffiano de Monoiani, et 
essendo perciô conveniente intertenerlo a* nostri servitii, affine che possa mostrare 
la fede, et valore suo, secondo che si deve sperare dalle sue operationi passate, et 

30 dalla prospérité nella quale si attrova, et che ne ha humilmente supplicato : perù 

L' andarà parte, che '1 predetto strenuo Manoli Spilioti sia per autorità di 
questo conseglio creato, et deputato capo délia compagnia de cavalli che è nel- 
T isola nostra di Cipro, che era del qu. Alessio Bua in vita del predetto Manoli, 
colle preeminentie, modi, conditioni, et carichi, che havea già il predetto qu. Ales- 

35 sio, et con ducati ottanta alFanno, che li furono assignat! per questo conseglio 
delli anni 1541 a 3 Décembre, et 45 a viiii di Ottobre tra provisione, et stipendio, 
i quali se li debbano pagar a ragion di paghe sei alfanno, secondo che vengono 
pagati li altri capi, et cavalli, che sono in quel regno. Et sia commesso al capitano 
di Famagosta, che rimovendo quello, che fosse stato posto in luogo del predetto 

40 qu. Alessio, debba rimetter il predetto Manoli, colle obligationi, et conditioni sopra- 
dette. Et essendo conveniente, che Y abbia appreso di se uno suo figliuolo, che era 
scritto nella sua compagnia in Cerigo, secondo che ne ha supplicato, sia preso, 
che '1 predetto suo figliuolo nominato Spirido sia scritto a cavallo nel luogo che 



DOCUMENTA STRATIIIOTAS ILLUSTRANTIA 63 

venirà prima a vacare in detta sua compagnia in Cipro, dapoi perô le altre espetta- 
tive, che fossero state per noi concesse fino al présente, con obligatione di servire 
con arme, et cavallo sofficiente, et col stipendio, che hanno li altri, che sono scritti 
in detta compagnia. Oltra di ciô sia commesso al capitano sopradetto, che debba 
far correr al predetto Manoli il stipendio suo, corne dicemo di sopra dal giorno che 5 
harrete aviso dal proveditor di Cerigo, che '1 si partira per venir a quella custodia, 
et al capitano di Candia, che lo debba saldare fino al giorno, che '1 si partira dal 
detto luogo. 

De parte ... 141 de non. . . 6 non sinceri ... 8 
Lecta Collegio. 10 

(Seoato Mar, XXXII, f. 173). 

DCI. 1554, 28 Decembris. 

Essendo restata la compagnia del qu. Abraam Grano, di Stratioti deputata alla 
custodia délia Cefalonia, rimasta senza governo, per la morte del capo suo, et ha- 
vendosi havuta buona relatione délia fede, et valor del strenuo Zuan Lusi, dal- 15 
T opéra del quale essendo certi ricever ogni buon, et utile servitio, è a proposito, 
acciochè di delta compagnia si possiamo servire, si come ricercaranno le occasioni, 
dare carico di essa al predetto strenuo Zuan Lusi : perô 

L' andarà parte, che per autorità di questo conseglio il predetto strenuo Zuan 
Lusi sia eletto per capo di detta compagnia, con tutti i modi, condition^ et utilità, 20 
sicorae havea il q\\. strenuo Abraam predetto, con conditione perô, che i terreni 
havuti, et possessi per li q. Zuanne, et Abraam, havuti in ricompensa délia provi- 
sione sua, restino alla Signoria nostra, si come erano per avanti, al quale Zuanne 
siano aggionti ducati tre di stipendio per paga a i sette, che ha al présente, si che 
de coetero haver debba ducati dieci per paga a paghe otto air anno, acciô con 25 
tanto più pronto animo habbia modo di continovar a i servitii nostri, il quale cre- 
scimento li sia pagato de i medesimi danari, che H sono pagati li altri. 

Ser Marcus Antonius Venerio D. proc. sap. Cons. Ser Petrus Lauretano sap. 
T. F. 

De parte ... 170 de non ... 4 z / x non sinceri ... 19 30 

1554, die 17 Decembris in Coll. 
De parte ... 21 de non ... non sinceri ... 1 

Die 29 sup. factae fuerunt litterae prov. Cephaleniae, et successoribus. 

(Senato Mar, XXXII, f. 181). 

DCII. 1554, 28 Decembris. 35 

Dalla supplicatione hora letta questo conseglio ha inteso la causa, per la quai 
il fedel nostro Michali Condoleo qu. Theodoro da Malvasia non habbia potuto con- 
seguir il beneficio, per premio di meriti suoi, et ricompensa de béni abbandonati a 
Malvasia, si come hanno conseguito tanti suoi compatrioti ispediti, et beneficiati, 
onde non si dovendo secondo il benigno instituto délia Signoria nostra mancare di 40 



C4 MONUMENTA HISTORIAE HELLEN1CAE 

esaudire Thumile dimanda sua: L'andarà parte, che per autorità di questo con- 
seglio, et in esecutione délia parte Tanno 1511 a iiij Giugno presa nel nostro 
maggior conseglio, per la quale furono osservati officii, et beneficii per proveder, 
et premiar i fidelissimi nostri da Napoli, et Malvasia, sia concessa al predetto fedel 
5 nostro Michali Condoleo espettativa di uno.officio, cosi in questa città, corne di 
fuori nel Dorainio nostro di valuta di ducati tre al mese in circa primo vacante, 
adempite perô prima Y espettative gratie, le quali a 28 del mese d'Agosto 1533 
furono concesse a i fedeli nostri Giacomo Stanina, et Anargiro Pascali da Napoli 
di Romania, et a Paulo Nalivado da Malvasia; il quai officio sia, et essere s'intenda 
10 in vita di esso Michali, et in premio de* raeriti suoi, et in total ricompensa de t béni 
abbandonati da lui in Malvasia. 

De parte . . . 159 de non ... 14 non sinceri ... 28 

1554, die 12 Noverab. lecta Collegio. 

(Senato Mar, XXXII, f. 182). 



15 DCIII. 1554, 31 Decembris. 

Essendo per il nobil nostro Stai Zorzi l'anno 1550 a 16 Décembre, mentre che 
F era vice bailo, et proveditor nostro gênerai in Corfù], stati concessi al fedel 
nostro Chiriachi Nichiforo da Corfù alcuni terreni posti in quell' isola nostra parte 
a casai Signes, et parte a casai Perithia di ragione délia Signoria nostra, con obli- 

20 gatione ad esso Chiriachi di pagar per ricognitione di quelli in quella caméra 
nostra ducati otto air anno, si corne in detta concessione letta hora a questo con- 
seglio particolarmente si contiene, la quale concessione fu poi confermata dal nobil 
homo ser Donado Malipiero bailo, et proveditor gênerai sotto di 19 di Giugno 1551, 
et approbata anco dal dilettissimo nobil nostro Stefano Thiepolo procurator a 21 

25 del detto mese et millesimo, essendo allora capitano nostro gênerai da mar ; délia 
quale concessione havendo il detto Chiriachi al présente supplicato alla Signoria 
nostra la confermatione, conviene alla gratitudine, et benignità di quella, cosi 
ricercando i molti meriti, et fidelissime opération! per lui fatte in servitio nostro, 
esaudire la humil dimanda sua, havendo etiam cosi consigliato quel reggimento 

30 nostro : perô L' andarà parte, che la sopradetta concessione sia per autorità di 
questo conseglio approbata, et confermata in omnibus, corne etla stà, con questa 
conditione, et dichiaratione espressa, che per essa concessione non sia pregiudicato 
aile ragion, over attioni, che i coloni, et lavoratori di soprascritti casali havessero, 
o potessero havere ne i terreni in quella nominati, corne è ben conveniente. 

35 Ser Melchior Michael sap. Cons. Ser Aloysius Rhenerio sap.. T. F. 

De parte ... 143 de non .,.11 3 / 4 non sinceri ... 26 

1554, die 17 Decembris in Coll. 
De parte ... 16 de non ... 2 non sinceri . . . 3 3 / 4 
1554, die 2 Jannuarii factae fuerunt litterae regimini Corcyrae et succes- 

40 soribus. 

(Senoto Mar, XXXII, f 182). 



I 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLCSTRANTIA 65 

DCIV. 1534, 3i Decembris. 

Il valoroso servitio, et fedel operationi del strenuo Nicolô Segnano Stratioto, 
et luogotenente olim del strenuo Manoli Spilioti capo de Stratioti alla custodia del- 
T isola di Cerigo, si come dalla supplicatione sua, et fede hora lette, questo con- 
seglio ha inteso, richiedono, che '1 sia riconosciuto di alcun premio con buon 5 
esempio delli altri fedelt nostri, perô. 

L' andarà parte, che al stipendio ordinario, che '1 sopradetto Nicolô ha al pré- 
sente di ducati tre per paga, sia per autorità di questo conseglio aggionto ducato 
uno per paga, si che neir avvenire V habbia ducati quattro per paga a paghe 
otlo air anno da essergli pagato dalla caméra nostra di Candia, dalla qnale gli 10 
sono pagati anco H altri, accio che con questa ricognitione r habbia causa di per- 
severar di ben in meglio nel fedel, et valoroso servitio suo; et di ciô sia data 
notitia al reggimento di Candia, et successori, accioche l' babbiano inviolabilmente 
ad esseguire. 

Ser Petrus Lauretano sap. T. F. Ser GasparErizzo sap. Ordinum. 15 

De parle ... 169 de non . . . 4 s / 4 non sinceri ... 2 

1554, die ult. Decembris in Collegio. 
De parte ... 20 de non ... non sinceri . . . 1 3 / 4 

(Senato Mar, XXXII, f. 182). 

DCV. 1554, 5 Januarii. 20 

Si è cosi fedel, et valorosamente adoperato il strenuo cavalier D no Giacorao 
Mormon da Napoli di Romania capo nostro de Stratioti alla custodia di Candia, 
dove fu dalla Signoria nostra mandato già anni undici, si come dalla supplicatione 
sua hora letta quest) conseglio ha inteso, et per molti publici documenti, et patenti 
de' nostri rappresentanti è chiaramente comprobato, ch' ei mérita di essere ricono- 25 
sciuto di alcun premio con. buon esempio de gli altri fedeli, et benemeriti nostri; 
perô L'andara parte, che alla provisione, che il sopradetto strenuo capo nostro ha 
al présente di ducati quindici per paga, per autorità di questo conseglio siano ag- 
gionti ducati tre, si che nelT avvenire 1' habbia ducati dieciotto per paga, a paghe 
otto air anno, da essergli pagati dalla caméra nostra di Candia, si come gli sono 30 
pagati li altri, accioche con questo segno di gratitudine el possa con tanto più al- 
legro animo continovare nel fedel, et valoroso servitio suo. Et ne sia data notitia 
al reggimento nostro di Candia, et successori, accioche habbiano da esseguire que- 
sta nostra concessione. 

Ser Melchior Michael sap. Cons. ser Hieronymus Superantio sap. T. F. Ser 35 
Georgius Georgio sap. Ordinum. 

1554, die 14 Decembris in Collegio. 
De parte ... 19 de non ... non sinceri . . . 1 3 / 4 

Factae fuerunt litterae die 1 1 Januarii 1554. 

De parte ... 146 de non ... 6 ' s j A non sinceri ... 11 40 

(Senato Mar, XXXII, f. 183). 

Vol. IX. 9 



66 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 



DCVI. 1554, 15 Januarii. 



Che al fedel nostro Nicold Golemi, che ha servito, et tuttavia serve nella com- 
pagnia de Stratioti del strenuo Alessandro Combotecra alla Cefalonia con molta fe- 
de, et diligentia, senza stipendie overo provisione alcuna, corne si contiene nelle 
5 lettere del proveditor di quel luogo di x Settembre passato, sia concesso, che '1 si 
intenda essere scritto in detta compagnia col stipendio ordinario, et che è solito 
darsi a cadaun Stratioto, quando di nuovo è scritto in detta compagnia, che sono 
ducati tre per paga a paghe otto all'anno, et l'orzo per il suo cavallo, i quali da- 
nari li siano pagati da quella caméra nostra, et sia obligato servire con buon ca- 
10 vallo, acciochè, havendo servito lungamente senza soldo, venga hora a sentire délia 
gratia délia Signoria nostra. 

Ser Petrus Lauredano sap. T. F. 
Lecta Collegio 

De parte . . . 151 de non ... 5 non sinceri ... 8 
15 1554 ultimo Decembris in Collegio. 

De parte ... 21 de non ... non sinceri ... 1 

(Scnato Mai», XXXII, f. 186). 

DCVII. 1554, 18 Januarii. 

Al Proveditor délia Cefalonia, et successori. 
20 Mossi noi da i meriti, et lunga servitù del fedel qu. Zorzi Panariti da Malvasia, 

il quale mancato, et havendo lasciato la moglie con una numerosa famiglia in estre- 
ina miseria, vi commettemo col Senato, che, compassionando alla detta famiglia, 
dobbiate ponere Vetro flgliuolo del predetto Zorzi nel primo luogo che vacara in 
una di quelle compagnie de Stratioti do Napolitani, et Malvasioti, col stipendio solito 
25 et consueto, col quai pero sia tenuto, et obligato mantener, et sostentare tutta la 
famiglia predetta, essendo tenuto servire di quel modo, che servono li altri Napoli- 
tani, che sono in quella isola, et cosi esseguirete. Has autem ad successorum me- 
moriam registrari facite, et présentant restitui. 

Similes per Dimitri Bardi da Malvasia figliuolo del qu. Çiogni Bardi, dicendo, 
30 venuto che *1 sarà in età de anni dieciolto. 

1554, die 9 Decembris in Collegio. 
De parte ... 18 de non ... 2 non sinceri ... 
Die sup. factae fuerunt littere. 

De parte . . . 154 de non ... 3 non sinceri ... 8 

35 (Senato Mar, XXXII, f. 186). 

DCVIII. 1555, 21 Martii. 

Essendo stato per la parte presa in questo, et nel maggior conseglio, quando 
furono ispediii quelli da Napoli et Malvasia, deliberato, che a tutti quelli che si tro- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS 1LLUSTRANTIA 67 

vassero in captivité fosse riservato luogo di beneficiarli ; onde comparso alla pre«f 
sentia nostra il fedel Manoli Cavasila qu. Zorzi da Malvasia ne ha humilmente sup- 
plicato, che essendo stato schiavo dalla consegnatione délia predetta terra di Mal- 
vasia fin al présente, sicome dalle scritture hora lette particolarmente questo con- 
seglio ha inteso, vossamo usarli quella gratia, et libéralité, che verso altri simili è 5 
stato fatto; il che essendo giusto, et conveniente, 

L' andara parte, che per autorità di questo conseglio sia concessa al predetto 
Manoli una espettativa di una fantaria di un officio di valuta di ducati tre in circa 
al mese, tra salario, et utilité, primavacante, dopo le altre espettative concesse finora 
a i predetti da N a poli, et Malvasia, iuxta la sopradetta parte, il quai officio sia, et 10 
essere s'intenda in ricompenso di meriti suoi, et del qu. suo padre, et in satisfat- 
tione de tutti i béni lasciati per li predetti nel luogo di Malvasia, acciô con tal gratia 
possa viver, et sostentarsi sotto l'ombra délia Signoria nostra, sicome tutti gli altri 
Napolitani, et Malvasioti. 

1554, die 17 Dicembris lecta Collegio. i5 

Factae fuerunt litterae patentes die 24 sup. 

De parte . . . 170 de non ... 3 non sinceri ... 9 

(Senato Mar, XXX 1 II, f. 7). 



DCIX. 1555, 16 Aprilis. 

Dalla supplicatione del strenuo et fedel Àlessandro Combotecra capo de ca- 20 
valli cinquanta, deputato alla custodia délia Cefalonia, questo conseglio ha inteso 
le fedel, et valorose operationi sue in diverse occasioni fatte a beneficio délie cose 
et sudditi nostri, si corne fanno ampla fede le patenti fatteli da i proveditori nostri 
in detta isola, ne essendo possibile con i ducati sei che ha di provisione al présente 
per paga, sostentarsi, quali ducati sei haveva sirailraente, quando che Tanno 1548 25 
li fu dato il carico di detta compagnia, conviene alla munificentia di questa ben 
instituita republica riconoscere le fatiche, et meriti del predetto strenuo Alessandro 
acciô con maggior prontezza possa continovar a i servitii nostri : perô 

L' andara parte, che per autorità di questo conseglio a i ducati sei, che ha al 
présente il predetto strenuo Alessandro Combotecra per paga, siano aggionti ducati 30 
tre, si che de coetero haver debba ducati nove per paga, a paghe otto air anno, 
oltra Torzo, i quali ducati li siano pagati de i medesimi danari, che li sono pagati i 
sei, che ha al présente, acciô con più quieto animo, havendo'modo di sostentare se 
et la sua famiglia, possa perseverar a i servitii nostri con quella fede che finora ha 
fatto. Di che ne sia data notitia al présente proveditor nostro délia Cefalonia, et 35 
successori, acciochè cosi habbiano ad osservare. 

Ser Justinianus Contareno sap. Cons. Ser Michael Suriano eques sap. T. F. 
De parte . . . 193 de non ... 2 3 /i non sinceri . . „ 10 

1555, die 26 Martii in Collegio. 
De parte ... 22 de non ... non sinceri . . . 1 8 / 4 40 

(Senato Mar, 'XXX11I, f. 12;. 



68 MONUMENTA HÎSTORIAE # HELLENICAE 



DCX. 1555, 16 Aprilis. 

Fu concesso per questo conseglio sotto di 30 di Luglio 1547 a Zuan Menaglîa, 
Stratioto, |>er li molti meriti de' suoi progenitori, essendo allora in età non atta a 
poter servir la Signoria nostra, per suo intertenimento ducati tre per paga, a paghe 
5 quattro all'anno da esserli pagata alla caméra délia Cefalonia, acciochè con quel- 
le intertenimento Thavesse modo di sostentarsi fino che '1 fosse pervenuto in età 
di poter imitare le vestigie de* suoi passati, alla quai età essendo hora pervenuto, 
et desiderando lui di adoperarsi colla propria persona ne i servitii délia Signoria 
nostra, non si deve mancare di darli modo di poter adempire questo desiderio suo ; 
10 perô L'andara parte che per autorità di questo conseglio al sopradetto Zuan 
Menaglia sia concesso un luogo primovacante in una di quelle compagnie, che ser- 
vono alla custodia délia Cefalonia col stipendio oriHnario di ducati tre per paga, et 
la biava, a paghe otto all'anno, solito darsi a tutti li altri Stratioti che attualmente 
servono, acciù l'habbia modo di potersi dimostrar in ogni occasione di animo non 
15 inferiore a i suoi maggiori; dichiarando che subito entrato nel detto luogo, li debba 
cessare l' intertenimento di sopradettt ducati tre per paga, che '1 si attrova al 
présente. 

Ser Aloysius Rhenerio sap. T. F. 

1555, a 26 di Marzo in Collegio. 
20 De parte ... 22 de non ... non sinceri ... 1 

Factae fuerunt litterae provisori Cephaleniae et suce, die sup. 

De parte . . . 193 de non . . . 2 3 /i non sinceri ... 10 

(Senato Mar, XXXIII, f. 12). 

DCXI. 1555, 30 Maii. 

25 Provisori Cephaleniae et successoribus. 

Il fedel, et benemerito nostro Raso Metaxà Stratioto, ne ha humilmente sup- 
plicato, che in ricompenso délia lunga, et fedel servitù sua, et de i meriti che ha 
colla Signoria nostra, fossamo contenti dargli un luogo di Strathioto ordinario pri- 
mo vacante nella compagnia del strenuo Zorzi Barbati capo nostro de Stratioti de- 
30 putato alla custodia di quell* isola ; onde essendone egli parso degno délia gratia 
sopradetta per diverse operationi sue faite in servitio nostro, vi commettemo col 
Senato, che dobbiate rimetter esso Raso Metaxà nel luogo di Stratioto primo va- 
cante nella predetta compagnia del Barbati col stipendio solito de ducati tre per 
paga, et la biava, et colle obligationi, che hanno li altri Stratioti, che servono in 
35 detta compagnia. Has autem ad successorum memoriam registrari facile, et pré- 
sentant restitui. 

1555, die 26 Maii in Collegio 
De parte ... 157 de non . . . 4 */ 4 non sinceri ... 1 

(Seuato Mar, XXXIII, f. 17;. 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 69 



DCXII. 1555, 30 Maii. 

Provisori Cephaleniae et successoribus. 
Il fedol, et beneraerito nostro Zaccaria Allevrà ne ha humilmente supplicato, 
che in ricompensa dei i molli meriti de i suoi antecessori, et de i danni da lui patitî 
per essere stato fatto schiavo al tempo délia guerra Turchesca da infideli, da' quali 5 
essendosi liberato, ha continovamente servito per cavallo leggiero a queste guerre 
in Italia, et Piemonte, co* principi alieni, dal servitio de' quali essendosi partito per 
il desiderio che ha di spendere la vita sua in servitio nostro, fossamo perô con- 
tenti farlo rimetter in una compagnia de Napolitani, o de altri Stratioti che servono 
la Signoria nostra in quell* isola ; onde essendone egli parso degno délia gratia so- 10 
pradetta vi coraraettemo col Senato, che dobbiate far rimetter esso Zacaria Allevrà 
nel luogo priraovacante in quelle compagnie nostre, facendogli risponder il stipen- 
dio ordinario de ducati tre per paga, et la biava, et dovendo egli haver i carichi, 
et obligation^ che hanno H altri che servono col detto stipendio. Has autem ad 
successorum memoriam registrari facile et presentanti restitui. 15 

1555, 27 Maii lectae Collegio. 
De parte . . . 131 de non ... 12 non sinceri ... 7 

(Senato Map, XXXIII, f. 18). 

DCXII I. 1555, 26 Septembris. 

È cosi honesta Tintentione, et laudevole il desiderio, che '1 strenuo, et fedelis- 20 
simo capo nostro de Stratioti Zorzi Busichio da Napoli di Roraania, al présente de- 
putato alla custodia dell' isola di Corfù, ha di adoperarsi utilmente al servitio délia 
Signoria nostra, si come hanno sempre fatto tutti i maggiori suoi, ch' ei veramente 
è degno di esser esaudito di quanto l'ha humilmente, et cou molta instantia suppli- 
cato : perô L'andara parte, che per autorità di questo conseglio sia deliberato, ch' 25 
el predetto strenuo Zorzi Bosfchio colla sua compagnia de cavalli quindici sia levato 
dalla custodia dell' isola di Corfù, et deputato alla custodia di Spalato; et sia com- 
messo al reggiraento nostro di Corfù, che passato il mese di Settembre prossimo, et 
non vi essendo di li altra occasione di bisogrio, debba licentiare di 11 il detto capo 
con i suoi compagni, per venir alla suddetta custodia di Spalato, provedendogli di 30 
passaggio per loro, et suoi cavalli ; per il pagamento de' quali compagni siano de- 
putati i danari, che sono mandati dalla Real nostra di Cipro alla cassa del conseglio 
nostro di X, si come sono pagati li altri Stratioti, et capi, che servono nella su- 
detta isola di Corfù ; et acciô che '1 predetto capo habbia modo di attender al detto 
servitio, ricercando cosi la fede, et i meriti délia famiglia sua, et il valor, et grande 35 
speranza, che egli da di se, sia preso, che alla provisione, che egli ha al présente 
de ducati sette per paga, siano aggionti ducati dui, si che neiravvenire l' habbia 
ducati nove per paga, a paghe otto all'anno, da essergli pagati del danaro délia 
limitatione de Stratioti, si come gli sono pagati i sette predetti. Et délia présente 



70 MONUMENT.* HISTORIAE HELLENJCÀE 

délibéra tio ne sia data notitia al reggimento di Corfù, et al podestà nostro d'Anti- 
vari per la sua débita essecutione. 

Ser Aloysius Rhenerio sap. Cons. Ser Aloysius Mocenico eques sap. T. F. Ser 
Gaspar Erizzo sap. Ordinum. 
5 De parte . . . 200 de non . . . 8 3 / 4 non sinceri ... 5 

1555, 2 Sept, in Collegio. 
De parte ... 18 de non ... 1 non sinceri . . . 2 3 / 4 

(Senato Mar, XXXIII, f. 40). 

DCXIV. 1555, 26 Septerabris. 

10 Délia compagnia de i cavalli vinti Stratioti da Napoli di Romania, la quai era 

governata dal qu. strenuo Paulo Bua capo di essa, deputata alla custodia dell* i* 
sola di Corfù, dieci ne furono assegnati al strenuo, ekfedel nostro Theodoro Cladà, 
et de quelli l' anno passato fu creato capo per questo conseglio, i quali non es- 
sendo cosi necessarii alla custodia predetta, corne sariano a quella délia terra 

15 nostra d' Antivari, la quale di continovo è molestata et travagliata da Marco- 
vichi, sicome é ben noto a ciascuno, è molto a proposito dar ordine, che i detti 
cavalli sotto il detto capo siano fatti venir, et trasferiti in detto luogo d 1 Antivari; 
pero L' andarà parte, che per autorità di questo conseglio sia corn mess o et ordi- 
nato al reggimento di Corfù, et proveditor nostro in detta città, che con prima 

20 occasione di securo passaggio debbano mandar nel sopradetto luogo d'Antivari il 
sopradetto capo con i dieci cavalli, che gli sono assegnati ; et in caso che tutti i 
dieci corapagni non volessero venire, essendo di quei, che hanno case, et terreni, 
in detta isola di Corfù, mandino quelli, che vorranno volontariamente venirvi ; 
dovendo poi il sopradetto strenuo Theodoro impire la sua compagnia fino al detto 

25 numéro de cavalli dieci d' altri Stratioti di Levante, acciochè la detta terra d'An- 
tivari sia provista di una conveniente custodia per securtà, et conforto de quei 
fedelissimi nostri, il quai capo, et sua compagnia debbano essere pagati dalla cassa 
del conseglio nostro di X, de i danari che si niandano dalla caméra di Cipro per 
il pagamento de Stratioti Napolitain. 

30 De parte . . . 200 de non ... 5 non sinceri ... 8 

1554, die 28 Junii lecta Collegio. 1555, die 1. Julii lecta Collegio. 

(Senato Mar, XXXIII, f. 40). 

i 

è 

DCXV. 1555, 8 Octobris. 

Per deliberatione di questo, et del rnaggior conseglio fu ordinato, che a tutti 
35 i Napolitani et Malvasioti, che per cattività si trovavano, ail' espeditione de gli 
altri absenti, fosse risarvato luogo di benefieiarli, et premiarli, secondo i loro 
rneriti, et béni lasciati; tra i quali ritrovandosi il povero Costantin Cathifoli qu. 
Cosmo da Napoli di Romania, che è stato schiavo anni tredici in circa, corne 
dalle scritture hora lelte questo conseglio ha inteso, non si die mancare per giu- 
40 stitia di darli quello, che a tutti gli altri è stato coueesso in essecutione délie pre- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTÎA 71 

dette délibéra tioni; perô L' andarà parte, che per autorità di questo conseglio sia 
concesso al predetto Costantin Cathifoli espeltaliva di una fantaria primavacante, 
dopo l'altre espettative fin' hora concesse a i Napolitani, et Malvasioti, di valuta de 
ducati tre in circa al mese; la quai fantaria sia et essere s' intenda per total, et 
cornpita ricompensa, non solura di tutti i béni per lui lasciati a Napoli, ma in 5 
premio de i meriti, et fatiche fatte per lui, et casa sua in detto assedio di 
Napoli. 

De parte ... 108 de non ... 13 non sinceri ... 9 

♦ 

1555, die 27 Aprilis lecta Collegio. 
Factae fuerunt litterae patentes universis etc. jq 

(Senato Map, XXXIII, f. 46). 



DCXVI. 1555, 8 Octobris. 



Che in essecutione délia parte di questo, et del nostro maggior Conseglio 
de iiij Giugno 1541, per la quale sono riservati gli officii, et beneficii a i fede- 
lissimi nostri da Napoli, et Malvasia, et anco di quella di questo Conseglio di 15 
xvi Luglio 1547, per la quai è riservato luogo di beneficio a quelli da Napoli di 
Romania, al fedel nostro Lazaro qu. Zancaropulo da Napoli di Romania, il quai è 
stato per molti anni in misera cattività, siccome dalla risposta delli officiali nostri 
aile Ragion Vecchie vien affermato, et hora è stato letto, sia concessa espettativa 
di un officio di valuta de ducati dui in circa al mese, cosi in questa città, corne 20 
di fuori, dopo le altre espettative finora concesse ad altri benemeriti nostri, il quai 
officio sia da esso Lazaro goduto in vita sua per premio de i meriti suoi, et totale 
ricognitione de i béni abbandonati nella città di Napoli di Romania. 

De parte ... 108 de non ... 13 non sinceri ... 9 

1555 die 21 Maii lecta Collegio. 25 

Factae fuerunt litterae patentes die IX Octobris 1555. 

(Senato Mar, XXXIII. f. 46). 



DCXVII. 1555, 8 Octobris. 

Regimini- Cretae. 
Per lettere vostre di xxiii Agosto pross. passato haveino inteso il rispetto vo- qa 
stro di non voler pagar i soldati di Cerigo, et Tine nel modo, che havevano inteso 
i precessori nostri, ricercandoue ordine sopra ciô ; perô per le presenti vi dicemo 
col Senato, che quelli fanti, che si pagano a quella caméra* intendemo, che siano 
trattati tutti ad un modo, essendo quelli di Cerigo, et Tine partiti di qui con quel 
pagamento, corne gli altri di Candia, et cosi intenderete ancora voi, secondo che 35 
hanno fatto i precessori nostri le lettere di ii Settembre 1553, et farete che siano 



72 MON.UMÈNTA HISTORIAÈ HELLËNICAË 

satisfatti essi fanti a ragion di lire dieciotto venetiane, corne è giusto, et con- 
veniente. 

De parte . . . 105 de non ... 2 non sinceri ... 
Lectae Coll. die 8 octob. 1555 
5 Factae fuerunt litterae. 

(Senato Mur, XXXIII, f. 46). 

DCXVIII. 1555, 14 Decembris. 

Che atteso il fedel servitio di Dimitri Combottecra, prestato alla Signoria no- 
stra in diverse occasioni, sia per autorità di questo conseglio concesso ad Andréa 
10 suo figliuolo in aspettativa uno luogo primovacante, overo che vacasse al présente 
in una délie compagnie de cavalli, che ordinariamente sono depulate alla custodia 
deir isola délia Ceffalonia, eccettuate perô quelle delli strenui Zorzi Vineri, et Sla- 
mati Masarachi, che hanno da finire, col stipendio ordinario, et non con Y accre- 
scimento, che potesse essere stato fatto a quello che venisse a mancare, non ac- 
15 crescendo perô a modo alcuno spesa alla Signoria nostra per tal conto. Di che ne 
sia dato aviso al proveditor délia Ceffalonia, et successori con ordine, che lo 
debbano esseguire. 

Die 15 factae fuerunt litterae provisori Cephaleniae. 

De parte ... 152 de non ... 4 non sinceri ... 4 
20 Lecta Collegio 27 Sept. 1555. Lecta Collegio 7 Octob. 1555. 

(Senato Mar, XXXIII. f. 53). 

DCXIX. 1555, 31 Decembris. 

Che in essecutione délia parte del nostro maggior conseglio iiii et vii Giugno 
1541 per le quali viene provisto di beneficio a i fedelissimi nostri da Napoli, et 

25 Malvasia, et in essecutione parimente di quella di questa conseglio di xvi Luglio 
1547 per la quale viene riservato luogo di beneficio a quelli de detti fedelissimi, 
che si trovassero schiavi presi nel tempo delPassedio délie sopradette citlo, al 
fedel nostro Gianni Bagaturi da Napoli di Romania, il quale fu preso in tempo 
dell'assedio predetto, andando in Candia con una naveta per levare vittuarie per 

30 essa città di Napoli, sicome ha provato per testimonii fide digni, esaminati per 
T officio nostro délie Rason Vecchie, et hora è stato letto, nella quale captivité è 
stato per molti anni, sia concesso espettativa di un officio di fantaria, cosi in que- 
sta città, corne di fuori prima vacante, di valuta fino a ducati tre al mese in vita 
sua, accioche con questo beneficio Y habbia modo di viver et continovar sotto la 

35 divotione, et fede délia Signoria nostra ; il quai officio sia et esser s* intenda 
cosi in premio de i meriti suoi, corne per ricompensa de i béni, che Y haveva 
in Napoli predetto, i quali siano posti nella Signoria nostra. 

1555 die 13 Decerab. lecta Collegio. 
De parte . . . 19G de non ... 9 non sinceri ... 12 

40 (Senato Mar, XXXIII, f. 14). 



DOCUMENTA STRATHIOTAS XLLUSTRANTIA 73 

DCXX. 1556, 27 Aprilis. 

Fu deliberato per questo, et per il maggior conseglio, che tutti quelli Napoli- 
tani, et Malvasioti, che ail' espeditione delli altri si trovano absenti per cattività, 
potessero essere bénéficiai, secondo i loro meriti, et béni lasciati; tra i quali si 
trova il povero Ànastasio Capsali da Napoli di Romania, che è stato schiavo 5 
anni dieciotto in circa, corne dalle scritture hora lette questo conseglio ha in- 
teso, onde non si dovendo mancare per giustitia di beueficiarlo, sicome sono 
stati beneficiati molti altri in essecutione délie deliberationi predette; L' andara 
parte, che per autorità di questo conseglio sia concessa al detto Anastasio Cap- 
sali espettativa di una fantaria prima vacante in questa citta, dopo le altre espet- 10 
tative finora concesse a Napolitani, et Malvasioti, che gli renda ducati dui fino tre 
al mese, la quai fantaria sia, et essere s'intenda in premio de i rneriti suoi, et 
per compila ricoinpensa de i béni, che havesse lasciato a Napoli. 

De parte . . . 155 de non ... 2 non sinceri ... 4 

Lecta Collegio 26 Martii 1556. Lecta Collegio 21 Aprilis. 15 

Factae fuerunt patentes die 8 Maii. 

(Senato Mar, XXXIII, f. 67). 

DCXXI. 1556, 6 Maii. 

Che attento la lunga, et fedel servitù fatta per il strenuo Lazaro Chelmi, quai 
è deputato alla custodia deli* isola nostra délia Cefalenia, siano per autorità di 20 
questo conseglio accresciuti dui a i quattro, che ha al présente di stipendio a 
paghe quattro all'anno, si che de coetero haver debba ducati sei per paga a 
paghe quattro all'anno, da esserli pagato detto accrescimento de i raedesimi da- 
nari, che è pagato al présente. Di che ne sia data notitia al proveditor nostro délia 
Cefalenia, et successori, accioche cosi li habbiano ad osservare. 25 

Ser Nicolaus Geno sap. T. F. 
De parte , . . 137 - 149 de non . . . 2 - 5 3 / A non sinceri ... 4 - 4 

1556, 16 Martii in Collegio. 
De parte ... 18 de non ... 2 non sinceri . . . 1 8 / 4 

Factae fuerunt litterae provisori Cephaleniae et successoribus die 7 Maii 1556. 30 

(Senato Mar, XXXIII.. f. 69). 

DCXXH. 1556, 22 Maii. 

Che al fedel nostro Manoli Fuccà figliuolo del strenuo Stefanin capo di Stra- 
tioti deputato alla custodia délia Cefalenia, attese le molle, et valorose operationi 
fatte per lui in servitio délia Signoria nostra per conservation, et benefteio delli 35 
habitanti nell' isola predetta, havendo servito con dui cavalli senza mercede, o 
premio alcuno, per autorità di questo conseglio sia cencesso uno luogo primova- 
cante, overo che al présente vaccasse in una délie compagnie di cavalli, che or- 
Vol. IX. iO 



74 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

dinariaraente sono deputate a quella custodia, eccettuate perô quelle delli strenui 
Zorzi Vinari, et Stamati Masarachi Napolitani, le quai hanno da estinguersi in se 
stesse, secondo la deliberatione di questo conseglio, et sia commesso al proveditor 
délia Cefalenia, et successori, che cosi debbano esseguire, et osservare, non accre- 
5 sceudo perciô a modo alcuno spesa alla Signoria nostra. 

Ser Andréas Lauredano sap. T. F. Ser Paulus Contareno sap. Ord. 
De parte ... 172 de non ... 2 non sinceri ... 3 
Lecta Collegio 15 Februarii 1555. 
Factae fuerunt litterae significamus vobis provisori Cephaleniae et suce, die 
10 23 sup. 

(Senato Mar, XXXIII, f. 72). 

DCXXIII. 1556 27 Junii. 

Che a t te si i meriti délia famiglia de Nassini da Napoli di Romania, sia per 
autorità di questo conseglio accresciuto alla provisione che '1 fedel Michiel da 
15 Nassin fo figliuolo del strenuo Francesco, che è di ducati quaranta, ducato uno di 
Candia per paga a paghe otto aH'anno, da essergli pagato dalla caméra di Candia 
essendo obbligato perô di servir a cavallo nella compagnia del strenuo Soffianô 
Eudemonogiani capo de Stratioti alla custodia délia Cania in luogo del primovacante 
colla provisione et accrescimento sopradetto ; di che ne sia dato aviso a i rettori di 
20 Candia con ordine, che debbano osservar al detto Michiel de Nassin la présente 
nostra concessione. 

Ser Stephanus Theupolo proc. sap. Cons. Ser Hieronymus de Priolis sap. T. F. 
De parte . . . 173 de non ... 4 non sinceri ... 7 

1556, 18 Junii in Collegio. 
25 De parte ... 17 de non ... 2 non sinceri 3 8 / 4 

(Senato Mar, XXXIU. f. 77). 

DCXXIV. 1556, 30 Junii. 

Che sia scritto coll' autorità di questo conseglio al proveditor délia Geffalenia, 
che presentandosi a lui Alessandro Catavati Stratioto ad ordine d' arme, et ben a 
30 cavallo, lo debba mettere per supranumerario in una délie compagnie de cavalli 
che ordinariamente serve a quella custodia col stipendio ordinario, che fanno li 
altri Stratioti, eccettuate perô le compagnie delli strenui Zorzi Vineri, et Stamati 
Masarachi Napolitani, che hanno ad estinguersi in se stesse, secondo la delibe- 
ratione di questo conseglio, dovendo entrar in uno luogo priraovacante in una 
35 délie predetle compagnie, acciochè tanto più presto habbia a cessare la spesa alla 
Signoria nostra. 

Ser Stephanus Theupolo proc. sap. Cons. Ser Hieronymus de Priolis sap. T. F. 
De parte . . . 159 de non ... non sinceri ... 1 

1556, 18 Junii in Collegio. 
40 De parte ... 18 de non ... 1 non sinceri . . . 3 s / 4 

Factae fuerunt litterae die primo Julii 1556. 

(Senato Mar, XXXIU. f. 7£. 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRA NT! A 75 



DCXXV. 1556, 22 Augusti. 

Fu per il reggimento nostro del Zante per beneficio délia Signoria nostra, 
et acciô quella isola fosse habitata, fatto publiée proclamare, che tutti quelli, che 
volessero venir ad habitar in essa, de i terreni che pigliavano potessero ridurli 
a coltura, piantare vigne, far case, et quello che li parera, cou pagare la décima 5 
alla Signoria nostra solamente, il quale proclama del 1489 xix Maggio fu per 
questo conseglio confermato, et approbato, in essecutione del quale molti ven- 
nero ad habitare in detta isola, riducendo i terreni a suo beneplacito, alcuni dei 
quali havendo ridotto essi terreni a uve passe, et gottoni, fo per parte presa in 
questo conseglio del 1546 x Maggio statuito, che de i gottoni et uve passe che 10 
nascessero in detta isola, non nominati nel primo proclama, si dovesse medesima- 
mente pagare la décima, sicome dalla lettura délia loro supplicatione, et altre scrit- 
ture hora Jette questo conseglio particolarmente ha inteso il tutto, et volendo al 
présente alcuni ridur i loro terreni et piantar uve passe, si corne hanno fatto 
molti altri, iuxta le predette deliberationi, è stato per il reggimento del Zante 15 
del 1550 alli xxiiii Décembre fatta una terminatione, che prohibisce, che de coe- 
tero non si possa piantar, ne far piantar in detta isola uva passa, ne vigne si 
in piccola, corne in gran quantità, per le cause, che in essa si contiene, suppli- 
candone, che per beneficio universale di tutta l' isola la predetta terminatione 
fosse rivocata; onde considerato il tutto in questa materia non si die mancare 20 
per gratificatione di predetti fedelissimi nostri fare quella provisione, che sia con- 
veniente ; perô L'andara parte, che per autorità ci questo conseglio la predetta ter- 
minatione di 24 Dicembre 1550 sia tagliata, cassa, et annullata cum omnibus inde 
secutis, si cMe de coetero sia in libertà di cadauno metter i suoi terreni a vigne, et 
piantar uve passe, si corne li parera, pagando perô la décima iuxta la parte di 25 
10 Marzo 1546, con questa perô conditione, che tutti quelli che vorranno piantar, 
et metter i suoi terreni a vigne, et uve passe, siano obbligati in termine di mesi sei 
prossimi dopo la publicatione délia présente parte in detta isola, darsi in nota 
in quella cancellaria, et similmente quelli, che avanti la detta terminatione, et 
dapoi hanno posto i suoi terreni a uve passe, acciô in ogni tempo si possa veder a 30 
chi sarà stata concessa tal licentia, essendo tutti quelli, che de coetero vorranno 
metter i loro terreni a uve passe, oltra la decitia ordinaria, iuxta V oblatione 
loro, pagare ducati dui per ogni capo pro una vice tantum; quelli veramente, 
che già hanno piantato, siano tenuti pagare ducato uno per campo, essendo ho- 
nesto, che havendo Y utile, et comrnodo di dette uve passe, sentano medesima- 35 
mente qualche gravezza; e di tutto il danaro, che si trazerà di detta ragione, sia 
fatto uno deposito di frumenti, et investito il danaro di tempo in tempo per conto 
délia Signoria nostra a coinmodo perô sempre degli habitanti in quell' isola, il 
quai deposito sia fatto con tutti quelli modi, et conditioni, che parera a i rettori 
di detta isola con intervento anco di dui di quelli fedelissimi cittadini, acciochè 40 
il danaro sia sempre speso con quel più avantaggio, che si potrà, et sia sempre 



76 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

di tempo in tempo conservato detto deposito a commodo di quel popolo, et per 
oeneficio délie cose nostre. 

1556, 18 Augusti lecta Collegio. 
De parte ... 111 de non ... non sinceri ... 13 
5 Factae fuerunt litterae provisori et consiliariis Zacynthi et suce, die 25 Au- 

gusti 1556. 

Ser Dominicus Mauro sap. T. F. vuole che la terminatione del nobil homo 
ser Andréa di Prioli rettor, et consilieri del Zanthe, sia conferraata et approbata. 

De parte ... 28 

10 (Senato Mar, XXXIII, f. 90) 

DCXXVI. 1556, 21 Octobris. 

Che in essecutione délia parte di questo, et del maggior conseglio dell' anno 
1511 di quattro Giugno, per la quale vengono riservati li officii, et beneficii a i fe- 
delissimi nostri da Napoli di Romania, et Malvasia, et di quella anco di questo 
15 conseglio di xvi Luglio 1547 per la quale è riservato luogo di beneficio a quelli 
di essi da Napoli, et Malvasia, che si ritrovassero in cattività; al fedel nostro Ste- 
fan o Voica da Malvasia venuto nuovamente di cattività, sia concessa espettativa di 
uno officio, cosi in questa città, corne di fuori in vita sua di valuta di ducati dui in 
circa al mese, adempite che sia no le altre gratie, et espeltative sino ad hora cou- 
20 cesse ad altri benemeriti nostri da Napoli, et Malvasia, il quai officio sia in premio 
di meriti suoi, et in total satisfattione de i béni da lui abbandonati a Malvasia. 

1556, die 19 Octobris lecta Collegio. 
De parte . . . 127 de non ... 5 non sinceri ... 
Factae fuerunt litterae patentes die 25 instantis. 

25 iSenato Mar, XXXIII, f. 98). 

DCXXVII. 1556, 21 Novembris. 

Al Provveditor délia Ceffalonia, et successori. 
S* attrovano debitori di quella caméra nostra il strenuo, et fedel nostro Sla- 
mati Masarachi cavalier da Napoli di Romania capo di Stratioti députa to alla eu- 

30 stodia di quell* isola di ducati dusento venitiani prestatigli sotto 'i reggimento del 
prossimo precessor vostro per andar a comprare cavalli al Zante, et il fedel no- 
stro Apostolo Masarachi suo fratello di altri ducati cento venitiani, ch* esso capo 
hebbe pur ad imprestito da delta caméra, per liberar esso Apostolo di cattività 
nella quale ancora si ritruova, per tutti li quali danari la prefata caméra ne fu fatta 

35 cauta con tanti argenti, et drappi del prefato capo, si corne il tutto vi deve essere 
benissimo noto. Imperô a supplicatione del prenominato capo vi commettemo col 
Senato che debbiate far poner aU'incontro del detto debito tutto quello, che è 
corso per couto délia provisione et stipendio d* ambi loro fratelli fino al giorno del 
recever délie presenti nostre, dummodo che habbino sempre tenuti li cavalli che 

40 sono obligati al servitio délia Signoria nostra, secondo la forma délie concession! 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 77 

et gratie loro, scomputando per il restante del detto credito in anni tre prossimi, 
ogni anno la rata portione, fino ad intégra satisfattione, si corne è conveniente. 

Et perché il suddetto capo nostro per l'amor et benevolentia fraterna desidera 
di liberar il prefato suo fratello di cattività, et perciô vuole transferirsi a Constan- 
tinopoli, sperando per quella via, et col mezzo, et favore del Bailo nostro de li al 5 
tutto di recuperarlo, et havendone supplicato, che per effettuare una cosi buona, 
et laudevole opéra, vogliamo farlo accomodare da prefata caméra di altri ducati 
cento venitiani per spender in detta recuperatione, la quai dimanda cosi corne ne è 
parsa honesta et conveniente, cosi siamo stati contenti di esaudirla, ricercando cosi 
anco li meriti suoi; perô col prefato Senato vi commetterao, che del danaro délia 10 
sopradetta caméra debbiate fargli dare li detti ducati venitiani, per cautione délia 
quale volemo che facciate retener li pegni già per lui depositati fino ad intégra sa- 
tisfattione de tutti quesiti debiti, li quali darete ordine che siano scoraputati cosi 
nella provisione di esso capo, corne in quelle del fratelli, et anco del figliuolo di lui 
capo in anni tre prossimi, ogni anno la rata portione, tenendo perô loro cavalli sof- 15 
ficienti per le fattioni di essa isola, si corne predicemo del tempo passato, accioche 
con questa commodità possino viver, et continuare al servitio suo, permettendo 
appresso che '1 sopradetto capo possi transferirsi a Constantinopoli per la ricupe- 
ratione di suo fratello, lasciando in suo luogo Zuanne suo figliuolo, persona sof- 
ficiente et di valore. Has autem ad successorum memoriam registrari facite, et 20 
presentanti restitui. 

Ser Philippus Foscari S. G. Ser Aloysius Mocenico eques S. T. F. 
De parte ... 165 de non . . . 2 8 / 4 non sinceri ... 2 

1556, die xiii Octobris in Collegio. 
De parte ... 22 de non ... non sinceri . . . 1 3 / 4 25 

(Senato Mar, XXXIII, f. 99, 

DCXXVIII. 1556, 5 Decembris. 

Al regiraento di Candia. 
Per deliberatione del Senato nostro di xxvii Settembre 1554 commettessemo 
alli prossimi precessori vostri che dovessero ritornar il fedel nostro Piero de Me- 30 
dici, fratello, et sorelle da Napoli di Romania, al possesso délia unità del casai 
d'Alicambo, venduto già al publico incanto per il regimento délia Cania alli fideli 
nostri Theodoro, et Assani Eudemonogianni da Malvasia per la somma di ypper- 
peri disnuovemille tresento per pagar le dote délie donne delli Condiani, il che non 
essendo stato da loro esseguito, et volendo noi che essa deliberatione habbia la 35 
sua débita essecutione, secondo che conviene alla giustitia, et honestà ; perô col- 
1* istesso Senato ne siamo mossi a farvi le presenti, per le quali vi commettemo, 
che satisfatti prima li prefati compratori di tutta la somma delli soprascritti dan a ri 
per loro esborsati, servendovi d' ogni sorte danari di quella caméra nostra, et 
siano di quai sorte et qualità esser si voglia, perche cosi vi damo facultà che fac- 40 
ciate, délia quai summa perô volemo, et cosi vi dicemo, che facciate retenere loro 
tanto danaro, quanto importera la soventione che '1 sopradetto Assani uuo di essi 



1 



78 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

compratori ha havuto, et conseguito dalla caméra délia Cania, cominciando dal 
giorno che D. Soffiano Eudemonogianni suo padre hebbe il possesso delli terreni 
nel luogo nostro délia Sithi per quattrocento misurade fino al giorno dell' ultima 
soventione havuta, délia quai soventione, et esborsatione ve ne farete mandar nota 

5 particolar dal reggimento délia Cania, cosi del tempo, corne délia somma del 
danaro, acciochè la Signoria nostra sia reintegrata del suo, corne è giusto, et 
honesto, perciochè essendo il detto Assani rimasto espedito col prefato suo padre, 
et tirando la soventione con lui, non dovea, ne potea, oltra '1 tempo soprascritto 
conseguir più alcun danaro per conto di detta soventione, essendo massimamente 

10 il prefato reggimento délia Cania per lettere deir officio di Napolitani l'anno 1546 
di Marzo stato avvertito, che non dovesse dargli più la detta sovventione, attenlo 
che T era stato espedito con il prefato suo padre, et perciô advertirete il prefalo 
reggimento a farne nota nella caméra délia Cania, con ordine, che non gli sia dato 
più danaro alcuno per tal conto di soventione. Et oltra di ciô, satisfatti essi corn- 

15 pratori dal sopradetto Piero fratello, et sorelle, si corne esso Piero si è contentato 
di satisfarli delli augumenti, et raeglioraraenti per loro fatti in esso luogo di Ali- 
cambo, nella mita a lui, et fratelli spettante, da esser stimati, et conosciuti per uno, 
o più periti, si corne meglio vi parera, debbiate ritornar essi Piero. fratello, et 
sorelle al possesso délia giusta mita del luogo d'Alicambo prefato secondo la forma 

20 délia loro concessione, alla quale si habbia relatione, non aspettando da noi altra 
replica in tal materia, ma esseguendo quanto predicerao con ogni diligentia, et 
prestezza possibile, et avisandone di che sorte danari haverete fatto esborsare per 
la satisfattione delli soprascritti compratori, acciochè si possa far fare créditrice la 
detta caméra, et conciar le scritture di quel modo, che farà di bisogno, si corne è 

25 conveniente. 

Et da mo sia preso, che in essecutione délia sopradetta deliberatione di xxvii 
Settembre 1554 sia commesso alli Avogadori nostri fiscali, che fatta diligente in- 
quisitione di tutti quei rettori, representanti et ministri nostri, che per causa délia 
sopradetta vendita, overo per conto di confiscatione di danari tratti di quella 

30 hanno conseguito utilité, o beneficio alcuno, debbano far loro restituire tutto 
quello, che per detti conti havessero havuto in termine di mese uno prossimo, et 
non restituendo essi danari in detto termine, siano mandati per loro Avogadori per 
debitori a palazzo li nobili nostri di tutto '1 cavedal, con il quarto più per pena, di 
dove non possano esser depennati, se ne haveranno integramente satisfatto la 

35 Signoria nostra di quello, che la doverà havere, cosi per conto del cavedal, corne 
délia pena, corne è ben conveniente. 

Et perché è venuto a notifia délia Signoria nostra, che la faraeglia del sopra- 
scritto Piero de' Medici ha tirato a Rhetimo alcuni danari per conto di soventione, 
che de iure non si dovevano dargli, et essendo conveniente che la Signoria nostra 

40 ne sia reintegrata ; perô sia commesso alli Avogadori prefati, che fatta diligente 
inquisitione di quanto è predetto, debbano secondo la forma delF officio suo far re- 
stituire al sopradetto Piero tutto quello, che per detto conto la fameglia sua ha- 
vesse indebitamente conseguito délia caméra di Rethimo per tal conto. 

Et similmentc sia commesso alli soprascritti Avogadori, che fatta diligente 



i 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 79 

inquisitione, se oltra la soventione conseguita per il prefato Assani dalla caméra 
délia Cania, fosse stato per essa fameglia de' Monogianni tolto alcun danaro pu- 
blico indebitamente, o dalla caméra prefata, overo in questa città, et venuti in 
cognitione del vero, debbano fargli restituire, secondo la forma deirofficio loro 
tutto quello che ritroveranno esser indebitamente stato tolto, corne è sopradetto. 5 

1556, die 1 Decembris lecta Collegio. 
De parte . . . 131 de non ... 3 non sinceri ... 10 

(Senato Mar, XXXIII, f. 100). 

DCXXIX. 1550, 5 Decembris. 

Che in essecutione délia parte di questo et del maggior Conseglio dell'anno 10 
1541 di quattro Zugno per la quai vengono riservati gli ufficii et beneficii alli fide- 
lissimi nostri da Napoli di Romania et Malvasia, et di quella anco di questo conse- 
glio di xvi Luglio 1547 per la quale è riservato luogo di beneficio a quei di essi da 
Napoli, et Malvasia, che si trovassero in cattività; al fidel nostro Janni Calogerà q. 
Dimitri da Napoli di Romania venuto nuovamente di cattività, sia concessa espetta- 15 
tiva di uno utfîcio fuori di questa città in vita sua di valuta di ducati due fin tre al 
mese, adimpite che siano le altre gratie, et espetta tive fln'hora concesse ad altri 
benemeriti nostri da Napoli et Malvasia, il quai ufficio sia in premio d' i meriti suoi, 
et per total satisfattione delli béni da lui abbandonati a Napoli, corne ha giustifi- 
cato alla presentia delli ufficiali nostri aile rason Vecchie. 20 

Lecta Collegio die 21 Novembris 1556. 
De parte . . . 131 de non ... 3 non sinceri ... 10 

Factae fuerunt litterae patentes sub die xi Decembris 1556. 

(Senate Mar, XXX III, f. 101) 

DCXXX. 1556, 22 Decembris. 25 

Che in essecution délia parte di questo, et del maggior conseglio di quattro 



Zugno 1511, per la quale fu provisto di beneficii alli fidelissimi nostri da Napoli, 
et Malvasia, et di quella anco pur di questo conseglio di xvi Luglio 1547 per la 
quale vien riservato luogo di beneficio a quei di essi fidelissimi che fossero in cat- 
tività, sia concesso al fidelissimo nostro Nicolô Cacuri q. Theodoro da Napoli di 30 
Romania venuto ultimamente di cattività, si corne gli ufficiali nostri aile Rason 
Vecchie si sono verificati, et hora è stato letto, espettativa di uno ufficio, cosi in 
questa città, corne di fuori di valuta di ducati due fin tre al mese in vita sua, adim- 
pite che siano le altre espettative fin a questo giorno concesse ad altri benemeriti 
nostri da Napoli et Malvasia, acciô che V habbia modo di sostentarsi sotto la devo- 35 
tione délia Signoria nostra, il quai ufficio sia, et esser s'intenda in premio delli 
meriti suoi, et in total satisfattione delli béni da lui abbandonati in Napoli predetto. 

1556, die xii Decembris lecta Collegio. 
De parte ... 75 de non ... 3 non sinceri ... 4 

(Senato Mar, XXXIII f. 102). 40 



80 MONUMENTA HISÎORÎAE HELLENICAfi 



DCXXXL 1557, 18 Junii. 



Provisori Cephaleniae et successoribus. 

Inclinati noi ail' hunril supplicatione dcl fidel nostro Staraati Ricciardopulo 

Strathioto, et luogotenente délia compagnia del strenuo Zorzi Barba ti deputato 

5 alla custodia di quell' isola nostra, et mossi parimente dalli meriti delli maggiori 

suoi, et fratello, et anco di lui proprio, siamo stati rontenti di concederli col Senato 

nostro, et cosi per ténor délie presenti li concederao che '1 possi esser scritto per 

compagno a cavallo in una di quelle compagnie de Strathioti che ne servent) in 

detta isola col stipendto ordinario di quattro paghe alTanno, adempiute perô che 

10 siano le altre espettative fin ad hora concesse ad altri benemeriti nostri, commet- 

tendovi coll' antedetto Senato, che quando venirà l' occasione, cosi debbiate ese- 

guir, et osservargli, con questa espressa conditione, che intrato ch'egli sarà in 

detto luogo, gli habbia di subito a cessar il bénéficie* délia esentione délia décima 

ch' egli gode al présente, si corne è conveniente, et si è contentato alla presentia 

15 nostra. Has autem ad successorum memoriam registrari facite, et présentant! 

restitui. 

1556, die 1 Septembris lecta Collegio. 
De parte . . . 174 de non ... 5 non sinceri ... 5 

(Senato Mar, XXXIII, f. 122). 



20 DCXXXII. 1557, 7 Septembris. 



Provisori Cephaleniae et successoribus. 
Per non lasciar senza premio, et recognitione le fidelissime operationi, et li 
molti meriti del q. Angelo Rhenesi da Modon, il quai per molti anni ha servito per 
Strathioto in quella isola nostra délia Cefialonia, siamo stati contenti a supplica- 
25 tion del fidel nostro Ghini Rhenesi suo figliolo, di concedergli, et cosi per ténor 
délie presenti col Senato nostro gli concedemo un luogo de Strathioto a cavallo 
primo vacante in ûna di quelle compagnie che serveno in detta isola col stipendio 
ordinario a paghe quattro ail' anno, dovendo esser scritto, adempiute che siano le 
altre espettative fino ad hora concesse ad altri benemeriti nostri, le quali si deb- 
30 bano ; volemo perô, et coll' antedetto Senato vi commettemo, che cosi gli habbiate 
ad osservar, et eseguir inviolabilmente. Has autem ad successorum memoriam re- 
gistrari facite, et présentant restitui. 

Lecta Collegio die 1 Septembris. 
De parte ... 176 de non ... non sinceri ... 3 
35 Facta fuerunt litterae die 18 sup. 

(Senato Mar, XXXIII, f. 144). 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLtfSTRANTIA 81 

DCXXXIII. 1557, 17 Septembres. 

Che per autorità di questo conseglio sia concesso al fidel Vreto Plataniti, 
Strathioto da Napoli di Romania, un luogo primo vacante di Strathioto in una délie 
compagnie de Strathioti che serveno nell* isola nostra de Cipro, con il stipendio, et 
altre utilità, che hanno li altri Strathioti, essendo obligato di far le fattion solite, et 5 
che gli saranno imposte dal suo capo, acciocchè intertenendosi nelli servitii nostri, 
habbia modo di susteniarsi. 

Lecta Collegio die 5 Martii 1557. 
De parte . . . 176 de non ... non sinceri ... 3 
Factae fuerunt litterae die xviii Septembris 1557. 10 

(Senato Mar, XXXIII, f. 145). 

DCXXXIV. 1557, 17 Septembris. 

Provisori Cephaleniae et successoribus. 
Il servicio che ci presta in quelF isola nostra délia Ceffalonia il fidel Zorzi Ca- 
randino Strathioto, è taie che mérita di esser riconosciuto anco nelli soi descen- 15 
denii; onde a supplicatione de Spiglioti Carandino, figliolo del sopradetto Zorzi, 
siamo stati contenti di conciedergli con il Senato nostro, et cosi per ténor délie 
presenti gli concedemo, che '1 possa esser scritto per compagno a cavallo in una di 
quelle compagnie de Strathioti, che ci serveno in detta isola, con il stipendio ordi- 
nario di quattro paghe all'anno, adempite perô che siano le altre espettative 20 
fin' hora concesse ad altri benemeriti nostri. Vi commettemo adunque col detto 
Senato, che quando venirà l'occasione, debbiate cosi esseguir, et osservar al detto 
Spiglioti inviolabilmente. Has autem ad successorum memoriara registrari facite, et 
présentant restitui. 

De parte . , . 176 de non ... non sinceri ... 3 25 

(Senato Mar, XXXIil, f. 145). 

DCXXXV. 1557, 20 Decerabris. 

Per proveder di governo alla Stratia, che serve nell' isola nostra di Corfù, 
essendo ultimamente mancato di questa vita il strenuo dom. Augustin Barbati, si 
die hora elegger un altro capo, cosi valoroso, et esperto di militia, che ne possa 30 
prestar quell* opéra, et servitio, che ricerca il bîsogno nostro : perù 

L' andera parte, che sia mandato governator délia Stratia nostra in essa isola 
di Corfù il spettabil dom. Hettor Rhenesi caval/ che ultimamente è ritornato dal 
governo délia Stratia et Turcopoli che serveno nel Regno nostro di Cipro, et in 
quel carico, si corne ha fatto in tutti gli altri, che li sono stati dati dalla Signoria 35 
Nostra ha sempre dimostrato molto valor, et fede, et gli siano dati di stipendio per 
la persona sua ducati vinticinque per paga a otto paghe all'anno, si corne haveva 
Vol. ix. li 



82 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

il suo precessor, dovendoli cessar per questo tempo che # 1 servira la provision che 
T ha di vinti ducati per paga. 

Lecta Collegio. 
De parte ... 184 de non ... 1 non sinceri ... 1 

5 (Senato Mar, XXXIII, f. 168). 



DCXXXVI. 1557, 4 Februarii. 

Accio che il spettabile dom. Hettor Rençsi cavalier destinato govôrnator délia 
Stralhia di Corfù habbi modo di mettersi ad ordine per andar alla sua guarda : 
L'andera parte, che di danari deputati al pagamento délia Strathia di Corfu 
10 siano dati al detto cavalier Renesi in soventione ducati ducento, da esser scontati 
nel suo stipendie) a ducati dieci per paga, si corne ha humiltnente supplicato. 

De parte ... 196 de non ... 2 non sinceri ... 

1557, 29 Jannuarii in Collegio. 
De parte ... 20 de non ... 2 non sinceri . . . Q 

15 (Senato Mar, XXXIII, f. 186). 

DCXXXVII. 1557, 12 Februarii. 

Appresso le moite provisioni, che sono state fatte per questo conseglio, per 
maggior sicurtà dell' isola et fortezza nostra di Corfù, è a proposito accrescer 
anco il numéro de cavalli, che sono a quella custodia, perd : 

20 1/ andera parte, che sia scritto al proveditor délia Ceffalonia, che debba raan- 

dar a Corfù 40 Strathioti, di quelli perù che non sono stipendiati da quella caméra, 
ma che hanno terreni dalla Signoria Nostra, li quai Strathioti haver debbano, 
mentre che serviranno a Corfù, quel stipendio, che hanno li altri Strathioti che 
serveno a quella custodia. Et siano mandati delli danari délia Signoria Nostra 

25 quattro paghe al Bailo, et proveditor gênerai di Corfù per li sopradettl Strathioti, 
con ordine, che debba mandar due di esse paghe al detto proveditor délia Ceffa- 
lonia per levar essi Strathioti, et le altre due tener appresso di se per darglile rae- 
desimamente quando sarà opportuno, mandando un homo a posto alla Ceffalonia, 
che sia pratico di quella isola, a levar li detti Strathioti, et provedendOgli de na- 

30 vilii, che li conducano a Corfù, dove star debbino sotto il governo di dom. Hettor 
Renesi cavalier governator délia Strathia di quell' isola, dovendo esser poi licen- 
tiati quando parera al dilett. mo nobel nostro Marchio Michiel destinato proveditor 
nostro in detto luogo. 

Lecta Collegio die 12 Februarii 1557. 

35 De parte ... 149 de non ... 14 non sinceri ... 6 

Factae fuerunt litterae provisori Cephaleniae et successoribus die 13 supr. 
Factae fuerunt litterae Baylo, et prov. G.nli Corcyrae die prima Martii 1558. 

i.Senato Mar, XXXIII, f. 187). 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 83 



DCXXXVIII. 1558, 5 Martii. 



Hanno con molta fede, et diligentia servito la Signoria Nostra in diversi luo- 
ghi, et per lungo terapo H strenui Dimitri Chelmi, et Thodaro Bua, et ultimamente 
nelT isola nostra di Cipri sotto il strenuo doni. Hettor Rhenesi governator in quel 
Regno, li quali desiderando continuar, si corae hanno fin hora fatto, et andar al 5 
présente nell' isola nostra di Corfù col predetto dom. Hettor Rhenesi, dove hora è 
destinato per governator di quella Strathia, conviene al buon instituto délia Signo- 
ria Nostra abbrazzar et reconoscer dui cosi valorosi, et fideli soldati : perô L' an- 
dera parte, che per autorità di questo conseglio sia imposto al Bailo, et proveditor 
General de Corfù, che gionti de là li predetti Dimitri Chelmi, et Thodaro Bua, 10 
debba quelli far scriver nelli primi dui lochi che vacharano in quelle compagnie de 
Strathioti, li quali scritti haver debbano de stipendio ducati quattro per paga per 
uno a paghe otto air anno, oltra l' orzo, acciô con tal modo habbino causa di conti- 
nuar in la fede et servicio loro. 

Carlo Moresini prov. S. del C. Marc' Ant. da Mula k. S. de T. F. 15 

De parte . . . 185 de non ... 4 non sinceri ... 

1557, die ult. Febr. in Collegio. 
De parte ... 16 de non ... 3 non sinceri ... 2 

(Senato Mar, XXXIV, f. 1). 



DCXXXIX. 1558. 5 Martii. 20 



Essendo conveniente alla benignità délia Signoria Nostra riconoscer con 
qualche premio la longa servitù del strenuo Zorzi Vinari, capitaneo de Strathioti 
deputato alla custodia délia Ceffalonia, L' andera parte, che al ditto strenuo Zorzi 
sia concesso augumento di ducati dui di provisione, oltra li ducati dieci, che V ha 
al présente, si che siano in iutto ducati dodeci per paga, a paghe otto air anno, da 25 
esserli pagati delli medesimi danari, che se li paga il resto délia detta sua provi- 
sione. Alli tre figliuoli suoi veramente, cioè Dimitri, Helia, et Apostolo, sia con- 
cesso, che debbino entrar per Strathioti nelli primi luoghi, che vacaranno, nelle 
due compagnie de Strathioti, che serveno nel detto luogo délia Ceffalonia, uno 
dopo T altro per età, si corne venirà la vacantia, al quai tempo li siano assignati 30 
ducati quattro per paga per cadauno, a paghe otto ail' anno, oltra l'orzo, et fra 
tanto, che entraranno alli luoghi loro, habbino l'orzo cadauno di essi per il suo 
cavallo mentre lo teniranno, corne al présente hanno affirmato alla Signoria Nostra 
che lo tengono, et di questa concessione ne sia data notitia al Proveditor nostro 
délia Ceffalonia et successori, acciô che gli la debbino osservar, et far osservar, 35 
pagando il predetto orzo delli danari di quella caméra. 



84 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

Carlo Moresini prov. S. del C. Marc' Antonio Da Wula k. S. de T. F. Marin 
Corner S. a i Ordeni. 

De parte ... 179 de non ... 6 non sinceri ... 7 

1557, adi 27 Feb. in Collegio. 
5 De parte ... 16 de non ... 1 non sinceri 3 % j K 

(Senato Msr, XXXIV, f. 2). 

DCXL. 1558, 11 Junii. 

Comiti Polae. 
Havendo not approvato in questo giorno col Senato la parte che fu presa nel 

10 Conseglio di quella Communità a 16 di Aprile passato a favor de Napolitani, che 
vogliono venir ad habitar in quel luogo, et a cultivât* de qui terreni, coine vederete 
per le nostre del ditto giorno, nelle quai vi è la dilta confirmatione, et approba- 
tione, haverao voluto farvi queste altre a parte, per le quali laudando questa ope- 
ratione, che è stata de nostra molta satisfattione, vi coraraettemo col ditto Senato, 

15 che dobbiate far advertire, che nel la distributione che si farà a detti Napolitani de 
i terreni sopraditti, si habbia ogni rispetto al numéro délie famiglie, che deveno 
venir de li, et al numéro délie anime et alla conditione di cadauna fameglia, si che 
alli più potenti, et ricchi, overo a i primi che venissero non siano dati tutti 
li miglior terreni, ma che ogn' uno, cosi povero, corne ricco, ne habbia de boni, et 

20 de manco boni, havendo rispetto anche de consignar a cadauno tanta quantité de 
terreni, che la possa cultivare, mettendo tal studio, et opéra in questa esecutione, 
che alcuno non habbia causa di dolersi, et che ne segua quel frutto che deside- 
ramo, et aspettamo délia molta diligentia. Il medesimo farete advertire nella di- 
spensatione délie case, et luogo del Munsile. 

25 Lecta Collegio die xi Junii 1558. 

De parte . . . 141 de non ... 1 . non sinceri ... 6 

(Senato Mar, XXXIV, f. 23). 

DCXLI. 1558,11 Junii. 

Cbe la parte presa nel Conseglio di Puola a 16 del mese d' April passato hora 

30 letta, sia per autorité di questo Conseglio approbata, et confirmata, dovendo comin- 

ciar il termine delli sei mesi del giorno présente, et con conditione, che ogni volta, 

che alcuno delli Napolitani, che si partisse de li, li terreni, che havessero goduto 

restino nel termine, et stato, ch'erano per avanti. 

Lecta Collegio die sup. simul cum deliberatione Consilii Polae. 
35 De parte ... 145 de non ... 1 non sinceri ... 6 

Ténor deliberationis consilii Polae sequitur. 
Essendo comparsi davanti il magnifico signor Conte, ser Nicolô Caligà Greco 
de Napoli de Romania con tre altri sui compagni, et hanno offerto a Sua Magnifi- 
centia venir ad habitar in questa città loro, con N. 180 de fameglia in circa, do- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 85 

mente cbe per sua Magnificentia et questo spettabel conseglio li sia provisto si de 
habitation in questa città, corne lochi de fuora, dove possino arrar, et far délie 
vigne per sustentation loro, obligandosi esser fedeli, et servitori a Sua Magnificen- 
tia, et obedienti alli statuti di questa città, perô il magnifico et generoso messer 
Zuane Manolesso per Y IU." et Ecc. Ducal Dominio de Venetia Conte de Puola et 5 
suo distretto meritissimo, quai vigila al bene, et utile di questa città a lui corn- 
iuessa, insierae con li sui spettabeli conseglieri, hanno con molta sua fatica tolto in 
nota tutte le case di questa città, cosi vacue, corne ruinate a una per una, et li pa- 
troni di quelle, et di più hanno cavalcato nel loco de Marzana, et Merlere, comunali 
di questa città, le quai cose, et lochi hanno fatto veder alli sopradetti Greci. Et per 10 
venir ail' efietto di questa bon* opéra, la quai non solo sarà utile a questa città, ma 

r 

anco honore, et utile al nostro Serenissimo Dominio, rehabitandosi questa città, 
hormai quasi disolata, ha fatto redur il spettabel conseglio, et metter parte, che alli 
sopradetti Greci, et altre famiglie, che da loro saranno condutte, dal prender di 
questa parte fino a mesi sei, li siano conceduti di lochi délie Merlere, overo de 15 
Marzana a sua elettione, et di più tanto loco nel Musil per cadauna famiglia che 
possino far una vigna per uso loro, li quai lochi de Marzana, overo terre per loro 
elette et lochi in Musile, li siano consignati ad ogn'uno tanta portion quanta 
parera a esso magnifico Conte, et conseglieri da esser al possesso per sua Magni- 
ficentia, et messoli li loro confini alla presentia sua, et conseglieri, li quai lochi 20 
debbano galder per si, et sui heriedi et successori liberamente, senza pagar niun 
fitto, livello a ditta communità. Dechiarando, che se nel preditto termine dette fa- 
meglie, overo mazor parte di loro non veniranno, non possino baver più beneficio 
alcuno dalla présente parte, et questo in arbitrio del magnifico conte, et conse- 
glieri circa la quantità délie famiglie, che venrssero ; questo espresso et dechiarito, 25 
che se dopo venuti, si partissero, overo non habitassero in questa città, immédiate 
detti béni tornino in questa spettabel communità, corne sono al présente, ne pos- 
sino in alcun tempo vender, o alienar de ditti béni a loro concessi, salvo che li sui 
miglioramenti, c' havessero fatto. La quai parte fu letta, et ballotata adï 16 Aprile 
1558, et fu presa de tutte ballote. 30 

Ego Cornes de Gavardo publicus auctoritate apostolica Notarius curiaeque 
maior fideliter exemplavi signoque meo apposito consueto. 

(Senato Mar, XXXIV, f. 24). 

DCXLII. 1558, die 6 Septembris. 

Convenendosi alla benignità délia Signoria nostra riconoscer con qualche pre- 35 
mio quelli che Y hanno fedelmente servita, et possendosi connuraerar tra questi 
Antonio Curmulissi da Napoli di Romania, il quale al tempo dell' assedio di quella 
città andato di ordine di quelli Rettori nostri a tagliar legne per far navilii, fu nel 
loco di Velanidia fatto pregione da Turcbi, et menato in misera cattività, nella 
quale ancora si ritrova, et havendo li sui figlioli insieme con la patria abbandonato 40 
li loro béni, ne per ciô havuto mai ricompensa alcuna, si corne dalla supplication 
de Zorzi Curmulissi suo figliolo, et dalla risposta fatta a quella di ordine nostro 



86 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

dalli officiali nostri aile Rason Vecchie hora lette questo Conseglio ha inteso ; pero 
affermando li preditti officiali nostri, ditto supplicante esser digno delta gratia, che 
dimanda, L'andarà parte, che al sopraditto Antonio sia concesso espettativa di un 
offlcio, eccettuando nodaria o scrivania, primo vacante, cosi in questa città, corne 
5 fuori, de ducati quattro al mese, da esser per lui goduto fino che '1 viverà, et dopo 
la morte sua dalli soi figlioli Zorzi, et Stamati per anni quindese, acciô che con 
questo mezzo habbino modo di sustentar la madré, et famiglia loro, non possendo 
alcun di loro dimandar altro per conto de meriti, o de béni lassati a Napoli. Et da 
mô sia preso, che sia dato di ciô notitia al reggimento di Candia, perché havendo 
10 alcun di loro provisione de li, o altro intertenimento, gli debba cessare. 

1558, 29 Augusti lecta Collegio. 
De parte . . . 157 de non ... 4 non siuceri . . . 3 ' 
Factae fuerunt litterae, patentes die 1 1 sup. 

(Senato Mar, XXXIV, f. 35). 



15 DCXLIII. 1558, 27 Septembris. 



Havendo il strenuo Dimitri Manessi, che è stato eletto per il Collegio nostro a 

* cinque del mese di Agosto capitaneo di 50 cavalli per Cipro, iuxta la délibéra tione 

di questo conseglio di xvi Luglio passato, ricercato alcune cose per far la compagnia 

et andar al detto viaggio, et essendo a proposito dar quell'ordine che sia conveniente 

20 sopra di ciô ; L* andera parte che sia commesso al proveditor nostro del Zante, che 
in essecutione del mandato ballotato in Collegio, debba dar in sovventione a quelli 
che faranno detti cavalli 50 ducati trenta per cadauno, da esser scontali a ducati 
tre per quartiero ; et che oltra di ciô li debba dar uno quartiero per uno secondo 
che li seranno presentati, a ragion de ducati dièse per quartiero alli cavalli, et vin- 

25 ticinque al capitaneo ; ma ohe perô non siano presentati meno di X cavalli per 
vol ta. Le quai spese sia commesso al detto provveditor che debba far delli ducati 
sette mille cechini, che sono in caméra del Zante del netto delli frumenti discargati 
délia nave Dolfina, dando aviso, accio che si possino acconciar le scritture. Che '1 
stipendio assignato al detto capitaneo di ducati vinticinque, et moza cinquanta di 

30 orzo per quartiero, con obligo di tener doi cavalli, iuxta la deliberatione sopraditta 
di xvi Luglio, li debba cominciar a correr a primo di Ottobre prossimo, fino il quai 
tempo sia saldato délia soa provisione, che ha al présente delli ducati otto per 
paga. Che '1 detto Proveditor del Zante debba delli sopradetti danari pagar il nolo, 
cosi del navilio che condurrà de li ditto capitanio, et quelli Stratioti che harrà 

35 seco per scriver nella compagnia, corne di quelli altri che veniranno overo dalla 
Morea, overo dalla Zaffalonia, per impir detta compagnia; et possa et debba detto 
Proveditor del Zante astrenzer et metter pena alli patroni di quelle navi, et navilii» 
che capitassero de li, et andassero in Cipro, et non volessero levar detti cavalli, 
che li debbano levar ad ogni modo, o tutti, o parte, si corne seranno ad ordine, 

40 acciô che vadino in Cipro con ogni prestezza, dando aviso al Regimento, et Pro- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 87 

veditor in quel Regno, del giorno délia presentationè delli cavalli, et di quel resto, 
che sera necessario, acciô che si sappiano governar nelli pagamenti. Il quai regi- 
mento et proveditor debba poi pagar il nolo délie ditte navi, et navilii che li con- 
duranno in ditta isola, secondo Taccordo che haverà fatto il proveditor del Zante. 
Che '1 provveditor délia Zeflalonia debba mandar al proveditor del Zante stara 5 
cinquecento di orzo, per consignar in quella quantità che a lui parera a cadauno 
di dctti Stratioti, per bisogno delli soi cavalli, per il viaggio di Cipro ; et li debba 
anco far dar quellla quantità di biscotto per uno, che li parera, per condursi in 
ditta isola. Et perché in ditto loco del Zante sia mod) di accommodar le navi, et 
navilii che condurranno ditti cavalli in Cipro, sia raaudato a quel proveditor 10 
tavole 200 di albedo, et 200 morali, chiodi miara doi, et botte vinticinque per di- 
spensar in questo bisogno, item lanze N.° quarantasette, et altrettante targhe per 
ditti Stratioti, F amraontar délie quali li sia tenuto nelli suoi quartieri. Et essendo 
anco conveniente sa lis far alla soa richiesta de ritornar de qui, sia preso che da poi 
che sera stato in ditto Regno anni cinque, il regimento et altri nostri represen- 15 
tanti che si attroveranno alFhora de li, li debbano dar licentia di ritornare, pro- 
vedendo di uno, che governi la compagnia in suo luogo, et dando aviso, acciô che 
si possa far elettione di un altro. Che .a Thodaro, figliuolo del ditto capitanio, che '1 
lassa in. Dalmatia con la soa fameglia, sia concesso, che corne F haverà anni xiiii, 
debba esser scritto nel luogo primo vacante, in cadauna délie compagnie, che ne 20 
serveno in Dalmatia, con stipendio di ducati quattro per paga, a paghe otto 
air anno, et siano fatte lettere patenti, dricciate alli rettori di Dalmatia, Zante, 
Zeflalonia et Cipro, acciô che cadauno eseguisca quello che deverà eseguir per la 
parte soa. Et da mô sia preso, che delli danari délia Signoria nostra sia dato alli 
proveditori et patroni air Arsenal Fammontar délie robbe sopraditte, con ordine 25 
di comprarle et mandarle al Zante, corne è ditto. 

De parte ... 105 de non ... 1 non sinceri ... 3 
Lecta C)llegio die xiii Augusti, et ballotata quantum ad stipendium Theodari. 

De parte ... 21 de non ... non sinceri ... 1 

(Senato Mai», XXXIV, f. 42). 30 

DCXLIV. 1558, 22 Octobris. 

Si ritrova alla custodia dell' isola nostra di Corfu una compagnia di cavalli 
XV senza governo, per la morte del strenuo Alessio Gambiera, che era suo capo ; 
et essendo necessario di provederle di novo di fede, et di valore : 

L' anderà parte, che Zuanne Barbati che fo figliolo del q. strenuo Agustin 35 
Barbati cavallier, il quale ne ha servito in detta isola di Corfu, sotto la disciplina 
del detto q. suo padre, et tuttavia ne serve, sia falto capo délia sopraditta compa- 
gnia de cavalli XV, dal quale si puô creder di dover ricever fruttuosa, et fedel ser- 
vi tù, essendo egli decesso di una fameglia cosi benemerita délia Signoria Nostra, 
et gli sia accresciuto il stipendio, che egli ha al présente de ducati quattro per 40 
paga, altri ducati quattro, si che baver debbi neir avvenire ducati otto per paga, a 



88 MONUMENTA HISTÛRIAE HELLENICAÊ 

pagbe otto ail* anno ; il quai accrescimento gli sia pagato nel medesimo modo et 
con la medesima conditione, che gli vengono al présente pagati li ducati quattro. 
Dominicus Trivisanus S. C, Dominicus Mauro S. T. F. 

De parte ... 143 de non ... 4 non sinceri ... 4 
5 1558, 17 Septembris in Collegio. 

De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 3 

IX Octobris lecta Collegio. 

(Senato Mar, XXXIV, f 46). 

DCXLV. 1559, 2i Martii. 

10 Essendo necessario proveder di governo alla Strathia che serve nell' isola no- 

stra di Corfù, essendo ultimamente mancato di vita il strenuo dora. Hettor Renesi 
cavalière, L'andera parte che '1 strenuo Dimitri Rali Cladà, che al présente serve 
con compagnie de Strathioti nel luogo nostro di Zara, sia mandato governator délia 
Strathia nostra in essa isola di Corfù, essendo certi di ricever servitio laie del 

15 valor, et esperientia sua, quale si ricerca alla importantia delF isola sopraditta ; et 
gli siano assignati per stipendio délia persona sua ducati XXV per paga a paghe 
otto ail* anno, si come havea el detto precessor suo; dovendoli cessar per 11 tempo 
che servira in detto carico, ogn' altro stipendio, overo provisione che *1 havesse. 
De parte ... 184 de non ... 3 non sinceri ... 10 

20 (Senato Mar, XXXIV, f. 69). 

DCXLVI. 1559, 29 Aprilis. 

Provisori Cephaleniae et successoribus. 
Volendo noi intertenir a i nostri servi tii il strenuo et fedel nostro Draco 
Tipaldo, meritando cosi li meriti, et fedeltà sua, Vi commettemo col Senato che 
25 dobbiate farlo scriver al luogo, che prima vacherà in cadauna di quelle compagnie 
de nostri provisionati, eccettuate quelle de Napolitani, et Malvasioti, con stipendio 
de ducati quattro per paga a paghe quattro ail* anno, et con obligo di servir, corne 
fanno li altri provisionati a cavallo. Has autem ad successorum memoriam régi- 
strari facile, et présentant! restitui. 
30 Andréa Corner Savio da T. F. 

De parte . . . 149 . . 21 de non . . . . . 1 non sinceri . . . 2 . . 

(Senato Mar, XXXIV, f. 75). 

DCXLVII. 1559, 29 Aprilis. 

Essendo ultimamente mancato di vita il strenuo Stefanin Fucà, che era capo 
35 de cavalli alla Ceffalonia, è necessario proveder di un altro in luogo suo, et ha- 
vendosi havuto bona informatione délia persona de Manoli suo flgliolo, il quale 
di continuo si è adoperato in detta compagnia con ogni diligentia, et fede, 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 89 

L' anderà parte, che '1 prefato strenuo Manoli Fucà sia eletto capo delli ca- 
valli, che havea il prefato q. suo padre alla Ceffalonia, et non bavendo lui le essen- 
tioni, che havea detto suo padre, li siano assignati per stipendio délia persona sua 
delli denari di q^ella caméra ducati sie per paga a paghe quattro all'anno, et 
un'altro ducato pur per paga a paghe quattro all'anno debba haver per conto 5 
delF orzo, essendo obligato a servir, si corne faceva suo padre. 
Marco Foscolo Savio da T. F. 

De parte . . . 150 de non ... 1 non sinceri ... 3 
1559, die 29 Aprilis in Collegio. 
De parte ... 20 de non ... 1 de non sinceri ... 1 10 

(Senato Mar, XXXIV, f. 75). 



DCXLVIH. 1559, 30 Maii. 



Essendo necessario dar modo al strenuo Dimitri Rali Cladà, eletto governator 
délia Strathia noslra di Corfù, in loco del spettabil domino Hettor Renesi kavalier 
di potersi metter ad ordine per andar alla sua guarda, 15 

L' anderà parte, che delli denari deputati al pagamento délia Strathia di 
Corfù, siano dati al prefato strenuo Dimitri in sovventione ducati ducento, da esser 
scontati nel suo stipendio a ducati dièse per paga, sicome ha humilmente suppli- 
cato, et al precessor suo fu fatto. 

Andréa Barbarigo Savio del Cons., Andréa Corner Savio de T. F. 20 

De parte . . . 171 de non ... 6 non sinceri ... 

1559, 24 Maii in Collegio. 
De parte ... 18 de non ... 1 non sinceri ... 2 

(Seeato Mar, XXXIV, f. 81). 



DCXLIX. 1559, 30 Maii. 25 



Dovendosi per il Ser.™ Principe nostro far cavallier secondo che ha suppli- 
cato, et fu fatto il precessor suo, lo strenuo, et fedel nostro Dimitri Cladà eletto 
per questo conseglio governator délia Strathia di Corfù, 

L' anderà parte, che el sopraditto Dimitri Clada per le spese délia casaca et 
altro, gli siano dati in dono delli denari délia Signoria Nostra ducati settanta, si 30 
corne fu dato medesimamente al precessor suo. 

Andréa Barbarigo S. del C, Andréa Cornaro S. da T. F. 

De parte . . . 187 de non ... 4 non sinceri ... 

1559, 24 Maii in Collegio. 
De parte ... 18 de non ... 1 non sinceri ... 2 35 

(Senato Mar, XX XIV, f 82). 

Vol. IX. 12 



00 MONUMENTA HISTÔRIAE HBLLENICAE 

DCL. 1559, 30 Junii. 

Le valorose operationi fatte in ogni tempo dalli fidelissim; nostri délia fa- 
meglia Cladà in servitio del Stato nostro, ci dispongono a ricognoscer il strenuo 
nostro Zorzi Cladà, che fu flgliolo del strenuo Manoli capo de Strathioti, essendo 
5 massimamente stata concessa per questo conseglio una espettativa de cavalli ad 
esso Zorzi Cladà sotto di ultimo Marzo 1541 si corne questo conseglio ha inteso; 
perù per non mancare dal buon istituto délia Signoria Nostra, L* anderà parte, che 
per autorità di questo conseglio sia concesso al strenuo Zorzi Cladà sopraditto sei 
delli xii cavalli délia compagnia del strenuo k. Dimitri Rali Cladà, la quale resta 
10 in Dalmatia, andando esso k. Dimitri governator délia Strathia nostra a Corfii, 
delli quai sei cavalli esso Zorzi sia creato capo, et haver debbi li ducati dièse per 
paga di provisione a paghe otta all'anno, che si ritrova al présente. 

Lecta Collegio die 22 Junii 1559. 
De parte . . . 206 de non ... 8 non sinceri ... 6 
15 Fatae fuerynt litterae patentes die ult. Juniis. 

(Senato Mar, XXXIV, f. 87). 

DCLI. 1559, 30 JuniL 

Acciô che il strenuo cavallier Dimitri Rali Cladà, il quale ha ad andare gover- 
nator délia Strathia nostra a Corfù, habbi qualche numéro de cavalli sotto di se, 
20 corne «conviene al grado che tiene, havendo massime lassa to a Zara la compa- 
gnia sua de cavalli xii, che havea, 

L' anderà parte, che per autorità di questo conseglio sia preso, che la compa- 
gnia de cavalli, délia quale era capo il q. strenuo cavallier Hettor Renesi morto 
ultimamente governator délia Strathia nostra di Corfù prefata, sia concessa ad 
25 esso strenuo cavallier Cladà, et di essa ne habbi ad esser capo, corne era esso ca- 
vallier Renesi prefato. 

Lecta Collegio die 22 Junii 1559. 
De parte . . . 206 de non ... 8 non sinceri ... 6 

(Senato Mar, XXXIV, f 87). 

30 DCLII. 1559, 30 Junii. 

Dalla supplicatione hora letta questo conseglio ha inteso li molti meriti, che 
hanno con la Signoria Nostra la fameglia di Renesi, alli quali essendo conveniente 
corrisponder, con le occasioni, che si appresentano, L' anderà parte 4 che per auto- 
rità di questo conseglio sia concesso al strenuo Michali Rhenesi, che fu flgliolo del 
35 strenuo k. Hettor Rhenesi morto ultimamente a Corfù, dove era governator di 
quella Strathia, sei delli xii cavalli délia compagnia, che era del strenuo k. Dimitri 
Rali Cladà, la quale resta in Dalmatia, andando esso Cladà governator délia Stra- 
thia nostra a Corfù, delli quali cavalli sei esso Michali Rhenesi sia creato capo, et 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 91' 

haver debbi li ducati dièse per paga di provisione a paghe oito ail' anno, che si 
attrova al présente. 

Lecta Collegio die 22 Junii 1559. 
De parte . . . 206 de non ... 8 non sinceri . . . 6 

(Seoato Mar, XXXIV, f. 87). 5 

DCLIII. 1559, 8 Julii. 

Fu deir anno 1541 a 30 di Marzo per li cinque Savii che all'hora si ritrova- 
vano sopra Napolitani, assignato ducato uno al mese ad Anna Andropulo da Mal- 
vasia fino che li fusse provisto d* altro, si corne si ha inteso dalla supplication sua, 
il quai ducato non essendole statb pagato se non una fiât a, si corne si ha inteso 10 
dalla fede deir offlcio délie Rason Vecchie hora letta, ne essendole stato proviso 
d'altro fin* hora, è conveniente che sia a detta Anna osservato quello, che li è stato 
assignato, acciô che possi in qualche parte alla molta sua povertà provedere ; perô 
T anderà parte, che sia dati de qui delli danari délia Signoria Nostra alla sopra- 
ditta Anna Andropulo in essecution délia termination delli cinque Savii sopra Mal- 15 
vasioti sopraditti a bon conto ducati dodici, dovendo esser commesso alli rettori 
nostri di Candia, che il restante di quello, che essa è créditrice, le debbano pagare 
delli danari di quella caméra, et continuare di darli ducato uno al mese fino che le 
sia proveduto d' altro per il viver suo. 

Marchio Michiel prov. S. del C, Hieronirao Ferro S. da T. F. 20 

De parte . . . 164 de non ... 1 non sinceri ... 1 

1559 a di ultimo Zugno in Collegio. 
De parte ... 18 de non ... non sinceri ... 3 

a di 7 Luglio reletta. 

(Seoato Mar, XXXIV, f. 89). 25 

DCLIV. 1559, 29 Settembre. 

Fu concesso per questo conseglio fino del 1552, alli strenui Alessandrino, et 
Nicoletto figlioli, che furono del q. strenuo Andréa Gagiela, che era capo de Stra- 
thioti neir isola nostra del Zante, per la molta speranza, che per all'hora si haveva 
délia virtù, et valor loro, che dopo la morte del q. strenuo Andréa suo padre do- 30 
vessero entrar capi de XV cavalli per uno délia compagnia del prefato suo padre, 
con quel stipendio, et terreni, che fusse parso a questo conseglio; perô essendo 
venuto il caso délia morte del q, suo padre, et loro fatti di tal virtù, che se ne puô 
sperar ogni buon servilio, L' anderà parte, che li sopraditti strenui Alessandrino, 
et Nicoletto fratelli habbino al présente ad entrar capi delli detti 15 cavalii per 35 
uno, secondo la suddetta concessione, et haver debbano mozzade xii di quelli ter- 
reni, se ne seranno, se non, delli primi che vacheranno, et aggiontili ducati tre per 
paga per uno alli ducati tre, che hora si attrovano havere a paghe quattro al- 
T anno ; et ad Antonio, terzo fratello anchora di picciol età, siano concessi ducati 
tre per paga a quattro paghe air anno medesimamente da esserli pagati dalla ca- 40 



92 MONUMËNTÀ HISTORIAE HELLENICAE 

mera nostra del Zante, dove sono sta pagaii fino al présente, et di ciô ne sia data 
notitia al prefato reggimento del Zante, et successori, acciô che cosl sia osservato, 
et esseguito. 

Furono fatte le lettere a di 30 Settembrio 1559. 
5 De parte . . . 185 de non ... 8 non sinceri ... 4 

(Senato Mar, XXXIV, f. 107). 

DCLV. 1559, 29 Settembrio. 

« 

Sono noti a cadauno di questo conseglio, quante siano le fedel opération! fatte 
di tempo in tempo in li servitii nostri per quelli délia fameglia Lascari, quali mai 

10 hanno sparagnato di metter la vita propria in servitio nostro, délia quai fameglia 
essendo disceso il strenuo Dimitri Lascari, non degenerando punto delli sui mag- 
giori dalla prima sua età fino al présente, che sono da 50 anni in circa continua- 
mente si ha esercitato in tutti li carichi che ha havuti con quella diligentia, et fede 
che si conviene a valoroso soldato, non schivando mai fatica, o pericolo alcuno, si 

15 corne da relation di molti rapresentanti nostri, et diverse sue fede appar; il quai 
essendo hora ritornato di Cipro per deliberatione di questo conseglio dove era go- 
vernator, non se die mancar secondo che ne ha humilmente supplicato di darli modo, 
che* 1 possi continuar al servitio nostro con quella fede, et sollecitudine, che ha fatto 
fin hora : perô L' andera parte, che per autorità di questo conseglio il sopraditto 

20 strenuo Dimitri sia deputato per governator nell'isola nostra délia Ceflalonia, dove si 
trovano al présente Strathioti 225, Ji quali per non haver capo superior non sono 
forsi disciplinati et in ordine di arme, et cavalli, corne ricercheria il bisogno 
nostro, essendo certi che con il valor, et esperientia del prefato strenuo Dimitri 
siano disciplinati secondo '1 desiderio nostro ; al quai per stipendio délia persona 

25 sua li siano assignati ducati cinque per paga, appreso li ducati quindeci che l'ha al 
présente di provisione, si che in tutto haver debba ducati vinti per paga a paghe 
otto all'anno, di che ne sia dato aviso a quel proveditor nostro, et successori, 
acciô che da quella caméra li siano pagati ditti danari di tempo in tempo, corne è 
conveniente. 

30 De parte . . . 170 de non ... 25 non sinceri ... 3 

1559 adi 13 Settembrio in Collegio. 
De parte ... 20 de non ... 2 non sinceri ... 

(Senato Mar, XXXIV, f. 107). 

DCLVI. 1559, 29 Settembrio. 

35 È stato certamente, et è cosi fedele, et valoroso il servitio che ha prestato da 
molti anni in qua, et che tuttavia presta alla Signoria Nostra, il strenuo Lecca Bar- 
bâti Strathioto, aggionti li meriti delli maggiori sui, e del q. caval. r Barbati suo fra- 
tello ultimamente morto governator délia Strathia di Corfii, che non si die mancar 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTU 93 

al présente di satisfar in quelio, che sia convenienie alla supplicatione sua hora 
letta, dandoli animo di continuar con quella fede, et devotione che ha dimostrato 
fia hora in esso buon servitio suo; et perô, L'anderà parte, che al sopraditto stre- 
nuo Lecca Barbati sia per autorità di questo conseglio concessa espettativa délia 
prima coropagnia di otto in dieci cavalli di Strathioti che venirà a vacar da poi le 5 
altre, che fin hora fussero state concesse, et alli ducati sei, che esso ha per paga, 
gli siano aggionti al présente altri ducati doi, si che habbi de qui innanti ducati 
otto per paga. 

Marchio Michel prov. S. del Cons., Domenego Moro S. da T. F. 

De parte . . . 150 de non ... 4 non sinceri ... 4 10 

1559, dl 7 Agosto in Collegio. 
De parte ... 21 de non ... non sinceri ... 
(8enato Mar, XXXIV, f. 108). 

DCLVII. 1559, 21 Ottobre. 

Il merito che ha con la Signoria Nostra il fedel nostro Janni Protosomeriti di 15 
Malvasia per le operationi da lui, et sui maggiori fatte a servitio délie cose nostre 
in tempo delF assedio di detta città, nel quale fu fatto schiavo da* Turchi, secondo 
che dalla sua supplicatione questo conseglio ha inteso, ci move in compenso de sui 
béni abbandonati, et in essecution délia parte del 1547 presa in questo conseglio 
sotto di 16 Luglio, circa li rimasti schiavi nel prefato assedio, ad usar verso di lui 20 
délia solita gratia nostra ; et perd, L* anderà parte, che al sopradetto fedel nostro 
Gianni Protosomeriti sia concessa espettativa di un officio, il quai sia di valor de 
ducati tre in circa al mese, fuori di questa città, primo vacante, dopo tutte le altre 
espettative fin hora concesse, da essere posto al tempo délia vacantia in nome suo 
solamente, secondo ch* egli ha supplicato. 25 

Carlo Moresini procurator Savio del Cons., Andréa Badoer Savio da T. F. 
De parte ... 159 de non ... 5 non sinceri ... 1 

Letta in Collegio a di 20 Ottobre 1559. 
De parte ... 20 de non ... 3 non sinceri ... 1 

(Senato Mar, XXXIV, f. 111). 30 

DCLVI1I. 1559, 30 Novembre. 

Dovendo per délibération di questo conseglio andar per governator délia 
Strathia nell' isola nostra délia Ceffalonia il strenuo, et fedel Dimitri Lascari, è 
conveniente darli modo, che '1 si possi metter ad ordine di quelle cose, che sono 
necessarie : perd, L' andera parte, che per autorità di questo conseglio delli danari 35 
délia Signoria Nostra siano dati in sovventione al prefato strenuo Dimitri ducati 
cento, da esser per lui scontati in anno uno prossimo ogni paga la rata portione, 
acciô che '1 si possi con tal mezzo proveder di quelio, che li fa bisogno, et corne 



9t MONUMENTA HISTORIÀE HELLENICAE 

verso altri governatori in simel casi è solito farsi; di che ne sia dato aviso al pro- 
veditor délia Ceffalonia, acciô che le scritture siano concie, et recuperato il da- 
naro, corne è conveniente. 

Letta in Collegio a di 21 Novembre 1559. 
5 De parte . . . 156 de non ... 3 non sinceri . . . 2 

(Senato Mar, XXXIV, f. 116). 

DCLIX. 1559, 30 Novembre. 

Deve andare govemator délia Strathia neir isola nostra délia Zeffalonia il 
strenuo Dimitri Lascari, il quale fin hora ha havuto una compagnia de Levantini 

10 de cavaili dicisette alla custodia délia città nostra di Zara, onde per questo suo 
novo carico la compagnia prefata viene a restar senza capo, et havendosi bona 
relatione del strenuo Zuanne Paleologo, banderaro al présente del proveditor no- 
stro gênerai in Dalmatia, si corne dalle lettere hora lette si ha inieso, al quale 
fu per questo conseglio sotto di XXV Settembre prossimo passa to concesso espet- 

15 tativa d' una compagnia di Strathioti a cavallo di dieci fino quindici, è a proposito 
proveder di capo alla compagnia prefata lassata per il Lascari, acciô che la sia 
governata, et parimente riconoscendo il valor d* esso Zuanne Paleologo metterlo al 
possesso délia sua espettativa: perô L'andera parte, che il strenuo Zuanne Paleo- 
logo prefato sia messo al governo de cavallii dodeci délia compagnia de Strathioti 

20 fin* hora governata dal strenuo Dimitri Lascari. Haver debbi per stipendio suo, 
oltra li ducati sei per paga ch' egli si ritrova haver al présente, altri ducati doi, si 
che siano in tutto ducati otto per paga a paghe otto all'anno, che è quello, che 
deve havere in essecutione délia deliberatione nostra prefata do XXV Settembre 
passato, li quai ducati otto non li habbino a principiar, se non quando sarà al go- 

25 verno d f essa compagnia, con la quale debbi stare alla custodia délia città nostra 
di Zara, si corne faceva esso Lascari. 

Et che al strenuo Pietro Cladà, affine che l'habbi qnel numéro de cavaili sotto 
di lui, con li quali possi prontamente, corne ha fatto nel passato, esercitar il carico 
suo, sia concesso li altri cavaili cinque Strathioti, che sono il restante delli dici- 

30 sette prefati, presso quelli che egli si ritrova haver al présente, del che ne sia dato 
notitia al Reggimento nostro di Zara, et al proveditor nostro gênerai in Dalmatia, 
per la débita essecutione di quest' ordine nostro. 

Letta in Collegio a di ultimo Novembre 1559. 
De parte ... 182 de non ... 3 non sinceri ... 

35 (Senato Mar, XXXIV, f. 118). 

DCLX. 1559, 6 Febraro. 

Che per le cause contenute nella supplicatione délia povera Filippa relitta del 
q. Janni Sergiano da Napoli di Romania, che era scritto nella compagniu del stre- 
nuo Zorzi Vignari, serve alla Ceffalonia, sia concesso a Paulo, et Piero sui figlioli 
40 ducati vinti all'anno di provisione alla caméra délia Ceffalonia per anni dodeci 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 95 

prossimi, accioche possano altevarsi, et mantener anche la madré, fino che se- 
ranno atti a servir anche loro a cavallo, corne faceva suo padre. 
Andréa Badoer S. da T. F. 

De parte ... 166 de non . . . 4 4 / 5 non sinceri ... 3 

1559 ad) 23 Dicembre in Collegio. 5 

De parte ... 17 de non ... 1 de non sinceri ... 3 

(Senato Mar, XXXIV, f. 134). 

DCLXI. 1560, 11 Marzo. 

Che atteso la fedel servitù prestata per il passato in servitio del stato nostro, 
et che presta tuttavia il strenuo Alessandro Combottecchra capitanio di cavalli 50 10 
neir isola délia Ceffalonia, et la speranza che dà Andréa suo figliolo maggiore di 
anni 18, sia concesso ad esso strenuo Alessandro appresso li ducati nove per paga 
a paghe otto all'anno, oltra l'orzo, che li furono concessi sotto li 26 April 1555, 
altri ducati doi, si che in tutto habbi ad haver in stipendio suo ducati undeci per 
paga a paghe otto air anno, da esserli pagato il detto augumento delli ducati doi 15 
delli medesimi danari, che li sono pagati li nuove prefati ; et ad Andréa suo figliolo 
sia concesso un loco primo vacante nella compagnia de cavalli d' esso suo padre, 
dopo adempiti li altri che fin' hora fussero stati concessi in essa compagnia, et 
haver debbi per stipendio suo ducati tre per paga a paghe otto air anno, quando 
egli sera entrato nel loco prefato, secondo l' ordinario. 20 

Sébastian Venier Savio da T. F. 

De parte . « . 163 de non ... 5 non sinceri ... 3 

1559 adï 25 Febraro in Collegio. 
De parte « . . 21 de non ... non sinceri ... 

Factae fuerunt littere prov. Cephaleniae et suce, significamus vobis. 25 

(Seuato Mar, XXXV, f. 4). 

DCLXII. 1560, 2 Novembre. 

Fu dato ordine coirautorità di questo conseglio alli rettori di Cipro del 1541 
a 22 del mese di Décembre, che dovessero assignar tanti terreni délia Signoria 
nostra a Napolitain, et Malvasiotti, che fussero in ricompenso delli béni che ha- 30 
veano lassati in quella città, li quali fussero suoi et de loro heredi liberamente, 
mentre continueranno sotto la dévotion del Stato nostro, et che non li potessero ne 
vender, ne alienar a modo alcuno. Unde detti Rettori in cambio d* essi terreni con- 
cessero ducati settanta air anno al strenuo Zorzi Ramusati cavallier, et suoi he- 
redi, con conditione, che detta concessione fusse confirmata da questo conseglio ; 35 
ma essendo lui poco dopo stato bandito da quel Regno, et anco di questa città, 
detta concessione non fu altramente approbata, ma nondimeno ha havuto essecu- 
tion, perciochè del 1542 fino al 1555, lui, et li suoi commessi hanno di tempo in 
tempo scossi dalla caméra di Cipro detti ducati settanta air anno. Hora che detto 
cavallier si attrova de qui con salvocondutto, che li è stato concesso, et venuto alla 40 



96 MONUMENTA HISTORIAE HELLENlCAE 

presentia nostra, ne ha con mol ta instantia dimandato, overo a confirmai detti 
ducati settanta air anno concessi a lui, et suoi heredi per detti rettori, overo a dar 
ordine, che li siano assignat! tanti terreni in quell' isola, che siano in ricompenso, 
et satisfattione delli suoi béni ; et appresso a farlo satisfar de tutto quello, che si 

5 altroyerà creditore fino il giorno présente per conto de detti ducati settanta al- 
T anno, et convenendosi alla giustitia satisfarlo, 

L'anderà parte, che sia scritto alli rettori di Cipro, che debbano far consi- 
gnar al detto strenuo Zorzi Ramussati cavallier, overo alli suoi commessi quella 
quantità de terreni délia Signoria Nostra che li parera convenirsi alli suoi béni 

10 lassati in detta città de Napoli, che è di ducati 995, li quai terreni siano suoi, et de 
suoi heredi, m entre starano sotto la devotione del stato nostro, non li possendo 
perô vender, ne alienar a modo alcuno. Oltra di ciô sia commesso a detti rettori 
de Cipro, che faccino far li suoi conti, et che lo faccino satisfar di tutto quello che 
restasse creditor fino il giorno présente de ducati settanta air anno, assignatili in 

15 cambio di essi terreni, corne è conveniente, 

Letta in Collegio alli 22 Ottobre. 
De parte . . . 106 de non ... 14 non sinceri ... 6 

. (Senato Mar, XXXV, f. 51). 

DCLXIII. 1560 11 Décembre. 

20 Al proveditor délia Ceffalonia, et successori. 

Fu del 1541 sotto di sette di Décembre concesso col Senato al strenuo Stamati 
Maurichi, figliuolo di Dima, da Napoli di Romania, per la fede, et servitù di casa 
sua, ducati tre per paga a paghe quattro ail* anno, et un loco primo vacante nelli 
24 provisionati, che furono a quel tempo spediti alla custodia di queir i^pla nostra, 

25 li quai denari non li essendo stati fin' hora pagati per un equivoco, che fu fatto 
nella sua concessione, che si corne si dovea dire Stamati figliuolo di Dima, fu detto 
figliuolo di Georgio ; hora che habbiamo inteso per 1* information^ et giustificationi, 
dateci dal nobel homo ser Paulo Zorzi precessor vostro, et per una terrainatione 
sua, fatte le débite essaminationi, questo esser Stamati figliuolo di Dima, et che 

30 Georgio, che viene ad esser suo barba non habbia mai havuto figliuolo alcuno no- 
minato Stamati, et esser veramente quello, al quale giustamente deveno esser 
pagati li detti ducati tre per paga, et in chi deve cascare la espettativa prefata ; Vi 
commettemo col Senato, che delli danari di quella caméra dobbiate far satisfar 
esso Stamati di quanto egli va creditore dal 1541 fino al présente giorno in 

35 ragione di ducati tre per paga a paghe quattro ail' anno, et ponerlo nel loco primo 
vacante delli 24 provisionati, che furno spediti in quell' isola, per servir a cavallo, 
con quella provisions et stipendio, col quale serviva quello, in loco del quale serk 
posto, giusta la forma délia deliberatione prefata del 1541, acciochè esso Stamati 
non venghi pid longamente a patire ; ne mancarete di dare a quest' ordine nostro 

40 la débita Sua esecutione in vigore délia concessione fattagli dal Senato prefato 
facendoli le sue patenti, si corne è conveniente, sotto le quali et cosi in quella can- 
cellaria, et caméra farete far una nota cosi chiara, che nell'avvenir non li posai 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 97 

esser messa più difficultà, ma eh' egli habbia a godere il beneficio concessogli, et 
servire la Sigaoria Nostra di quel modo, et con quella fede che hanno fatto i suoi 
maggiori. Has autem lectas présentant! restituite. 

Letta in Collegio alli 23 Novembre 1560. 
De parte ... 122 de non ... 1 non sinceri ... 4 5 

(Senato Mar, XXXV, f 56). 

DCLXIV. 1561,26Marzo. 

Che 1* elettione fatta per il diletto nobel nostro ser Paulo Zorzi proveditor 
délia Ceffalonia delT anno 1555 a 6 del mese di Marzo del strenuo Conazzo Dalla- 
porta in capitanio di xii cavalli, in luogo del q. strenuo Thodaro Barchetti, con le 10 
çonditioni contenute in essa elettione, che hora è s ta ta letta, sia per autorità di 
questo conseglio laudata, et approbata con additione, che al stipendio che 1' ha de 
ducati xxxii all'anno, li siano aggionti altri otto, si che ne habbia xxxx di stipendio 
ail* anno. 

Domenego Moro Savio da T. F. 15 

1561 a 24 Marzo in Collegio. 
De parte ... 164 de non . . . 1 3 / 4 non sinceri ... 6 

(Senato Mar, XXXV, f. 19). 

DCLXV. 1561, 10 April. 

Al Proveditor délia Ceffalonia et successori. 20 

Volendo noi, che quando Nicolô figliuolo del strenuo Zorzi Barbati, che al 
présente ne serve in quell* isola con compagnia de cavalli, haverà xviii anni, sia 
seritto a cavallo in luogo di uno di quelli Napolitani che venirà air hora a vacare, 
si per riconoscer le operationi del detto strenuo Zorzi, et del q. cavallier suo 
padre, che mort governator in Corfù, corne per intertenirlo a nostri servitii, Vi 25 
commettemo col Senato che quando il detto Nicolô haverà anni xviii, lo debbiate 
far scriver in luogo de uno de quelli Napolitani, che venirà a vacare, con il stipen- 
dio, che hanno ordinariamente li altri Napolitani a cavallo. 

De parte . . . 166 de non ... 3 uon sinceri ... 4 

1561, à 24 Marzo in Collegio. 30 

De parte ... 17 de non ... non sinceri ... 3 
Lqtta in Collegio a X April 1561. 

(Senato Mar, XXXV, f. 72). 

DCLXVI. 1561, 10 April. 

Che attesa la buona, et fedel servitù del strenuo Condo Cangadi, et de Seguro 35 
suo figliuolo, che serveno nel luogo nostro délia Ceffalonia a cavallo nella compa- 
gnia del strenuo Zorzi Barbati, sian accresciuti al detto Seguro ducati doi per paga 
alli tre, che 1' ha al présente, si che l' habbi nell' avvenire ducati cinque per paga 
Vol. IX. 13 



98 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

a paghe quattro all'anno, non dovendo perd lui haver terreni d'alcuna sorte per 
questo servi tio, el essendo tenuto a pagar le décime ordinarie per questi terreni, 
che fussero sui proprii, corne pagano li altri di quell' isola nostra. 

De parte . . . 155 de non ... 3 non sinceri ... 6 
5 1561 a 24 Marzo in Collegio. 

De parte ... 19 de non ... non sinceri ... 1 

(Sanato Mar, XXXV, f. 72). 



DCLXVII. 1561, 25 Giugno. 



Al proveditor délia Cephalonia. 

10 Dalle lettere vostre de XXI di Décembre dell'anno passato havemo inteso 

tutto quello, che con vostro giuramento havete deposto sopra la supplicatione 
délia povera donna Catherina figliuola del q. Andréa Servo Mothoneo circa li ter- 
reni, che erano del detto q. Andréa, situati in queir isola, al présente posseduti 
dalli beredi del q. Gioni Bua già affittuale delli detti terreni ; imperô havemo voluto 

15 farvi le presenti col Senato, comraettendovi, che essendo li detti terreni stati del 
prefato q. Andréa Servo, ultimo, et legittirao possessor di quelli, si corne n' havete 
affirmato per la detta vostra depositione, debbiate non ostante la concessione del 
q. nobel homo Francesco Gabriel vostro precessor, et quella del q". dilettissimo 
nobel nostro Thoraa Mocenigo procurator capitanio gênerai da mar, confirmate poi 

20 per il detto Senato, poner al possesso di essi béni la detta donna Catherina, corne 
heriede, et succettrice del predetto q. suo padre, corne è giusto, et conveniente, ad- 
ministrando poi ragion, et giustitia ad ambe esse parti sopra la pretensione loro 
cosi circa li meglioramenti, corne circa li usufrutti delli detti terreni, volendo noi, 
che quanto per voi sarà terminato in tal materia, sia cosi fermo, et vaglia non 

25 altrimente corne sel fusse terminato per il delto Senato nostro. 

1561 a 23 Zugno letta in Collegio. 
De parte . . . 141 de non ... 1 non sinceri ... 12 

(Senato Mar, XXXV, f. 83). 



DCLXVIII. 1561, 22 Setterabrio. 



30 Che per autorità di questo conseglio sia imposto al proveditor nostro délia 

Ceffalonia presenti, et successori, che debba far scriver in una délie compagnie de 
Stratioti, che serveno in ditta isola con paghe quatro all'anno, dopo ad i tu pi te tutte 
le altre espettative fin'hora concesse, il strenuo Dimitri Carandinô figliuol del stre- 
nuo Zorzi provisionato, quai longamente ha servito la Signoria Nostra, essendo 

35 giovine del quai si puô sperar ogni buon, et utile servitio, havendo già dato prin- 
cipe dal 1557 fin'hora a servir senza premio alcuno, ne esserrtion di décime, corne 



J 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANT1A 99 

per fede del proveditor délia Ceffalonia appar, acciô con tal mezzo, imitando le ve- 
stigie de* suoi raaggiori, possi continuar alli servitii nostri. 

Nicolô da Ponte D. e k. Savio del Cons., Marco Foscolo savio da T. F. 
De parte . . . 155 de non . . . 4 /s a 150 supra non sinceri 1 

1561, 28 Zugno in Collegio. 
N De parte ... 19 de non ... 1 non sinceri . . . 1 

1561, a 14 Luglio reletta. 

(Senato Mar f XXXV, f. 103). 



DCLXIX. 1561, 23 Settembrio. 

Chel strenuo Nicolô figliuolo del q. Costantin Mattesi da Lepanto, novamente 10 
ritornato alla nostra santa fede, si corne dalla supplication sua si è inteso, sia 
mandato a servir nelT isola nostra délia Ceffalonia a cavallo sotto quel strenuo 
governator délia Stratia, con stipendio di ducati quattro per paga a paghe otto 
ail* anno, oltra 1* orzo che si da ordinariamenté, et medesimamente ad Elia suo 
fratello ritornato anco egli, ut supra, sia concesso espettativa dopo le altre, se ne 15 
fussero fin hora concesse, de un luogo di Strathioto primo vacante nelle compa- 
gnie de Stratbioti che serveno nella isola sopraditta, con il solito stipendio di du- 
cati tre per paga a paghe otto air anno, oltra Y orzo sopraditto, et sia commesso a 
quel rettor, et successori, che cosi debba osservar, et far osservar. 

De parte ... 155 de non . . . A / 3 a 150 supra non sinceri ... 1 20 

1561 a 19 Settembrio in Collegio. 
De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 

(Senato Mar, XXXV, f. 104). 



DCLXX. 1561, 23 Settembrio. 

Che attenta la longa, et fedel servitù del strenuo Zorzi Sarra da Napoli di 25 
Romania fatta per molti anni continui in diverse occasioni, si corne particolarmente 
dalla supplication sua, et da moite patenti si è inteso, sia per autorità di questo 
conseglio alli ducati quattro, che ha al présente, accresciuto ducato uno, si che de 
cetero haver debbi ducati cinque per paga a paghe otto air anno, dovendo conti- 
nuar a servir per sopranumerario nella compagnia del strenuo Dimitri Lascari 30 
capitanio di cavalli, corne si trova al présente, acciô con tal mezzo habbi a conti- 
nuar con maggior prontezza, et satisfattion sua, alli servitii nostri. 

Nicolô da Ponte D. e k. Savio del Cons., Marco Foscolo Savio da T. F. 

De parte . . . 155 de non . . . 4 / z a 150 supra non sinceri ... 1 

. 1561, a 18 Luglio in Collegio. 35 

De parte ... 20 da non ... non sinceri ... 1 

(Senato Mar, XXXV, f. 104). 



100 MONUMENTA HISTORIAE HLLLENKAB 

DCLXXI. 156i, i8 Decembrio. 

Che attesi li molti ineriti delli progenitori del strenuo Thodaro Clada, flgli- 
uolo del q. m D. Dimitri cavallier morto ultimamente governator délia Stratia di 
Corfù, et secondo il buon instituto délia Signoria Nostra di abbracciar, et inter- 

5 tener li posteri di quelli che hanno ben et fedelmente servita, con la certa spe- 
ranza che si ha, che esso Thodaro faccia il medesimo quando sera in età con- 
veniente; sia preso che al prefato strenuo Thodaro siano deputati ducati sette 
per paga a paghe otto all'anno di provisione, et un altro ducato per conto 
dell f orzo, con obbligo di servir in una délie compagnie de cavalli, che sono in 

10 Dalmatia, et se intendi per supranumerario fi no che vedga a vacare il primo 
luogo, nel quale esso debba entrare senza che ne sia riraesso alcun altro. La 
quai provisione debba esser anco a coromodo délia madré, et altri fratelli re- 
stati. Et venuto che sia alla età de xx anni, debba haver la prima compagnia 
de dodeci cavalli in zoso, che vacherà in Dalmatia de Strathioti. Et per autorité 

15 di questo Conseglio sia tagliata la elettione, che era stata fat ta dal présente 
bailo' di Corfù a x Luglio passato, del prefato Thodaro in capo di x delli cavalli 
délia compagnia del q. m suo padre, corne fatta contra li ordeni nostri. 
De parte ... 168 de non ... 6 non sinceri ... 8 

1561 a 5 Dicembre in Collegio. 

20 De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 

(Senato Mar. XXXV, f. 115). 

DCLXXII. 1561, 23 Decembrio. 

Essendo mancato di questa vita il q. m Adamo figliuolo del q. m Gigni Bardi da 

Malvasia, il quai serviva la Signoria Nostra suir isola délia Cefalonia per Stra- 

25 tbioto, lasciata la madré vedova con doi fratelli, et sorelle, in grandissima po- 

vertà ; la quai coinparsa alla presentia nostra ha supplicato, che in luogo del 

detto q. m Adamo sia scritto il fedel nostro Dimo Bardi suo altro figliuolo di etade 

idonea, et di valore, si corne dalla supplicatione sua hora letta questo Conseglio 

ha inteso ; laonde convenendo alla dementia, et benignità del stato nostro esaudir 

30 la dimanda sopradetta, cosi ricercando la fede, et li meriti di questa fameglia 

uscita di Malvasia, per continuar nella devotione del stato nostro: Perô l'an- 

derà parte, che al sopraditto Dimo Bardi sia concesso un luogo primo vacante 

in una délie compagnie de Strathioti a cavallo, che serveno nell' isola délia 

Cefalenia col stipendio ordinario, che hanno li altri, et di ciô ne sia data notitia 

35 a quel rettor nostro, et successori per la sua débita essecutione. 

Ferjgo Valaresso Savio di T. F. 

De parte . . . 165 de non ... 3 non sinceri ... 2 

1561 a xxiii Décembre in Collegio. 
De parte ... 19 de non ... non sinceri . . . 3 / 4 
40 Fu scritto al Prov. délia Ceffalonia et successori a 27 del sopradetto. 

(Senato Mar, XXXV, f. 119). 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 101 

DCLXX1II. 1562, 31 Marzo. 

Che per autorità di questo Conseglio, attento li molti meriti, et le fedele 
opération fatte in diverse occasioni per il strenuo Zuanne Darigotti da Napoli 
di Romania, quai al présente serve nella compagnia del strenuo capitanio Agu- 
stin Barbati, siano accresciuti ducati dui alli tre, che ha al présente per paga, si 5 
che de cetero haver debba ducati cinque per paga a paghe otto ail" anno, oltra 
l'orzo, acciô che tanto piii prontamente habbi modo di continuar nel servitio suo. 
Domenego Moro Savio di T. F. 
De parte ... 171 de non ... 2 4 / 3 a 150 supra non sinceri ... 

1561, 2 Febbraro in Collegio. 10 

De parte ... 19 de non ... 1 non sinceri ... 2 

(Senato Mar, XXXV, f. 149). 

DCLXXIV. 1562, 31 Marzo. 

Che in essecutione délia parts di questo conseglio, et del maggior conseglio 
de iiij Giugno 1541, per la quale fu provisto de beneficii alli fidelissimi nostri da 15 
Napoli, et Malvasia, et di quel la anche pur di questo conseglio de 16 Luglio 1547, 
per la quale vien riservato luogo de beneficio a quelli de essi fedelissimi che 
fusseno in captività, sia concesso al fedelissimo nostro Michali Profitti da Malvasia, 
che è stato longamente in captività, et essendosi poi liberâto, ha levato da quella 
terra la moglie, et figliuoli, et si è ridutto ad habitar in questa città, lassando li 20 
béni, che hâve va de li, si come li officiali nostri aile Rason vecchie si sono giu- 
stificati, et hora è stato letto espettativa di un officio cosï in questa città, come di 
fuori, de valuta de ducati quattro in cinque al mese in vita de uno de suoi figliuoli, 
che a lui parera di nominare, adimpite che siano le altre espettative fino a questo 
giorno concesse a benemerili nostri da Napoli, et Malvasia, acciô che l' abbia modo 25 
di sostentar la sua fameglia sotto la dévotion del stato nostro, il quai officio sia, et 
esser se intendi, in premio delli suoi meriti, et in total satisfattione delli béni per 
lui abbandonati in Malvasia. 

Letta in Collegio a 7 Febraro. 
De parte . . . 154 de non ... 6 non sinceri ... 2 30 

Furono fatte lettere patenti in forma sotto di primo April 1562. 

(Senato Mar, XXXV, f. 149). 

DCLXXV. 1562, 30 Giugno. 

Havendo il reggimento nostro del Zanthe per sue lettere rechiesto, che per 
bisogno di quella Strathia se gli mandi quaranta targhe, et sessanta lanze, es- 35 
sendo il numéro di quella molto maggiore di quello, che è la monitione, che si 
ritrova al présente de li ; item piombo lire mille, et mille macci di corda di ar- 
cobuso per uso di quelle ordinanze. Non si deve mancar di provederli: perô L'an- 



102 MO NU ME NT A HISTORIAE HELLENICAE 

derà parte, che dei denari délia Signoria Nostra siano comprate per H patroni 
air arsenal tutte le robbe soprascritte, et quelle con prima occasione di passaggio 
mandate al detto reggimento, con ordine che siano ben custodite, et governate, 
perché nelle occasioni si possino adoperar in servitio délia Signoria Nostra ; et 
5 consignate le lanze, et targhe alla Strathia, et l'ammontar di quelle ritenuto nelle 
sue paghe. 

De parte . . . 160 de non ... 2 non sinceri ... 
1562 a 22 Giugno letta in Collegio. 
(Benato Mar, XXXV, f. 161). 

10 DCLXXVI. 1562, 17 Novembrio. 

Quando dell' anno 1547 fu fatta la revisione, et probatione di quei da Na- 
poli di Romania, et Malvasia, che resta va no da esser espediti, et provisti di bene- 
ficio, secondo H meriti, et béni da loro abbandonati, il fedel nostro Janni Scuri 
da Malvasia si ritrovava assente in Sithia, dove serviva per Strathioto sotto il 
15 strenuo Dimitri Cathello, di modo che ei non puote esser # approbato, ne meno espe- 
dito, corne Malvagiotto, il quai havendo servito in detto luogo fino all*anno 1555, 
prese licentia, per esser fatto impotente, et ultimamente è comparso avanti la Si- 
gnoria nostra, humilmente supplicando, che non havendo egli havuto alcun bene- 
ficio corne Malvasiotto, vogliamo provedergli di modo chel possi viver insieme 
20 con Dimitri suo figliuolo nasciuto a Malvasia ; onde convenendo alla benignità délia 
Signoria nostra esaudir la dimanda sua, et dargli modo di vivere insieme col detto 
suo flgliuob con buon esempio degli altri fedelissimi, et benemeriti nostri, et si 
corne è stato osservato in tutti li altri suoi corapatrioti ; L' auderà parte, che per 
autorità di questo Cônseglio sia concesso al prefato fedel nostro Janni Scuri et 
25 a Dimitri suo figliuolo in vita loro ducati disdotto ail* anno di provisione, da 
essergli di mese in mese pagati dalT officio nostro délie Rason vecchie, delli da- 
nari che ogni mese sono dati al detto officio da quello di camerlenghi di Comun. 
Zuanbattista Co n tarin i, Savio da T. F. Zuanbattista Bernardo, Savio alli Ordeni. 
De parte . . . 154 de non ... 3 */ 4 non sinceri ... 3 
30 1562 a 8 Zugno in Collegio. 

De parte ... 21 de non ... non sinceri ... 1 3 / 4 
1562 a 20 Ottobre reletta in Collegio. 

(Senato Mar, XXXVI, f. 14). 

DCLXXVII. 1563, 13 Marzo. 

35 Questo Cônseglio ha inteso dalla supplication, et déposition hora lette con 

quanto valore se sia in diverse occasioni adoperato il strenuo, et fedel nostro 
Denea Cangelari dell' isola délia Geffalonia nella pertinentia di Erizzo con molto 
beneflcio di quelli sudditi nostri ; li quali havendo bisogno di arme per loro difesa 
essendo perô conveniente provederli. et dar modo al sopraditto Cangelari di poter 

40 continuar a ben, et fedelmente servire : L'anderà parte, chel prefato Denea Cange- 



J 



DÔCUMKNPA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA .103 

lari sia, et esser s' intenda capo nella pertinentia di Erisso, et a lui nelli bisogni che 
occorreranno ogn' uno abbia a prestar la débita obedientia ; il quai haver debba 
per suo stipendio ducati sei per paga a paghe quattro ail' anno, da esserli pagati 
délia caméra nostra délia Ceffalonia, et li siano consignati arcbibusi cinquanta, da 
eeser per lui distribuiii a taoti di quelli homeni di Erizzo, cbe li pareranno alti, 5 
et sufficienti per adoperarli, li quali per ciô habbino licentia di poter portar le arme 
per tutta Y isola délia Ceffalonia, con obbligatione di andar ogn' anno una volta a 
far la mostra insieme con il loro capo avanti quel reggimento nostro. Et esso capo 
sia obbligato haver cura delli detti arcobusi, et renderne in ogni tempo conto al 
proveditor délia Ceffalonia. Et da mo sia preso che delli denari délia Signoria 10 
nostra siano comprati li sopradetti 50 archibusi. 

Thomaso Contarini Proc. Savio del Conseglio. Francesco Bernardo Savio 
di T. F. 

De parte . . . 152 de non ... 7 non sinceri ... 5 

1562 a dï 6 Febraro in Collegio. 15 

De parte ... 22 de non ... non sinceri ... 

(Senato Mar, XXXVi, f. 36). 

DCLXXVIII. 1563, 30 Marzo. 

Non havendo la povera donna Diana figliuola del q. strenuo Comin Frossina 
da Napoli di Roraania, et relitta del q. strenuo Zuan Valami capo nostro de Stra- 20 
thioti, potuto corne Napolitana conseguir alcun beneficio délia Signoria nostra, per 
easer lei, dopo che fu maritata nel detto q. Zuan Valami, stata assente da questa 
città nel loco di Antivari, dove serviva esso suo marito, conyiene alla benignità 
del Stato nostro, et alla giustitia insieme esaudir l'humil supplicatione sua in quel 
modo, che sia più honesto, et con minor interesse délia Signoria nostra, che si 25 
possa, si corne çonsegliano anco gli officiali nostri aile Rason vecchie per Y infor- 
mation! per loro tolte circa li meriti suoi : Perô l' anderà parte, che per autorità di 
questo Conseglio, et in essecutione délia parte del nostro maggior Conseglio de 7 
April 1541 sia concessa alla suddetta Diana espettativa di uno officio, cosi in 
questa città, corne fuori di quelli che sono per le leggi nostre reservati a Napoli- 30 
tani, et Malvasiotti, di valuta di ducati quattro al mese in circa, da esser goduto 
dalei in vita sua; nel quale debba en t rare dopo adimpite le altre espettative con- 
cesse fin al présente ad altri benemeriti nostri da Napoli, et Malvasia. Dovendo 
questo beneficio esser, et cosi se intendi in premio delli meriti suoi, et in total 
satisfattione, et ricompensa cosi delli béni per lei abbandonati in essa città di Na- 35 
poli, corne délie sovventioni, ch' ella in quai si voglia modo potesse pretender, 
et dover haver dalla Signoria nostra, si corne per la supplication sua ha 
conttntato. 

De parte . . . 160 de non ... 25 non sinceri ... 5 

1562 a 24 Décembre letta in Collegio. 40 

1562 a 16 Gennaro letta in Collegio. 

(Senato Mar, XXXVI, f 3"). 



104 MONUMENT A HISÎORIÀE ELLENICHAË 

DCLXXIX. 1563, 1 Giugno. 

Al regimento del Zanthe, et successori. 
Ne ha fatto esponer il strenuo domino Dominico Mormon cavallier conte- 
stabile in quel luogo a voi comraesso, che da certo tempo in qua H vien messa 
5 difficuttà in dargli le sue paghe di quel modo, che si è fatto per il passato in 
essecution delli ordeni del Senato nostro, supplicandone a voler proveder, che 
esso habbia le paghe sue, si corne haveva il precessor suo, et che a lui per la 
sua elettione è concesso. Perô vedute le loro elettioni, et una termination fat ta 
del 1560 per il diletto nobel nostro Francesco Pisani all'hora Proveditor in quel 
10 loco, et volendo, che abbino, corne porta il dover, la débita essecutione, vi com- 
me ttemo col Senato, che dobbiate fargli dar le sue paghe di quel modo, che per 
la concession del precessor suo, è deliberato, cioè due di danari, et quattro di 
formenti, orzi, et lini, mettendogli li formenti a stara dui Venetiani al ducato, 
li orzi a stara quattro, et li lini ad un aspro la lira, si corne nelle sopraditte 
15 concession, et termination à dechiarito, et cosi esseguirete. 

De parte . . . 123 de non ... 11 non sinceri ... 8 

Letta in Collegio a 16 Maggio 1563. 

(Senato Mar, XXXVI, f. 42). 

DCLXXX. 1563, 5 Giugno. 

* 

20 Che attese le operationi fatte in servitio délia Signorià nostra per il strenuo 

Draco Tipaldo, Strathioto deputato alla custodia délia Ceffalonia, al stipendio suo, 

che è di ducati .quattro per paga a paghe quattro all'anno, siano aggionti ducati 

doi, si che nell' avvenir habbia ducati sei per paga, a paghe quattro air anno, 

corne è predetto, da essergli pagati dalla caméra nostra délia Ceffalonia, si corne 

25 gli sono gli altri, et cosi con Tautorità di questo Conseglio sia commesso al 

proveditor délia Ceffalonia, et successori, che debbano osservare, et esseguire. 

Julio Contarini proc. Savio del Conseglio. Domenego Moro Savio de T. F. 

De parte . . . 160 de non ... 8 3 / 4 non sinceri ... 4 

1563 a 2 Maggio in Collegio. 
30 De parte ... 22 de non ... 1 3 / 4 non sinceri ... 

(Senato Mar, XXXVI, f. 44). 

DCLXXXI. 1563, 28 Agosto, 

Che attesi li meriti del fedel nostro Antonio Alberto da Napoli di Romania, 
et delli maggiori suoi, et le fedel et strenue operationi sue fatte in servitio nostro, 
35 si corne per publice patente appar, per autorità di questo Conseglio alli ducati 
sette per paga, che 1' ha al présente, siano aggionti ducati doi per paga, a paghe 
otto ail* anno, si che nell' avvenir 1' habbia ducati nuove per paga, da essergli 
pagati delli danari délia limitatione di Strathioti, si corne gli sono li altri, ac- 



DOCUMENTA STRATHlOTAS 1LLUSTRANÎÏA 105 

ciochè con questa recogniiione, et suffragio l'habbia modo di ben attender al 
servitio délia Signoria nostra, et sovenirsi nelli bisogni suoi con la numerosa 
sua fameglia. 

Zuan da Lèse k. proc. Savio del Conseglio. Zuan Donado Savio di T. F. 
De parte ... 118 de non ... 15 3 / 4 non sinceri ... 21 5 

1563, a dl primo Marzo in Collegio. 

De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 1 3 / 4 

1563 a 24 April letta in Collegio. 1563 a 8 Luglio letta in Collegio. 

(Senato Mar, XXXVI, f. 72). 

DCLXXXII. 1563, 28 Agosto. 10 

É comparso alla presentia nostra Zorzi Tibaldo q. Nicola dalla CefFalonia, 
et ne ha supplicato, che havendo esso servito molto tempo ben et fedelmente per 
caporal délie cernede délia CefFalonia sotto diversi capi, si corne appar per fede di 
rettori nostri di quel loco, et di alcuni capi, sotto quali esso ha servito, vossamo 
concederli un loco primo vacante in una di quelle compagnie, che serveno a ca- 15 
vallo ; perô L' anderà parte, che a Zorzi Tibaldo sopraditto sia concesso un loco 
primo vacante in una délie compagnie, che serveno a cavallo nelT isola nostra 
délia CefFalonia, con il stipendio solito, et consueto darsi agli altri, dovendo esso 
presentar un cavallo, che sia bono, et di satisfattion di quel rettor nostro. Et la 
présente concessione s' intenda, da poi che Janni Prifli haverà adempita la sua. 20 

Zuan Donato Savio di T. F. 
De parte . . . 133 de non ... 11 4 /s a 150 supra non sinceri ... 7 

1562 a dl 4 Fevrer in Collegio. 
De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 1 

Furono fatte lettere al Prov. délia CefFalonia et successori, a dl 19supradetto. 25 

(Senato Mar, XXXVI, f. T2). 

DCLXXXHL 1563, 28 Agosto. 

Havendo il fidelissimo nostro domino Manoli Mosco cittadin di Corfù com- 
probata la fede, et devotione sua verso la Signoria nostra con le molto utile et 
opportune operationi per lui fatte a beneficio di quella città et isola, et commodo 30 
delli habitanti in essa, si corne dalla supplicatione sua hora letta s' è particolarmente 
inteso, et è attestato da molli Nobeli nostri, che sono stati rettori in essa città, 
conviene alla gratitudine del Stato nostro riconoscerlo, in modo ch* egli resti ben 
contento, et habbia causa di perseverar nel suo fedel operare, insieme con suoi 
flgliuoli, et li altri ad imitatione sua di meritar la gratia nostra : Perô 1* anderà 35 
parte, che al preditto fidelissimo nostro domino Manoli Mosco per autorità di questo 
Conseglio siano concessi in vita sua, et in vita di Zuanne, et Dimo suoi flgliuoli, 
cinque per cento all'anno di tutto quello, che si trazerà d'intrada délie peschiere 
di Butrinto, et délia Brina pertinent! alla caméra nostra di Corfù ; dalla quai 
debbano esser pagati in vita delli preditti padri, et flgliuoli, corne è preditto, ac- 40 

Vol. IX. 14 



106 MONUMENT A HISTOR1AE HELLENICAE 

ciochè habbino causa di continuar nel suo fedel operare, et servitio a beneficio 
délia Signoria nostra, et cosi sia commesso al regimento nostro di Corfu presenti, 
et successori che debbano osservar, et eseguir inviolabilmente. 

Hieronimo Grimani k. proc. Savio del Conseglio. Marco Foscolo Savio di 
5 T. F. Bernardo Nani Savio alli Ordeni. 

De parte ... 140 de non ... 8 non sinceri ... 14 

1563 a di 22 Luglio in Collegio. 
De parte ... 18 de non ... 1 non sinceri ... % j A 
A di 29 ditto furono fatte lettere al Bailo et Prov. General di Corfu, et Cons. 1 
10 et successori. 

(Senato Mar, XXXVI, f. 78). 

DCLXXXIV. 1563, 29 Setterabrio. 

Sono state tante, et tali le operationi fatte in beneficio délia Signoria nostra 
per le benemerile fameglie di quella Rali, et Paleologa, che mossero questo Con- 
15 seglio del 1511 a concéder provisione di ducati dièse per paga a paghe quattro 
ail* anno al primogenito del q. domino Federico Rali per substentation sua, et 
délia sua fameglia da essergli pagaie dalla caméra nostra di Candia, dal quale 
essendo discesa D.* Elena Rali, c'hora si ritrova in non poca calamità, si per esser 
resta ta priva del padre, che pochi mesi sono, che passa di questa vita, et insieme 
20 deir alimento che gli era dato da lui, corne anche perché ella si ritrova due fi- 
gliuole, una délie quali se bene è maritata, non ha perô, per impotentia délia 
madré, potuto baver la sua dote, et Taltra hormai in età nubile, corne dalla suppli- 
cation sua hora letta questo Conseglio ha inteso. Perô convenendosi alla béni- 
gnità del Stato nostro sovvenire li discendenti di quelli, che si sono fatti meri- 
25 tevoli con le loro notabili operationi, L' anderà parte, che per autorità di questo 
Conseglio siano conceduti a D.* Rali Ralli, una délie figliuole délia detta D. Elena, 
ducati doi al mese, da lire sei, soldi quattro per ducato, da essergli pagati dalla ca- 
méra nostra di Corfu, li quai siano cosi per il suo maritare, come an:he per sosten- 
tatione délia detta Dona Elena sua madré. 
30 Zuan Donado Savio di T. F. 

De parte . . . 157 de non ... 11 non sinceri ... 16 
1563 a di 24 Settembrio in Collegio. 
De parte ... 20 de non ... 1 non sinceri ... 1 
Furono fatte lettere al regimento di Corfù, et successori a di 30 Settembrio. 

35 (Senato Mar, XXXVI, f 76). 

DCLXXXV. 1563, 19 Novembre. 

Fu provisto per parte prese in questo, et nel maggior Conseglio, che tutti 

quelli da Napoli, et Malvasia, che si trovavano in captivité, ritornati, potessero 

esser premiati delli béni per loro lasciati, accio che cadauno potesse, et havesse 

40 modo di sustentarsi, et continuar sotto il dominio nostro ; tra quali ritrovandose 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 107 

il fldel Diniitri Moro da Napoli de Romania, si corne particolarmente dalla suppli- 
cation sua hora letta questo Conseglio ha inteso, et parimente dalla risposta 
delli officiali nostri aile Rason Vecchie, conviene al bon instituto délia Signoria 
nostra usar verso lui quello ch' è stato fatto verso tutti H altri Napolitani et 
Malvasioti ; Perô Y anderà parte, che al preditto Dimitri Moro sia concessa espet- 5 
tativa de un officio fuori di questa ciltà de valuta de ducati quattro in cinque al 
raese, da esser po3to in nome suo, et goduto da lui in vita sua, nel quai debba egli 
entrar dopo che saranno adimpite tutte 1' altre espettative fin a questo giorno 
concesse ad altri benemeriti nostri da Napoli et Malvasia secondo il ténor di essa 
parte, la quai concession sia, et esser s'intenda in premio delli meriti di esso Dimi~ 10 
tri, et in total ricompensatione delli béni da lui abbandonati in Napoli. 
De parte . . . 139 de non ... 7 non sinceri ... 17 
Letta in Collegio. 

1563 a di 18 No ve m brio reletta in Collegio. 

^Senato Mar, XXXVI, f. 88). 15 

DCLXXXVI. 1564, 17 Zugno. 

Che per autorità di questo Conseglio a Zorzi Prifti da Malvasia del q. Gioni, 
attesi li meriti del ditto q. suo padre, et la sufficientia sua, sia concesso un luogo 
primo vacante di Strathioto a cavallo, nelle compagnie de Napolitani, et Malva- 
sioti, che servono alla Cephalonia, con il stipendio ordinario de ducati quattro 20 
per paga, a paghe otto all'anno, compreso l'orzo, dapoi le altre espettative fin 
hora concesse, essendo obligato, quando entrarà nel detto luogo, servir ben a 
cavallo, et far tutte le fattion che occorreranno per giornata. 

Il simile etiam sia concesso prima a Zorzi, et poi a Dimitri Magnati da Malva- 
sia, fratelli, et figliuoli del q. Vassili, adirapita perô che sia la concessione del so- 25 
prascritto Zorzi Prifti. 

II simile etiam sia concesso al fedel nostro Dominico Tacci del q. Nicolô da 
Malvasia, dapoi che li altri haveranno censeguito il beneficio délie concession loro. 

Domenego Zane Savio del Conseglio. Gabriel Gradenigo Savio de T. F. Fe- 
derigo Priuli Savio a' i Ordini. 30 

De parte . . . 172 de non ... 5 non sinceri ... 19 

1564, die 30 Maij in Collegio. 
De parte ... 19 de non ... 1 non sinceri ... 1 
factae, fuerunt littere. 

(Senato Mar, XXXVI, f. H7). 35 

DCLXXXVII. 1564, 17 Zugno. 

Che attesi li meriti, et sufficientia delli fedeli nostri Lunardo Fuca del strenuo 
Steffanin, capitano de' Strathioti, Marco Fuca del strenuo Galeazzo, capitano ancor 
lui de* Strathioti, et Stamati Cazaiti del q. Antonio, i quali hanno servito molto 
tempo, et serveno al présente per Strathioti a cavallo nel luogo nostro délia 40 



108 MONUMENTA HISTORME HELLENICAE 

Cephalonia senza stipendio alcuno, li sia concessa espettaiiva di un luoco di Stra- 

thioto, che primo venirà a vacare per cadaun di loro, dapoi le altre simil espettative 

fin' hora concesse, nelle compagnie de* Strathioti, che serveno nel ditto luoco délia 

Cephalonia con il stipendio ordinario di ducati quattro per paga, computato V orzo, 

5 a paghe otto air anno, eccettuate perô le compagnie de Napolitani et Malvasioti, 

che sono in esso luogo ; dovendo entrar nel primo luogo, che vaccarà, il pre- 

detto Lunardo, nel secondo il predetto Marco, et nel terzo il predetto Stamati, es- 

sendo perô obligati, quando saranno entrati ne i detti luoghi, servir ben a cavallo 

in tutte le fattioni, che occorreranno. Et di questa nostra concessione sia data no- 

10 titia al proveditor nostro délia Cephalonia, et successori per la osservantia di essa. 

Domenego Zane Savio del Conseglio. Gabriel Gradenigo Savio di T. F. Fe- 

rigo Priuli Savio a i Ordeni. 

De parte . . . 172 de non ... 5 non sinceri ... 14 

1564, die 30 Mail in Collegio. 
15 De parte ... 19 de non ... 1 non sinceri ... 1 

Factae fuerunt litterae ut apparet in filcia Coll. 

(Senate Mar, XXXVI, f. 147). 



DCLXXXVIH. 1564, 17 Zugno. 

Che attesi li meriti ed buone operationi fatte a servitio délia Signoria nostra 

20 dal q. strenuo Zorzi Vinari, capitano di Strathioti da Napoli di Romania, che 
era deputato alla custodia délia Cephalonia, et la buona speranza che dà di se 
stesso il fedel nostro Apostolo Vinari suo figliuolo, sia concesso ad esso Apostolo, 
che qiiandQ eglt sarà di età de anni vinti, sia posto per capo délia compagnia che 
fu del ditto q. suo padre, con stipendio de ducati otto, delli dodese, che havea esso 

25 suo padre, ma fra tanto li siano del ditto stipendio assignati ducati sei, et dui al 
strenuo Lazaro Chelmi luogotenente di detta compagnia, oltre quello che esso 
Lazaro ha al présente, il quai debbi baver al présente, et fino che '1 predetto Apo- 
stolo sarà air età predetta, il governo di detta compagnia ; et quando esso Apo- 
stolo entra rà al luogo di capitano di quella, ha ver debbi li predetti ducati otto» 

30 et al detto luogotenente debbino cessar li dui: Dechiarando che il detto Apostolo 
sia obligato tener un buon cavallo, et esercitarsi ad esso, acciô che venuto alla età, 
possi esser atto a sustentar il carico predetto. Et di questa concessione sia data no- 
titia al Provveditor nostro délia Cephalonia, et successori, perché li habbi ad 
esser osservata. 

35 Domenego Zane Savio del Consiglio. Gabriel Gradenigo Savio di T. F. Ferigo 

Priuli Savio a i Ordeni. 

De parte . . . 172 de non ... 5 non sinceri ... 14 

1561, die 30 Maij in Collegio. 
De parte ... 19 de non ... 1 non sinceri ... 1 3 / 4 

40 Factae fuerunt litterae prov. Cephaleniae et suce, die 18 sup. 

(Senato Mar, XXXVI, f. U8). 



N 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 109 



DCLXXXIX. 1564, 17 Zugno. 



Che per autorità di questo Conseglio sia concesso al fedel nostro Dimitri Fon- 
tana, Strathioto da Napbli di Remania, attesi H meriti di Nicole Fontana, suo 
padre, et il valor suo, che il luoco che esso havea di Strathioto a cavallo nella 
compagnia del strenuo Giacomo Mormori, capitano di Strathioti in Candia, con pro- 5 
vision de ducati cinque per paga, a moneta di Candia, oltra l' orzo, sia tramutalo in 
un altro luogo simile, in Scithia, et sia commesso al rettor nostro de ditto luogo di 
Scithia, che vacando alcun Strathioto a cavallo nelle compagnie de Strathioti in 
ditto luogo, lo debbi riraetter in quello con la provisione sopradetta, ma non vacan- 
do, lo debbi remetter nel primo luogo che vacarà, pur con la detta provision, et 10 
dapoi adimpite le altre espettative simile che ad altri fussero state fin* hora 
concesse. 

Nicolô da Ponte D. r k. r Savio del Cons. Domenego Moro S. de T. F. Hieronimo 
da ca* da Pesaro S. a i Ordeni. 

De parte . . . 172 de non ... 5 non sinceri ... 14 15 

1564, die 30 Mali in Collegio. 
De parte ... 19 de non ... 1 non sinceri ... 1 

Factae fuernnt litt. rectori Sithiae et suce, in forma die 16 Febr. 1564. 

(Senato Mar, XXXVI, f. 149). 



DCXC. 1564, 19 Agosto. 20 



Alli Rettori di Zara, et Prov. General in Dalraatia, et successori. 
Comparso alla presentia nostra il povero Conte, flgliuolo del qu. Nicolô da 
Rangrizza, Strathioto da Napoli di Romania, ci ha supplicato, che essendogli per 
la sua minor etade stato casso per Voi, provveditor nostro, il cavallo ch'egli teneva 
col stipendio de ducati quattro per paga, a paghe otto air anno, vossamo dargli 25 
modo di poter sostentarsi sotto la fede, et devotione délia Signoria nostra, si come 
hanno fatto li maggiori suoi, et massime il detto q. suo padre, il quai non dubitô 
d* abbandonar la propriété, et li béni suoi, che havea in detta città di Napoli ; 
onde noi inclinati aU'humil supplicatione sua, et parendoci, che '1 sia atto a 
poter riuscire sufficiente, et valoroso per il servitio nostro, siamo stati contenti 30 
d' esaudirlo, et cosi per ténor délie presenti gli concedemo col Senato ducati 
dodese air anno, da essergli pagati da quella Caméra nostra di Zara in ragione 
di paghe quattro, fino che esso pervenirà ail* etade d' anni disdotto, al quale tempo 
volemo, et cosi coll' istesso Senato vi commettemo, che dobbiate farlo scriver per 
Strathioto in una di quelle compagnie di cavalli, che serveno di là nel primo loco, 35 
ehc ail* hora venirà a vacare, nel quai intrato che egli sia a servire col stipendio 



110 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

ordinario, si corne hanno li altri Strathioti, volemo, che gli habbia a cessare li 
detti ducati dodese, corne è ben conveniente. Has autem etc. 
Nicolô Griti S. del Cons. Andréa Boldù S. de T. F. 

De parte ... 149 de non ... 5 4 /s uon sinceri ... 5 
5 1561, die 28 Mail in Coll. 

De parte ... 18 de non ... 1 non sinceri ... 4 /s 

1564, 5 Julii letta in Coll. ' 

(Seoato Mar, XXXVI, f. 164). 

DCXCI. 1564, 28 Settembrio. 

10 È mancato délia présente vita il strenuo cavallier, et capo nostro de Strathioti 

Stamati Masarachi da Napoli di Rom a nia, deputato alla custodia délia Ceffalonia, il 
quai havendo, mentre che '1 vivea, supplicato alla Signoria nostra, che '1 strenuo 
Zuanne Masarachi suo âgliuolo, huomo di uiolto valore per il servitio, che egli 
sotto la disciplina del padre ha prestato, et tuttavia presta con utile, et sicurtà delli 

15 habitanti in quella isola, et satisfattion delli rettori nos tri, si corne per loro publice 
patente chiaramente consta, fusse creato, et deputato capo al governo délia compa- 
gnia sua, conviene alla benignità, et gratitudine délia Signoria nostra esaudir la 
dimanda del detto q. fidelissirao capo nostro, et insieme abbracciar il predetto 
suo figliuolo sofficiente et valoroso, corne è sopradetto ; perô L* anderà parte, che 

20 per autorità di questo Conseglio il sopradetto strenuo Zuanne Masarachi sia creato 
et deputato per capo délia compagnia delli cavalli dodese, che era del suddetto suo 
padre, et coll' istesso stipendio delli ducati dièse per paga, si corne havea esso suo 
padre, acciô che gli sia dato modo di servir con tanto miglior animo, et perseve- 
rare neiroperationi sue valorose, si corne ha fatto per l'adietro, con buon esempio 

25 delli altri a ben meritar la gratia del Stato nostro. 

De parte ... 176 de nou ... non sinceri ... 1 

1564, die 28 Sept, letta in Coll. 
1564, adi 29 Settembrio furono fatte le lettere in forma al Prov. r délia 
Ceffalonia, et succcssori. 

30 (Senato Mar, XXXVI, f. 172). 

DCXCII. 1565, 22 Marzo. 

Che il strenuo Dimitri Cathelo nobile de Napoli di Romania che era capo 
de vinti cavalli in Cerigo, et non essendo necessaria quella guardia, fu con essa 
levato, sia mandato in Cipro al governo délia compagnia de cavalli cinquante, cbe 
35 era del detto Dimitri Manessi col medesimo stipendio de ducati cento, et moza 
dusento d* orzo ail* anno, che haveva esso Dimitri, il quai stipendio gli debba 
principiar da questo giorno in poi. 

De parte . . . 169 de non ... 3 non sinceri ... 2 

(Senato Mar, XXXVII, f. 6). 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANÎIA 111 



DCXCIII. 1565, 22 Marzo. 

Che il strenuo Zuanne Vasconi sia eletto al governo délia Strathia deir isola 
nostra del Zanthe, con li carichi, et preheininentie che haveva il q. strenuo Do 
menego Vasconi suo padre, et con la provisione de ducati trentadoi ail* anno alla 
caméra délia Cephalonia. 5 

De parte ... 177 de non ... non sinceri ... 1 

(Senato Mar, XXXVII, f. 6). 

DCXCIV. 1565, 22 Marzo. 

Che il strenuo Zuanne Cocicha sia eletto capitano delli trenta Strathioti, cioè 
quindese ordinarii, et quindese estraordinarii nelf isola nostra del Zanthe, col sti- 10 
pendio de ducati sedese air anno che haveva il strenuo Nicole Cocicha suo padre, 
al quai suo padre debba per l' avvenir cessar il stipendio sopradetto. 

De parte ... 174 de non ... 1 non sinceri ... 2 

(Senato Mar, XXXVII, f. 7). 

DCXCV. 1565, 22 Marzo. 15 

Che alli strenui Dimitri, et Nicolô Lusi da Lepanto, habitanti in la Cephalonia, 
per li meriti del strenuo Zuan Lusi suo padre, et servitio loro prestato senza sti- 
pendio di sorte alcuna, gli siano deputati di stipendio ducati tre per uno per paga, 
a paghe sei air anno, et 1* orzo per li loro cavalli, dovendo esser pagati delli 
istessi denari, che vien pagato esso suo padre. Che al strenuo Pietro Barbato, 20 
che ha servito già molti anni la Signoria nostra nelle compagnie a Corfù, insieme 
col q. Agustin Barbati governator délia Strathia, sia accresciuto di stipendio du- 
cati tre per paga, appresso il stipendio, che ha de ducati quattro, si che 1' habbi 
de qui in poi ducati sette, da essergli pagati deir istessi danari, che gli sono 
pagati gli altri quattro. 25 

De parte ... 172 de non ... 2 non sinceri ... 

1565, 22 Marzo in Coll. 
De parte ... 19 de non ... 2 non sinceri ... 1 
Ballotata quantum ad stipendia. 

(Senato Mar, XXXVII, f. 7). 30 

DCXCVI. 1565, 2 Zugno. 

Che al strenuo Stâmati Combatecra, per il buono, et diligente servitio suo 
prestato alla Signoria nostra alla Zaffalonia senza salario alcuno, gli sia coucesso 
un luoco primo vacante a cavallo nelle compagnie délia Zaffalonia, col salario 
ordinario, et orzo solamente. 35 



112 MONUMENTA HÎSTORIAË HELLENICàE 

Item, che al strenuo Benelto suo fratello sia concesso un luoco nelle dette 
compagnie, che venirà prima a vaccare dal 1366 in poi, et non prima, col salario, 
et orzo ordinario solamente, di quello, in luogo del quale lui haverà da entrare, 
Che al strenuo Nicolô Coda, âgliuolo che fu del strenuo Nica Coda, morto 
5 ultimamente alla custodia di Corfù, gli sia concesso un luogo primo vaccante dal 
1566 indietro, et non prima, delli cinquanta Strathioti neir isola nostra di Corfu, 
col stipendio, et orzo ordinario solamente. 

Hieronimo Grimani k. proc. S. del Cons. Piero Loredan S. de T. F. Gabriel 
Correr Savio a i Ordeni. 
10 De parte . . . 149 de non ... 5 non sinceri ... 7 

1565, 21 Marzo in Coll. 
De parte ... 17 de non ... 4 non sinceri ... 3 / 4 

(Senato Map, XXXVII, f. 15). 



DCXCVH. 1565, 8 Zugno. 



15 Che attento la longa et bona servitu del strenuo et fedel Theofilo Zervo de 

Zorzi, Modoneo, fatta per molti anni continui neir isola nostra délia Zaffalonia, 
imitando lo vestigie de 1 suoi maggiori, si corne particolarmente dalle scritture, et 
fede hora lette, questo conseglio ha inteso, gli sia concesso un luogo di Stradioto 
primo vacante nella predetta isola délia Zaffalonia, dopo adimpiti le altre spetta- 
20 tive fin* hora concesse, intendendosi in quai si voglia délie compagnie, che ser- 
veno, et sono deputate in ditta custodia, cosi provisionate corne decimalL acciô 
che con tal mezo possa tanto più prontamente continuar nel buon servitio pre- 
stato fin 1 hora alla Signoria nostra. 
Marc' Antonio Barbaro S. de T. F. 
25 De parte . . . 163 de non ... 2 non sinceri ... 8 

1565, 26 Maggio in Coll. 
De parte ... 23 de non ... 1 non sinceri ... 

(Senato Mar, XXXVII, f. 16). 



DCXCVIII. 1565, 30 Zugno. 



30 Che attesa la captività, et buon servitio del fedel nostro Attanasio q. Chri- 

stodulo da Napoli di Romania, prestato alli consoli nostri nel Cayro, et l'alte- 
statione, che ne ha fatto li officiali nostri aile Rason Vecchie, corne dalla sup- 
plication sua, et scritture hora lette, questo conseglio ha inteso, li sia concessa 
espettativa d' un officio delli riservati a 1 Napolitani primo vacante, cosi in questa 

35 città, corne fuori, da ducati cinque in zoso al mese, dapoi adimpite tutte le altre 
simili fin' hora concesse a Napolitani, et Malvasioti, da esser posta in nome di 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 413 

quello, che esso nominerà al tempo délia vacantia, non potendo lui in niun tempo 
dimandar altro per conto delli rneriti, o béni suoi Iassati, corn* è conveniente. 

Hieronimo Grimani k. proc. S. del Cons. Zuanne Trivisan S. alli Ordeni. 
De parte ... . 132 de non ... 3 non sinceri ... 8 

Lecta. Coll. die 18 Junii 1565. 5 

(Seuato Mar, XXXVII, f. 22). 

DCXCIX. 1565, 7 Décembre. 

Che per la longa captivité, et béni persi da Zorzi Lusi q. Lécha da Napoli 
di Romania, corne dalla supplicatione sua, et attestatione delli officiali nostri 
aile Rason Vecchie hora lette si è inteso, gli sia per autorità di questo Conseglio 10 
concesso una espettativa d' un officio primo vacante, cosi in questa città, corne 
fuori, di ducati tre in quattro in circa al mese, dapoi adimpite tutte le altre an* 
hora concesse a Napolitani, et Malvasioti, da esser posta al tempo délia vacantia 
in nome suo, non possendo lui dimandar per le cause sopradette in niuno tempo 
cosa aie una, com'è conveniente. 15 

De parte . . . 107 de non ... 12 non sinceri ... 5 

1565, 27 Augusti Lecta Collegio. 
1565, 5 Novembris L. C. 
Factae fuerunt litterae patentes die 9 suprascripti. 

(Senato Mar, XXXVII, f. 115). 20 

DCC. 1566, 2 Marzo. 

È cosi a proposito per la casa nostra deir arsenal il ricordo del fidel nostro 
Zuanne Ventrame da Napoli di Romania di operare talmente, che le nostre galee 
cosi vecchie corne nuove non si scavezzeranno, ne descazeranno punto dal suo 
sesto, ma dureranno molto più tempo di quello che fanno al présente con bene- 25 
ficio grandissimo délia Signoria nostra, che non si deve mancare d* esperiraen- 
tarlo, et di riconoscere il supplicante, di quel modo, che si conviene ; perô 
L' anderà parte, che con Y autorità di questo Conseglio sia preso, che ogni volta, 
che '1 ricordo che sarà dato dal fidel nostro Zuanne Ventrame di fare, che le 
galee nostre, cosi vecchie, corne nuove, non si scavezeranno, ne discazeranno 30 
dal sesto, col quale esse saranno state faite, et ritornate nel suo sesto quelle 
che fussero scavezzade, et discazude, sia posto in essecutione, et ritrovatolo di 
riuscire in una délie nostre galee, per tutto un viaggio longo, siano ad esso 
Zuanne concessi di provisione ducati dièse al mese delli denari délia Signoria 
nostra in vita sua, et con facultà di poter disponer di essi per anni tre, dapoi la 35 
sua morte, non altrimente che di cosa sua propria, li quai ducati dièse al mese gli 
debbano cominciar a correr dal giorno che '1 darà principio ad operare, ma perô 
non gli debbano esser pagati, et non dapoi che sarà finito il viaggio longo di detta 

Vol. IX. 15 



114 MONTMENTA HISTORIAE HELLENICaE 

galea, et approbalo con H due terzi délie ballote del Collegio nostro il predetto 
ricordo, corne è convergente. 

De parte . . . 128 de non ... 24 non sinceri ... 21 
De parte ... 116 pende de non ... 38 non sinceri ... 20 

L. C. die 23 Febbr. 1565. 

1566, 2 Marzo in Collegio. 

De parte ... 24 de non ... non sinceri ... 1 

(Senato Mar, XXXVII, f. 131). 



DCd. 1566, 18 April. 



10 Che al fedel nostro Giacomo Mettaxà, il quale ha servilo la Signoria nostra 

nella compagnia del q. strenuo Stamati Masaracchi nell' isola nostra di Ceffalonia, 
sempre con buonissimi cavalli, senza alcuna sorte di stipendio, di provision^ o di 
essentione, ma solaraente con speranza di farsi atto al servitio nostro, per esser poi 
connuraerato tra quei che serveno la Signoria nostra, sia con Tautorità di questo 

15 Conseglio concesso il luogo, che havea il strenuo Zuanne Masaracchi, che hora 
vacca, per esser esso Zuanne stato eletto capo di detta compagnia, in luogo del 
predetto q. strenuo Stamathi, con stipendio de ducati quattro per paga, a paghe 
otto air anno, li quali gli siano pagati di quel modo, che era pagato il detto 
Zuanne, acciô che esso Mettaxà possa continuar nel servitio nostro, si corne 

20 hanno fatto li suoi passati. 

De parte ... 161 de non ... 2 non sinceri ... 1 

• 1566, 22 Marzo in Coll. 

De parte ... 21 de non ... non sinceri . . . 1 */ A 

1566, 4 Aprile Lecta Collegio. 

25 Factae fuerunt litt. prov. Cephaleniae et suce, in forma die supr. 

(Senato Mar, XXXY1I, f. 142). 



DCCII. 1566, 11 Mazo. 



Le fedel opération fatte in moite occasion per Luca Sdrigna délia Zaffalonb, 
et li molti meriti delli sui, non si havendo sparagnato in tutte quelle cose, che 

30 sono occorse a beneficio délia Signoria nostra, si corne da piii fede si è chiara- 
ramente visto, ricercano, che verso la persona sua sia usata délia solita muni- 
fleentia délia Republica nostra ; perô essendo vaccato il loco di capo di Cavalla- 
rotti nell' isola predetta dalla Zaffalonia, officlo esercitato da lui, et dalli sui 
maggiori, con molta diligentia, et fede, per longo tempo, L* anderà parte, che per 

35 autorità di questo Conseglio il sopradetto Luca Sdrigna sia eletto capo di Ca- 
vallarotti nell* isola délia Zaffalonia, cou tutti li modi, carichi, utililà, et salarii 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 115 

soliti, et consueti, et pertinent a detto officio, di che ne sia dato aviso al Prov- 

veditor présente, et successori, acciô che cusi habbino ad osservar et esseguir. 

De parte . . . 124 de non ... 3 non sinceri . , . 5 

1566, 27 Aprilis L. C. 
F. f. litt. in forma 12 sup. 5 

(Senato Mar, XXXVII, f. 147). 

DCCIII. 1566, 20 Settembre. 

Essendo a proposito dar espeditione alli infrascritti Strathiotti, beneraeriti 
délia Signoria nostra, acciô che possino ritornar aile case loro : L' anderà parte, 
che con l'autorità di questo Conseglio sia concessa espettativa d'un luogo a 10 
cavallo primo vacante nelle compagnie che serveno a cavallo nell' isola nostra 
délia Ceffalonia al fidel nostro Jacomo Dallaporta, col stipendio ordinario, et 
r orzo secondo il solito, et questo da poi le altre fin* hora concesse, et entrato 
che egli sia nelli disdotto anni. 

Item al fidel nostro Zuanne Carandino sia concessa espettativa d' un luogo 15 
a cavallo primo vacante, da poi le altre fin' hora concesse, di ducati quattro per 
paga, a paghe otto all'anno, di quelli descritti nell'isola délia Ceffalonia. 

Item al fidel nostro Staraatti Rossolimo espettativa d'un luogo a cavallo, 
dapoi le altre fin* hora concesse nell* isola nostra délia Ceffalonia, nella compa- 
gnia del strenuo capitaneo Fuccà, col stipendio ordinario de ducati quattro per 20 
paga, a paghe otto all'anno. 

Item al fidel Zuan Antonio Antipa sia concessa espettativa d* un luogo 
primo vacante, dapoi le altre fin 1 hora concesse nell' isola nostra délia Ceffalonia 
di ducati quattro per paga, a paghe otto ail* anno, iuxta il consueto. 

Item al fidel Jani del q.m Antonio Cazzaiti sia concessa espettativa d* un 25 
luogo primo vacante, dapoi le altre fin* hora concesse nell* isola nostra délia Cef- 
falonia de ducati quattro per paga e paghe otto ail* anno. 

Item al fidel Piero Bendeni sia concessa espettativa d*un luogo a cavallo 
primo vacante, dopoi le altre fin' hora concesse nell' isola nostra di Corfù, non 
eccedendosi perô il numéro limitato. 30 

De parte ... 141 de non ... 9 non sinceri ... 5 

F. f. patentes omnibus suprascriptis. 

(Senato Mar, XXXVII, f. 190). 

DCCIV. 1566, 26 Settembre. 

Ritrovandosi la compagnia del q.m Lecca Barbati di cavalli dodese nel- 35 
l' isola nostra di Corfù senza capo, per la morte del sopradetto Lecca, è necessario 
provederli di persona atta a tal carico in loco suo; perô, L' anderà parte, che 
sia creato capo di detta compagnia il strenuo Atanasio Carula, fu luogotenente 
del q.m strenuo Dimitri Cladà governator délia Strathia di quell' isola nostra, 
del valor et sufficientia del quai si ha relatione, che dalle scritture hora lette 40 



H 6 MONUMENT A HISTORIAE HELLEN1CAE 

questo conseglio, il quale haver debba ducaii otto per paga di stipendie*, mentre 
egli servira la Signoria nostra, corn près a la biava, a paghe otto ail* anno. 
De parte ... 151 de non ... 3 non sinceri ... 3 

1566, 20 Settembre in Collegio. 
De parte ... 21 de non ... 1 non sinceri . . . 0*f A 
F. f. litL reg. Corcyrae et suce. 27 sup. 

(Senato Mar, XXXMI, f. 193). 



DCCV. 1566, 28 Settembre. 

A xviij del mese d'April prossimo passato fu conceduto per questo Con- 

10 seglio al fidel nostro Giacomo Mettaxà dalla Ceffalonia il luogo, cbe havea il 
strenuo Zuanne Masaracchi, con stipendio di ducati quattro per paga, a paghe 
otto air anno, acciô che egli, che per molti anni havea servi ta la Signoria no- 
stra senza stipendio alcuno, tenendo senipre uno bonissimo cavallo, potesse sentire 
il frutto délie sue fatiche ; la quai concessione non haveudo potuto haver luogo, 

15 per esser il detto Giacomo subito a casa sua mancato di questa vita, prima ch'egli 
havesse presentate le lettere di questo Conseglio a quel Reggimento nostro, è 
convenevole concéder il medesimo luogo al strenuo Christoforo Mettaxà suo fra- 
tello, giovane di buona speranza, et atto a servire la Signoria nostra, il quale 
humilmente lo ha supplicato, per continuar nella fede delli sui progenitori ; pero 

20 1/ anderà parte, che con l' autorità di questo Conseglio sia concesso al predetto 
fedel nostro Christoforo Mettaxà il luogo, che era stato concesso a xviij d'April 
prossimo passato al predetto q.m Giacomo suo fratello, con stipendio di ducati 
quattro per paga, a paghe otto ail* anno, li quali gli siano pagati di quel modo, 
che sarebbe stato fatto al detto q.m suo fratello, acciô che con questo mezzo egli 

25 possa dimostrar il valor suo in servitio délia Signoria nostra. 

De parte ... 140 de non ... 7 non sinceri ... 6 

L. C. 28 Septembris 1566 
De parte ... 19 de non ... 1 non sinceri ... 1 8 / 4 

(Senato Mar, XXXVII, f. 195). 

30 DCCVI. 1566, 19 Ottobre. 

Che per le cause narrate nella supplicatione hora letta del fidel nostro, et 
strenuo Dimo Dorisa da Malvasia, sia con 1* autorità di questo Conseglio concesso 
al detto Dimo il luogo di servire a cavallo nelF isola nostra délia Ceffalonia, che 
tuttavia possiede il strenuo Nicolô Dorisa suo barba nella compagnia del strenuo' 
35 Apostolo Vigneri, ogni volta perô che '1 detto Nicolô contentera alla presentia di 
quel Rettor nostro, che cosi segna, renontiando liberamente il detto suo luogo, 
si che per questa cagione la Signoria nostra non venga ad accrescer spesa di sorte 
alcuna, acciô che il detto Dimo, che è giovene di buona speranza, possa eserci- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 117 

tarsi nelli servitii délia Signoria nostra, corne ha fatto li suoi progenitori, et il 
sopradetto suo barba, fatto impotente per la molta sua età. 
Hieronimo Grimani k. S. del C. Marco Foscolo S. di T. F. 

De parte ... 153 de non ... 1 % non sinceri ... 6 

In Collegio die 7 Octobris 1566. 5 

De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 3 3 /i 
F. f. litt. prov. Cephaleniae et suce, die sup. 

(Senato Mar, XXXVII, f. 200). 

DCCVII. 1567, 24 Marzo. 

Che per autorità di questo Conseglio al fldelissimo nostro Antonio Caluclco da 10 
Napoli di Romania, il quai attrovandosi schiavo de Turchi al tempo délia consigna- 
tione délia predetta città, et per molti anni dapoi, ha perduto tutti li suoi béni, et 
non ha per essi conseguita ricompensa alcuna, sia concessa espettativa di un of- 
flcio primovacante delli riservati a Napolitani, et Malvasioti, di valuta di ducati tre 
in quattro al mese in vita sua ; il che se intendi esser per total ricompensa delli 15 
predetti suoi béni, et ricognitione delli meriti suoi con la Signoria nostra, dapoi 
perô le altre espettative fin* hora concesse a Napolitani, et Malvasioti. 

Il simile etiam sia concesso a Thodarin q.m Nicolô Aselleto da Napoli di 
Romania, il quale al tempo deir assedio délia detta città nella guerra Turchesca 
fo preso, andando con un navilio per vittuarie in Candia, et è stato schiavo di 20 
Turchi per vinticinque anni continui, et alla consignatione délia ditta città ha 
perduti tutti li sui béni : dechiarando che tal concessione se intendi ha ver luogo 
dapoi le altre espettative fin* hora concesse a Napolitani, et Malvasioti, et dapoi 
la sopradetta del sopradetto Antonio Calucico, et sia in ricompensa delli béni da 
lui abbandonati, et in ricognitione delli meriti, che ha colla Signoria nostra. 25 

De parte ... 151 de non ... 5 non sinceri ... 7 

1564, 24 Maii L. C. 

Ultima Junii L. denuo in Collegio. 

1566, 18 Novembris L. C. 

(Senato Mar, XXXVIII, f. 14). 



30 



DCCVIII. 1567, 10 Mazo. 



* Ha servito con tanta fede la Signoria nostra il q.m Proghono Luchissa 
Strathioto, che raeritô per questa, et per li béni lassati a Napoli di Romania di 
esser ricompensato da questo Conseglio di honesta provisione, la quai essendo per 
la morte di esso cessala, ne restando hora alcun modo alla povera famiglia sua 35 
di poter vivere, è conveniente usar verso il flgliuolo di questo la solita benignità 
nostra, dandogli animo con l' esempio del padre di ben servir la Signoria nostra : 
perô, L'anderà parte, che a Michali, flgliuolo del sopradetto Proghono Luchissa, sia 
concessa provisione di ducato uno, et raezo per paga, a paghe otto air anno, da 
essergli dati dalla Caméra nostra di Zara, fino che sia pervenuto in età di poter 40 



118 MONUMENT A HISTORIAE HELLENICAE 

esser descritto in una délie compagnie che serveno a cavallo in Dalmatia, con quel 
stipendie*, che ail* hora parera a questo Censeglio, nel quai caso gli debba cessar 
la provision sopradetta, et délia présente délibération sia data notitia a i Rettori 
nostri di Zara, et successori, perché cosi sia da loro esseguito. 
5 Hieronimo di Prioli S. di T. F. 

De parte . . . 158 de non ... 13 non sinceri ... 11 

1567 a 12 di Marzo in Collegio. 
De parte ... 17 de non ... 1 non sinceri . . • 1 4 / 5 

1567, 13 Aprilis relecta Collegio, 
10 F. f. litt. Rect. Jadrae et suce, xi sup. 

(Senato Mar, XXXVItl, f. 21). 

DCCIX. 1567, 26 Zugno. 

Ha cosi honorevolmente, et con tanta fede servito la Signoria nostra il ca- 
pitano Camillo Stella in diversi luoghi, ne i quali è statb mandata, et massimamente 

15 nella fortezza di Corfu per doe volte in te m pi sospetti, et d' importantia, dove andô 
con mol ta prontezza, non havendo risguardo a spesa, overo ad interesse alcuno, 
et havendo l'ultima fiata cosi nell'andar, corne nel ritorno suo da Corfu per for- 
tuna perduto tutto quello, ch* egli portava seco, solamente attendendo alla con- 
servatione di groppi de danari délia Signoria nostra, li quali gli erano stati con- 

20 signati, et egli li présenté bollati, et ben conditionati al Provveditor nostro General 
Barbaro, ch' egli mérita d' esser intertenuto, et in alcun modo riconosciuto : perô 
L* anderà parte, che '1 sopraditto strenuo Camillo Stella debba esser posto uel 
numéro delli dodeci governatori, et al présente sii mandata in Dalmatia per ri- 
veder, governar, et far disciplinare l' ordinanze di quel la provincia con stipendio 

25 de ducati trenta per paga per la persona sua, a paghe otto all'anno, raentre 
ch' egli servira in questo carrico, et governo. 

De parte . . . 106 
1567 21 Junii L. C. 

(Senato Mar, XXXVIII, f. 29). 

30 DCCX. 1567, adl ultimo Zugno. 

Che attesi li meriti délia fameglia di Vinari da Napoli di Romania, et il valor 
in diverse occasioni dimostrato dal ca pi ta no Zorzi Vinari, siano per autorità di 
questo Conseglio eletti li strenui Dimitri, et Elia figliuoli di esso capitano Zorzi, 
Capi ogn'uno di loro di quel numéro di cavalli, che parera a questo Conseglio, non 
35 eccedendo perô il numéro di vinticinque da esser fatti, quando venirà V occasione, 
et ricercherà il bisogno. 

De parte . . . 15& de non ... 5 non sinceri ... 8 

L. C. 14 Aprilis 1567. 

(Senato Mar, XXXVIII, f. 29). 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTlA H9 



DCCXI. 1567, 30 Zugno. 

Che attesi li meriti del fedel nostro Zuanne Sagomalà da Napoli di Romania, 
dechiariti nella sua supplicatione hora letta, sia con Tautorità di questo Conseglio 
concesso a Theodosio suo figliuolo in vita sua, et per sustentation délia famiglia 
del detto Zuanne espettativa d'una délie dui infrascritte chiese, che sono di jus pa- 5 
tronato délia Signoria nostra neir isola nostra del Zanthe, la prima vacante, da 
poi le altre espettative simili fino al présente concesse, ciô è la chiesa délia Ma- 
donna Xerocastellitissa, et la chiesa délia Madonna Fiolitissa, essend' egli obli- 
gato, si corne si è offerto il detto Zuanne, officiarla di quel modo, che si con- 
viene : di che sia data notizia al Regimento nostro del Zanthe, et successori, 10 
perché al tempo délia vacantia debbano dar il possesso délie due chiese al pre- 
fato Theodosio, conservandolo in quello in vita sua, si corne ad altri in simili 
casi è stato conceduto, et consigliano li dui ultimi Rettori stati al governo di 
queir isola nostra. 

De parte . , . 150 de non ... 6 non sinceri ... 4 15 

L. C. 27 Junii 1567. 

(Senato Mar, XXXY11I, f. 30). 

/ DCCXII. 1567, 12 Lugio. 

Fu Y anno 1542 a xxij di Lugio per questo Conseglio concesso al fedel 
nostro Manoli Calogierà da Napoli di Romania in premio delli meriti suoi, et 20 
béni lasciati nella detta sua patria i'officio dinnassaro alla Ternaria Nuova col 
salario, modi, conditioni, carghi, et obligationi con le quali 1' havevano esser- 
citato et posseduto tutti li altri precessori suoi, et havendo egli ignaro del sa- 
lario goduto esso officio molto tempo con le utilità delli incerti solamente, parse alli 
Visdoraini nostri d'essa Ternaria Nuova di assignarli di salario ducati doi al raese 25 
delli danari delli Datiarii, li quali gli furono poi confirmati dalli Governatori 
nostri dell'entrade, considerando loro, che esso massaro non poteva viver con 
le utilità solamente, et essendosi dapoi ritrovato, che li precessori suoi havevano 
di salario ducati tre al mese, corne dalla supplicatione sua, et risposte delli predetti 
Governatori dell' intrade, et cinque Savii nostri sopra la mercantia hora lette, 30 
questo Conseglio ha inteso, è ben convergente essaudir la giusta dimanda sua ; 
perô L' anderà parte, che sia commesso alli predetti Governatori nostri dell'en- 
trade, che de caetero debbano far metter in polizza del detto datio délia Ter- 
naria Nuova ad esso Manoli Calogierà massaro del ditto officio ducati tre al mese, 
si corne havevano li precessori suoi, dechiarando che per conto del tempo pas- 35 
sato di esso salario egli non possi dimandar cosa alcuna, dovendo anco cessarli 
li predetti ducati doi, che gli furono concessi per detti Visdomini, et Governatori 
dell'entrade, si che neH*avvenir non conseguisca altro di salario, lui, et sui 
successori, che li predetti ducati tre al mese, acciù che la concessione nostra 



120 MONUMENT A HISTORIAE HELLENICAE 

sopradetta del 1542, sia in tutto et per tutto esseguita, coroe è mente, et inten- 
tione nostra. 

Andréa Badoer S. del C. Alvise Grimani S. di T. F. Jacomo Marcello S. 
a i Ordeni. 
5 De parte . . . 167 de v non ... 7 non sinceri ... 6 

1567, 25 Junii in Collegio. 
De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 1 

R. die 12 Julii 1567. 

(Senato Mar, XXXVIII, f. 33). 

10 DCCXIII. 1567, 13 Settembre. 

Che per autorità di questo Conseglio al fedel nostro Costantin q.m Dimitri 
Calogierà da Napoli di Romania, fatto schiavo di Turchi nel tempo deir assedio 
di quella città, da quelli per forza retagliato, et ultiraamente fuggito dalle loro 
mani, corne per la supplicatione sua, hora letta, questo Conseglio ha inteso, sia 
15 concessa espettativa di uno delli officii riservati a Napolitani, et Malvasioti, di 
ducati tre in quattro al mese, cosl in questa nostra città, corne di fuori, primo 
vacante, dapoi le altre espettative simili, fin* hora concesse, in viU sua : dechia- 
rando che questa concessione se intenda esser, cosi per li suoj meriti, corne anco 
in total ricompensa delli béni da lui abbandonati, corne è conveniente. 
20 Do parte • • • 145 de non ... 17 non sinceri ... 9 

L. C. 15 Aprile 1567. 
R. C. die 27 Julii. 

(Senato Mar, XXX VIII, f. 46). 

DCCXIV. 1567, 29 Settembre. 

25 Non si deve mancar a honor del Signor Dio di esaudir l'humil supplica- 

tione del fedel nostro Michiel da Napoli di Romania, il quale essendo fuggito 
dalle mani d' infedeli, et ridutto alla fede cristiana, desidera farsi sacerdote, 
corne dalla supplicatione hora letta questo Conseglio ha inteso ; perô L' anderà 
parte, che con 1* autorità di questo Conseglio sia concesso al sopradetto Michiel 
30 da Napoli di Romania, espettativa di una délie chiese che sono di jus patronato 
délia Signoria nostra, nell* isola et città del Zanthe, la prima vacante, dapoi le 
altre espettative fi no al présente concesse, eccettuando perô le chiese de Strivali, 
lo Anaphonitra, et San Nicolô de Forestieri, essendo egli obligato di officiarla di 
quel modo che si conviene. Di che sia data notitia al Regimento nostro del 
35 Zanthe, et successori, perché al tempo délia vacantia gli debbano dar il possesso. 

De parte ... 166 de non ... 5 non sinceri ... 3 

f. f. litt. in forma. 
L. C. 15 sup. 

(Senato Mar, XXXVIII, f. 49,. 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 121 

DCCXV. 1568, 27 Zener. 

È passato molto tempo, che li ducento vinticinque Strathioti, che serveno 
la Signoria nostra neir isola nostra délia Ceffalonia, si ritrovano senza Gover- 
natore, da che nasce ch* essi non sono cosi bene disciplinati, corne séria il bene- 
ficio délie cose nostre ; a che dovendosi provedere, et havendosi havuta ottiraa 5 
informatione del valor, et sofficiéntia del strenuo cavallier Soffianô Eudemono- 
giani nobile di Mal vas ia, Gapitano al présente délia Slrathia nostra dalla Canea, 
dove ha dato buonissimo saggio délia sua esperienza, con satisfattion grandis- 
sima di quel Regimento nostro, et di tutta quella città, oltra moite altre egregie 
operationi fatte per li sui antecessori, et per lui istesso, si corne dalla supplica- 10 
tione sua hora letta qucsto Conseglio ha inteso, et è anco attestato per moite 
fede di diversi Rettori nostri, stati in essa città : perô L* anderà parte, che per 
autorità di questo Conseglio il sopradetto strenuo cavallier Soffianô Eudemono- 
giani, sia deputato per governatore delli Strathioti nell* isola nostra délia Ceffa- 
lonia, essendo certi, che con il valore, et esperienza sua serano disciplinati 15 
secondo il desiderio, et bisogno délie cose nostre, al quale per stipendio délia 
sua persona siano assignati ducati vinti per paga, a paghe otto air anno, che 
è il medesirao stipendio, che era pagato al suo precessore. Di che ne sia dato 
avviso al Regimento nostro délia Ceffalonia, et successori, acciô che da quella 
Caméra gli siano pftgati di tempo in tempo, corne è convenante. 20 

De parte ... 147 de non ... 4 non sincéri ... 8 

L. C. 24 supr. 
F. f. litt. die sup. 
(Senato Mar, XXXVIII, f. 69). 

DCCXVL 1568, 22 Aprile. 25 

Che al povero Àpostolo Parandà q.m Michali da Napoli di Romania, il quale 
nell'assedio di quella città, portando in essa vittuarie, fu fatto pregione, et è 
stato schiavo anni quindeci continui, havendo per ciô perso tutti li suoi béni, 
corne dalla supplicatione, et risposta delli officiali aile Rason vecchie, hora lette 
questo Conseglio ha inteso, sia concesso espettativa di uno officio primo vacante 30 
fuori di questa città, dapoi le altre fin* hora concesse a Napolitani et Malvasioti, 
de ducati quattro in cinque al mese, da esser posta al tempo délia vacantia, in 
nome d' uno suo figliuolo in vita di quello per sustentation di esso suo padre, et 
tutta la fameglia, il che sia per total ricompensa delli béni suoi, lasciati in quella 
città, per li quali non possi in alcun tempo più diraandar cosa alcuna. 35 

De parte ... 138 de non ... 5 non sinceri ... 8 
1567, xi Martii L. C. R. die 7 Aprilis. 
1567, 13 Septembr. R. Collegio. 
27 Decembris R. C. 1568, 3 Âprilis R. Collegio. 

(Senato Mar, XXXVIII, f. 89). 40 

Vol. IX. 16 



122 MONUMENTA HISTORIAE ttELLENICAE 



DCCXVII. 1568, 8 Mazo. 



Al Provveditor délia Ceffalonia, et successori. 

Fra le altre cose che Noi col Senato nostro concedessimo alli fedeli, et be- 

neraeriti nostri Zorzi Vinaro Capitano di Stratbioti padre, et a Dimitri, Elia, et 

5 Apostolo figliuoli, era, che essi figliuoli dovessero entrare per Strathioti nelli 

primi luoghi, che venissero a vacare nelle due compagnie che serveno in quel 

luogo délia Ceffalonia, uno dopo 1* altro per età, si corne veniva la vacantia, con 

assignatione di ducati quattro per paga per cadauno, a paghe otto ail* anno, oltra 

l'orzo, si corne per essa concessione di vj di Marzo 1567 è particolarmente 

10 dechiarito : Et perché il strenuo Dimitri Vinari, uno di detti fratelli, comparso 

innanzi di Noi, cosi per nome suo, corne anco per nome àeV strenuo Elia suo 

fratello, ci ha ricercati a darvi ordine, che quando venirà la vacantia delli primi 

luoghi, voi habbiate a rimetter in essi cadauno di detti fratelli, con tutte le 

conditioni dechiarite nella prefata loro concessione ; perô volemo, et cosi col- 

15 l' antedetto Senato vi dicemo, che debbiate esseguire al tutto, per esser taie la 

volontà nostra, acciô che li predetti fratelli habbiano ad esercitarsi nel servi tio 

nostro, fino a tanto che potranno fare le compagnie di cavalli, che loro habbiamo 

concesso col medesimo Senato. Has autem etc. 

De parte . . . 157 de non ... non sinceri ... 3 
20 1568 die 4 Martii L. C. 

1568, 3 Aprilis Ret. Collegio. 
(Senato Mar, XXXVIII, f. 96). 



DCCXVIII. 1568, 8 Mazo. 

» 
Al Provveditor délia Ceffalonia, et successori. 
25 Si è doluto modestamente al presentia nostra il fedel nostro Birri Coda q.m 

Gigni da Malvasia, uno delli quattro provvisionati alla custodia di quelf isola 
nostra, che Voi per la grave sua età l' habbiate privato del detto carico suo, 
supplicandone d' esser in quello rimesso, la quai dimanda parendone honesta, 
havemo voluto farvi le presenti nostre, commettendovi col Senato, ch' essendo 
30 egli stato da Voi casso per la vecchiezza sua, et non per altra causa, debbiate 
rimetterlo alla detta sua custodia, delli quattro provisionati predetti, essendo 
. ferma intention nostra, ch' egli mentre viverà, godi questo carico di quel modo, 
che gli lo concedessimo col detto Senato fino del 1541 a x di Décembre, et cosi 
esseguite. 
35 De parte ... 140 de non ... non sinceri ... 6 

1568, 9 Aprilis L. C. 

(Senato Mar, XXXVIII, f, 96). 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTJA 123 

DCCXIX. 1568, 3 Luglio. 

Che per li buoni portamenti, et servitù del strenuo Andruzo Combotechera, 
che serve per locotenente nella compagnia del strenuo Alessandro suo padre, * 
capo de cavalli cinquanta neir isola nostra délia Ceffalonia, sia per autorità di 
questo Conseglio aggiunto al stipendio, che esso Andruzzo ha al présente di ducati 5 
tre, ducato uno per paga, si che siano in tutto ducati quattro, il quai ducato gli sia 
pagato delli medesimi danari, ch* è pagato al présente. 

Hieronimo Grimani k. P. S. del C. Lazaro Mocenigo S. a i Ordeni. 
De parte . . . 161 de non ... 2 non sinceri ... 1 

1568, 9 Marzo in Collegio. 10 

De parte ... 20 de non ... 2 non sinceri . . . 4 /s 
R. C. die 20 Aprilis 1568. Item L. C. 1 Julii 1568. 

F. f. litterae die 4 sup. 

(Senato Mar, XXXV11I, f. 117). 

DCCXX. 1568, 28 Settembre. 15 

Che per le cause narrate nella supplicatione hora letta a questo Conseglio 
del fedel et strenuo Pietro Suli da Malvasia, sia con Y autorità di questo Conseglio 
concesso al detto Piero il luogo di servir a cavallo nell* isola nostra délia Ceffalo- 
nia, che il strenuo Dima Suli suo padre possedeva nella compagnia del strenuo 
Apostolo Vignari, con i ducati quattro per paga, che furno assignati al detto suo 20 
padre, quando fu mandato de li, acciô che egli possa esercitarsi ne i servitii délia 
Signoria nostra, corne hanno fatto i suoi progenitori, et similmente il detto 
suo padre. 

Agustin Barbarigo S. del C. Jacomo Surian k. S. di T. F. Vicenzo Gra- 
denigo S. a i Ordeni. 25 

De parte . . . 160 de non ... 3 4 / 5 da 150 in su non sinceri ... 2 

1568, alli 29 Marzo in Collegio. 

De parte ... 20 de non ... 1 non sinceri ... 4 / h 

alli 3 d'April R. in Coll. alli 10 di Luglio R. in Coll. 

(Senato Mar, XXXV11I, f. 141). 80 

DCCXXI. 1569, 18 Zugno. 

Ha humilmente supplicato la Signoria nostra il fedel nostro Emanuel Mor- 
mon, nobile di Napoli di Malvasia, che per li raolti meriti et fidelissime operationi 
délia sua faraeglia, et il buono, et diligente servitio, ch* egli ha prestato, et tuttavia 
presta alla Signoria nostra, corne avvocato fiscale nella città délia Cania, vogliamo 35 
esser contenti concedergli la nobiltà Cretense ; onde essendo conveniente dargli 
questa honesta satisfattione, si corne consigliano anco li Rettori nostri, che sopra 
ciô hanno detto la loro opinione : perô L' anderà parte, che per autorità di questo 



124 MOMJMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

Consegiio sia concesso al sopradetto Emanuel Morraori la nobeltà Cretense, et suoi 
descendent! legittimi, possendo goder di quei officii, et beneficii, che godeno li 
altri nobeli Cretensi. 

De parte ... 171 de non ... 2 non sinceri ... 7 
5 L. C. die sup. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 28). 

DCCXXII. 1569, 5 Luglio. 

Che attese le cose narra te nella supplicatione, et contenute nelle fede hora 
lette, sia concesso, al fedel nostro Michiel Masarachi da Napoli di Romania un 
lô luogo di Strathioto primo vacante, dapoi altre simil espettative fin* hora concesse 
nelle compagnie de Strathioti che serveno nell' isola nostra di Corfu, dovendo, 
quando egli intrarà in detto luogo, servir con un buon cavallo, et livrar il me- 
desimo stipendio, che hanno li altri Strathioti in detta isola deputati. Et cosi sia 
imposto al Bailo, et Provveditor General di Corfu, et successori, che gli debbano 
15 far osservar. 

De parte . . . 139 de non ... 3 non sinceri ... 8 

1569, xi Junii L. C. 4 Julii iterum L. C. 

F. f. litt. patentes die sup. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 32). 

20 DCCXXIH. 1569, 5 Luglio. 

Essendo conveniente dar modo al strenuo Thomaso Musacchi cavallitr, eletto 
Governator délia Strathia nostra di Corfu, di poter andar, et mettersi ad ordine 
per la sua guardia ; perô L' anderà parte, che delli danari deputati al pagamento 
délia Strathia di Corfù, siano dati al predetto strenuo Thomaso in soventione du- 
25 cati dusento, da esser scontati nel suo stipendio, a ducati dièse per paga, si corne 
ha humilmente supplicato, et alli precessori suoi è sta fatto. 

Nicole Da Ponte D. k. S. del C. Vettor Bragadin S. di T. F. 

De parte . . . 139 de non ... 5 non sinceri ... 11 

1569 a p.° Zugno in Collegio. 
30 De parte ... 20 de non ... 2 non sinceri ... 2 

Rep. C. à sup. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 33). 

DCCXXIV. 1569, 16 Agosto. 

Che par autorità di questo Consegiio sia concesso alli figliuoli del q.m Théo- 

35 dôsio Sembricô da Napoli di Romania, attesi i meriti di suoi passati, et del detto 

q.m loro padre, et attività nella quale è stato fino 1' anno 1546, espettativa di 

ùno offtcio fuori di questa cittfc, solito darsi a Napolitani, iuxta la parte del 1542, 

primovacante, dopo adimpite tutte le altre simili espettative fin* hora concesse a 



j 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 125 

detti Napolitani, di ducati cinque in circa al mese, da esser posto al tempo délia va- 
cantia in nome di uno di predetti figliuoli per sostentatione loro, con conditione, 
che venuto che sarà il detto figliuolo al beneficio di detta espettativa, debba ces- 
sar la sovention, che tirano alla Caméra del Zanthe. 

De parte . . . 137 de non ... 8 non sinceri ... 8 5 

1569, 26 Maggio L. in C. alli 19 di Luglio R. in C. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 46). 

DCCXXV. 1569, 16 Agosto. 

Essendo stato per questo Conseglio sotio di ultimo Décembre 1554 confir- 
mato al fidel Chiriachi Nichiforo da Corfù, et soi descendenti, li terreni, che H 10 
furono concessi da ser Stai Zorzi ail' hora Baylo, et Provveditor nostro General 
di Corfu, con obi i go di pagar alla Caméra di Corfîi ducati otto, da perperi dièse 
per ducato, all'anno, et havendo ora esso Chiriachi supplicato la Signoria nostra a 
dechiarir, che fino che vi saranno soi legittimi descendenti mascoli, le femmine non 
possino venir in parte alcuna di essi terreni. L* anderà parte, che restando ferma, 15 
et valida la confirmatione sopradetta, sia dechiarito, che fino che vi saranno legit- 
timi descendenti maschi de Zorzi, et Zuanne, suoi figliuoli, le femmine non possono 
entrar in parte alcuna de ditti terreni, ma siano obligati li mascoli che goderanno 
detti terreni di sustentar et maritar le femmine secondo la loro conditione, et nel 
resto con le obligationi, et dechiarationi, corne nelle dette concessioni, et conflr- 20 
mationi si contiene. 

De parte . . . 138 de non ... 3 non sinceri ... 6 
F. f. le lettere al Bailo et prov. gênerai di Corfù, et successori. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 46). 

DCCXXVI. 1569, 17 Agosto. 25 

Che per li meriti delli maggiori del strenuo et fedel nostro Andréa Peta 
Stradioto Modoneo, et V esperientia, et valore, che è in lui, essendosi per molti 
anni esercitato in diverse guerre d'Italia, si corne dalla supplicatione sua hora 
letta questo Conseglio ha inteso, sia concesso al detto Andréa espettativa di capo 
d v una compagnia de cavalli, che serveno nell* isola délia Ceffalonia, prima va- 30 
cante, dopo adimpiute le altre espettative fin' hora concesse ad altri benemeriti no- 
stri, acciô che con questo mezo l'habbia modo ad imitatione delli predetti suoi mag- 
giori di ben servir la Signoria nostra : Dechiarando, che a questa concessione non 
possi esser derogato per la parte, et concessione fatta per questo Conseglio sotto 
di xvj del mese présente al strenuo Paulo Spatha da Malvasia di una espettativa 35 
di capo de cavalli de Stradioti in Levante. 

De parte . . . 148 de non ... 8 non sinceri ... 17 

die 13 sup. L. C. 
F. f. litt. die 19 sup. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 48). 40 






126 MONUMBNTA HISTORIAE HELLENÏCAE 

DCCXXVH. 1569, 22 Agosto. 

Non si dovendo mancar secondo il benigno instituto délia Signoria nostra 
di riconoscer quelli, che con valore, fede, et honorataraente s'adoperano nelli 
servitii del Stato nostro, si corne fa il strenuo Progono Snati, Capitano d' una 
5 délie compagnie, che ne serveno nell' isola nostra di Copfîi ; perô L'anderà parte, 
che al detto strenuo Progono Snati siano accresciuti ducati doi di stipendio ap- 
presso gli otto, che ha al présente, si che per l' avvenir ne habbi dieci. 

Nicolô Da Ponte D. k. S. del C. Hieronimo di Prioli S. di T. F. Filippo 
Contarini S. a i Ordeni, 
10 De parte . . . 171 de non ... 3 non sinbéri ... 6 

1569, 19 sup. in C. 
De parte ... 18 de non ... non sinceri ... 1 4 /s 
F. f. litt. Regimini Corcyrae, et suce, die sup. 
(Senato Mar, XXXIX, f. 49). 

15 DCCXXVIH. 1569, 7 Settembre. 

Dalla supplicatione hora letta del strenuo Andréa Pontamiti dal Zanthe que- 
sto Conseglio ha inteso il longo, fedel, et valoroso servitio, ch'egli ha prestato 
alla Signoria nostra, per il che essendo conveniente usar verso di lui délia be- 
nignità nostra; L'anderà parte, che al detto strenuo Andréa Pontamiti, sia ac- 
20 cresciuto ducato uno di provisione, appresso li sei, che ha al présente, si che 
per 1* avvenir habbi ducati sette, il quai ducato gli sia pagato dell' istessi danari, 
che gli sono pagati li sei sopradetti. 

Nicolô Da Ponte D. k. S. del C. Hieronimo di Prioli S. di T. F. Filippo 
Contarini S. a i Ordeni. 
25 De parte . . . 158 de non ... 2 non sinceri ... 4 

1569, 19 Agosto in Gollegio. 
De parte ... 18 de non ... non sinceri ... 1 4 /s 

(Senato Mar, XXXIX, f. 51). 

DCCXXIX. 1569, 29 Ottobre. 

30 Al Regimento del Zanthe et successori. 

Habbiamo veduto l'elettione fatta sotto di xvj Maggio prossimamente pas- 
sato dalli nobeli homeni ser Zuanne Dolfin viceprovveditor, et Domenego Piz- 
zamano conseglier di quella città, del fedel nostro Zorzi Vasconi nell' ofdcio del 
Capitaneato di quella piazza, vacato air hora per la morte del q.m fedel nostro 

35 Marc* Antonio Vasconi suo padre, et quello medesimamente, che voi per le vo- 
stre de xiiij del mese passato ci scrivete in questo proposito, et ne siamo riso- 
luti, attesi li meriti de* suoi maggiori con la Signoria nostra, et la bontà, et 
suffictentia sua, si corne in detta elettione vien attestato, di confirmargli corne 



DOCUMENTA STRATHIOTAS* ILLUSTRANTIA 12? 

fecerao, con il Senalo nostro, la suddetta elettione ; perd vi conunettemo con la 
autorità del predetto Senato, che cosi gli habbiate ad osservar con tutti li modi, 
honori, salarii, utilità, et preeminentie al predetto carico, et officio, legittima- 
mente spettanti, et pertinente et fargli osservar da cadauno a chi spetta, invio- 
labilmente. Has autem etc. 5 

De parte . . . 128 de non ... 1 non sinceri ... 1 

Furno scritte le lettere. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 67). 



DCCXXX. 1569, 19 Novembre. 



Che per autorità di questo Conseglio, et in essecution délie parti di esso 10 
del 1541, a di iiij Marzo, et altre disponenti in inateria di beneficiar Napolitani, 
et Malvasioti, sia concesso a Theotocù, rélitta del q.ra Papa Nicolô Lazareto, espet- 
tativa d* un officio primovacante fuori di questa città, dopo adimpite tutte le altre 
espettative fin' hora concesse a Napolitani, et Malvasioti, de valor de ducati sie 
in circa al mese, da esser posto in tempo délia vacantia in nome suo, et de Zorzi 15 
suo figliuolo, per sustentation delta sua fameglia, si corne ha humilmente suppli- 
cato, dovendo immédiate adimpita la présente espettativa cessar la sovvention 
delli perperi otto al mese, che ditta Theotocù ha dalla Caméra nostra fiscal 
di Candia. 

De parte . . . 124 de non ... 6 non sinceri ... 11 20 

F. f. litt. patentes die 22 sup. 
L. C. die sup. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 72). 



DCCXXXL 1569, 19 Novembre. 

Che per autorità di questo Conseglio, et in essecution délie parti di esso 25 
del 1541 adi iiij Marzo, et altre disponenti in materia di beneficiar Napolitani, et 
Malvasioti, sia concessa a Marietta q.m Manoli Demonogiani da Malvasia espet- 
tativa d' un officio primovacante fuori di questa città, dopo perà adimpite tutte 
le altre espettative fin' hora concesse a Napolitani, et Malvasioti, de ducati sei in 
circa al mese, da esser posto in tempo délia vacantia in nome suo per su s te n- 30 
tation délia sua fameglia, con libertà di poter disponer dopo la sua morte di detto 
officio per anni dièse, in chi li parera per sustentation di detta fameglia, corne 
ha supplicato, dovendo immédiate adimpita la présente espettativa, cessar la sov- 
vention, che ella scuode alla Caméra di Candia, de ducati vintiquattro air anno. 

De parte . . . 124 de non ... 6 non sinceri ... 11 35 

L. C. die sup. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 73'. 



123 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

DCCXXXH. 1569, 18 Fevrer. 

Ricerca le valorosi opération! del strenuo Zuan Barbati capo d' una com- 
pagnia de cavalli quindese nell' isola nostra di Corfîi, et la longa, et fidel sua 
servitù, oltra li meriti délia fameglia sua, et specialmente del q.ra strenuo Agu- 
5 stin Barbati cayallier suo padre, che sia usato verso di lui délia gratia délia 
Signoria nostra : perô L' anderà parte, che al stipendio, che esso strenuo Zuanne 
ha de ducati otto per paga, gli siano aggionti altri ducati doi, si che siano in 
tutto ducati dièse per paga, a paghe otto ail* anno, acciô con questo poco di au- 
gumento egli possi con più allegro animo continuar nel suo valoroso, buono, et 
10 fedel servitio. 

Hieronimo Griraani k. P. S. del C. Zuan Moro S. a i Ordeni. 

De parte . . . 150 de non ... 14 non sinceri ... 5 

1569 die 15 sup. in Collegio. 
De parte ... 21 de non ... non sinceri . . . 4 /ô 

15 (Senato Mar, XXXIX, f. 102). 

DCCXXXIII. 1570, 17 Marzo. 

Che alli strenui Zorzi Gerbesi, et Andréa Combi Strathioti, per le valorose, 

et fedeli loro operationi fatte in servitio del Stato nostro, gli sia accresciuto ducato 

uno per cadauno di loro di stipendio appresso li cinque, che hanno al présente, si 

20 che habbino neH*avvenire ducati sie per uno per paga, a paghe otto ail* anno. 

Et sia scritto al Regimento di Corfù, et successori, cbe debbano descriyer in quelle 

compagnie de Strathioti li strenui Mexa Gerbesi, figliuolo del strenuo Stefano, et 

Luca Barci da Napoli di Romania, col stipendio ordinario, ch' hanno li altri sol- 

dati ; et caso che non vacassero luoghi per descriyerli, debbano ponerli per sopra- 

25 numerarii, et vacando poi luoghi, siano descritti in luogo di quellt, che mancaranno. 

Jacomo Surian k. S. di T. F. Alvise Gradenigo S. a i Ordeni. 

De parte . . . 157 de non ... 2 non sinceri ... 

Adi detto in Collegio. 
De parte ... 21 de non ... non sinceri ... 

30 (Senato Mar, XXXIX, f. 129). 

DCCXXXIV. 1570, 21 Marzo. 

Che al strenuo Manoli Mormori, capo de Strathioti a Corfù, et va hora con 
el dilettissimo Nobel nostro Sébastian Venier destinato Provveditor General in 
detto luogo, siano dati delli danari délia Signoria nostra ducati cinquante in so- 
35 veritione, da esser per lui s con ta ti, a ducati cinque per paga. 

De parte ... 188 de non . . . 2 4 / 5 non sinceri ... 

19 sup. in Collegio. 
De parte ... 20 de non ... non sinceri ... 1 

(Senato Mar, XXXIX, f. 137}. 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 



129 



DCCXXXV. 1570, 17 Zugno. 



Che per autorità di questo Consiglio, et in essecutione délie parti di esso 
del 1541 di iiij di Marzo, et altre disponenli in materia di beneflciar Napolitani, 
et Malvasioti, sia concesso a Béatrice Snati espettativa di un officio primovacante 
fuori di questa città, dopo adimpite tutte l' altre espettative fin' bora concesse a 
detti Napolitani, et Malvasioti, di valor di ducati sette in circa al mese, da esser 
posto al tempo délia vacantia in nome di dui suoi figliuoli per sustentatione délia 
sua fameglia, si corne ha humilmente supplicato ; dovendo immédiate adimpita la 
présente espettativa cessar la soventione che ella scuode alla Caméra nostra di 
Zara, che è di ducati trentasie air anno, la quai resti in detta Caméra. 
De parte . . . 165 de non ... 9 non sinceri ... 10 
L. C. 14 Decemb. 1568. R. die 9 Febr. R. 27 Apr. 1569. 
1569, die 4 Julii L. C. 1569, die 5 Oct. L. C. 

Die 16 Jann. 1569 L. C. 18 Junij 1570 L. C. 

Factae fuerunt litterae patentes die 18 sup. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 190). 



10 



15 



DCCXXXVr. 1570, 17 Zugno. 



Ha inteso questo Conseglio dalla supplicatione del fedel nostro Stamati da 
Rodi, capo di bombardieri in Cerigo, quanto egli humilmente ricerca, et quello 
che attestano tre di Provveditori nostri, che sono stati in quel luogo, délia molta 20 
sofficientia, et molto bisogno suo, et essendo peculiar instituto délia Signoria nostra 
il riconoscer, et ricever quelli da i quali riceve fedel, et buon servitio : I/anderà 
parte, che sia per autorità di questo Conseglio aggionto a i cinque ducati, che 'l 
predetto Stamati ha di paga alla Caméra nostra di Candia altri ducati tre, si che 
ne abbia per l'avvenir otto, i quali gli siano pagati dalla Caméra predetta di 25 
tempo in tempo, di quella medesima sorte di danari, et in quel medesimo modo, 
che egli è stato pagato fino al présente, et di più haver debba il suo faute, corne 
hanno ordinariamente i capi di bombardieri, si corne egli ha humilmente suppli- 
cato ; et per usar verso di lui délia solita munificentia del stato nostro, attesa la 
grande povertà sua, di danari délia Signoria nostra gli siano dati ducati cin- 30 
quanta per lo ma ri ta r di due sue figliuole, che si ritrova havere. 

Vettor Bragadin S. del C. Francesco Longo S. di T. F. Lazaro Mocenigo 
S. a i Ordeni. 

De parte . . . 183 de non ... 1 4 /s da 150 in su . non sinceri ... 3 

adl 13 Zugno in Collegio. 35 

De parte ... 19 de non ... 2 non sinceri ... 4 /s 

F. f. litt. Regimini Cretae, et prov. et castellano Cithericj et suce, die sup. 

(Senato tlar, XXKIX, f. 19*2). 

Vol. IX. 17 



130 MONUMENTA H1STORIAE HELLENICAE 



DGCXXXVII. 1570, 26 Agosto. 

Che per autorità di questo Conseglio si a concesso alla povera Chierana da 
Napoli di Malvasia, relitta del q m Micbali Sarandinô Malvasiotto, espettativa di 
un officio fuori di questa città, da poi li altri An* hora concessi, che li renda di 
5 utilità ducati sei aj mese, da esser posto al tempo délia vacantia, overo innanzi, 
in nome di uno di suoi figliuoli, overo nepoti, dovendo, quando entrarà al pos- 
sesso, cessargli la soventione, che ha alla Caméra nostra di Candia de perperi otto 
al mese, acciô con questo benigno suffraggio possi sustentarsi la povera sua 
fameglia. 
10 De parte ... 1 43 de non ... 3 non sinceri ... 1 

L. C. die 9 Martii 1569. R. C. die 13 Apr. 1569 

R C. die 24 Octobr. 1569. R. C. die 26 sup. 1570. 

(Senato Mar, XXXIX, f. 221). 

DCCXXXVHI. 1570, 29 Settembre. 

15 Fu concesso del 1511 a xiiij Décembre a Giani Gayza q.ra Zorzi da Malva- 

sia per sustentation sua, et délia madré, et fameglia sua, la provisione di ducati 
quattro per paga a paghe quattro all'anno alla Caméra di Candia, con condi- 
tione, che venuto a età idonea dovesse esser scritto in una compagnia de cavalli, 
et servendo a cavallo havesse la detta provisione a paghe otto ail* anno ; hora 

20 essendo venuto a morte il detto Giani, et rimasta la madré sua nominata Biglia 
in povertà grande, ha supplicato, che li sia concessa una parte di detta provi- 
sione, acciô che con il mezzo di essa habbi in parte il modo di sustentarsi : del 
che essendo cosa pia, et degna délia bénignité di questo Conseglio di esaudirla, 
L'andarà parte, che alla detta povera Biglia, relitta q.m Zorzi, et madré del 

25 detto q.m Giani Gayza, siano concessi alla Caméra nostra di Candia ducati dui 
per paga, a paghe quattro all'anno, delli ducati quattro, che havea esso q.m 
Giani, i quali habbino ad esserli pagati in vita sua. 

Nicolô Da Ponte D. k. Savio del C. Hieronimo Mocenigo S. di T. F. 
De parte ... 112 155 de non ... 2 5 non sinceri ... 2 6 A / b supra 

30 16 sup. in Collegio. 

De parte ... 1 9 de non ... non sinceri ... 1 4 / 5 

(Senato Mar, XXXIX, f. 231). 

DCCXXXIX. 1570, 25 Novembre. 

Al Baylo et Provveditor General di Corfii. 
35 Dalla 1 supplicatione appresentataci da Francesco Sfendoni per suo nome, et de 

suoi compagni, havemo inteso, si corne anco Voi con lettere vostre de xxv di Set- 



DOCUMENTA STRATHIOTAS ILLUSTRANTIA 131 

iembre prossimaraente passato ne scrivete in conformité, che nel principio délia 
présente guerra Turchesca fu da loro nel luogo délia Bastia fatto prigione V E- 
roino del Turco con un suo scrivano, et uno servitore ; et perché vennero i 
sopradetti in contesa délia preda fra loro, furono essi Turchi posti in custodia 
in quelle prigioni, nelle quali ritrovandosi fin' hora, ne ha il sopradetto Sfendoni 5 
et compagni ricercato a volervi scrivere le p resenti, perché vi commettiamo 
corne facerao col Senato, che debbiate restituir loro i sopradetti prigioni, de* quali 
possano disponere, si corne in tempi di guerra si suole ordinariamente oaservare. 
Alla quale richiesta loro ci è paruto tanto maggiormente di satisfare, quanto 
che si contentano essi interessati di pagar tutte le spese che fossero da quella 10 
Caméra nostra state fatte per li viveri di prigioni suddetti, non permettendo, li- 
centiati che li haverete, che si fermino de H, dubitando noi che possino servire 
per spie de i dissegni, et andamenti nostri. 

De parte .. . . 154 de non ... 3 non sinceri ... 3 

F. f. litterae die sup. 15 

(Senato Mar, XXXIX, f. 248). 



APPENDICE 



THEODORO SPANDUGNINO, 



PATRITIO GONSTANTINOPOLITANO, 



DE LA ORIGINE DELI IMPERATORI OTTOMANI, ORDINI DE LA CORTE, FORMA DEL 
GUERREGGIARE LORO, RELIGIONE, RITO, ET COSTUMI DE LA NATIONE. 



(D'après le manuscrit unique de la bibliothèque Nationale de Paris, 

fonds Italien N. 881). 



j 



f. 1 Al serenissimo et invictissimo Principe Signor et Siqnor Henrico per la 
iddio gratia delphino di f ranci a, 10 hum ile servitore tlfeodoro span- 
duonino Cantacusino, patritio Constantinopolitano. 



Serenissimo Principe, Signor et Signor niio. Tutti H auttori si antiqui corne 
modérai, si Greci, corne Latini, si sforzorono trattare cosa dilettevole, nova, ne- 5 
cessaria, da essere intesa et degna da esser letta da ognuno ; imperochè qualunque 
che la présente opéra leggerà desideroso de intendere piu cose, con sommo piacere 
legerà questa da me con sospiri, lagrime et cordogli composta, pensando che io 
scrivo le gia inveterate piaghe, et la total desolatione délia mia nobilissima et 
eccellentissima patria ; dal' altro canto vedendo di quanta utilità sarà alla religione 10 
Christiana che la présente opéra sia dalla Serenità Vostra ben letta et intesa, mi 
fa pigliar la fatica con serena fronte di volere scrivere et narrare quelle cose. Che 
la penultima volta che io andai et investigai à Constantinopoli, ove mi era tran- 
sferito per ritrovarmi col mio charissimo fratello Alessandro, dimorando lunga- 
mente in quelle parte per ricuperare gran parte delà nostra faculta occupata da 15 
lo Imperator Turco Baiasit, poi che ruppe guerra al Senato Veneto, onde per 
mia mala fortuna trovai che lo mio fratello era raorto, et la robba maie et ini— 
quamente perduta et confiscata ; stetti per molli giorni, puiche lo ordinario mesto 
et dolente ; onde per alleviar alquanto el mio grave dolore et subtraher li molesti 
pensieri alla imperiosa mia trista sorte che mi havea privato di quanto bene io 20 
havea, puose mi ad investigar con ogni studio et diligentia per voler intendere et 
sapere la origine e li gesti de la casa de Ottomani, et per che mezzi et quali huo- 
mini fusse pervenuta a tanta esaltatione et grandezza, riuscendomi ben la cosa per 
haver longa pratica del paese e conversatione de dui gentilhuomini molto intimi 
dello Imperatore de Turchi, mei grandissimi amici e parenti, huomini di peregrino 25 
ingegno et di gran notitia di simel cose, non mi contentai alla brève hystoria de 
li fatti de la predetta casa, si corne trovavano scritto negli annali de Turchi, narra- 
tomi piu volte da loro, ma volsi piu oltre investigare ponendovi et tempo et di- 
ligentia maggtore ad explicare et conoscere l' ordine de la corte, dignità, officii 
et ministerii si in pace corne in guerra, et universalmente li modi, riti et costumi 30 
f. 2 délia natione de Turchi, et de lutta questa iftvestigatione, fecene Commentera, et 
portameli di quà, mercè assai leggieri, ma non di poco conto o pretio a chi esisti- 



136 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

masse intendere la parlicolar notitia de una non infiraa natione et uno principato 
et imperio fatlo gia molto grande et potente che in varii et diverai modi et go- 
verni in pace et in guerra da tutti li altri principati e natione, e maxime di questi 
délia Christianità. Li prefatti Commentarii sotto brevità scritti présentai in Bologna 

5 alla F. R. de Leone X° Pontifice maximo ; hebbela anchora il Christianissimo Re 
Francesco, padre de Vostra Serenità. 

Et perché dfpoi dedicata detta opéra, li dui ultimi Imperatori de Turchi, che 
fu Selim et Suliman suo figliuolo présente, hanno molto ampliato lo imperio loro, 
soggiogando il Cairo, 1* Egytto et Soria et tutto ciô che çl Soldano dominava, con 

10 parte etiam délia Mesopotamia che Selim per forza d'arme toise al Sophi, et la 
terra del Annadoula, et ciô che il présente imperator Sulimano per lo adrieto 
acquistô, zoè Belgrado e Rodi, et si corne Selim ampliô lo imperio, ampliô il 
numéro di Janizari et altre genti délia corte ; imperô più largamente ampliai 
detto volume in scriver detti gesti, et lo intitulai al Rever.° Joan Mattheo di 

15 Giberti, essendo datario délia F. R. di Clémente Settimo Pontifice Max., al cui 
molto dilettava intender li progressi Turcheschi. Et perché dapoi che dedicai detta 
opéra il présente Suliman Imperator ha molto ampliato lo imperio suo, onde suc* 
cesse la morte de lo infelice rè Lodovico de Ungheria, et dipoi fece la impresa 
délia Persia, et acquistô Bagdet et alcuni altri luoghi, cosi ha anchora cresciuto 

20 il numéro de officii ; onde dipoi è successa la présente guerra de li Signori Vene- 

tiani, imperô al présente ha preparato uno innumeroso exercito per andar a danni 

de' Christiani si per mare, corne per terra ; e stassi costui corne Dracone continua- 

mente con la gola aperta, non pensando ad altro che alla devoratione de Christiani. 

Imperô vedendo io che in questo nostro seculo il clementissimo Iddio per sua 

25 misericordia ha concesso gratia alla religion Christiana, et mediante la Santità di 
N. Signore Papa Paolo Terzo, summo pontefice, non haver mancato di quella di- 
ligenza et sollecitudine a lui possibile, quale se apartiene ad ogni ottimo et délia 
Christianità geloso et summo pastore, non resparmiando a fatiche ne rispelti alla 
sua senile etade, personalmente essersi transferito à Nizza, et in modo ha operato 

30 che dui si grandissimi Principi e principal membri délia Christianità siano in f.3 
summa accordati laude et gloria eterna ; che veramente dapoi che la sede Apo- 
stolica è in essere, la piu santa, pia et piu divine opéra non fu mai fatta, è da 
considerare et sommamente credere una certa vittoria, che nostro Signor Iddio 
prosperi et mandi ad effetto loro santo proponimento. 

35 E perché nella Francia, o in altro luogo, alcuna délie sopranominate mie opère 

trovar si potrebbe, imperô essendo le cose ampliate et redotte alli termini che sono, 
et havendo mancato a scriverle, ho pensato questo saria stato cargo mio, sichè ho 
voluto sicome le cose sonno successe anchor' io ampliar 1' opéra mia, e cosi ara- 
pliata mandarla a Vostra Serenità, intitulandogliela, dono assai leggiere ad uno 

40 tanto Principe. Nella quale opéra V. Serenità troverà descritti tutti li successi 
fino tutto l'anno présente 1538 fidelissimamente, corne à uno principe et signore 
si conviene, spettante a lui prender le arme piu che ad altro Principe Christiano, 
corne fecero li felici antecesjori di V. Serenità, quale si degnerà legger, non 
pensando punto alla rude et inculta scrittura mia, ma solamente alla vera et 



«• 



î)OCUlf. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 137 

fidel expositione délie cose, et cosi delli successi seguiti : che Iddio concedi a V. 
Serenità molti anni felici. 

Et perché, Serenissimo Prencipe, io ho composta una operetta nova, quai 
tratta délia origine de dui rè di Persia, cioè Sach Israael, et Sach Tharnas suo 
figliuolo, rè de Persi, nominati Sophi vulgarmente, contrapeso grandissimo aile 5 
cose Turchesche, et immicissimo capitale de loro Turchi, quai operetta porto raeco 
a Roma per mostrarla alla Santità del Papa, raio unico prencipe et precipuo bene- 
fattor mio et délia Greca natione, olim felicissima et eccellentissima, al présente più 
che ogni altra misera et calamitosa, spettando a lui sicome ha accordato li prencipi 
Christiani invitar etiara esso Sophi a questa santa, pia et gloriosa espeditione 10 
contra Turchi, io la faccio scrivere nella fine délia opéra Turchescha et raando- 
la a V. Serenità, che sarà il primo delli principi Christiani che quella leggerà, 
sicome el primo in ordine che die pigliar la spada contra essa natione, la S. V. 
vederà essa nation di Persia al présente nomati Sophi, la militia loro esser in tutto 
conforme aile cose de Christiani, et aliéna dalle guorre, modi et costumi Tur- 15 
cheschi, Vostra Serenità accetti il buon volere et animo sincero mio, alla quale 
di continuo mi li raccomando. 



Vol. IX. 18 



138 MONUMENT A HISTOR1AE HELLENICAE 



THEODORO SPANDUGNINO, Patritio Constantinopolitano, de la origine f.4 

DELI IMPERATORI OTTOMANI, ORDINI DELA CORTE, FORMA DEL GUERREGGIARE 
LORO, RELIGIONE, RITO, ET COSTUMI DELA NATIONE. 



Havendo io con ogni diligentia et sollecitudine fatto cercare li hystoriographi 

5 de Turchi che trattano délia origine delà potentissima casa de Ottomani, trovô per 
quanto ho potuto intendere, quella esser discesa di Tartaria da pecorari délia na- 
tione de Ogus. Conciosiacosachè nel tempo che regnava Sultam Aladim, signor 
de più lochi et del Cogno, regione situata tra il Caramano et dition de Persi, 
vennero ad habitare nel terri torio suo assai famiglie de Tartari, et frà 1' altre 

10 questa. Questo signor Aladim fece grandissime guerre con lo imperator de Con- 
stantinopoli Alessio Comgnino ; et in queste guerre era uno streouissimo caval- 
liero Greco, il quale a uno per uno con quanti combattea, tutti li superava ; et tra 
gli altri vinse et amazzô uno valentissimo huomo, favorito molto del ditto signor 
Aladim, il quale con grande dispiacer di animo si voltô a suoi cavallieri, di- 

15 cendo : quai di voi combatterà con questo christiano che tanti di miei ha niorti, 
et tra gli altri il molto da me amato ? Et niuno trovandosi che combatter volesse 
con il valenthuomo Greco per le gran prove che face va, fu uno disceso délia 
natione di Ogus di pecorari, quai per esser stato pazzo et di vile conditione nés- 
suno scrittor de Turchi scrive altro nome che il Pazzo. Questo furiosamente disse 

20 gridando : Signore, io vo fare la vendetta de tanti valenthuomini che questo chri- 
stiano ha morti. Rispose il Signor voltatosi alli suoi commilitoni: mirabil cosa è 
questa che tra tanti armigeri non si trovi un* altro che un pazzo che alla morte 
s' esponi per far la mia vendetta. Il pazzo disse: datemi licentia, Signor, che poco 
danno vi sia quantunque morto rimanghi. Con difâcultade ottenutala, onde se f. 5 

25 apresentô al campo, et combattendo vinse et amazzô quel cavallier Greco. Per 
laquai vittoria il signor Aladino gli donô la villa chiamata Ottomanzich, dalla 
quale li suoi descendent! hanno preso il cognome délia casa de Ottomani. 

Havendo adunque acquistato fama questo tal Turco per la soprascritta vittoria, 
la maggior parte di quelli che erano di Tartaria venuti insieme con molli altri nella 

30 preditta villa de Ottomanzich ad habitare vennero ; et perché il prefatto volea che 
tutto fosse commune, per questo etiam piu facilmente vi concorse mol ta brigata 
con esso, et ampliorno molto la villa sua. Et questo taie, di una mente presaga 



DOCL'M. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNis) 139 

délia futura ruina de Christiani da esser fatta per li successori suoi, corse in 
tempo de iregua et con alcune sue poche genti abbrusciô et rubbô assai ville 
convicine de Christiani, tra le quale la prima fu una chiamata in Greca lingua 
Dimbos, che in lingua Turchesca vol dir mutation di fede, et veramente li po- 
steri suoi hanno mandato ad effetto detto presagio. 5 

El signor Aladino intendendo questo, manda un suo ministro che '1 menasse 
alla presentia sua corne malfattore, perché in tempo di tregua havea fatto tal 
opéra ; et andando il ministro non lo ritrovô, perché di nuovo era andato a cor- 
seggiare, et prese una villa chiamata Sar. Et tornando con la preda, intese che al 
signor Aladino molto era spiaciuto il pigliar de Dimbos et havea mandato il mi- 10 
nistro per lui ; onde délibéré andar con la preda nanti che in casa sua tornasse 
alla psesentia del ditto signor Aladino ad voluntaria obedientia; et cosi fece. 
Imperô il Signor del commesso error lo assolse, dicendoli che non dovesse piû li 
lochi de convicini molestar. Et accettati li patti, li donô li preditti figliuoli di Sar, 
dalli quali è nato il nome de Janizari, et in lingua Turca siguifica li Novi di Sar. Di 15 
questo taie non si trova più gesto alcuno di memoria degno, secondo la commune 
opinione de hystoriographi de Turchi, i quali voleno che questo taie pazzo fusse 
stato avenenato dal signor Aladino. Di questa casa non si trova alcuno gesto che 
memorabil sia per spatio de piu et piu anni per insino al tempo di Ottomano 
primo imperator de Turchi. 20 

Vero è che lo invittissimo et vincitor di Constantinopoli sultam Mahemeth 
Ottomano non voleva per niente la casata loro esser discesa da pecorari venuti di 
Tartaria, corne li hystoriographi Turchi dicono, ma dicea la casa loro esser discesa 
dallo imperator de Constantinopoli Coingnino, et narrava che in quelle guerre erano 
tra lo imperator et il signor Aladino venne in favor dello imperator uno signor va- 25 
lentissimo di Ponente, quai portandosi strenuamente in uno fatto d' arme, lo impe- 
rator comandô a uno suo nipote chiamato Isach che descendesse da cavallo et 
facesse cavalcar il detto signor Ponentino, al quai li era ferito il cavallo. Onde 
parendo al detto Isach grande iniuria, disperato si parti et andô da sultan Ala- 
dino, et renegô la fede Christiana et fecesi Maumethano ; sultam Aladino gli dette 30 
la figliuola per moglie, et assai' terre et ville, trà l'altre Ottomanzich. Sultam 
Mahemet voleva che questo Ottomano, di cui qui sotto mention faremo et délie 
cose per lui et successori suoi fatte, descendesse da questo Isach. Poi altre opi- 
nioni de scrittori Christiani, si Greci corne Latini, hanno inviluppata la cosa, et 
descriveno la origine délia casa Ottomana in varii et diversi modi, io voglio più 35 
presto dar fede a piu et piu hystoriographi Turchi li quali vogliouo la casa Ot- 
tomana esser discesa da quel villano pazzo venuto da pecorari venuti di Tar- 
taria dalla nation de Ogus che amazzô il cavallier Greco del quale sopra hab- 
biamo parlato, et questo basti quanto alla origine délia casa degli Ottomani. 

La quai crebbe et prese forze non per altro se non per le grandissime di- 40 
scordie che nacquero tra li religiosi christiani, si Greci corne Latini; et perché 
I' universal chiesa per più de settecento anni non vi fu piu discrepantia alcuna 
tra loro, et vedendo declinar le forse delli imperatori di Constantinopoli, quali 
voleano intervenire alla elettione de Papi, cominciarono li sommi Ponteflci a re- 



140 MONUMENT A HISTORIAE HELLEN ICAE 

sentirsi et voler che la elettion spettasse solamente al clero, et fecero sopra 
questo constitutione (corne è il dovere). Dopo mutarono li ritti, et onde nacque 
la ignorantia del vulgo dell' una et 1* altra parte, et cominciarono dir maie Y un 
et T altro délia contraria parte ; et li Patriarchi di Constantinopoli cominciarono 

" a non voler obedir a Sommi Pontefici, et persuader a plebei et ignoranti la de- 
sobedientia alli Pontefici. Et era incancherita questa piaga piu anni avanti che 
la casa de Oltomani fusse mai. Ne era fatto il concilio Fiorentino che fu fatto 
al tempo di Eugenio IIII, quai fu celebrato anni XIIII nanti la perdita di Con- 
stantinopoli ; quando Christiani volsero aiutar le cose loro contra Turchi che 

10 grandemente erano ampliati, non furno a tempo li provedimenti suoi, permettendo 
questo il sommo et ottimo Iddio per li peccati nostri. 

Chiarissima cosa è che andando li Francesi, Venetiani, Genovesi, et il 
marchese di Montferrato all'acquisto di Terra Santa, essendo loro in Venetia 
imbarchati per far la justa, pia et santa espeditione, trovorono a Zara uno fi- 

1* gliuolo dello imperatore de Constantinopoli novamente cacciato dallo imperio, et 
era questo Alessio recorso allô imperator de Allemagna, fratello délia madré sua, 
chiedendogli aiuto. El quai non potendo ottener, disperato si trovava nella pre- 
ditta città di Zara ; al quai loco pervenendo la sopraditta armata, si compose 
con loro di pagar certa quantità di danari se lo rimetteano in casa sua ; et cosi 

20 detta armata navigô alla obsidione di Constantinopoli, ove dimorô per spatio de 
uno anno per la dimissione grandissima che era nella città ; alcuni teneano con f. 7 
lo imperator di dentro, alcuni con quelli di fuori, altri erano neutrali, di manera 
che in spatio di quel anno che la città era assediata, dentro délia quale furono 
creati tre imperatori, et l' ultimo di lor fu nomato Murzufolo, quai solamente XL 

25 giorni tenue lo imperio ; sotto il quale si prese Constantinopoli ; perché quelli di 
fuori dando la battaglia, et havendo intelligenza con qualchun di dentro, espu- 
gnono la città, nella quai battaglia fu morto il nuovo imperator Murzufolo, et 
similmenle quel giovane che haveva condotto ditto èsercito alla ossedione et 
captura di Constantinopoli. Fu sacceggiata la città crudelissimamente, et lo eser- 

30 cito vincitore creô uno imperatore Francese, et il Senato Veneto possedea Tin- 
trade del Patriarcado et del Clero. Et li gentilhuomini et nobili Greci non con- 
tent! di tal cosa si partirono da Constantinopoli et passarono nella Natal ia, cioè 
Asia Minore, dove crearono uno imperator fra loro délia casa di Lascari. Per 
la quai cosa è da saper che nello intervallo de anni LXV che fu posseduta la 

35 città de Constantinopoli da Francesi et Venetiani regnorono tre imperatori Fran- 
cesi, et cosi anchora li Greci nella Natalia hebbero tre imperatori délia preditta 
casa di Lascari, cioè Alessio Lascari, Joanne suo flolo, et Alessio fiolo di Joanne ; 
et T ultimo imperator de detta casa havendo quattro figliole et uno figliol ma- 
schio prese per suo genero uno Michaele Paleologo che fù strenuissimo soldato 

40 et molto amato dalle gente d'arme; questo era libérale et magnanime; essendo 
morto lo imperator Lascari, con lo favore délie genti d'arme usurpa lo impero, 
perché le genti d' arme voleano più presto esser gubernate da uno capitano experto 
che da uno fanciullo d'anni 5; et per limitare in tutto, il detto di Cesare, che voleva 
che se la ragione si donea violare per regnare, fece privar degli occhi il detto fan- 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNls) 14t 

ciullo cognato suo ; il che fu causa de grandissima discordia et altercatione de 
lutta la Grecia et total ruina di quella santa et laudabile usanza che era in 
quella etade che si usava nelle parte nostre ; imperocchè soleano quando hâve- 
ano preso uno nemico loro, cavavali gli occhi, et non far al modo che si usa al 
tempo di adesso di far morir lo iniraico loro. Il sopranpmato flgliuolo scacciato 5 
dallo imperator, et pervenuto in etade, cosi orbo si maritô et produsse proie, la 
quale ha durato et dura insino nelli presenti giorni, et per dritta linea mascolina 
sono discesi che ho conosciuti tre gentilhuomini valorosissimi, duoi valsero in 
arme, et uno in littere, Y uno se nomino el signor Demetrio Lascari capitano 
che morse nelli servigii délia Republica Veneta in Dalmatia nell'altra guerra de 10 
Turchi che fu al tempo di sultam Baiazit, Y altro fu il signor Juan Lascari che 
fu dotissimo et morse a Roraa sotto lo pontificio délia Santità di Papa Paolo III, 
che al présente siede summo Ponteftce ; Y altro el signor Alessio Lascari etiam ca- 
pitano, che al présente è al servitio de sua Beatitudine et délia Santa Chiesa. 

Régnante Michaele sopraditto, successe dipoi che questo Michael Paleologo 15 
imperator fece tregua con quello Francese che era in Constanttnopoli, et du- 
rante la tregua questo Michael Paleologo mandava uno suo capitano, nomato 
Giovanni Straticopolo con uno esercito di XXV mile combattandi contra li Bul- 
gari ; il quai capitano capitô appresso Constantinopoli miglia XX, nel quai luoco 
incontrô uno vecchio di natione Greco che habitava in Constantinopoli, quai cosi 20 
li prese a dire : Signor, non mi farà Iddio tanta gratia ch' io mora sotto uno 
imperator Greco ; se tua Signoria vuole, io ti mitterô con tutto questo essercito 
nella terra, perché io so uno luoco aperto nelle mura nel quai puo facilmente 
intrar un huomo a piedi, per lo quai spesso v' entro io ritornando dalla pos- 
sessione trovando la porta serrata. Perilchè il capitano mandô alcuni de subi, 25 
de quali esso piu si fidava, et trovarno il vero apunto di quello che il vecchio 
Greco manifestato gli havea ; per tanto deliberô far l' impresa de Constantinopoli, 
senza avisar altro il suo imperator. Et cosi da prima sera fatto dar la biava a 
cavalli, usô grandissima diligenza nel caminare, et giunti a Constantinopoli avanti 
il giorno, et mandati alcuni de suoi per la preditta apertura dentro délia terra, 30 
presero una porta, per laquai intrô tutto Y esercito, et comandô che quasi tutti 
stessero aile porte, acciochè gli nemici fuggir non potessoro délie sue mani. Super- 
venendo il giorno, vedendo gli inimici, già cacciati délia terra, cercando fuggire et 
non potendo, si messoro alcuni di loro a combattere, de quali molti ne furono 
morti, et alcuni mettendo fuoco nelli più belli edificii et chiese délia terra piu fa- 35 
cilmente scamporono, perché i Greci cofsero ad estinguere il grande incendio. 
Anchora lo imperator Francese fuggi et salvossi venne a Napoli. Et andando il 
corriero nella Natalia, fu fatta gran festa et fuochi corne in simili casi fare si 
suole. Ma fu un gentilhuomo Greco d'anni maturo et di judicio et di experientia 
pieno, nomato Teodoro Tornichi, quai intesa le nuova. délia récupération de Con- 40 
stantinopoli da alcuni che a visitarlo erano andati che era amalato nel letto, 
proruppe in lachrime dicendo : Heu, mè, quosta è la ruina de christianità ! Quelli 
risposero dicendo : che dite, vui Signor ? habbiamo ricuperata la patria nostra et 
vui piangete ! Quello disse : non senza causa piango ; vui vedete quanta alter- 



142 MONUMENTA HISTORIAE HELLBNICAE 

catione è nello imperio di Greci, et perché via è venuto nelle raano de Michael 
Paleologo, il quai per stabilirse nello imperio ora che è recuperato Constantino- 
poli, e là transferirà il suo doniicilio, et tutti questi valenthuomini che tanti anni 
neir arme sono assuefatti et hanno combattuto et combattono contra Turchi che 

5 per le discordie de principi christiani sono venuti fin qui, et nostri giovani gen- f. 9 
tilhuomini converrà che vadano con lo imperator nella ciltà, et lasseranno questa 
impresa de Turchi, troveranno le delitie délia città et perderanno lo esercilio 
délie armi, et li Turchi che signoreggiano questi monti vicini et mai hanno pos 
suto signoreggiar la campagna, vedendo partir lo imperator con lo essercito, oc- 

10 cuperanno ogni cosa et con tempo passeranno in Europa et piglieranno Constan- 
tinopoli et tutto lo imperio nostro. Et dette queste parole, se voltô ad altro canto 
del letto et espirô. 

Dico adunque che nel tempo dell* imperio di Michaele primo délia casa 
Paleologa imperator de Constantinopoli, essendo quattro signori de Turchi con- 

15 vicini, Tuno nomato Michauli, Taltro Turachan, el terzo Evrenes, el quarto Otto- 
man, et ognuno per se solo picciolo signore, vedendo quelli partito lo imperatore 
Michaele da quelle frontière, et lasciati alcuni de suoi, divisi et sparsi in più 
luoghi per difendersi più presto che offender H iniraici, corne erano so liti, et veduta 
la potenza de Christiani esser grande et non poterli ognuno per se solo resistere, 

20 deliberono piu presto proveder al ben publico che al ben loro proprio et parti- 
cular, et fecero un atto generoso et di memoria deg no, cosa che non seppero far 
li principi Christiani in que' tempi, per ampliation délia fede loro; et furono un 
giorno deputado insieme a conseglio, et r'eliberorno crear un signor tra loro; et 
essendo a questa elettione ognuno l' haveria voluto per se, mente di manco quelli 

25 che erano de più authorità et valore che Ottomano, quale era di natura benigno; 
non si potendo concordar loro, per comune consensu più presto per haver un fra- 
tello che signore, creorono in loro signore Ottomano che fu il primo imperator de 
Turchi, et resse Y imperio de Turchi XLVIIII anni. Quale, havuta la signoria, mo- 
strô valore et ingenio piu di quello che si esistimava ; vuolse veder tutte le lor 

30 genti, et feceli far la mostra a piedi et a cavallo, et feceli un bellissimo parlamento, 
facendo loro intender che per ampliatione délia fede loro si tnovea et per uscire 
délia subiettione de Christiani; drizzô T animo a cose grande. Questo fu uno di- 
gnissimo et justissimo principe, et fece moite bone et utile legge, le quali fi no al 
présente si osservano in Turchia. Questo fu clémente, libérale et bellicoso, di sorte 

35 che la fama sua sarà per fi no che staranno li Turchi. Onde sogliono dire nella 
creatione de uno imperator loro: Dio vogli che si assomigli alla bontade de 
Ottomano. 

Questo Ottomano mosse guerra a tutte le terre che erano nella Natalia 
sottoposte ail* imperio di Constantinopoli ; perché partito Michael da questi luoghi f. 10 

40 délia Natalia per andar ad habitare in Constantinopoli, facilmente Ottomano ebbe 
suo intento ; si fece signor délia campagna, et questo senza difficulté alcuna ; 
perché havendosi usurpato lo impero Michael Paleologo, era exoso ad alcuni 
Greci délia contraria fattione, et dubitava anchor dello imperator Balduino Fran- 
cese, et massime de Italiani, Venetiani et rè di Napoli, quai era cognato dello im- 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (tHEODORCS SPANDUGNIS) 143 

perator Francese, quai era recorso a lui implorando ajuto. Era ditto Michael 
Paleologo andato in Francia al consiglio a Leone, per veder d'accordar il rito 
di Greci con Latini, et questo lo premea piu che cosa che fusse l'altercation de 
Christiani, crcdendo che assettate et concordate le cose appartenente al rito, cora- 
pore per questa via et mezzo et assettare le cose sue. In questo intervallo di tempo 5 
délia absentia de Michaele dell' impero fu facile cosa ad Ottomano conseguir l' in- 
tento suo; fecesi signor di moite terre dello impero di Greci in la Natalia. El quale 
Michaele tornato di Francia senza conclusion^ et poi morto, successe il figliolo 
Andronico nell' impero, el quale non fu cosi deditto ail' armi et disciplina mili- 
ta re corne il padre. Fu questo principe giustissimo et catholico, homo piu presto 10 
deditto alla oratione et di continuo star per le chiese, che difendere le cose sue da 
infideli con le armi ; et non solamente li infideli prosperarono contra de lui, ma 
anchora havendo fatto legha contra de lui Francesi, Navaresi, el rè di Napoli, 
Venetiani, perse et Peloponnesso, quale li vincitori donarono alla Chiesa, perse 
l'isola de Corphu, che lo rè di Napoli tenne per se; perse l'isola délia Cepha- 15 
lonia, Ithaca, Jacinto et Sauta Maura, quale isole li vincitori venderono ad uno 
Napolitano di casa di Tocco. Et havendo controversie il detto Andronico Paleologo 
con il principe di Gothia et con li Bulgari, con il re Stephano di Servia, che doppo 
alquanto tempo el suo figliuol Georgio fu cognominato Despoto, attese piu presto 
aile guerre de Christiani che al defender le cose sue contra li Turchi, in modo 20 
che Ottomano hebbe ardire di andar ad assediar la grandissitoa città di Bursia 
et in dar la battagUa alla terra et prenderla. Fu morto, et successe in suo luogo 
Orchano suo figliuolo di età di anni XXIIII, quale dopo fabricô uno sepulchro ad 
Ottomano nella preditta città di Bursa, quai si vede sino al présente con 
gran pompa. 25 

Orchan successe ad Ottomano et fu veramente strenuissimo et excellenlissirao 
imperatore, et fece grandissime cose a suoi giorni. Alcuni scrittori de Christiani vo- 
gliono che questo, per non ha ver ostaculo all'imperio, fece morire tre suoi fratelli. 
11 Li hystoriographi veramente de Turchi non ne fanno alcuna mentiona, anzi di- 
cono che Amurath suo figliuolo di questa casa fusse il primo che mettesse mano 30 
nel sangue proprio di fratelli per causa di regnare. Fu a questo Orcan la fortuna 
propitia, perché signoreggiô anni LVI, et in questo intervallo di tempo pare che 
il figliolo de Andronico Paleologo fece conjuratione contra il padre, et fu scoperta 
la cosa ; il simile fece uno figliolo de Orcan; et presi dalli padri loro questi dua, 
Andronico Paleologo fece abbacinar gli occhi a Costantino suo figliolo, perché 35 
era costume dell' imperatori de Constantinopoli de non privar de vita alcuno reo, 
ma solamente privarlo délia luce in cambio délia morte, impero gli nobili abaci- 
navano, et gli plebei cavavanogli gli occhi. Orchan fece cavar gli occhi a suo 
figliolo Mustapha ; et alcuni tempi stette in tregua con li imperatori di Constan- 
tinopoli Paleologi, chi di tempo in tempo successoro F uno all'altro, et questo per- 40 
misse Iddio per li peccati nostri, che detti imperatori Paleologhi nel' tempo che 
erano in tregua con Orchan di continuo mossero l' armi con tutti li principi 
Christiani convicini, et successevi un caso lach^imabile et ruina total di Grecia 
et di tutta la Christianitate. Era pervenuto lo imperio a uno Emanuel figliolo di 



144 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAB 

Andronico Paleologo, quai essendo già vecchio, et havendo uno nipote adiman- 
dato Gioanne Paleologo, huorao dotlissimo et assai experto nell' armi, per suo 
dispetto vuolse pigliar moglie, laquai cosa intendendo Joanne suo nipote si ac- 
cordé con uno suo suocero nomato Joanne Cantacusino, huomo veramente stre- 

5 nuissimo et nobile di sangue et dotato d' ogni virtute. Questi dua mossero g u erra 
insieme a Manuel Paleologo sopranominato et supplicarono ad Orchan ajuto, el 
quale volentieri ge là presto, mandando Amuralh suo figliolo, (perché a quel tempo 
li iraperatori de Turchi faceano far Y officio alli figlioli che hora fanno li Bassà) 
con XII mila Turchi, quali furono li primi che passarono in Grecia, et cacciorono 

10 di stato detto Emanuel, elquale di maleconia morse. Ma poi al dividere délia preda, 
fu grandissima altercatione Ira Joanne Cantacusino et Joanne Paleologo, che duro 
anni XX; imperochè alcuni teneano con il suocero, et alcuni con il genero; gli 
grandi furon dal canto di Joanne Cantacusino, quai cacciô Joanne Paleologo suo 
genero ; et fu imper a tore résidente in Constantinopoli Cantacusino, et regnd anni 

15 XX ; nel quai tempo detto Cantacusino hebbe grandissime guerre con suo genero. 
che fu il fatto di Orchan per menar la spada a cerco a suo modo. In questo 
tempo Joanne Cantacusino per meglio stabilire lo imperio et le cose sue, marid6 
uno suo figliolo nomato Mattheo a una figliola del rè di Servia, elquale dette per 
dote tulta 1* Albania al Cantacusino, elqual per firmar bene el piede et dominar 

20 gli Albanesi a modo suo, levô tutti li huomini di conto che in quella erano, et 

' alcuni confinô aprésso a Constantinopoli, per quelle città et castelli divisi, et gran 
numéro di quelli confinô nella Morea, cioè Peloponnesso, quale lui haveva con- 
quistato, et cacciati gli gubernatori del Papa fuori ; et questo confinare che fece 
Cantacusino délit primarii d* Albania fu dipoi cagione délia ruina délia stessa pa- 

25 tria et di tutta la christianità. Havendo designato Joanne Cantacusino Mattheo 
suo figliolo allô imperio, et quello havea fatto coronare, et di brève morse. Ma 
Iovanni Paleologo, che si trovava fuoruscito et stava in Eraclea, cercô per tutte 
vie et modi de ricuperare Y imperio, espelendo il suocero suo Cantacusino fuora. Se 
trova per li annali di Greci, che questi dua contentendo insieme l'uno haver 

30 fatto un campo di cinquanta miglia persone a cavallo, et l'altro di sessanta milia, 
et esser intervenuto una infinità di armigeri morti dell'una et l'altra parte. Erano 
in quelli tempi crudelissime guerre tra li signori Venetiani et li signori Genovesi; 
li Venetiani teneano dalla parte di Cantacusino, li Genovesi teneano dalla parte 
del Paleologo ; et andando sinistre alhora le cose di Venetiani, fece una poten- 

35 tissima armata per mare et fu anchora in suo aiuto il Calhalusio, alquale, puoi che 
ottenne lo imperio dond la isola de Metellino, et alcuni altri luoghi ; lo irape- 
rator Cantacusino era fortissimo in terraferma, et havea uno bellissimo esercito, 
per haver apresso di lui tutti li grandi et nobili délia Grecia in suo favore, et 
aiuto insieme con lo rè di Servia. Et Joanne Paleologo, per haver suo intento, 

40 dette una sua sorella consobrina bastarda per moglie ad Orchan imperator de 
Turchi, quai erà in decrepita etade, quale si obligô per certo prelio condur LX 
mila combattenti Turchi insino a guerra fi ni ta et mettere in casa il Paleologo; 
et cosi furon traghettati dalle navi Genovese di squarzafieo li LX mila Turchi 
per ducati LX mila délia Anatoiia insu la Grecia l' anno de Christo 1383 se- 



DOCUM. STRATH. iLLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 145 

condo le hystorie de Turchi, benchè alcuni scrittori de Christiani variano il 
tempo et la prima terra che hebboro li Turchi in Europa fu Calipoli che Joanne 
Paleologo ge la consegnô per farli passare, laquale era propinqua ad Eraclea. Et 
essendo passato Orchan and6 alla ossedione de Constantinopoli, et fu constretto 
Joanne Cantacusino lassare lo impero et farsi monaco nel Peloponnesso, et chia- 5 
raossi Ioasaph. 

Intrato Joanne Paleologo in casa, et havendo pagato ad Orchan tutto quello 
che lui gli havè promesso, et volendo Orchan tornar in Asia, cioè a Natalia, et 
essendo lontano da Constantinopoli ben quattro giornate, non molto lontano da 
13 Callipoli, el giorno avanti che lui imbarcar dovesse, fu uno terremoto tanto 10 
grande ed eccessivo che cascorono tutti quasi li mûri et edificii délie terre con- 
vicine ; in modo che tutti li aruspici andorono a persuader ad Orchan che délia 
Europa partir non si dovesse ; et Orchan cosi disse : Dopoi che Iddio ci âpre la 
strada, stiarao in Europa. 

11 re Stephano di Servia, subito partito Cantacusino da Constantinopoli, su- 15 
bito mosse guerra a Joanne Paleologo per ricuperare l'Albania, la quai cosa 
intesa da Orchan, facilraente s' accordô con il rè di Servia et di Valacchi en- 
trorno in legha contra el Paleologo, in modo che Orchan pigliô piede in l'Uropa. 
Et essendo andato uno Georgio Glava, quai signoreggiava Dimotico, per jurare la 
fideltà a Constantinopoli al Paleologo, alcuni ribelli dettero il castello corrolti 20 
per dinari ad Orchan, quale intrando in lo castello, pigliô la terra ; laquai cosa 
intendendo il signor Joanni Unglesi che signoreggiava ad Seres, se mosse con 
infinito numéro de Christiani, et anrîô allô assedio de Orchan in Demotico ; quai 
Orchan in quel loco se ritrovava con pochissimo numéro di gente ; et trovandosi 
in assedio detto Orchan, usci fuori la notte et trovo li Bulgari che non stimavano 25 
la cosa per il poco numéro che di Turchi, era carichi di ebrietà et sonno, onde ruppe 
et dissipa tutto quello essercito; et questa fu la prima vittoria che Iddio per li nostri 
peccati ad infideli concedesse nelle parte délia Grecia. 

Questo Orchan havendo conquistato alcuni altri lochi, morse il terzo anno 
dapoi che in Grecia passô, et fu sepulto in una villa propinqua et vicina a Ga- 30 
lipoli che si nomina Plagin, et infine al présente sta il sepolcro suo, et dannosi 
elemosine solite farsi per 1' anime de gli imperatori di Turchi, et li Talasumani, 
che sono gli preti loro, cambiano ogni giorno di festa il sepolcro suo, cambiando 
il turban te, et mettendoli degli fiori sopra, secondo la stagione et tempi. Nel loco 
del quale Amurath, primo di questo nome, successe, et terzo imperator de Turchi, 35 
Caxi Condichiaro. 

Caxi Condichiaro preso che hebbe la signoria, perseguitô li fratelli che fu- 
rono dua, Y uno fece strangulare, l' altro se ne fuggi et andô al Caramano, donde 
alcuni de suoi familiarii corrotti da Caxi Condichiaro avenenoro il loro padrone. 
Dicono gli hystoriographi de Turchi questo principe Amurath, nomato Caxi Con- 40 
dichiaro, esser stato il più valente délia persona sua che uscisse délia stirpe degli 
Ottomani, perché ad uno per uno nullo trovô che '1 vincisse nelle guerre ; era 
il primo feritor, et per questo li fu posto nome Caxi» che in lingua Turca significa 
Valente et Animoso. Questo fu il primo delli Ottomani che si intitulô Condichiaro, 

Vol. IX. 19 



\46 MONTMKNTA HISTORIAE HELLENICAE 

quai nome fino ne] présente si osserva in Turchia, che sïgnifica Imperator apresso 
di nui. Questo fu il primo délia casa de Oltomani che conducesse maestri in f. U 
Galipoli per fabricare galee et altri navilii per far arrnata per mare. Hebbe 
questo grandissime guerre con lo imperator di Constantinopoli, perché nel prin- 

5 cipio del suo iropero tenne con il re di Servia facendo guerre air imperator di 
Constantinopoli per le cose d'Albania, poi venne in discordia con lo detto re di 
Servia et accostosse alla parte delT imperatore, et prese piu et piu luoghi di Ser- 
via, et ridusselo tributario. Fece poi una legha con li Bulgari, Valacchi, et con li 
Gotti, et lo imperator di Constantinopoli, contra il regno di Ungaria, et assalta- 

10 rono da due parte la detta Ungaria ; da una parte erano li sopranorainati, li qualî 
havendo fatlo tregua con lo imperator di Costantinopoli parve loro tempo di vendi- 
carsi di qualche loro injurie havute da Ungheri, condussero Amurath, nomato Caxi 
Condichiaro, con più di ottanta mila Turchi combattent!, et assaltarono Y Unghe- 
ria, et se non fusse stato la divina providentia che sovvenne agli Unghari, ha- 

15 riano fatto maie il falto loro ; essendo pervenuto Amurath in uno luoco di Servia 
alla foresta in uno loco ditto Consogno apresso Nuovo Brodo, dove XII cavallieri 
stipendiati da Ungheri conjurorono di amazzar lo imperator de Turchi; et cosi 
buttorono la sorte, unde toccô a uno Miloi Copilovichio Serviano che militava 
con Ungari. 

20 Clarissima cosa è di costui quai fece un atto generoso et di memoria degno, 

perché fingendo di fuggir di Ungheria nel campo de Turchi, armato se n andd 
dimandando di parlare ail* imperatore Amurath, el quale intendendo quello esser 
di corpo et statura bellissimo et bene armato gli volse parlare ; et intrato il ca- 
valier nel padiglione del gran Turco, accostandosi per basarli la mano, misse 

25 mano un pugnale et amazzô detto Amurath. Abenchè anchora non era uscito il 
cavaliero del padiglione che ancora lui fu crudel mente trucidato et tagliato a 
pezzi. E da saper che questo Amurath fu il primo che institui 1' ordine di la- 
nizari, che erano giovani depredati per le terre acquistate da loro di nuovo, et 
li primi erano solum 500, dipoi al tempo del' altro Amurath furono cresciuti al 

30 numéro de otto mila, che erano la guardia dell' imperator de Turchi. Sultam Selitn 
li crescette al numéro de X mila. Li sopranominati 500 furono quelli che amaz- 
zorono Milos Capilovichio, et perô da quel tempo in quà se osserva fino nel pré- 
sente, che se uno va a basciare la mano de uno signor in Turchia, doi delli custodi 
li tengono le mani. Furono sepulte li budella nel luogo dove il fatlo successe, 

35 et è fabricato uno capitello nello istesso loco dove fu morto. Il corpo suo fu se- t 15 
polto in Cosovo, et indi fu trasportato di là à certi tempi dal figliolo "suo Baiasit 
in Andrinopoli, onde fu fabricato uno sepolchro et hospitale dotato che fa le ele- 
mosine solite a farsi per li imperatori de' Turchi. Successe doppo questo in suo 
luogo Ildrim Baiasit suo figliolo. 

40 Ildrim Baiasit primo, imperator quarto de Turchi, non degenerô la virtù de 

suoi predecessori, anzi mostrô non in vano esserli stato posto il cognome IIdrftn 
che altro non vuol dir in lingua Turchesra che Folgore del Cielo. fmperô dapoi 
che furono extirpati et morti da lui sette fratelli che lui hebbe, vedendo le aller- 
catione grande che erano tra principi christiani, et massimamente il re di Servia, li 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 147 

Gotti et H Valachi cbe contendeano tutti con lo imperator di Costa ntinopoli Emanuel 
Paleologo, figliolo di Joanni sopranominato, intesosi con loro Ildrim Baiasit mosse 
guerra al detto Emanuel, abbrusciô et corseggiô piu et piu luoghi dell' impero, 
et prese la gran città de Andrinopoli, per altri tempi nomata Horestiade per 
esser stata fundata da Horeste, et eonvenientemente si puote dire la perdita et 5 
ruina délia Grecia, perché subito che li Turchi hebbero una cosi gran città, et de 
scito et d'ogni altra cosa habile, stabili et firme la sedia sua in quella, et corseggiô 
piu luoghi dalla Grecia, in tanto che le loro bandiere per tutto extesero ; perché 
corne di sopra dissi, havendo data il re di Servia 1* Albania in dote al figliolo dello 
imperator Cantacusino, quale Cantacusino havea levato tutti li capi et huomini 10 
potenti neir Albania et postui alcuni governatori et locotenenti suoi servitori, 
dopo la morte de Cantacusino, quai voluntariamente Timperio ceduto havea, facen- 
dosi raonaco, era rimasta T Albania del tutto nuda di armigeri, di sorte che erano 
piu signorotti contrafatti che ville o castelli di essa, Ildrim Baiasit alquale il tutto 
era noto, intrô nell'Albania, et fece un fracasso et macello incredibile di loro; prese 15 
la Valona, et poi si voltô all'altro canto verso la Grecia et prese Solana, terra 
sinistra a chi é entrato nel golfo di Patras. Dipoi se ne venne alla ossedione di 
Costantinopoli, et già fino quella volta corse periculo di esser dalli Turchi presa, 
se non fusse stato il grande provedimento che fece lo imperator Emanuel Paleo- 
logo, quale mandô alF imperator delli Tartari, il gran Sachatai, et feceli intender 20 
lo assedio et grande incursione fatte per Ildrim Baiasit, et che più honesto era 
che la nobilissima città di Costantinopoli fusse subietta ad uno nobilisstmo impera- 
tore, Sachatai, che venire in mano delli Ottomani, dUcesi da pecorari. La quai 
cagione mosse Sachatai in tanto che discesso conducendo . . . mila combattenti di 
Scytia in campo, et abbrusciô et sacceggiô tutta Natalia, huomini, donne et fi- 25 
glioli de Turchi, non corne Maumettani et de una fede, ma corne perfidissimi 
cani ; per laquai cosa non spaventato Ildrim Baiazit de uno tanto esercito che 
con tanta ira li veniva sopra, se ne passô con le sue genti nella Natalia, et era 
seco il figliolo del re di Servia nomato Georgio, quai dopo la morte del padre fu 
cognominato Dispoto, et sostenereno piu et piu scaramuccie dagli inimici; alfine 30 
in uno fatto d v arme générale Ildrim Baiasit fu fatto prigione, rotto et dissipato 
tutto il resto dello esercito de Turchi. Venne puoi questo gran Tamburlan Sa- 
chatai et firmosi in Bursa, ove lo imperator Emanuel mandô li suoi ambasciatori 
a dargli obedienzia. Ma Sachatai corne nobile signore che lui era usa una cortese 
libéralité, perché rispose agli imbasdiadori dicendo: Non voglia Iddio che una 35 
nobilissima città, piena di tutta nobiltà et gentilezza, sia fatta ancilla et subjelta ; 
io non sono mosso per ambitione, né avidità di acquistare città, terre et paesi 
che ne ho assai, ma in defensione délia nobiltà, corne è officio di buono impe- 
rator ; Vivete adunque sotto le antique legge vostre, et io castigherô questo 
temerario che ni ha voluto far subjetti. Et incontinente indrieto ritornô, et tenne 40 
questo Ildrim Baiasit di continue» incatenato con cathene d' oro et conducevalo 
seco per tutto dove lui andava in una gabbia di ferro, et ogni volta che voleva 
ascendere à cavallo sopra il carro, face va cavar di gabbia Ildrim Baiasit, 
et era condotto alla presentia sua incathenato, et japandoli sopra le spalle mon- 



148 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

ta va a cavallo. Et tornato che fu Sachatai in Scytia fece uno bellissimo triora- 

m pho et délia havuta vittoria de II d rira Baiasith, et fece uno grande convito ove 

si trovoro quasi tutti H signori et principi de Scytia, et fu condotta la gabbia 

onde stava Ildrim Baiasit dentro ; onde fece uno atto non conveniente alla sua 

5 grandezza et nobiltà, fece conduire la moglie de Ildrim Baiasit, laquai havea 
presa con lo marito, fece Sachatai tagliarli H panni a quella apresso aU'ombe- 
lico, di sorte che ella mostrava tutte le sue vergogne, et vuolse quella servire 
et portasse le vivande alli convitati. Et vedendo Ildrim Baiasit la moglie in tanto 
opprobrio et vergogna, dolendosi délia perversa fortuna, et volendosi amazzar se 

10 stesso, et non trovando colteilo o altro expediente, percosse tanto con la testa in 

quella gabbia che era di ferro che si amazzô miserabilmente. Et dopo lui successe 

nell* imperio Mehemeth suo figliolo, di questo nome primo, et egli anchora fu 

primo di questa casa degli Ottomani che se intitulé Sultam. *• " 

Sultam adunque Mehemeth, quinto imperator de Turchi, successe al padre 

15 Ildrim Baiazit, dapoi la morte de Sachatai, havendo recuperato il regno et cac- 
ciati li governatori de Sachatai fuori ; et perché nel fatto d* arme nel quai detto 
Ildrim Baiazit fu fatto prigione, li fu morto uno suo figliolo nominato Mustapha et 
tre figlioli havea lasciati in Andrinopoli, cioè questo Sultam Mahemeth et dua 
figlioli ; el quai Sultam subito intesa la captura del padre fece avenenare li fra- 

20 telli et fuggl al Caramano, stette ascoso fiua alla morte del Sachatai in Cara- 
mano, et dipoi assumpse lo impero de Turchi ruinati et fracassati corne di sopra 
è detto. Di questo Sultam li hystoriographi de Turchi non si estendono in attri- 
buirli laude, perché da lui non si trova acquisto di terra alcuna, pure a juditio mio 
tengo questo essere stato principe valentissimo, perochè havendo trovato le cose 

25 sue in grandissimi disturbi si per la captura del padre et esercito rotto et fra- 
cassa to, corne per essere assai che suoi luoghi et terre abrusciate et ruinate, \ 
questo costantissiraamente difese, conservô et ricuperô il tutto ; et di questo ne fu 
causa la ignavia et altercatione di Christiani principi, perché quando doveano 
pigliare le commune arme, vedendo li Turchi rotti et fracassati, cacciarli délia 

30 Grecia, loro altesero aile loro diavolarie persequitando l' uno Y altro, in modo che 
Emanuel Paleologo era generalmente da tutti li convicini bersagliato ; in questo 
intervallo di tempo Mehemeth Sultam prese piedi et stabilissi in Grecia. Et Emanuel 
Paleologo imperator di Costantinopoli fatta certa tregua con li principi Christiani con- 
vicini, et essendo lo erario dell' imperio già exhausto, non pigliô impresa di cacciar 

35 altrimenti li Turchi délia Grecia, ma fece tutto il contrario di quello che haveva 
falto li suoi predecessori, perché ciascheduno di loro havea pib figlioli, uno era va 
imperatore che '1 tutto possedea, et gli altri non possedeano cosa alcuna; et questo 
Emanuel Paleologo havendo sette figlioli, divise lo stato dello impero in sette 
parte, dando la sua portione a cadauno; laquai cosa permisse Iddio per li peccati - 

40 nostri, acciochè nascesse le dimisioni che nacque tra loro fratelli, che fu causa délia 
ruina de noi altri et di tutta la christianità. Questo Mehemeth Sultam morse et 
è sepolto in la città d* Andrinopoli, et lasciô doppo se due figlioli, cioè Amurath 
et Mustapha. 

Sultam Amurath, secondo di questo nome, è scelto imperator de Turchi as- 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 149 

18 sumpto che hebbe lo impero, fece strangular il suo fratello Mustapha, et stabilito 
che fil signore, vedendo anchor lui le discordie et altercatione de Christiani pria- 
cipi che tra loro erano continuamente et questo per li peccati nostri, imperochè 
essendo diviso Y imperio in sette parte erano di settanta voluntà ; era toccato per 
sorte nel dividere Salonichi ad uno figliolo di Emanuel nomato Andronico De- ^ 
sposto, lazaroso, quale vedendo l' altercatione che fra loro fratelli era, volse as- 
sicurarsi, et perô fece una conventione con la Signoria di Venetia et promise 
darli Salonichi se loro lasciavano usufruttuar in vita sua Treviso, et havuta la 
possession di Salonichi li Signori Veneti, andando questo Andronico alla volta di 
Venetia morse per lo camino, et li Signori Venetiani mandorono a Salonichi *® 
alcuni loro governatori, quali dovessono governar quel luogo di altra maniera di 
quella erano soliti di esser governati. Et essendo noto questo a Sultam Amu- 
rath, provocato et chiamato da alcuni etiam maggiori délia terra, se. ne venne a 
campo a quella grandissima et famosissima città sotto specie di dimandar il 
tributo che li pagava Andronigo Paleologo che in quattro anni et mezzo che *5 
era stata possessa Salonichi dalli Signor Venetiani da quelli nissuno tributo ri- 
cevuto havea, et tenendo quella assediata alcuni mesi, flnalmente per forza la 
prese et tagliô a pezzi li governatori et soldati del Senato Veneto che in quella 
trovô, et alcuni delli paesani condusse per ostaggii in Andrinopoli, li altri lasso 
godere le lor possessioni, pagandoli perô il carazo, cioè angaria solita. 20 

Era etiam. toccà per sorte ad un* altro figliolo di Emanuel imperatore, no- 
mato il Despoto Andréa, che signoreggiava Visu con alcuni altri luoghi circiîn- 
stanti, quai venendo a morte ditto Andréa senza figlioli, Amurath usurpô le cose 
sue. Et dipoi questo Amurath vedendo le cose dell'Albania, cioè Epiro, in gran- 
dissime controversie, et discordie, et questo perché quando lo imperator Canta- 25 
cusino hebbe V Albania misse in Janina uno di casa Spata, et institut quello vice- 
Desposto et governator insieme con uno altro Musachi Theopia ; 1* uno di questi 
stava in Janina che era capo del regno di Epiro, et Musachi stava inverso 
Durazzo, et havea certi luoghi che si adimandano la Musachia. Questo Spata 
che signoreggiava Janina trovandosi monarcha di quel luoco per successione 30 
doppo la morte dello imperatore Cantacusino, per molti anni havendo questo 
controversia con uno signore di Angelocastro, et volendoli far guerra assoldô 
uno certo Carlo di Tocco, el padre del quale havea comprato corne di sopra io 
dissi per uno certo pretio le insuie Itacha, Jacinto, Gephalonia et Santa Maura, 
da quelli che le haveano conquistati da Andronico Paleologo figliolo di Micbaele 35 
in tempo di guerra, et era stato creato Duca di quelle isole dal rè di Napoli. 

, 19 Questo Carlo Tocco gentilhuomo del seggio Capuano di Napoli, essendosi 

convenuto con il prefato Gin Spata per una certa summa di danari solita pa- 
gare per Y arte militare, et creatolo suo capitano, ancho questo Carlo Tocco 
insieme con uno suo fratello nomato el Conte Leonardo, lo quale andô con ello 40 
una arroata maritima, et Carlo andô con una armata terrestre, et facilmente 
expugnorono et vinsero detto signore de Angelocastro, et ridussero quello alla 
obedienza di Janina ; poi domandô la mercede sua detto Carlo dal prefato Gin 
Spata, non havendo quello con che pagarlo, occupé et tenne per se detto Carlo 



150 MONUMENT A HISTOMÀE HELLENICAE 

Angelocastro ; ma dipoi alcuni s* interposera et accordarotio la cosa. Questo 
Carlo prese per moglie sua la unica figliola de Gin Spata, quale da indi a poco 
tempo morse et riraase suo herede del tutto detto Carlo Tocco, quale fu primo 
di questa casa che si cognominô Despoto ; et hebbe la concessione da Emanuel 

5 Paleologo che divise lo imperio de Greci, del quale sopra parlassimo. Questa 
concessione de Despoto non era officio che andasse per successione deir uno 
ail* altro, ma consisteva nella elettione imperatoria ; questo officio si solea dare 
a fratelli, figlioli et propingui et altri homini grandi ad beneplacito dello iinpe- 
ratore. Regnando ditto Carlo Tocco in Janina anni XI, et volendo signoreggiare 

10 secondo il costume d' Italia alli Albanesi con austerità a loro insolita, et poi 
essendo morto, andorono quelli di Janina subito ad Amurath et chiamorono lui 
signore, elqual mandô uno capitano suo noniato Turacanbei con altri Turchi, et 
prese Janine luogo fortissimo et capo di tutto lo Epiro ; et permesse Iddio per 
li peccati de Christiani che questo Carlo non hebbe figlioli legitimi délia sua 

15 sopranominata moglie, ma solamente havea cinque bastardi ; et era anchora 
morto il conte Leonardo suo fratello, et havea lasciato uno figliolo legitimo no- 
mato Carlo, quale doppo la morte del zio mai volse mandare per la investiture 
a Constantinopoli a cognominarsi Despoto, ma si chiamava Signor deir Arta 
Carlo de Tocco. Questo Carlo hebbe crudelissime guerre con li sopranominati 

20 bastardi, et alcuni de loro andorono ad Amurath per aiuto, allegando che a loro 
apparteneva la signoria del padre, perché sapeano che li Turchi non fanno alcuna 
differentia da legitimo al bastardo ; et alcun' altri andorono alli Despoti délia 
Morea, et uno di loro andô alli Signori Venetiani. Ma Amurath che era su *1 
armi, entrô nello Epiro et occupa l' Arta et Angelocastro et più altri luoghi, et 

25 ridusse detto signor Carlo Tocco ad habitare a Santa Maura, et possédera etiam- f- 20 
dio T isole Jacinto, Itacha et Cephalonia, pagava uno certo tributo ad Amurath, 
et detteli suo fiolo Leonardo per ostaggio. Quale Amurath lo mando al figliolo 
Mehemeth ; il quai Leonardo, dopo certo tempo, usci del serraglio Christiano si- 
cffine. entrato vi era. Questo Carlo reconosceva li Signori Venetiani per supe- 

30 riori, per rispetto di quelle isole che lui signoreggiava, in modo che tutte le ap- 
pellationi délie sentenze et cause cosi civile corne criminale andavano a Venetia. 
Ma havendo assettato Amurath le cose deir Albania da una parte, voltossi dal- 
T altra parte di quella, et trovô non manco discordie, tumulti di quello che in 
Janina trovato havea nelli sopranominati luoghi ; trovô alcuni signorotti liquali 

35 erano venuti da trè di al raondo, et volëvano haver quel piedi et signoria che 
havea il Musai Carlo che era per fama publica il primo huomo di Epiro; gli 
altri indegnati, chi per un conto, et chi per 1* altro, tulti bersagliavano el prefato 
Musai Carlo, quai da disperatione andô ad Amurath et fu falto suo capitano, et 
dopo la morte de Musai Carlo, li figlioli furono fatti sanzacchi, et Amurath trovô 

40 modo et forma di porre il freno alli disuniti Albanesi, et eontmuamento li vessava 
con far diverse et varie corrarie et depredar continuamente V Albania» et di quella 
ogni giorno cavava una infinità di pregioni in misera cattivitade. 

Successe dipoi che Ioanne Paleologo, figliolo dello imperator Emanuel di Co- 
stantinopoli, quale Ioanne délia moglie sua non havea figlioli, vedendo la potentia 



DOCUM. STRÀTtt. ILLUSTR. (THEODOHUS SÊàNDUGNIS) loi 

de Turchi ampliata, da per se solo non potendo resistere, et vederçdo che '1 De- 
spoto Theodoro che signoreggiava Silivrea era morto, et di lui etiam non era 
rimasto proie alcuna masculina, salvo una figliola maritata al rè de Cypri, la 
quale fu madre délia regina Carlotta che morse a Roma, deliberô venire al con- 
silio, et chiamô dal Peloponnesso el Despoto Constantino cognominato Dragasl, 5 
per esser lui nell* armi ferocissimo, et per la morte del Despoto Theodoro s'apar- 
teneva 1* impero per successione dopo la morte di Ioanni, et lasciô quello in Co- 
stantinopoli, et lui si parti venendo alla volta dell'Italia, et menô seco l'altro fratello 
noraato Despoto Demetrio che signoreggiava Lacedemonia cioè Misithra ; et era tanto 
r altercatione tra Demetrio e il suo fratello Thoma che signoreggiava Patras che 10 
F uno delli fratelii haveria mangiare il cuore ail' altro, immodo che lo imperator 
Ioanne Paleologo credendo far bene, chiamô al consilio seco Demetrio, et seguitor- 
no quello molti signori et gentilhuomini ; et per lo partire del Dispoto Constantino 
che andô a Costantinopoli, et seco menô Ioanne Cantacusino capitano famosissimo 
di quella etade et molti altri armigeri seguitarorio el prefato armigero Constantino, 15 
che era etiam partilo il signor Georgio Cantacusino nomato Sachatai ; questo era 
nipote, cioè flglioio del figliolo dell* imperatore Ioanne Cantacusino, principe di 
quella etade dotato di ogni virtù et di grande estimatione apresso li Greci si per 
la geonologia del sangue corne per la virtù sua ; questo andô a visitar la sorella 
Helena che era impératrice de Trappesonda, moglie di David Comgninô imperator 20 
di'Trappesonda, et poi venne in Servia a visitare sua sorella Helena, moglie del 
Despoto Jurgo di Servia, et trovando che '1 Desposto havea crudelissime guerre 
con lo re de Ungheria, deliberô restar in Servia, et fundô et edificô dalli funda- 
menti la città fortissima di Sfenderono, et seguitô questo principe gran numéro de 
gentil' huomini. 25 

Et vedendo questo Amurath cioè che '1 Peloponnesso era restato nudo di 
armigeri, benchè ci fusse restato il Despoto Thoma, per le gran discordie di Greci 
mal obedito da tutti, hebbe ardire di intrar nel Peloponnesso et pigliar la im- 
presa dello Examili, che era uno muro di sei miglia che andava da uno mare a 
T altro. Amurath combattendo virilmente quel luogo ruppe il muro dello Examili, 30 
et puoi facilmente ruppe li Greci, et delà a cinque anni tornô un'altra volta et 
ruppe quelli nel detto loco chiamato Examili, immodochë Y una et Y altra rotta 
fu la ruina total de Greci. 

Lo imperator Ioanne Paleologo venne al tempo di Eugenio II II summo Pon- 
tefice et cominciorono a celebrare lo consiglio a Ferrara, et dapoi sopr a venendo 35 
la peste retirorono il consilio a Firenze, ove stette in disputatione tre anni et 
mezzo, nel quai luogo concordorono el rito di Greci con Latini. Venne poi ditto 
Ioanne a Roma a visitare li santi luochi, et poi andô in Francia, in Borgogna, 
et a molti altri principi christiani per inanimire et provocare quelli alla impresa 
contra Turchi, et dimorô fuora di Costantinopoli ben anni sette. In questo intervalle) 40 
se Amurath facesse il fatto suo,' è da considerare di tutti li principi christiani di 
quella etade alli quali detto Ioanne Paleologo fu perso nal meute o con lettere li 
haveva annunciato il periculo nel quale si trovava la relligion christiana. Sola- 
mente il rè d' Ungheria et il Duca Philippo di Borgogna presono l' impresa contra 



152 MONUMENT A HISTORIAE HELLENICAE 

il Turco del 1444, benchè fusse mandato dalla Sede Àpostolica legato il rev.™ Car- 
dinal Juliano Cesarini, et andando il campo di Christiani contra Amurath furono £ ~ 
aile mani insieme in un luogo apellato Varna, et per quanto si aspetta alla virtù 
et disciplina militare li Christiani furono vincitori, rompendo et fracassando il 

5 campo de Turchi, in modo che fu constrelto Amurath con alcuni Janizari et al- 
cuni altri ben pochissimi in numéro evasi dalla morte ritrarsi alla sommità de uno 
monticello 11 propinquo, dove essendo circondato et assediato dallo esercito vin- 
citore de Christiani, esso con tutti li altri Turchi per tre giorni continui stetteno 
senza mangiare, et per questo fu constretto Amurath capitulare in questa forma : 

10 che la persona sua fusse libéra, et tutti li altri Turchi stessono a discretione di 
vincitori; et portando suso li'capitoli, et sottoscrivendoli, Amurath cominciô a 
lachrimare corne uno fanciullo. Onde uno delli suoi Janizari se accostô ad Amu- 
rath et disse: Credi tu con lachrime mitigare la ira delli inimici vincitori? Li 
imperatori con la spada vinsero li inimici, et non con lachrime ! Amurath disse : Io 

15 piango la vil capitulatione che sono constretto fare, et disseli la cosa. Onde subito 
misse mano alla spada el Ianizaro et disse : Brutto, cornuto, traditore, ci hai con- 
dotti in questo luogo per salvar tè stesso, et lasciar noi altri al macello, et in preda 
alli nimici ; tu morerai certo con noi altri. Et dilte queste parole tagliô li piedi ' 
al cavallo di Amurath. Li nostri christiani, fldandosi délia capitulatione, et stando 

20 improvisti furono assaltati dalli Turchi che erano armati, et loro disarmati ; non 
hebbono tempo di cacciar mano alla spada, et furono rotti et fracassati quasi 
tutti. Fu morto il re Vladislao di Ungheria et Polonia, et il cardinal Cesarini 
legato anchora lui fu morto con infiniti christiani, immodo che per sino al pré- 
sente giorno si vede a Varna un grandissiroo monte de ossa de christiani morti 

25 in quella rotta. Et fatto segno di vittoria da Amurath fu condotto a sua presentia 
il duca Philippo di Bergonia, alqual superbamente disse : quai cosa ti ha condotto 
a venirmi far guerra, non confinando meco in alcun loco? Quello rispose et 
disse : Signor, io sono venuto per difendere la relligion mia christiana. Et Amu- 
rath disse : Se la tua relligion cristiana fusse migliore che la mia, non haveria 

30 permesso Iddio ch' io ve avesse superato con tanta vostra ignominia et danno. 
Et chiamô quello Janizaro del quale sopra parlassimo et comandô che vitupérasse 
detto Duca ; el modo per honestà et honor di uno tanto principe non dico. Feceli 
poi in&nite paure, lo condusse al cataphalco per tagliarli la testa; tamen ditto 
Duca finalmente si riscatô per ducento mila senti, quali furono dati a quello Ja- 

35 nizaro. Et tornato poi il Duca di Borgonia a casa sua, et preparandosi alla guerra f- 23 
contra Turchi, piacque a Iddio di chiamarlo a se, et lasso per testamento la maie- 
dition al figliolo se non faceva la sua vendetta ; tandem il figliolo fece il con- 
trario, perché quelle arme che dovea voltare contra infideli, usô contra li suoi con- 
sanguinei XI anni, et perô jus tamen te Dio lo punitte. 

40 Lo imperator Amurath prese per moglie la figliola di Jurgo Dispoto di 

Servia nomata Maria, délia quale non hebbe figlioli. Privé délia luce dui suoi 
cognati Stephano et Jurgo, uno de anni XV, Taltro di XVI, che erano andati a 
visitar la sorella in Andrinopoli ; trovandosi alla caccia questi dui fanciulli con 
Amurath, cacciando uno cervo, tutti doi ad un tempo saetorno quello ; il che 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS. SPANDUGNIS) 153 

vedendo Amurath suspetoso disse: ogni lupo fa il suo lupatto. Et in luogo di 
pranzo li fece abacinar gli occhi, et rimandolli orbi indrieto al padre ; et puoi 
mosse guerra al socero suo Jurgo Despoto, et cacciollo del stato, et prese tutta 
la Roscia e Servia ; et poi essendo scampato il Dispoto, et salvatosi con Erina 
Cantacusina sua moglie et figlioli in la città de Ragugi, H furono imprestati dalla 5 
prefata Erina sua moglie molti danari quali essa havea accumulati in Scio, lo 
marito essendo nel stato, et cosi assoldô Janco Vaivoda, padre del re Mathias, 
et recuperô lo stato suo. Dapù Amurath andô ad campo ad Athene, et quella as- 
sediô ; regnava in quel tempo Duca in Athene uno Fiorentino di casa di Acciaioli, 
nomato il signore Neri, il quai si rese ad Amurath, et dettegli il figliuolo per ostag- 10 
gio nomato il signor Franco. Venne poi questo Amurat in Albania air obsedione 
délia fortissima città de Groia, signoreggiata in quel tempo dallo signor Scan- 
darbego, et premendola crudelissimamente, et essendo allô assedio, si amalô et 
venne a morte, et fu condotto il corpo suo in Andrinopoli, et è sepolto, onde dal 
figliuol suo fu fabricata una superbissima moschea, et uno hospitale nel quale si 15 
fanno elemosine per 1* anima sua. Et è comune opinione de tutti li scrittori di 
Turchi, che non manco frutto facesse questo per tante vittorie che '1 figliolo suo 
Mehemeth che li successe con lo acquistare tanti regni ; et questo basti quanto 
al Sultam Amurath. 

Sultam Mehemeth Ottoman di questo nome secondo, et settimo imperator de 20 
Turchi, successe adunque al padre Amurath. Questo £ strenuo, bellicoso, libérale 
et magnanimo principe ; questo subito che hebbe lo dominio, fece suffocare uno 
piccolo suo fratello di età di anni cinque, dopoi mosse guerra a Constantino impe- 
rator de Costantinopoli, quai era successo nel'impero vivente Amurath, in luogo 
di Ioanne Paleologo suo fratello che era morto, et prese la gran città di Silvrea, 25 
la captura délia quale fu total ruina di Costantinopoli, perché li Turchi faceano 
continuamente correrie insino su le porte. Imperô venne questo Mehemeth eon 
grandissimo exercito per terra allô assedio di Costantinopoli. Anchora per mare detto 
Mehemeth fece traghettare certe galee per sopra uno monticello di Per a, et but- 
tare nel mare di Costantinopoli. Havea tamen questo Constantino mandato li suoi 30 
ambasciatori a Roma a Nicole Quinto, Pontefice maximo, et scritto generalmente a 
tutti li principi christiani supplicando et dimandando ajuto, ma nullo di loro ne per 
exhortatione del Papa, ne per lamenti et supplicatione dello imperatore si mosse per 
li peccati nostri a sovvenir quelle*, eccetto li Signori Venetiani et Genovesi, perché 
uno loro proveditore, di casa de Armer ritrovandosi là a caso con trè galère, et 35 
supervenendo li nemici, fù constretto difender la terra, et consultando il Senato 
Yeneto se doveano dar soccorso, o nô, andô la cosa tanto in longo che non fu- 
rono a tempo, perché andando il soccorso con un capitano a Negroponte, intesero 
la infelice città essere stà presa. Eravi anchora stà mandate certe fantarie da Ge- 
novesi, quali virilmente defendevano le mura, ma havendola longo tempo assediata 40 
Mehemeth per spacio de giorni LIIII, permesse Iddio per li peccati nostri, che ali 
XXVIIII di Maggio 1453 dando la battaglia fu ferito il contestabile de Genovesi, 
et per quel luogo introrno li Turchi dentro, et permisse Iddio che cosi corne da 
Constantiuo figliolo di Helena Constantinopoli fu edificata, cosi etiamdio nel 

Vol. IX. 20 



154 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

tempo di un altro Constantino flgliolo di Elena si perdette per forza. E da sa- 
père che il settimo imperatore délia casa Ottoraana cacciô il settimo imperator 
délia casa Paleologa. Lo imperator christiano puote salvarsi, et non volse, ma 
inteso che li Turchi erano quasi intrati nella terra, disse : Non voglia Dio ch'io 

5 viva imperator senza impero ; io voglio morire insieme con la mia terra. Et disse 
verso alcuni gentilhuomini circunstanti : chi si vuol salvar, si salvi ! et chi vuol ao 
compagnar lo imperator suo, lo accompagni alla morte, et mi seguiti ! Et cosi da 
molti di loro accompagnato, che furono piu di ducento, andà a cavallo in una stra- 
da del Chinigo, ove erano entrati li Turchi nella terra, et sostennero tutto lo eser- 

10 cito de Turchi combatteudo quattr' hore, che mai li Turchi poterono spontar f. 3 
avanti ; tandem essendo la città presa, yennero li Turchi da ogni canto, et fu-, 
rono subito li christiani posti in mezzo, et fu morto lo sacro imperator con 
ducento altri martiri, non senza grandissima strage delli inimici. La crudeltà che 
si usô verso li templi et li christiani non è lingua huroana li potesse narrare. 

15 Ferono délie chiese et sacrestie postribuli et stalle da cavalii ; intravano nelli mo- 
nasteri di monache sacrate dedicate a Dio, levando dalle chiese le anchone di 
santi disopra Ji altari, et cacciavongli gli occhi, et gettavonle in terra, sopra le 
quale violavano le monache sacrate, et blasfemavano la infinità bontà, dicendo: 
Se la vostra fede è buona, mostri Iddio miraculo questa volta ! Et oltra di questo 

20 ruppero et fracassorono in tutte le sépulture belle de imperatori et altri principi 
de Grecia, et questo per trovar le diadème et sproni d f oro et altri ornamenti mili- 
tari, con liquali erano soliti sepelirsi li principi et signori. Onde intendendo questa 
crudeltà de Turchi et questa tan ta jaclura délia christianità, el buon pastor Papa 
Nicolô Quinto, per tanta tristitia et malenconia che prese se amalô et de là a 

25 certo tempo morse. 

Scriveno li hystoriographi di Turchi, questo Mehemeth haver fatto cercare 
il corpo del sacro imperatore, et trovato che '1 hebbono, dicono che pianse sopra 
quello, et honorolo et accompagnolo alla sepoltura sua. Ma li christiani negano 
esser sta trovato ne conusciuto, perché in vero in "Costantinopoli non si trova in 

30 alcun luogo la sepultura sua. 

Questo Mehemeth, cessata che fu la crudelissima occisione de christiani, non 
volse andare ad aloggiare nel palazzo Cesareo, ma toise per suo habitaculo uno 
convento de frati de San Francesco ; et il giorno seguente vi andù, et fece uno 
editto, che tutti quelli che haveano prigioni, à pena délia vita li dovessono pre- 

35 sentare ; et cosi presenti, comandù che tutti li gentilhuomini fussero liberati, di- 
cendo non essere justa cosa che uno gentilhuomo viva servo et schiavo d'altrui; 
delli plebei alcuni ne furono morti, et alcuni rimasseno schiavi insieme con le 
donne et fanciulli. Dali a certi tempi Mehemeth li fece intendere che tutti quelli 
che provavano esser gentilhuomini seriano piu abundamente provisti che nel 

40 tempo delli imperatori christiani, perché non era visto che una persona nobile 
pâtisse et andasse mendicando ; et cosi alcuni pazzi di loro andorono a scri- 
versi ; era deputato à quelli un giorno nel quale si dovea fane la provision a f. 26 
loro promessa, nel quai giorno deputato che fu il di di San Pietro de mandato 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNISj 155 

de Sultam Mehemeth furono tutti decapitati. Unde dirô quel verso di Vergi- 
lio (Aen. I, 94-95). 

terque quaterque beati guis anle or a patrum. 

Dio li ha fatto gratia di non sopraviver tanto, o loro o chi avesse potuto 
discender da loro di haversi a provare quanto è duro ad un gentilhuomo havere 5 
andare alla mercede d' altri, ch' Iddio ne liberi infino alli eani ; corne è interve- 
nuto à mè et à compagni miei nel tempo di Adriano VI che ci denegô pagare 
che d' altri ponleflci di continuo havemo havuto, et nel tempo suo morirono 
alcuni di famé, et aîcuni di noi altri ci pagô con mctterci in prigione, dicendo noi 
haver intelligentia con Turchi. 10 

Dapoi adunque vedendo Mehemeth che il principe di Gothia havea amazzato 
il suo fratel maggiore et usurpatosi lo stato, mandô lo suo biglierbei, cioè uno 
di capitani generali di terraferma, et assediô detto principe, il quale se li rese 
d' accord o, salvo tamen ho havere et le persone ; ma conducendolo fi no a Co- 
stantinopoli, Mehemeth lo fece decapitare, dicendoli : JLi patti che lo mio capitano 15 
ti ha promesso lui te li osservi; et fece Turco uno suo figliolo piccolo, elquale 
viddi T ultima volta che io fui a Costantinopoli esser anchora vivo. 

Et li principi christiani havendo visto che Costantinopoli era stato occupato 
dallo imperator Mehemeth et che di giorno in giorno andava augumentandu il suo 
stato, et ruinando et depredando lo stato di christiani, non preseno le comune 20 
armi alli danni del comune hoste Mehemeth, corne era loro debito, ma atteseno 
aile guerre et altercatione fra loro. Era in quel tempo grandissime guerre tra 
il Despoto Jurgo di Servia et il regno di Ungheria, imraodoche Tuno haveria 
mangiato del figato deir altro, perché il Dispoto Jurgo tenea il rito Greco, et li 

9 

Ungheri il rito Latino, et furono tra loro piu et piu sanguinolente battaglie con 25 
danno et strage grandissima di 1* una et Y altra parte, siche piu volte furono rotti 
gli Ungheri, ma finalmente il Despoto Jurgo in uno crudelissimo fatto d' arme fu 
prigione delli Ungheri insieme con il signor Theodoro Cantacusino; et essendo 
condotti questi dui prigioni in Ungheria, li Ungheri li lassorono sopra la fede 
del signor Theodoro Cantacusino, quale andô in Servia per accumulare et prove- âO 
dere di trecento milia ducati a lui imposti per taglia, et non possendo cosi presto 
proveder alli danari, per non mancar di fede, tornô in prigione in Ungheria, et 
fu in quella con il Despoto Jurgo fi no a tanto che li danari furono pagati. Erano 
li Ungheri tanto incructeliti per la guerra, che se ben loro haveano il Despoto 
nelle mani insieme con lo signor Cantacusino, che anchora mandorono una va- 35 
lidissimo esercito alla ossedione délia famosissima città di Smenderovo, che al 
présente dalli Turchi che occupano quella è chiamata Semendria. Li Ungheri non 
poterono ottener quella, per esser dentro uno famosissimo et strenuissimo principe 
Georgio Cantacusino, quai havea fundata detta città, et per questo defendeva quella 
con tutto il suo potere et virilità, laquai cosa massime si mostra in la gran con-* 40 
stantia che lui hebbe, imperochè ditti Ungheri condusseno aile mura d'avanti alli 
suoi occhi il suo figliolo, il quale haveano priggione, mostrando voler uccidere 
quello se lui non si arendeva ; ma lui intrepidamente disse, non si curar di nulla, 
purchè libérasse la sua patria da servitù. Et tutte queste discordie permetteva Id- 



156 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

dio per i nostri peccati, acciochè Mehemeth trovasse quelli luogi debilitati et ot- 
tenessi il tutto corne di poi successe ; perché Mehemeth di poi mosse guerra alli 
Bulgari, et fece uno macello de quelli, priva ndoli délia vita, et occupandoli lo 
stato ; poi si voltô verso il Caramano, et cacciollo dello stato, il quale fuggi allô 

* rè di Persia, dove miseramente morse. Prese Srairne, le Foghie et alcuni altri luo- 
ghi che erano possessî dalli christiani ; et eravi signor Cathalusso, quale signo- 
reggiava Methelino, Eno, in Samotracia, Stalimeni et alcune altre insuie che 
lo imperator Ioanne Paleologo quando expulse Ioanne Cantacusino le donô a uno 
progenitore del ditto signor Cathalusso, quale signor Cathalusso haveva anchora 

10 lui amazzato il suo fratello, et usurpatoli lo stato. Onde Mehemeth havendolo 
nelle mani disse : Voglio sia fatto a lui corne fece al fratello per signoreggiare. 
Et feceli tagliare la testa. La moglie et alcuni délia casa sua fece prigioni ; et da 
puoi pensù Mehemeth di occupare il Peloponnesso, laquai cosa facilmente ottenne 
per le grandissime discordie che erano tra il Despoto Demetrio et il Despoto Thoma 

15 suo fratello, perché dopo la morte di Emanuel suo padre continuamente questi dua 
fratelli furono in grandissime dissensioni, immodo che se havessero possuto uno 
haveria mangiato il cuore all'altro ; et da poi la perdita di Costantinopoli, et morto 
Costantino toro fratello, li Greci gentilhuomini et signori tutti generalmente voleano 
creare imperator Demetrio, perché a lui aspettava la ragione ; ma Thoma suo 

20 fratello non volea niente cedere al suo fratello, benchè fusse suo maggiore ; 
niente di meno vedendo questo li grandi di Gracia tutti insieme uniti con ogni 
industria si sforzavano componer pace tra loro fratelli ; et mai poterono. Thoma, 
il quale veramente fu di mala sorte, volendo occupar il stato del principe di 
Chiarenza suo cognato et altri luoghi fino al présente nominati il Prencipato di 

25 Achaia, chiamô ei detto suo cognato con salvocondotto a Patras, et ruppeli la 
fede, et misselo in prigione, nella quale lo fece morire di famé insieme con li 
figlioli. Poi prese un gentilhuomo chiamato Theodoro Dissipato, quale essendo il 
principe di Achaia prigione havea presa la sua filiola per moglie, fece a questo 
Dissipato tagliar le mani, le orecchie, il naso et cavar li occhi, cosa veramente 

30 impia et crudele. Havea ancho pigliato con salvocondotto uno Theodoro Boccali, 
huomo di grandissima conditione et primario de tutto el Peloponnesso; havea 
costui jurisdition di batter raoneta, et erali sta dato un officio grande dalla corte 
nomato Megaduca, et privollo dalli occhi, et occupolli lo stato; el quale Theo- 
doro Bochali essendo liberato da Discipato con alcuni suoi figlioli che havea in 

35 custodia, tornorono et recuperarono lo stato loro. Era un altro anchora gentil- 
huomo et signore Emanuel Cantacusino fratello di Georgio, nomato Sachatai, mio 
avo materno, quale signoreggiava tutto il Brazzo di Mayna, et era nobilissimo 
in la natione Greca et in grande credito et existimatione generalmeute apresso de 
tutti, quai fo chiamato etiamdio con salvocondotto dal detto Despoto Thoma, ma lui 

40 corne prudente et sagace non volse andare, et feceli résiste ntia virilmente, impero- 
chè il detto Thoma li volea occupar lo stato. La virtù et resistentia del quale Ema- 
nuel Cantacusino intendendo molti Àlbanesi divisi et sottoposti a diversi gentilhuo- 
mini et signori Greci liquali trattavano mal ditti Albanesi, quelli per liberarsi da 
tanta servitù creorono per loro Despoto detto Emanuel Cantacusino et mutoronli 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 157 

il nome et chiamoronlo Gin Cantacusino, et la moglie sua nomata Maria volsi che 
si chiamasse Cucchia, che sono norai Albaneschi ; et fu tanta la moltitudine di co- 
storo che assediorono Y uno et V altro Despoto, cioè Thoma assediorno in Patras et 
Demetrio in Misitra cioè Lacedemonia ; et perché era signor délia campagna detto 
Emanuel, non potea uscire alcuno dalle terre che era fatto prigione. La quai cosa 5 
intendendo lo iraperator Mehemeth accelerô il passo et intrô nel Peloponnesso, et 
cavolli tutti de impaccio, et prese il sorzo et la rana, occupando ogni cosa. Thoma 
non volse expettare il furore di Mehemeth, ma si imbarcô in Patras et venne a 
Roma, et porto seco la testa di Santo Andréa Apostolo, quai donô a Pio II pon- 
tefice Maximo, il quai pontifice li andô incontro fino aï ponte Molle ad uno luogo 10 
ove fino al présente si.vede una capella in memoria délia receptione di quella 
santa testa. Condusse seco ditto Thoma dui figlioli mascoli, cioè il Despoto An- 
dréa et il Despoto Emanuel et una figliola laquale Sixto IIII summo Pontefice, 
29 doppo la morte di Thoma, maritolo al gran Moscoviti Gîoane ; et il figliolo Andréa 

visse in Roma in grandissima calamità et miseria; lo altro chiamato Emanuel, 15 

• 

huomo virtuosissimo et di animo generoso, il quale superava il fratello non sola- 
raente de ingenio et prudentia ma anchora de ogni altra virtù et costume, vedendo 
il fratello in tanta calamitate, corne disperato si parti da Roma et andô a trovar 

Mehemeth pensando essere morto da quello, ma fu tutto il contrario, perché lo 

* 

imperator Mehemeth lo accettô benignamente et dielli provisione et honorollo 20 
nella corte sua, piu chè alcuno altro principe di quella, et lassallo morir chri- 
stiano come tutti li altri suoi progenitori. 

El Despoto Demetrio che signoreggiava a Misitra, come si existima, condusse 
lo imperator Mehemeth a pigliar lo Peloponesso, perché lo detto Mehemeth pro- 
misse pigliare la figliola per moglie, laquale era unica et herede del tutto ; et an- 25 
chora Emanuel Cantacusino si accorda con Mehemeth et si arese a quello, elqual 
Mehemeth li assigné venticinque milia ducati per ciascaduno di loro per provi- 
sione, ma non volse mai pigliar per moglie, come havea promesso, la figliola del 
Despoto Demetrio, laquai morse vergine in Andrinopoli ; et benchè Emanuel Canta- 
cusino havesse bona provisione da Mehemeth, non fidandosi di quello se ne fuggi 30 
al re di Ungheria et ivi morse ; et anchora Demetrio, perché li havea imputato certa 
fraude di gabelle di sale, non essendola venita, et essendoli tolta la sua provisione, 
di dolore in poco tempo si morse. E anchora da sapere, che intrato Mehemeth 
nel Peloponesso, et fuggito il Despoto Thoma Paleologo, fuggi anchora el figliolo 
del signor Carlo di Tocco che si chiamava Le on a r do, quai era stato dato dal padre 35 
al Gran Turco per ostaggio ; onde subito che il Gran Turco in te se quello essersi 
fuggito, li mandô li suoi cavalli et paviglioni apresso. Eravi anchora il Duca di 
Athene nomato Franco delli Acciaioli, quale seguitava la persona dello imperatore 
de Turchi come era obligato ; Mehemeth imperatore mandô uno janizaro con certi 
subi compagni, quali finsero voler mangiar con detto Duca di Athene, et quello 40 
crudelissimamente amazzorono. Et havendo Mehemeth conquistato tutto il Pelo- 
ponnesso, non potè perô ottenere Mucli, intorno alquale dimorô per cinquantaquat- 
tro giorni, et questo per esserci alla difensione di quella uno Andréa Paleologo 
di Grizza, valentissimo huomo, alla quale lui era li signore ; ne ancho vol.se an- 



i58 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

dare a carapo a Malvasia, terra fortissima et inexpugnabile, perché ivi era dentro 
uno Nicolo Paleologo che tenea quel la in nome del Despoto; et partito che fu f. 30 
Mehemeth del Peloponesso, el Paleologo Grizza abandonô Muchli, et andô al Se- 
nato Veneto, dal quale fu benignamente ricevuto et fatto capitano générale de 

5 tutti loro cavalli leggieri, ma in brève morse. L' altro Nicolao Paleologo havendo 
poca speranza che li principi Christiani facessono impresa contra Turchi de in 
vendita per poca somma di danari la fortissima città di Malvasia al Senato Veneto. 
Et tornando lo imperatore Mehemeth in Andrinopoli, nel camino prese la posses- 
sione di Athene, per esser morto il duca di quella senza flglioli; et pervenuto 

10 Mehemeth in Andrinopoli, furono in quella celebrati grandissimi trionphi in segno 
di vittoria. È anchora da sapere che essendo morto el Dispoto Jurgo di Servia, 
erano rimaste dopo lui due figliole, et l'una di quelle era maritata ad Sultam 
Amurath che di sopra parlassimo, chiamata Maria, et l'altra fu Catherina, era 
maritata ad uno fratello dello imperador Federico di casa d f Austria r conte de Cil; 

15 tutte due rimaste vidue ; de Maria non rimase flglioli, ma di Catherina rimase una 
figliola, quale fu la prima moglie che havèsse Mathias rè di Ungheria ; havea las* 
sato anchora detto Despoto Jurgo tre figlîoli mascoli, il primo fu il Despoto Stefano, 
el secondo fu il Despoto Curgur, et questi dui forono privati délia luce delli occhi, 
da Amurath, corne di sopra parlassimo, il terzo fu Lazaro Despoto, quai vivente il 

20 padre pigliô per moglie la figliola di Thoma Paleologo Dispoto délia Morea, et era 
questa strettissima affine de Lazaro Despoto, perché Emanuel imperatore, che fu 
padre di Thoma, piglio per moglie, corne dissi, la sorella di Jurgo Despoto, et Jurgo 
fu padre di Lazaro, et si è visto per esperientia che tutti quelli matrimonii che 
se fanno tra parenti, etiam che si facclno con dispensatione délia chiesa, rari capi- 

25 tano bene ; et per haver ditto Lazaro li occhi, et suoi fratelli maggiori per esser 
privati délia luce da Amurath imperator de Turchi, questo Lazaro erà piu atto al 
governo del regno, dipoi la morte di Jurgo suo padre, successe quello in signoria, 
et fu contenta di questo la madré Erina Cantacusina sorella del principe Georgio 
Cantacusino, mio avo materno, et da Jurgo Despoto suo marito era stata lassata 

30 tutrice et governatrice del stato di flglioli. Lazaro non contento di questo, anchora 
per usurpare il tutto, sensa il timoré del Dio avenenô in una lattuca la madré sua 
Enna sopntiominata, principessa in quella etade dotata d' ogni virtute ; onde 
questo avenenare délia madré fecesi exoso et odioso il detto Lazaro si ad vas- f. 31 
salli corne alli altri convicini, immochè di animo grandissime* a Mehemeth in 

35 questi garbuli di pigliare l' impresa délia Rascia et Servia ; laquai cosa intendendo 
Lazaro Despoto, et temendo lo esercito di Mehemeth, si amalô et in brève morite 
senza flglioli mascoli ; lasso solamente tre figliole femine. Stefano, che fu il primo- 
genito et era orbo corne io dissi, fuggendo Y ira di Mehemeth venne per V Al- 
bania, et in quel luogo esortato dalli suoi prese una vertuosa donna per moglie, 

40 nomata Angelina figliola del signor Golemo Araniti, acciochè la casa non man- 
casse di proie ; onde lasciô dopo la morte sua dui flglioli mascoli, cioè Jurgo 
et Ioanne Despoti, et una figliola nomata Maria che fu maritata nel signor Bo- 
nifatio marchese di Monferrato. L' altro che era secondogenito che si chiamava 
Gurgur costui andô in Ungheria, dove morse senza flglioli legitimi. Lazaro so- 



DOCUM. STRATH. 1LLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 159 

pranominato hebbe tre figliole corne dissi, la prima si chiamô Maria che si ma- 
ritô, vivente Lazaro Despoto, nel rè Stephano di Bossina, la seconda si chiamô 
Miliza che fu maritata nel signor Leonardo di Tocco, la terza et ultima nomi- 
nata Erina fu maritata in Ioanne Castrioto Duca di Santo Pietro ; questo fu fiolo 
che fu del signor Scandarbeg che sopradissi. Ma intrando Mehemeth con lo eser- 5 
cito occupa tutta la Rascia et Servia et tutto quello che possedeva il Despoto di 
Servia, imperochè alcune de quelle terre si resero d' accordo, alcune prese per 
forza, usando crudeltà inaudite contra quelli poveri huomini. 

Non contento di questo Mehemeth mosse guerra a David Commino impe- 
rator di Trapessonda, et havendo occupato piu luoghi, andô allô assedio di quelia ; 10 
onde detto David fu constretto a capitulare, in laquai capitulatione Mehemeth li 
donô la vita, et permisse che portasse tutti li suoi thesori via, et donolli la città 
di Seres per sua sustentatione ; pigliô poi Mehemeth Capha che era di Genovesi, 
Scandiloro, Sebastia, la Tana, con molti altri luoghi délia Natalia, alcuni di quelli 
huomini di quelle città et luoghi furono morti et alcuni furono confinati in Costan- 15 
tinopoli et alcuni rimasero in le lor patrie mal contenti. Dapoi Mehemeth, imma- 
nissimo et sitibondo del sangue di Christiani, fece fare certe litere contrafatte che 
parea che fusseno scritte a Roma, et questo fu dui anni da poi che '1 dette la città 
di Seres ail* imperatore di Trapesonda per sua sustentatione, le quai litere si 
trattava la cruciata contro li Turchi, onde con questa fittione et falsa occasione 20 
fece condur in cathenâ l' imperator di Trapesonda David Comgnino, la moglie 
Helena Cantacusina, sorella de mio avo materno, et otto figlioli raascoli, et una 
figliola femina, li quali condotti che furono a Costantinopoli, Mehemeth li fece in- 
tendere che tutti quelli che non voleano farsi Turchi et rinegar la fede christiana 
li volea far morire ; la quai cosa intendendo David Comgnino imperatore confortô 25 
et inanimô li figlioli al santo martirio, et cosi fu decapitato lui con sette figlioli 
raascoli, et lo ottavo figliolo de età de anni trè fu fatto Turco da Mehemeth et 
mandollo insieme con la sorella a donare a Usum Cassano rè di Persia, quai fi- 
gliolo da poi fuggite da Usum Cassano et andô al rè di Georgiani nomato Gur- 
guiabei, quale tornô ad essere Christiano, dettele la figliola per moglie, délia quai 30 
ebbe proie che fino al présente durano ; la sua sorella laquai toise per moglie 
Usum Cassano, et era di età d' anni XVI, délia quale Usum Cassano hebbe due 
figliole, una délie quale fu madré del signor Sophi Jach Issmail che fu padre del 
présente Sac Tomas rè di Persia. Çonflscô Mehemeth tutti li béni loro et con- 
dennô la impératrice che in termine di trè giorni pagasse XV milia ducati, o 35 
fusse decapitata, ma li vassalli di quelia subito li pagorono dalla mattina al vespro, 
perché erano li confinati in Costantinopoli da Mehemeth. Non voglio perô tacere 
le virtuosissime opère et caso lachrimavile, pietoso et santo che hebbe questa 
impératrice Helena Cantacusina, laquai morto el caro marito et figlioli, non volse 
piu star al mondo, ma vestissi di cilicio, quelia che era educata in delitie régie, 40 
non volse piu in vita sua mangiar carne, si fece fare un tugurio coperto di 
paglia et in quello aspramente dormiva ; et perché Mehemeth havea fatto un 
edilto a pena délia vita nessuno sepelisse quelli corpi morti, acciochè li cani et 
corvi li dévorasse, la sacratissima impératrice secretamente si fece portare una 



160 MONUMENT* HISTORIÀE nELLENlCAE 

zappa et con le sue delicatissime mani al meglio ch* essa puotè dentro a quel 
tugurio fece una fossa, et tutto il giorno defendea quelli corpi dalli animali et la 
notte pigliava a membro a membro et a quelli dava sepoltura, et cosi Iddio 11 
fece gratia che corapitô da sepelir il marito et figlioli ; de li a pochi giorni passô 

5 délia présente vita. 

Mossesi poi Mehemeth et ruppe guerra al Senato Veneto, et andô con gran 
numéro di gente alla obsidione Ai Negroponte, quale à in isola, et haveva fa- 
bricato questo Mehemeth uno ponte che passava di terraferma insino sulia isola 
de ditto Negroponte, et premendo aspramente la terra, et ossedendo aspramente 

10 quella, el Senato Veneto creù uno dottore nomato Nicolao da Canale, capitano 
générale dell* armata loro, et con grandissirna copia di galère et nave ben ar- 
mate ; et indubitatamente se quello Nicolao da Canale havesse fatto 11 debito suo 
di andare a investire il ponte et romper quello, come nel Consiglio haveano 
determinato, o Mehemeth restava prigione sulla isola, o era constretto lui con 

15 tutto lo esercito suo morir di famé, ma per li peccati di Christiani non bastô 
T anirno a ditto Nicolao di mandar ad executione detta santa, vertuosa et famosa 
opéra. Onde vedendo Mehemeth comparita l' armata de Christiani, montô a cavallo 
per voler passar il ponte et salvarsi con tutto Y esercito ; ma eravi per aventura 
uno Bassà quai era gentilhomo di Costantinopoli che si chiamava Maumuth, loquale 

on preso lo imperator Mehemeth per le redine disse: Non dubitar, signore, non ti par- 
tire, diamo la battaglia générale alla terra animosamente, che se per tutto il 
seguente giorno non siamo vincitori, o signori délia terra, fami decapitare. Et 
perô andando li Turchi animosamente, et dando una féroce battaglia intorno nella 
terra, havendo intelligentia con uno contestabil di dentro nomato Piero Schiavo, 

25 et mandorono a fil di spada quasi tutti li mascoli che in quella trovorono, li 
fanciulli, et le donne condusseno in misera captivitade. Onde il Senato Veneto 
mandô il signor Sigismondo Malatesta, signor de Arimino, capitano famosissimo 
in quella etade in Italia con mille ducento huoraini d'arme di più fioriti et eletti di 
quella, li quali con l' armata maritima Veneta et moite fantarie andarono nel 

go Peloponesso, il quai tutto si rese in termine de giorni tre, perché li Christiani 
paesani stavano malvolentieri sottoposti a Turchi, tagliorno a pezzi tutti i governa- 
tori del Turco, eccetto quelli che erano in Corintho et Calavrita che erano luoghi 
fortissimi et munitissimi. E '1 signor Sigismondo Malatesta indegnato per certe 
paghe, se parti dalla impresa, et havendo pigliato Lacedemonia che al présente 

3» si chiama Misitra, trasse fuora le ossa di quel famosissimo philosopho Georgio 
Gemisto Plitona, quai, come è opinione di Greci litterati, fu il piu dotto et perito 
huomo in littere Greche che sia stato da Aristotele in quà; el quai Georgio si trovô 
nel copcilio Fiorentino nel tempo di Eugenio IIII summo PontiGce. Il prefato 
Sigismundo che era perito in lettere Greche et amatore de litterati fece un se- 

40 polchro bellissimo et ornatissimo al detto Georgio Gemisto, quai sepulchro fino al 
présente si vede in la città di Arimino. 

E *1 Senato Veneto creorno in loco del signor de Arimino el magnifico Ber- 
toldo, quale andando alla obsidione de Corinto, et havendoli quelli délia terra man- 
date le cbiavi, solo restava la rocca in laquai erano alcuni Janizari et quella 



DOCUM. STRATII. 1LLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) ICI 

virilmente defendeano; niente di meno salendo lui il monte per andar in Corinto, 
si cavô lo elmetto di testa, et una donna gettando uno sasso di sopra dallo muro 
fracassolli la testa, iramodochè di quello ne morse ; imperochè el campo per tal 
modo se ritrasse. Il che intendendo Mehemeth, che Nicolao da Canale havea fa- 
bricato una fortezza di novo in Vostizza, et fortifîcato el Xamili et alcuni altri 5 
luoghi, délibéra raandare uno capitano nomato Araarbei con una gran banda- de 
Turchi, quai entrô nel Peloponesso, ruinô, fracassô, ruppe et prese li sopranominati 
loghi. In quel tempo era a Patras con una armata maritima uno proveditor del 
Senato Veneto da cà Barbadico con moite galère, et trovavasi seco uno strenuis- 
simo capitano Greco nomato Michael Rali ; essendo sbarcato lo essercito di chri- 10 
stiani, furono aile raani con alcuni Turchi che conducea Amarbei, et furono rotti 
et dissipati li Turchi, la quai vittoria vedendo el proveditor preditto del Senato * 
Veneto, elevato alquanto, et inesperto deir arte militare, volse seguitare ed impru- 
dentemente andare ail' acquisto di Patras, contra la volontà del capitano Rali Isi, 
il quale indicé et bene non esser expediente tal impresa, ma si volea far forte in 15 
logo sicuro, et non possendo famé capace el proveditore, andorono avanti a sua 
grandissima destruttionc ; imperochè sopragiunse il capitano del Turco Araarbei, 
et uccise et trucidô il proveditore Veneto con forse X milia Christiani ; e '1 buon 
capitano Michel Rali fti portato dal cavallo in uno pantano, et forse se saria sal- 
vato, se non fusse stato un prête che lo manifesté et lo accusô alli Turchi, quali 20 
lo presono et crudelmente lo impalarono. Et lo altro esercito délie gente d'arme 
de Christiani, intenduta la venuta di questo Amarbei con un tanto validissimo eser- 
cito, et seguita la morte del magnifico Bertoldo, continuamente si andorono areti- 
rando fino ad uno loco propinquo a Coron chiamata Calamata, et in quel luogo 
sopravenendo li Turchi fu forzo far fatto d' arme, et furono morti, rotti, et diss- 25 
pati li Christiani, et una parte di loro furono fatti prigioni. Et essendo io in età 
puérile a Calipoli ho veduti alcuni di quelli che sino a quel tempo non si havevano 
potuto riscatare. El Senato Veneto, havendo revocato Nicolao da Canale, et quello 
confinato al Portogruer in Friuli, creorono capitano gênerai da mar Pietro Moce- 
nico, il quai fu da poi duce di Venetia ; la sedia Apostolica mandô Ulivier Carapha 30 
che fu cardinale legato Apostolico, et lo re Ferdinando da Aragona mandô anchora 
lui alcune galère armate, i quali con lo sopranominato Pietro Mocenico erano 
piu di cento galère armate, et ricolti altri navilii grossi, questo fece la vendetta 
délia crudeltà incredibile et lachrimabile che fece et usa Amarbei verso li Chri- 
stiani, perché di poi che detto Amarbei immanissimo hebbe acquistato il Pelopo- 35 
nesso fece scorticare, impalare et de altre crudel morte morire quelli che si erano 
rebellati da Turchi ; ma il buon capitano Pietro Mocenico, geloso délia fede catho- 
lica, andando contra li Turchi, levù in la sua armata alcuni cavalli leggieri di 
diversi luoghi di Grecia possessi dal Senato Veneto, et havendo cosi fortissima 
armata scorse tutti li luochi maritimi signoreggiati da Mehemeth, abruciando, 40 
saccheggiando et depredando quelli, prese per forza la città di Eno, mettendo a 
sacco quella, rompendo et anihilando la salina, a la guardia di esse erano assai 
Turchi; pigliô anchora Stalimini, dopoi passô verso la Natalia, abrusciando et 
depredando quella ; andô poi al paese del Caramano occupato da Mehemeth, 
Vol. IX. 21 



162 MONUMENTA HISTOMAE HELLENICAE 

mettendo a ferro et fuoco, et sacceggiô piu lochi, et quasi tutti che '1 seguirono, 
tornorono ricchi délie spolie delli inimici ; et è sepolto questo famosissimo capitano 
et duce in la sua città et patria di Venetia nella chiesa di S. Ioanne et Paulo, cbe 
possedono li frati Predicatori deU'ordinc di San Domenico, in uno ornatissirao se- 
5 polchro marmoreo con uno epitaphio che dice : 

EX HOSTIUM MANUBIIS 

Mehemeth deliberù poi occupare il ducato et regno di Bossina nel quale era un 
duca de S. Saba, chiamato da vulgari paesani el Cerzecho, che confina con Ragusei, 
et era loro emulo ; el primogenito loro era chiamato Ladislao che havea per moglie 

10 una sorella de mio avo nomata Anna. El prefato duca, essendo vecchio et havendo 
poco rispetto al figliolo et alla nora, prese una meretrice per concubina et me- 
nossela in palazzo ; essendo questo noto a Ladislao suo figliolo et alla donna 
Anna molto se dolseno di tal cosa, ma il padre facea di mai in peggio, dicendo, 
che lui era signore et volea far a suo modo. Unde indignato Ladislao intesosi con 

15 alcuni délia terra, cacciarono il padre fuori ; quai duca per questo essendo molto 
irato, mandô a Mehemeth per ajuto, et delli il fîgliol minore per ostaggio, il quai 
fo fatto Turco da Mehemeth, et dapoi creato bassà che si chiama Sinan bassà 
Cherzecogli. Et venendo Mehemeth intrô nel ducato de Bossina, che '1 duca vec- 
chio era già morto ; et Ladislao non volse aspettarlo, ma se ne fuggi, et venne a 

20 Venetia con la moglie et figlioli, et stette a casa nostra alcuni giorni, et deli passa 
in Ungheria, ove morse. Et Mehemeth li occupa lo stato, lasciando solamente air 
altro figliolo del duca vecchio, che si chiamava Vlatheo, Castel Novo con alcuni 
altri luoghi per suo vivere, et riconoscea Mehemeth per signore, et pagava ogni 
anno uno certo tributo, fino che Baiasit figliolo di Mehemeth lo cacciù di signo- 

25 ria, et morse in Arbe città di Dalmatia. 

Di poi Mehemeth misse freno alli Ragusei imponendo che pagassino uno certo 
tributo che fino al présente pagano. Voltosse poi air altro canto et intrô nel regno 
di Bossina, ove era il re Stephano, et havea una figliola di Lazaro Despoto di Ser- 
via nomata Maria corne di sopra dicessimo, et regnava pacificamente nello stato. Era 

30 niente di meno intrato in animo de uno principale di quello loco di volersi fare rè di 
Bossina; perô andà al rè d' Ungaria dimandando ajuto, allegando che lo rè Ste- 
phano havea amazzato suo padre per regnare, et se intendeva con il Gran Turco 
et che dalla maggior parte de paesani era desiderato rè ; onde lo rè di Ungheria 
li dette una sua affine per moglie, et manda seco uno validissimo esercito, quale co- 

35 minciô crudelmente à far guerra contra il rè Stephano. Onde il Turco vedendo 
questo, che non desiderava altro che la sua dissensione, manda el suo beglerbei 
avanti et assediô lo rè Stefano, il quale se li arese, salvo lo havere et la persona; 
ma sopravenendo Mehemeth li fece tagliar la testa, non servando quello che li 
havea promesso il suo beglerbei, et fece captiva la regina, et donolla ad uno suo 

40 cortigiano del 1 ordine de Spacogliani, quale la toise per moglie, benchè sempre 
fosse stata stérile. Si voltô di poi Mehemeth verso il campo delli Ungheri, i quali 
furono molto tardi al retirarsi, immodochè sopragiongendo il campo di Mehemeth 
furono tutti rotti et dissipati li christiani ; fu eliam morto il lor capitano che si 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNis) 163 

volea far rè, con infiniti altri ; et torno Meheuieth vittorioso in Constantinopoli. 
Et T anno seguente andô a campo alla fortissima città di Belgrado, quale doppo 
la ruina di Despoti di Servia era pervenuta in mano del re çT Ungheria, et doman- 
davala Mehemeth corne cosa aspettante al regno overo Dispotato di Servia ; et 
denegando li Ongari darli quella, ci puose Mehemeth il campo, et premendola cru- 5 
delissimamente, et dandola battaglia, et essendo già intrato in la terra, soprave- 
nendo Iancho Vaivoda, che fa padre del rè Matthias, famosissimo capitano de 
Ungheri in quella etade> con il quale era anchora uno frate del'ordine de San 
Francesco nomato frate Ioan Capistrano, che havendo nelle parte deir Alamania 
con una croce in spalla, havea adunato piu di XX milia combattenti, preparati a 10 
raorire per la fede di Christo ; liquali insieme con lo sopradetto Iancho Vaivoda ca- 
pitano de Ungheri animosamente soccorrendo Belgrado, rebuttarono li Turchi di 
fuora, et in quella battaglia fu ferito lo imperator de Turchi Mehemeth, et partissi 
con danno et vergogna. Ma el buono et santo frate Ioanni Capistrano, che andava 
avanti con la croce a far animo alli altri, fu niorto et fatto martyre con alcuni 15 
altri buoni christiani. Non perterrito perô per questo Mehemeth, lo anno seguente 
andô a campo aile fortissime città del Carabogdan, cioè Chieli et Moncastro, et 
37 non possendole ottenere lasso lo assedio, perché el Carabogdan se li fece tribu- 
tario, et similmente el signor dell' altra Valachia toise a pagare più il doppio che 
non pagava Carabogdan, et si obligé anchora andar a basciare lo pede dello 20 
imperatore Turco ogni duoi anni, una volta personalmente, et tener el piu pa- 
rente propinguo per ostaggio in la corle del ditto signor Turco. Carabogdan sem- 
pre fu in grande esistimatione apresso li Turchi, et questo perché andando Mehemeth 
a metter el campo a Chieli et Moncastro, basto l' animo a Carabogdan con manco 
di XX milia combattanti ad assaltare avanti giorno lo esercito di Turchi, ove 25 
personalmente si trovava lo imperator Mehemeth ; nel quai esercito fece uno 
incredibile macello de Turchi, et sopravenendo lo giorno, benchè havesse vitto- 
ria, per esser tanta infinità di Turchi, non possendo sostenere tanto impeto, si 
mise in fuga et salvossi con la maggior parte delli suoi. Questo ha grande exem- 
ptione, imperochè non è tenuto dar ostaggi, ne andare personalmente a basarë 30 
il piedi dello imperator de Turchi. E tornando Mehemeth a Costantinopoli, li 
Sciotti spontaneamente mossi per gran timori offersero a quello il tributo quale 
fi no al présente pagano. 

E da sapere anchora che volendo il Senato Veneto ostare et far resistentia 
per ogni via et modo a Mehemeth imperator de Turchi, mandorono suoi amba- 35 
sciadori a Ussum Cassan rè di Persia, persuadendoli che volesse pigliar l'arme 
contra Mehemeth, acciochè non si facesse troppo grande ; per la quai cosa Us- 
sum Cassan si preparô alla guerra contra esso imperator Mehemeth, dimandan- 
doli il tributo che solevano li suoi antecessori alla casa di Persia pagare, cosi 
fece anchora il predetto Mehemeth, perché senza paura Y andô a ritrovare per 40 
fino in Persia, et furono aile mani questi dui potentissimi principi con ogni loro 
potere et forza, et fu una crndelissima et sanguinolente guerra, immodochè fu 
morta molta gente dello imperator Mehemeth, et fu raorto anchora uno figliolo 
de Ussum Cassan. Era per sorte alcuni schioppettieri nel campo di Mehemeth, 



164 MONTMENTA HÏSTORIAE HELLENTCAE 

liquali combattcndo Yirilmente con suoi schioppetti, arme insolite a Persi, furono 
causa che Ussum Cassan, invittissimo rè, ne mai superato, ne vinto da afcuno, 
dette spalle et missesi in fuga, restando la compléta vittoria a Mehemeth impe- 
rator de Turchi ; onde tornossi Mehemeth a Costantinopoli, et fu fatto per tutte 

5 le terre sue triomphi et grandissime allegrezze. Manda etiara Mehemeth alla ob- 
sidione di Rhodi uno di casa Paleologa che si chiaraava Messit bassà ; questo 
era fratello délia madré de mio padre, et essendo preso Costantinopoli da Tur- 
chi, fu preso, che era fanciullo di età di anni X, con doi allri fratelii, li quali 
furono fatti tutti Turchi, et asceseno al grado de Bassà ; questo Messit bassà f- 3 

10 andÔ alla ossidion di Rhodi con piu di 200 legni armati, et tutti li eserciti délia 
Grecia et délia Natalia, et tennela longamente assediata al tempo del gran mae- 
stro d* Ubuson ; sopragiongendo 1* armata et esercito di Francia, non possendola 
havere, se parti dalla impresa. 

Ma vedendo Mehemeth le discordie che erano nelFAIbania, pensa esser 

15 meglio di occupar quella ; perché in quella era intrato da alcuni anni Scandar- 
beg, huomo valentissimo et per origine Serviano, la virtù del quale furono tante 
ch'era esistimato si dalli Albanesi corne da ogni altra natione ; questo havea 
preso per moglie la figliola del signor Golemo Araniti, del quale sopra facessimo 
mentione. Questo Scandarbeg hebbe più sorelle, et maritolle in Albania, ove lui 

20 volse a suo beneplacito ; era una che si nominava Momiza, quai lui maritô ad uno 
Musai Theopia, huomo nobilissimo et di grandissima authorità et potere apresso 
li Albanesi. Haveassi questo Scandarbego in modo apparentado con tutti quelli che 
signoreggiavano in Albania, et tanto era la virtù militar che era in lui, che non è 
lingua umana che perfettamente narrarlo potesse. 

25 Chi è curioso intender la vita di costui, legga un Marino Scodrense che ampla- 

mente intenderà la vita di questo gran principe che fu nell' armi tanto eccellente 
che Mehemeth pensô piu volte a casi suoi per le innumerabil vittorie che Scandar- 
bech reporté de Turchi ; io non mi estendo scriverle. Havea questo Scanderbeg 
una scimitara con laquale, si corne si dice, tagliava uno tauro per il traverso in 

30 uno colpo, laquai spada fu dimandata per Mehemeth a Scanderbeg, quai senza 
resistenza immédiate la manda; et volendo far prova délia detta spada Mehemeth, 
chiamô uno de suoi più valenthuomo, che facesse tal prova ; et condotto il tauro, 
il valenthomo menô il smisurato colpo, ma non puotè perô tagliare il tauro in una 
botta, corne facea Scandarbeg. Di che laraentatosi molto lo imperator Mehemeth 

35 li rimandô la spada, dicendo che Scandarbeg lo havea diriso, et che quella non 
dovea esser quella spada con laquai lui faceva quelle gran prove; onde inten- 
dendo Scandarbeg queste parole disse ail' imbasciadore : farete intender ail* im- 
perator Mehemeth, che se quel valenthuomo non fece il colpo che lui credea, non 
è maraviglia, perché la spada era li, il brazo che taglia in un colpo il tauro era 

40 qui. Et fece di subito conducer uno tauro, et li in presentia dello ambasciator fece 
la prova, et in una botta tagliô lo tauro ; et remandô la spada a Mehemeth ; il 
quai, intesa la cosa, disse: non piaccia a Dio ch'io privi un tanto valenthuomo di 
si buona spada. Et cosi la rimandô a Scandarbeg con raolti altri presenti. Havendo f. 39 
fatto Scandarbeg mirabil cose ver^o li Turchi, flnahnente piacque a Iddio che 



j 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 165 

pasasse <li questa présente vita. Era anchora morlo il suocero suo signor Golemo 
Aranito, et molti altri di grandi et principali dell' Albania. Onde vedendo Mejie- 
meth T Albania exausta per le grandissime discordie et controversie che haveano 
per il passato havuto fra loro, et raorto una cosi inflnità di valenthuorai nella guer- 
ra contra de Turchi, et entrô nella detta Albania Mehemeth con un grandissimo 5 
esercito, ruino et anihilô quelli che signoreggiavano quella, et fecesi monarca del 
tutto. Fu a campo a Scutari, et tennela assediata grandemente, et fu difesa per 
opéra de uno Antonio Lauredano Procuratore, quai di poi fu capitano générale di 
Venetiani ; et quando Mehemeth fece il campo sotto la Boiana, lui difese et va- 
rentô la relligion christiana dalle mani di Maumetho, non solamente in Albania, 10 
ma anchora in altri luoghi. Che havendo la guerra Maumeth con il Senato Veneto, 
essendosi levato da campo da Scutari, et havendo subjugato tutto il resto dell'Al- 
bania, tornô a Costantinopoli, et deh mandô uno bassà nomato Ali Eunucho, et 
Amarbei capitano famosissimo di quella etade, con ben quaranta milia Turchi alla 
obsedione di Lepanto, et havendola assediata alcuni giorni fu soccorso dal pre- 15 
detto Antonio Loredano, capitano générale de Christiani, per virtù et opéra sua 
fu virilmente difesa la città di Lepanto, et li Turchi si levorono da campo. 

In quelli tempi si trovava in Florentia li magniflci Lorenzo et Juliano di Me- 
dici, huomini ricchissimi, nobilissimi et primarii di quella; li quali essendo giorno 
a mess a in Sancta Reparata che anchora è chiamata S. Maria del Fiore, furono 20 
saliti da alcuni conjurati, et fu morto il magnifico Juliano, et ferito il magnifico 
Lorenzo suo fratello, il quale se con sua prudenza non riparava alla ira del popolo 
che allô rumor corseno, saria stato morto il cardinal San Giorgio, nepote di papa 
Sisto. Perô hebbe fatica grande il magnifico Lorenzo quetar la cosa ; tutti li homi- 
cida furono morti et justitiati, et nullo scampô, eccetto uno che andô a Mehemeth 25 
imperator de Turchi, quale li fece un salvocondutto, et stavasi in Costantinopoli, 
nomato Bernardo Bandini ; ma dopo alquanti giorni fu mandato dal magnifico Lo- 
renzo un huomo a Costantinopoli a Mehemeth che li desse Y homicida nelle mani, 
et intendendo Mehemeth il nephando et iniquo tradimento, fece pigliar lo homicida 
et assignollo in podestà del messo del magnifico Lorenzo, et cosi fu condotto detto 30 
Bernardo Bandini a Fiorenza, ove fu acerbissimamente justitiato, et restô il 
magnifico Lorenzo grandissimo amico et in grandissima esistimatione di 
Mehemeth. 

In quel tempo mandô Schender bassà suo capitano alla volta délia Italia 
con certa banda de Turchi et corseggiô per le terre délia Signoria di Venetia 35 
nel Friuli, et benchè detta Signoria Veneta mandasse el conte Hieronymo di 
Verona con certe squadre d' huomini d' arme, furono tamen tutti rotti et fracas- 
sati da Turchi ; fu morto il conte Hieronymo, et condusse fuora del Friuli ben XX 
milia prigioni. Et corne di sopra io dissi, essendo state grandissime altercationi tra il 
Senato Veneto et lo imperator Mehemet, et havendo anchora il Senato Veneto piu 40 
volte tentato et per piu vie cercato per via de Maria, che fu fiola del Dispoto di 
Servia che de sopra io dissi che fu maritata ad Amurath, padre di Mehemeth, et 
portavali Mehemeth quella riverentia quanto se la ge fusse stata raadre che '1 ha- 
vesse partorito, mandô il Senato Veneto piu ambasciarie alla volta di Exova, dove 



166 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

questa Maria resedeva et apresso Seres, per componer pace con Mehemeth, et non 
la possendo ottener, neH'ultirao raandarono un giovane Dario secretario del Senafo 
Veneto, huomo diligentissimo et di grande experientia, quai fece grande dimora in 
Costantinopoli, et finalmente conduse la pace, laquale fu in questa forma, che *1 

5 Senato Veneto desse al Turco Scutari, città fortissima in Albania, alla quale Me- 
hemeth era stato a campo, et nn '1 havea potuta havere, come di sopra dissi- 
rao ; H detteno anchora Limno, isola, et la isola délia Tridognia che era apresso 
di Lepanto ; toise anchora a pagare ottanta milia ducati in otto anni, et questo 
perché un gentilhuomo da cà Zorzi havea comprato certe gabelle dal Turco et 

10 era restato debitore di tutta quella somma di danari, et era fuggito et salvatosi a 
Venetia. Et fu conclusa la pace, et non fu compresa in essa il signor Leonardo 
di Tocco che signoreggiava Santa Maura, Leucada, Itacha, Jacinto, Cephalonia, il 
quai Leonardo havea havuta per moglie una flgliola che fu del Dispoto Lazaro 
di Servia chiamata Miliza, délia quai havertdo havuto uno figliuolo et trè figliuole, 

15 morse questa honestissima et sapientissima prinripessa ; et perô questo Leonardo 
si remaritô, et toise per moglie una fiola del principe di Rosano che era pr rente 
del rè Ferdinando di Napoli, air hora emulo del Senato Veneto ; perché come io 
dissi di sopra il rè Ferdinando mandô nel tempo che fu M. Pietro Mocenico capi- 
tano générale soccorso contra Turchi, da poi per opéra diabolica nacquero gran- 

20 dissime risse tra loro, lo rè Ferdinando mandô una armata che era capitano di 
essa Federico suo figliolo che fu poi rè di Napoli, quai venne in golfo con moite f. 41 
galee et tenne assediata Curzola, et non la potendo havere, se partite, et li Vene- 
tiani mandorono l'armata loro et presono Galipoli, et di poi presa la saccheggiorno. 
Dopo pochi giorni et mesi fu conclusa la pace tra il Senato Veneto et Ferdinando re. 

25 La Signoria di Venetia hebbe sdegno che Leonardo che era lor vassallo ha- 

vesse pigliato una parente del rè nel tempo che lo rè era nemico di Venetiani senza 
loro licentia, per laquai cosa non fu compreso nella pace detto Leonardo, et nella 
capitulatione di essa. Era anchora obligato detto Leonardo ogni volta che andava 
da nuovo a Janina et l'Arta uno sangiacho darli cinquecento ducati, et oltra quello 

30 mente di manco pagava il suo solito tributo allô irnperator de Turchi ; et venne 
per sorte uno flambularo di nuovo, il quale era stato deposto dell* officio del bassà, 
et era stato fatto flambularo da nuovo, et era giovene che non arivava alli anni 
XVII, chiamato Fait bassà, et era parente al detto Leonardo, quale con sicurtà 
forse délia affinità loro non mando li danari soliti dare alli altri flambularo, ma li 

35 mandô certe frutte. Onde indegnato Fait bassà contra Leonardo disse : questo me 
tratta da fanciullo, mandandomi frutte in luogo délit danari che rai deve dare, ma 
in brève farô che lui conoscerà lo error suo. Questo flamburaro scrisse subito 
alla corte del signor Turco, ricordando che al tempo che durava la guerra tra 
il Senato Veneto et lo irnperator de Turchi, Leonardo de Tocco essendo tributario 

40 de Turchi, nel Jacinto alloggiô et receptô in alcune stanze alcuni cavalli leggieri 
délia Signoria di Venetia, délia quale esso era anchora vassallo, li quali cavalli leg- 
gieri continuamente haveano vessato alcuni luochi convicini et sottoposti al Turco, 
et poi si salvavano in Jacinto con il suo ajuto et favore, et che nella capitula- 
tione et pace non era compreso esso Leonardo. Per laquai cosa esso Mehemeth 



DOCUM. STRATH. 1LLUSTR. (THEODORUS SPANDUONIS) 167 

manda XXVIII legni armati, sopra li quali si trovava capitano un faraoso huomo 
chiamato Gidi Cadmath bassà, contra esso Leonardo, il quai intendendo la venuta 
sua, et che già era propinquo alli suoi danni, et vedendosi anchora exoso alli 
popoli per qualche sua tyrannide, non volse expectare, ma senza indugia se ira- 
bar chô con la nova moglie et sopranomati figlioli portando seco tutte le reliquie 5 
et thesori suoi, et venne a Napoli allô rè Ferdinando, et comprô certi castelli in 
Calavria ; benchè di poi la morte di Mehemeth, el fratello del signor Leonardo, 
noraato Antonio, andô con cerle galère del rè di Napoli et cacciô li Turchi, et 
prese Cephalonia ; ma il Senato Veneto per non voler romper et corabatter con 
il Turco mandorono quattro galee bene armate alla Cephalonia, et combattendo 10 
con el signor Antonio, lo amazzorono, et preseno la terra et derono a Baiasit 
imperator de Turchi. Ma tornando a nostro proposito dico che '1 signor Leonardo 
si parti di poi di Calavria et andô a Monferrato, da poi se ne venne a Roma 
ove nel tempo délia felice recordalione di Alexandro VI pontifice maximo cascô 
la casa ove lui habita va et morse delto Leonardo ; nel tempo délia felice recorda- 15 
tione di Léon X° morse Carlo suo figliolo in Roma. Et giunto adunque Gidi 
Cadmat a quelle insuie, mandô a fil di spada quanti officiai! trovô che erano del 
signor Leonardo, et poi prese la maggior parte delli habitanti et condusse quelli 
con le moglie a Costantinopoli, onde Mehemeth comandô a ciascadun di quelli 
che lassassino le proprie moglie et pigliasseno 1' Ethiopesse nègre, et similmente 20 
che le femine pigliasseno per mariti di quelli negri di Ethiopia, et questo fece far 
Mehemeth per haver da quelli huomini schiavi bigi, cioè di mezzo colore, et con- 
finolli neir isola délia Marmara et altre insole li propinque che sono tra Costan- 
tinopoli et Galipoli. 

In quel tempo essendo lo rè di Napoli in controversie con lo magnifico Lorenzo 25 
di Medici et alcuni altri potentati trovô occasione Mehemeth persuaso da alcuni di 
loro et mandô il sopranominato Gidi Cadmath bassà con una armata maritima et 
assaltorono la città di Otranto in Italia, et preseno quella per forza, mandando per 
fil di spada tutti quelli che poteano portar arme ; le donne et fanciulli servorono 
captivi. Ma da poi havendo presa la terra, andava crudelissimamente ogni giorno 30 
discorrendo et dipredando tutte le ville et castelli circumvicini ; delà quai cosa 
spaventato lo rè Ferdinando se risse a tutti li principi Christiani corne Mehemeth 
imperator de Turchi havea già preso piedi in Italia et occupato Otranto, fortis- 
simo luogo et si puol dire chiave délia Italia ; la quai cosa intendendo li principi de 
Christiani la lachrimabil cosa ciascaduno volentieri dette ajuto a detto rè di Na- 35 
poli Ferdinando, el quai fece uno bellissimo campo et era capitano di quello Alfonso 
suo figliolo quai era duca di Calavria, che anchora di puoi lui fu rè di Napoli, 
strenuissimo et famosissimo capitano in quelli tempi. Ma sopravenendo la morte di 
Mehemeth, si parti Gidi Cadmat bassà et tornô a Costantinopoli et lasso Otranto 
munito di vettoaria et Turchi assai in numéro, et apropinquandosi lo campo de 40 
Christiani tennero assediato detto loco lungamente, et non havendo li Turchi da 
luogo alcuno soccorso alli Christiani si areseno salvo lo havere con la persona; 
questo fu da poi un anno che Gidi Cadmath occupa Otranto. 

Fu lo imperator Mehemeth adunque uno fortunatissimo et excelentissimo drin- 



1G8 MONUMENT A IHSTORIAE HÊLLENICAE 

cipe, et nelli suoi tempi li suoi capitani li condussono et conquistorono molti pre- 
gioni de diversi luoghi de Christiani, corne è Ungaria, Polonia, Istria, Dalmatia, 
Corniola, Corinthia, Austria et Friuli, luoghi a suo tempo non soggiogati da lui, 
ma solum li cavalli corradori da lui mandati per dipredare li paesi, et in altrî in- 

5 numerabil luoghi de Christiani. Fu Mehemeth fortunatissimo nelle cose délia guer- 
ra, fu anchora molto libérale et magnanimo et in alcune cose molto utile, massi- 
ma mente verso li armigeri, imperochè corne uno de suoi faceva qualche prova, lo 
remunerava largaraente, et andava da uno extremo à l'altro; se li ha visto al- 
cuno che per montar valentemente aile mura d* una città, de trè ducati c' havea al 

10 mese di provisione, li fu augumentata detta provisione al numéro de otto milia 
ducati per ciascaduno anno, et questo faceva Mehemeth ad esempio d'altri, perché 
vedea ch'era cagione che li suoi servitori piu facilmente si exponevano a gravis- 
simi pericoli volentieri per lui. Non consumava li suoi danari in mantenere et so- 
stentare buffoni, histrioni et altre persone inutili. Uno giorno essendo Mehemeth 

15 ad uno convitto che lui faceva, essendo giovane che bevea vino, essendo caldo dai 
vino, venne uno buffone nella sala et cominciô a fare certe sue buffonarie, immo- 
dochè Mehemeth pigliô piacere grande, et disse al buffone : va nel thesoriere che 
ti daghi cinquecento ducati. Li rispose : Non mi li darà, senza tuo mandato. Disse 
Mehemeth : va pure et dimandali, et fa instantia da haverli, che se non te li dà, 

20 da mattina venirai in corte con lui, io te li farù dare. Andando costui al theso- 
riere et dimandogli, eli rispose : io non te li posso dare senz' altro mandato ; da 
mattina ch* io andarù alla corte, dirô una parola, et se lo signor me lo ordina, te 
li darà volentieri. Stette tutta la notte il buffone in allegrezza pensando haverli ; 
quando fu la mattina, inlrando dentro il thesoriere air imperator, propose la cosa. 

25 Mehemeht se rise et disse : tu hai fatto bene a non glie li dare. Et venne fuori 
il buflone aspettante con desiderio, intese dal thesoriere il fatto, andô nelfestre- 
ma colera del mondo ; Mehemeth lo fece chiamare li disse : che hai, di che ti 
lamenti ? tu mi hai dato piacer d' un hora, et io te ho dato à piacere d'una nocte, 
a tanto per tanto, s' è obligato refar a me, et non io a te, mandandolo via. Ma 

30 tutto il piacer suo era spender i danari nelle guerre per sustentar li armigeri, 
gentilhomini et altre cose de utilità et honore. Fu anchora molto elemosinario, ogni 
seltimana per ordinario distribuiva alli poveri una cosa infinita di danari, et robba, f. 41 
tanto alli Christiani, Judei, corne alli Turchi, indifferentemente facea dispensais a 
tutti li bisognosi. Ruinô in Costantinopoli la chiesa de Santi Apostoli che era bel- 

35 sima et fecesi fabricare una superbissima moschea, che è chiesa de Turchi, con 
hospitali et medici et medicine per li amalaii, che continuamente se li fa elemosine, 
et ha dotato quella moschea di piu di cento cinquanta milia ducati per ciascaduno 
anno. Fu questo Mehemeth di uno peregrino et singular ingenio, fu dottissimo in 
lettere arabe et grece, et haveva per maestro uno monacho Greco che si trovô al 

40 consiglio Fiorentino, nomato Scholario, elqual era peritissimo et grandissimo theo 
logo. Questo Scholario compose una opéra in greco intitulata Maumeiho impera- 
tore 9 cosa bellissima che dechiara che cosa è Padre, Fioglo et Spiritu Sancto; esser 
una cosa medema, a persuaderlo ad uno christiano è facil cosa, ma farne rapace 
un Turco, parmi facesse cosa grande ; et comprese in questa opéra tutti li arti- 



DOCUM. STUATH. ILLUSTR. (TIIEODORUS SPANDUGNIS) 169 

culi délia fede christiana, cosa bellissima et necessaria ad esser letia et intesa da 
tutti. Leggea costui di continuo allô imperator Mehemeth, immodochè è opinion de 
alcuni che tacitamente detto imperatore più adherisse alla fede christiana che ad 
alcun' altra, massimamente pochi anni avanti che lui morisse. Tenea questo Mehe- 
meth apresso di se alcune reliquie di santi, che li erano capitate aile raani, in gran- 5 
dissima veneratione con moite lampade accese di continuo ; tamen dicono che con 
devotione simulata questo facea, per dare reputatione a quelle reliquie per poter 
vender quelle grandissimo pretio alli christiani, benchè alcuni diceano con sincera 
devotione facea tal cose, ma sia corne si voglia. Si dice anchora da molti degni 
di fede esser stato Mehemeth il più crudelissimo imperatore che fusse dal tempo di lu 
Nerone in quà, et intra le altre sue crudelità andando lui un giorno per uno suo 
giardino a piacere a caso vide uno chucumero nato di nuovo, et comandô che nullo 
fusse tanto ardito che lo toccasse, che lo volea veder venuto a maturitade ; ma uno 
de quelli suoi fanciulli intimi servitori che seguitava lo imperatore, provocato 
dalla puéril gola, secretamente spiccô lo cochumero, et lo mangiô. Et di poi tor- 15 
nando lo imperator, et non trovando lo cucumero, ne chi lo havesse mangiato, 
deliberô ad ogni modo trovarlo, et fece sparare il ventre immanissimente a quat- 
tordici di quelli fanciulli, et cosi trovô il cochumero, che fu grandissima ventura di 
tutti li altri fanciulli che erano al numéro di trecento, perché se non havesse tro- 
vato il cucumero nel quartodeeimo, havea deliberato il crudelissimo Mehemeth 20 
fare sparare tutto quel resto de ditti fanciulli, fi no a tanto che trovasse ditto cu- 
cumero. Si dice anche la sua liberalità che aile volte usava, che haveva uno suo 
staSer nofnato Ghidich, perché li mancava uno dente d' avanti, per nome Àcmat, 
cioè Gidichacmat. Questo uno giorno ragionando, corne facete con lo imperator, 
li disse : non è grande uno principe se non puô far de uno piccolo grande, et di 25 
un grande far un piccolo. Immodochè provocato Mehemeth a tal parole, fece che 
'1 detto Gidichacmat ascèse da s ta fier e air officio di bassà, che è officio grandis* 
simo, capitano, et fu quello che Maumeth mandô à cacciar il signor Leonardo 
Tocco, et che prese la citlà di Otronto, corne di sopra scrissi. Questo Gidichac- 
mat havea una bellissima moglie, onde venendo un giorno el figliuolo di Mehe- 30 
meth imperatore, chiamato Mustapha Celepi, per basciar la mano al padre, se inna- 
morô délia sopranomata moglie di Acmat bassà, et andando lei in quel tempo alla 
stufa corne è usanza loro che li huomini vanno la mattina et le donne doppo mez- 
zogiorno ; li huomini sono serviti da huomini, et le donne da donne; essendo per- 
venuta alla stufa la predicta signora, andô anchora Mustapha Celepi, et facendoli 35 
renitentia alcuni guardiani alla stufa et alcuni altri schiavi délia detta signora, 
Mustapha li battette, et entrô dentro per forza, perché non fù alcuno de loro che 
osasse defender la porta, vedendo la presenza del figliuolo dell'imperatore ; il quale 
battuto che hebbe alcuni delli principali, tutti li altri calorono ; entrato Mustapha 
Celepi in la stufa, et trovandola nuda con grandissima temerilà violô quella. La 40 
quai cosa intendendo Acmath, presto se ne andù ail* imperatore Mehemeth squar- 
ciandosi in sua presentia il turbante che haveva nel capo, et dimandando justitia 
di tal facinore. Lo imperator vedendo questo li disse:. che hai ? perché fai per 
questo tanto lamento et strepito ? non sei lu mio schiavo ? se il mio figliolo ha 

Vol. IX. 22 



170 MONUMENT A HISTORIAE HELLENICAE 

avuto tua moglie, ha havuta una sua schiava. Non di manco in secreto riprese 
poi il suo figliuolo Mustapha dello atto che haveva fatto, et remandollo al luogo 
a lui deputato per suo vivere; niente di manco per non roancar di justitia, deli a 3 
mesi mandô uno suo ministro nuntio et fece suffocar suo figliolo Mustapha, benchè 

5 fu faraa publica che di febre morisse. Anchora fece questo, che avendo uno Cadi 
in Bursa, che lo officio de Cadi è in quelle parte quello che tien ragione et ministra 
justitia nella città; et trovando che havea per dinari venduta la justitia piu volte, f. 46 
lo fece condur legato a Costantinopoli, et fecilo scorticar vivo, puoi chiamô il figli- 
uolo del scorticato, et disseli : va che voglio che habbi Y officio di tuo padre, et se 

10 non farai justitia farù quello a tè che ho fatto a tuo padre. Et volse che nel luogo 
dove lui sedeva in Bursa per mantegnir rasone sopra li tapedi che 1 figliuolo 
sedea per dar le sentence, fusse destesa la pelle del padre et lui seder sopra. 

Fu unperô questo Mehemeth piu crudelissimo che Nerone, perché in XXXIII 
anni che lui regnô, dicono li annali de Turchi de suo comandamento esser stati 

15 morti ottocento settanta tre milia persone. Et havendo finalmente Mehemeth im- 
peratore preparata una grandissiraa armata per mare et per terra, chi dice per 
andare verso Rhodi, chi contra il Soldano, alcuni contra il figliuolo, per camino 
assaltato da una gran malatia si morse in una villa délia Natalia chiamata Cal- 
cedonia, di età de anni LVI, et fu condotto il corpo suo a Costantinopoli et è 

20 sepolto in una capella contigua al gran Marat, per lui edificata corae sopradissi, 
ove continuamente stanno lampade accese et molti Talasuinani, che sono li loro 
preti, de vigilia in vigilia dicono psalmi per Y anima sua. Et è rautato di veste, 
turpante et fiori di giorno, corne è solito farsi a tutti li hnperatori de Turchi. 
Nel suo sepolchro è uno epitaphio Turchesco ove è il nome di tutti li impera- 

25 tori, rè, signori, principi, provincie et terre conquistate da lui, et conclude detto 
epitaphio dicendo : Mens erat bellare Rhodon et superbam Italiam ; ma la divina 
bontà non ha voluto tanto maie. Successe di poi in suo luogo Baiasit suo 
figliuolo. 

Baiasit adunque secondo di questo nome et octavo imperator de Turchi 

30 successe al padre, et trovô lo impero de Turchi niolto dilatato di paesi, gente, 
obedienza et denari ; dicono alcuni che sultam Mehemeth padre suo non voleva 
per alcun modo che Baiasit succedesse in suo luogo nello impero per baver lui 
molti figliuoli, anchora che fusse primogenito, ma voleva che li succedesse un altro 
suo figliuolo, chiamato Zen sultam, quai non havea tanti figliuoli et era piu severo 

35 et bellicoso di questo Baiasit; onde li bassà sapendo la intention dello imperator 
Mehemeth, nella sua morte mandorono prima lo aviso ad Zen sultam, ma andan- 
do lo corriere con la nova, pervenne aile mani del bassà Cherzegogli quai fu fi- f . 46* 
gliuolo del duca di Santo Saba et beglierbei délia Natalia et era genero di questo 
Baiasit, et perô fece impiccar detto corriero ; fu mandato il secondo corriero, 

40 quai si chiamava Gidich Mustapha che andava pur ad Zen per un altra via; pen- 
tito per il camino, per esser devoto a Baiasit, andà con la nuova a trovar quello, 
et in questo modo hebbe Baiasit lo aviso avanti che il suo fratello Zen, et benchè 
fusse tenuto piu longo di Costantinopoli del suo fratello Zen, arriva niente di 
manco piu presto al Scutari, che è una fortezza in la Natalia per mezzo Coslao- 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (tHEODORL'S SPANDUGNIS) 171 

tinopoli ; li fu anchora la fortuna piu propitia, che trovandosi a caso in Costanti- 
Dopoli uno flgliuolo suo di età de anni otto, nomato Curchut, el quai fu creato signo- 
re dalli bassà per far cessar li tumulti di Janizari, che per la morte di Mehemeth 
raetteano a sacco Costantinopoli, et venuto Baiasit intrô in signoria con patti et 
provissione, et sotto specie di governatore del flgliuolo ; et per questa via hebbe 5 
Io impero. 

Il fratello Zen havuto che hebbe lo aviso, benchè tardi venne etiamdio alla 
vol ta di Costantinopoli, et intendendo per il camino che il suo fratello havea già 
havuto il dominio, non exterrito Zen di tal cosa, congregô facilmente exercito 
grandissimo, perché generalmente era desiderato signore, et volendo venir a Co- 10 
stantinopoli capitô alla gran città di Bursa, et facendoli renitentia li officiali di 
Baiasit et li offlciali délia città, dando Zen la battaglia prese, saccheggiô et ab- 
brusciô quella. Intendendo questo Baiasit venne con raaggior numero«di gente, 
per haver tutti li sangiachi et stipendiati délia Europa et li janizari, li quali sono 
pagati ogni mese de danar contanti, quai cosa potea facilmente Baiasit pagare, 15 
perché havea pigliato possessione del casanà, che è il thesoro, che fu di Mauraelh 
padre loro, si condpsseno a far giornata li doi fratelli in una campagna propin- 
qua a Bursa nominata Sultan Humi, et li combatterono crudelmente ; fu rotto il 
campo di Zen sultan, et tutto fracassato, immodo che per paura di esser preso si 
de in fuga et capitô alla città de Rhodi, dalla quai fu raandato al duca di Sa- 20 
voia, et di Savoia fu mandato al re di Francia Carlo octavo. El ré lo mandô 
a Roma ad Innocentio Pontiflce maximo, ma venendo di poi Carlo ré di Francia 
per conquistar il reame di Napoli, dicendo di voler far la impresa di Costantino- 
poli nel tempo di Alexandro VI Pontifice maximo, et impauri in modo Baiasit 
che li Turchi di Grecia abandonavano le marine ; ma per maie sorte detto Zen 25 
se amalô a Teracena, et morse nel camino et fu sepolto nella città di Capua; il 
che non fu molesto a Baiasit imperator de Turchi, ma molto gratissimo, perché 
inflno a tanto che detto Zen visse mai con Y animo si riposô. Pagava ciascaduno 
anno Baiasit quaranta milia ducati d' oro Venetiani alla sedia Apostolica per il 
piatto del suo fratello Zen, spendeva oltra questo una cosa infinita de danari in 30 
spioni per interder continuamente li progressi del suo fratello Zen; et piu per 
gratificarsi Baiasit con Innocentio octavo Pontefice maximo, li mandô a donare per 
il suo Capizi bassà Mustapha, che fu poi bassà grande, el ferro délia lanza che feri 
il costato del Salvator nostro Jesu Christo, la spongia, la canna et moite altre re- 
liquie, che sultan Mehemeth tenea queste con gran riverentia et honore. 35 

E da sapere che subito che questo Baiazit hebbe cacciato et rotto il fratello, 
mosse guerra a Carabogdan prencipe di Valachia, et toise Cheli et Moncastro, 
terre fortissime, aile quale Mehemeth suo padre era stato-a campo et non le havea 
possute ottenere, et per tal impresa, vittoria et expugnatione dé grandissimo ti- 
moré universalmente a tutti li christiani. Questo Baiasit mosse anchora guerra al 40 
Soldano, et apresso de Addena et di Tarso hebbe detto Baiasit in tre anni tre 
grandissime rotte, in lequale, secondo vien existimato, furono morto piu di cento 
%'enti milia Turchi. Et da poi essendo altercatione tra il ré di Polonia et Cara- 
bogdan, facilmente detto Carabogdan dette il passo alli Turchi. Parvi che li 



172 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

peccati di Christiani stroppava li occhi alli principi di Christian], che quando 
haveano differentia et guerra trà loro, sempre una délie parte conduceva uno 
délia casa de Ottomani per prevalersi contra lo inimico loro, et non si avedeano 
i poveretti che questa era la ruina loro manifesta ; e par' chè i cieli dal principio 

5 che questa casa de Ottomani cominciô a signoreggiare alli Turchi in fi no al giorno 
présente, per via di qualche discordia de principi christiani li ha .di continuo 
esaltati et ampliati. 

Baiasit adunque manda uno capitano nomato Marco Zogli con grande esser- 
cito, et massimamente de Achinzi, et corse per la Polonia, et trovandola im- 

10 provista menorolo fuori di quella da quaranta milia cristiani prigioni, et puoi 
T anno seguente essendosi pacificati il rè di Polonia et il principe di Valachia 
Carabogdan, Baiasit mandô un'altra volta Marco Zogli con ben venti milia Achinzi, 
ma essendo avisa ti li Polachi si trassero aile terre piu forte con le vittoarie, 
immodochè entrando li Turchi dentro et non trovando che mangiar, discorrendo 

15 per la campagna per famé et freddo grandissimo che in quel tempo era, quasi 
tutti quelli Turchi morirono. Occupé di poi Baiasit il stato del signor Vlatheo, £1 
figliolo del duca di San Saba, quai Vlatheo morî poi nella città di Arbe in Dal- 
matia, corne di sopra diss\. 

Et havendo anchora Baiasit exosi li Cimariotti per le infinité incursioni et 

20 latrocinii loro, deliberô ruinar quelli, et perô andô con tutto il forzo suo per 
terra alla volta loro, benchè alchuni habino opinione che venisse per pigliar 
Corphu, ma trovando che '1 Senato Veneto V haveano ben munito d* huomini, 
vettovaia, et ogni cosa, se ne andô alla Cimera et ruinô et depredô quella total- 
mente ; ma loro, per essere huomini indomiti et fortissimi, non passô sei niesi che 

25 fuggirono la maggior parte de loro di presone che erano, et tornorono aile case 
loro che habitano fino al présente. 

Occupô anchora Baiasit et expulse del suo stato il signor Georgio Cerno- 
vichio, elquale signoreggiava alli confini di Catharo ; et havendo lui per moglie 
una gentildonna Venetiana da cà Erizo, et in quel luogo dimorô per alcun tem- 

30 po, ove per certe parole fu posto in pregione che havea sparlato contra il Se- 
nato Veneto, ma se fuggi di carcere, et andô in Francia, di poi venne a Roma, et 
non trovando altro recapito, corne disperato se ne tornô a Baiasit et abnego la 
fede christiana et fecesi Turco. Di poi a caso havendo fatto lega il Senato Ve- 
neto con lo rè di Francia a ruina et destrutione del signor Lodovico detto Moro, 

35 duca de Milano, il quai duca mandô uno ambasciator nomato Giorgio Buzardo 
Genovese, con presenti a Baiasit à persuaderli esser tempo opportuno a romper 
guerra al Senato Veneto; onde Baiasit, non obstante che in quel tempo si era 
parti to uno ambasciator del Senato Veneto nomato Andréa Zanchani, che havea 
capitulato con esso Baiasit, il quale havea sottoscritto alli capitoli di pace per 

40 anni XXV, et apena detto Andréa Zanchani era giunto a Venetia, che senza ti- 
moré alcuno mancô di fede al Senato Veneto, perché la legge Maumettana per- 
mette et vuole che in cose di stato non si debba osservare fede a christiani. Et 
mandô allhora uno suo capitano nomato Schender bassà, del quai sopra parlassimo 
che nel tempo di Mehemeth un altra volta havea depredato il Friuli, intrato di 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGXIS) 173 

nuovo in esso con XX mila cavalli et menô più di XVI mila prigioni tra ma- 
scoli et feraine fora di detto Friuli, oltra quelli che furono raorti. Havea fatto 
Baiasit uno grandissimo sforzo per mare, che erano piu di GCCC vêle ; ma il 
Senato Veneto mandô una grande armata pur per mare, et benchè fusseno manco 
in numéro, erano molto piu forti che li Turchi, et haveano per loro capitano uno 5 
Antonio Grimano, che fu poi Duce di Venetia. L' armata Turchesca havea per 
capitano Tauth Bei sanzaco di Calipoli, et sbarcarono li Turchi a Coron, et in 

49 quel loco fu prima scoperta la guerra, et V armata Turchesca se ritrasse de li, 
et intrô in Porto Longo, et se li Christiani avessono fatto el debito loro, detta 
armata restava tutta assediata et presa in detto porto ; ma essi Turchi vedendosi 10 
in gran pericolo se partirono da Porto Longo, et andorono a Patras ; et nel gol- 
pho di Patras et piu altri luoghi, se li Christiani combatteano, indubitatamente 
superavano li Turchi, et massime che erano gionte in soccorso di Venetiani nave 
XVIII Francese, le quali essendo per mezzo Chiarenza investireno in 1* armata 
Turchesca, et se tutte le nave Venetiane si portavano in quel modo che fece An- 15 
drea Loredano et Alban d'Armer, senza dubbio alcuno li christiani portavano 
grandissima vittoria, che le due nave Venete assaltorono la nave grande del 
Turco che passava piu di quattro milia botte de portada, sopra laquale era capi- 
tano uno Barach Raisi, et accostandosi le due navi Venetiane una per banda, et 
benchè fusseno assai grande pareano piccole barchette a comparatione a quella 20 
del Turco, et combattendo virilmente li christiani conquistorono la nave Turchesca, 

et stesono sopra di quella li stendardi di Cristiani ; ma Barach Raisi vedendo presa 
la nave pose fuoco in quella, et per esser le tre nave concatenate nel combatter, 
tutte le tre se abrusciorno insieme con li huomini ; et 1' armata Francese che con 
grande vento si era mossa, investitte animosamente Y armata de Turchi, ma subito 25 
permesse Wdio che quel vento cessa, corne se fusse extincta una candela, et resto- 
rono in calma ; niente di meno si retirô al meglio che si puote, in luoco sicuro, ec- 
cettuato la Chiaranta che era nave grossissima, et per la sua grossezza rimase 
indrieto assai, onde fu subito circundata dalla armata Turchesca, et combattendo 
ben quattro hore, li Turchi per stracchi V abandonarno, et cosi si salvô con l'ai- 30 
tra armata. Ma il capitano Francese indignato che le galère Venetiane non ha- 
veano sovvenuto la Chiaranta se parti et tornossi a Marsilia. Et anchora 1' ar- 
mata Turchesca se parti di quel luogo, et andorono verso il Papa, ove furono 
raorti molti di loro dalF artelaria délie galee Venetiane ; di poi li Turchi voltata 
la ponta andorono verso Patras, et il capitano de Christiani andô alla Cephalonia, 35 
et puose vi il campo, ma non la puote acquistar ; quelli di Lepanto vedendo venir 
T armata Turchesca con tanto impeto per meno loro maie se gli arreseno ; et poi 
se parti da Lepanto dicta armata Turchesca et andô nel golpho di Patras, nel 
quai luogo invernô. 

El Senato Veneto fece un' altro capitano noraato Marchio Trevisano, il quai 40 

50 con alcuni altri gentilhuomini con alcune galee armate da nuovo andorono alla 
Cephalonia et quel' acamporno, ne anchora lor poterono ottener quella. 

Baiasit imperator de Turchi che non dormeva venne 1' anno seguente con 
grandissimo sforzo per mare et per terra, et unissi con l' armata sua che havea 



} 



174 MONUMENT A HISTOMAE HELLENICAE 

fatto uscir fuora del golfo di Patras, et andô a campo alla città di Modone, et 
tenne quella assediata granderaente et per mar et per terra; et finalmente un 
giorno volendo V armata Veneta darli soccorso al povero Modone, sei capitani 
di galère si offersono di andare et darli soccorso, quali furono questi, Alovsio 

5 Michiel, venetiano, Joan Malipiero, venetiano, Alessandro de Gotti da Corphu, 
Francesco Cacuri da Corphu, Jacomo de Barbis Lesegnano, et la galera Griona 
di Candia, quali tutti insieme si partirono et introrono in Modone in dispetto 
delT armata Turchesa, benchè fusse grandissima, eccetto la Griona che dal mezzo 
camino ritornô a drieto ; quelli di Modone vedendo lo soccorso abbandonorono 

10 il muro ove era gran periculo et andorono aile galère per pigliar qualche rin- 
frescaraento. Et li Turchi vedendo allhora il muro abbandonato ascesero quello 
et presero la terra. El primo che montô il muro del povero Modone che dette 
animo alli altrL vedendo il muro esser abbandonato, fu uno janizaro che haveva di 
provisione aspri V al giorno, et di poi fu fatto da Baiasit sanzacho con otto milia 

15 ducati di provisione air anno. Et havendo presa la terra per forza usorono gran- 
dissima crudeltà et occisione verso quelli fidelissimi popoli. Dicono che lo giorno 
seguente dello acquisto de detta terra questo Baiasit volse andare in la terra a 
render gratia a Iddio nel tempio di Christiani, et essendo intrato sopra il ponte per 
intrar nella terra, vidde la profundità del fosso et disse : ne la virtîi de Sinam bassà 

20 mio beglerbei, ne la violenta expugnatione delli miei janizari me hanno dato questa 
terra, solo Iddio me '1 ha data. Et partito Baiasit da Modone, il Zonchio anchora 
se li arrese ; et poi andô verso Coron, il quai per timoré anchora li porto le 
chiave. Andô poi verso Neapoli di Romania, et minacciô questi grandemente di 
darli la battaglia, ma vedendo la terra ben munita, et che li huomini non si vol- 

25 seno arendere, se parti dalla impresa et tornô a Costantinopoli, ove furono celé- 
brati grandissimi triomphi et feste. Et deli poi Baiasit dedicô le intrate di Modone 
et Choron alla Mecha, ove è sepolto Mehemeth loro propheto. 

Lo anno seguente il Senato Veneto creô capitano générale uno Benedetto .f. 51 
da cà Pesaro, imperochè era già morto Marchio Trivisano. Questo Benedetto es- 

30 sendo andato a Corphu preparô grandissima armata, deliberô l'impresa di Voiosa 
et è propinqua alla Valona, nel quai luogo erano certe galère di Baiasit, per 
arder quelle o condurle fuori del porto. Et perché volendo intrar nel detto porto 
trovô pocha acqua per li navili grossi, armô certe fuste con navili piccoli, et 
introrono ; ma poi che furono intrati li Christiani dentro, sopravenne tanta gran 

35 fortuna di mare che affogorono quasi tutti, et li Turchi che stavano su il lito 
del mare, tutti quelli che scamporono volendosi salvarsi in terra erano presi pri- 
gioni. P)i venne il signor Consalvo Ferrante di Corduva, che fu poi duca di 
Terra Nova, gran capitano délia Catholica Maestà di Spagna, con LXV barze 
bene armate. Onde questi dui capitani insieme andorono a campo alla Cephalonia, 

40 et ponendovi lo assedio, la batterono tanto con 1* artiglieria et cave sotto terra, 
che spianorono le mura, et finalmente la presono per forza; et non arrivorono a 
cento li Turchi che rimaseno vivi, cosi virilmente '1 haveano difesa! 

Et in quel tempo di Baiasit, in Constantinopoli il Despoto E manuel Paleologo 
che di sopra parlassimo morite christiano, et de comandamento de detto Baiasit 



D0CUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUQNIS) 175 

fu accompagnato solemnemente et con grande honore alla sepultura non sola- 
mente dalli chrisliani, ma anchora da tutti li signori Turchi et altri gran maestri 
délia corte. Lasso questo Emanuel doppo a se due figlioli bastardi, nati di due 
schiave ; el maggior morse christiano da poi il padre, el piu piccolo da Selim 
imperatore, figliolo di Baiasit, fu fatto Turco, et messe nel seraglio con li altri 5 
fanciulli. Et per piu chiara intelligenza délia predetta casa, li annali di Greci scri- 
veno questa casa esser venuta da Roraa, et erano patritii Romani ch'andorono a 
Constantinopoli col Magno Costantino imperator; poi al tempo delli Exarchi ven- 
nero in Italia, et maritossi uno di loro in Viterbo, et in tempo delli imperatori 
Lascari, fu uno capitano faraosissimo che venne da Viterbo in soccorso dello ira- 10 
perator Lascari ; costui si maritô in Grocia, et fu padre di Michael Paleologo im- 
perator che di sopra parlassimo. Et furono sette imperatori di questa casa di que- 
sta linea impérial de Paleologhi ; non è altro legitimo per linea mascolina, salvo 
lo illustrissimo signore Gian Giorgio marchese di Monferrato, quai discende dalla 
linea impérial légitima di Constantinopoli, et è etiam lui al présente morto, in questo 15 
modo, essendo restato il marchôsato in una donna, quella fu maritata in uno fiolo 
dello imperator Andronico Paleologo, era il minor nato, chiamavassi Theodoro, el 
quai hebbe piu figliuoli, delli quali è disceso questo signor Gian Giorgio di Monferrato. 
In questo luogo è da sapere che partito dalla Cephalonia il Grande Capitano 
Consalvo Ferrante, quali andô air impresa di Napoli, Benedetto da chà da Pesaro 20 
se parti con la sua armata anchora tui, et imbarcando con essa armata alcuni 
Strattioti et altri cavalli leggieri, andorono verso la Natalia, et in uno luoga adi- 
mandato il Perama, trovando li Turchi improvisti scorsero con quelli cavalli leg- 
gieri per tutta la campagna et depredorono et misseno a sacco assai luoghi, et 
carichi di spoglie, con molti prigioni, ritornorono in Candia. Ove dimorando detto 25 
générale da cà da Pesaro, vi venne Camali con alcune fuste et assaltorono il 
Zonchio, el quai Zonchio alcuni mesi avanli era sta preso da alcuni valenthuomini 
Greci, quali haveano tagliato a pezzi li Turchi che '1 guardavano, et havuto che 
hebbono li Signori Venetiani questo luogo, che era d'importanza grande che da 
terra ferma era inexpugnable, dalle parte di mare non era forte, perô il Senato 30 
Veneto mandorono MI galee che il guardavano et alcune fantarie et uno castel- 
lano con monitione dentro et ben fornito. Et venendo Camali aU'improviso pef le 
parte di mare, che non era cosi forte, entrô in la terra et prese dette galère, ta- 
gliando a pezzi tutti li soldati che li venneno per le mani. Hali Bassà Eunucho che 
■era sanzacho délia Morea venne con il campo per terra, et Camali che era già en- 35 
trato nella terra li aperse le porte et detteli la terra. Il castellano Veneto rese la 
fortezza, et Hali bassà li salvô la vita à lui et a tutti quelli che erano nel castello. 
Chamali presa che hebbe la terra et fatto il fatto suo, secretamente se ne tornô a 
Constantinopoli. Et in tes a che hebbe il générale la perdita del Zonchio, perché 
era propinquo, venne prestissimamente per soccorrer la rocca, et trovô che quella 40 
se era già resa a patti al bassà Hali Eunucho, et quai servô la fede et dette al gê- 
nerai li huomini che si erano resi a patti ; ma il générale corne li hebbe nelle raano, 
gionto che fu a Corphu fece decapitar il castellano et il contestabile délia roccha, 
et alcuni altri, e '1 resto tutti liberô. 



476 MONUMENTA HISTOMAE HELLENICAE 

Di poi li Turchi preseno la città di Durazzo, una sera sirailmente alFimproviso. 
Di poi venne l'armata Francese, che erano nave grande XXV, sopra laquai era ca- 
pitano monsignor di RovesteQ, eravi il duca di Albania, lo infante di Navara et 
molti altri signori Francesi. Poteva la detta arma ta, lassando le nave bene armate, £ 53 

5 poner in terra anchora X initia huomini da fatti, tutti vestidi in arme bianche ; di 
quali tutti doi insierae col preditto capitano del Senato, andorono a Metellino et as- 
sediorono quello, presono li borghi délia terra, et batterono crudelissimamente le 
mura, et datte alcune battaglie, non potendo cosi presto pigliarla, non volsero 
expettare il gran maestro di Rhodi che si chiamava Pietro Ubusone, quai era 

10 cardinale, il quai con XXVIII legni bene armati, con strenuissimi cavallieri ve- 
niva in soccorso de Christiani ; ma intendendo che Christiani haveano lasciata la 
impresa, el gran maestro con la sua armata, se ne retirô a Rhodi. Baiasit che 
non sapeva che li christiani haveano lassata la impresa, perché havea pur gran 
paura di perder Metellino, havea tanta ira che volendo soccorrer presto, andava 

15 saettando per Constantinopoli quelli che volontariamente non andavano su le 
galee. Et aprendo uno loco dove era la munition, il bassà Mesit, che di sopra par- 
lassimo che andô in tempo di Maumeth air impresa de Rhodi, benchè fusse fra- 
tello délia matre de mio padre fù acerrimo nemico et persecutor de christiani, et 
travasando in quelle munitioni, cascô uno travo et ruppeli il collo; ma andando 

20 1' armata di Baiasit a Metelino era già levati li christiani, et tornando monsignor 
di Revestem con ï armata Francese assaltato da una gran fortuna di mare, spar- 
gendosi l' armata sua in diversi luoghi, la nave sua fece naufragio apresso Cerigo 
in modo che pochi di quelle evaseno. Da poi il gênerai da cà da Pesaro deliberô 
andar nel golpho del' Arta, perché in uno loco che si chiamava la Prevesa erano 

25 alcune galère Turchesche che stavano per armarse, et intrô detto capitano gê- 
nerai de Venetiani per una bocca che era larga poco piu de un trar di balestra, 
et eravi una torre ben fornita de artiglieria, entrô con le galère dentro et misse 
fuoco et abrusciô le monitione che erano portate per armar le galee. Et sopragiun- 
gendovi il sanzacco con molti cavalli de Turchi, li Christiani tornorono aile loro 

30 galère et al meglio che puotero trassero fuori con loro XI galère Turchesche, et 
cosi come in dispetto de Turchi erano entrati per quella bocca di mare cosi 
strelta, cosi anchora ne uscirono tutti salvi, eccetto uno huomo che fu morto 
dalla artiglieria di quelle terre. Venne anchora una certa armata Francese di 
nuovo, délia quale era capitano Pier Ian, il quale insieme con il gênerai da chà 

35 da Pesaro, et lo episcopo di Baffo, legato apostolico con XX galère armate in 
soccorso de christiani da Alexandro VI Pontifice maximo, andorono alla im- 
presa di Santa Maura, laquai assediorono per consiglio di Pier Ioan capitano f 54 
Francese, fece uno bastione che difendeva il passo che era fortissimo per andar 
alla terra, et oltra il bastione stavano le galère Francese et Venete, con Tar- 

40 tiglieria da prova, che non lassavano passar alcuno da banda di Levante; ne 
fu fatto un' altro bastione, et defendevalo il legato con le galère armate del 
Papa. Et intendendo il frarabularo il periculo grande, et assedio che portava S. â 
Maura, andô con alcune gente per soccorrer la terra, ma trovando chiuso il passo 
et non potendo passare a soccorrer la terra, se ne tornô adrieto, ruinato et fr-a 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 177 

• 

cassato dalla artiglieria di Christiani. Ma li Christiani premendo la terra forte- 
raente, la presero per forza; et havuta che hebbe la terra il Senato Veneto re- 
stauré et fortificô quella. 

Niente di manco questo Baiasit facea ogni giorno grandissimi danni alla 
Signoria di Venetia, si in tempo di pace corne in tempo di guerra, usô una 5 
fraude piu di quello che haveano fatto li suoi progenitori che tornô in gran 
danno al Senato Veneto; che al tempo di pace facea far una cosa grandissima 
di correrie per tutte le terre délia Dalmatia sottoposte al Senato Veneto, et se 
loro si lamentavano, diceva quelli esser latri, et che non faceano tal cosa di sua 
voluntà, et dava licentia, se li potevano pigliare, che li impiccasseno, et sirnile 10 
rispondeva delli pirati di mare, li quali anchora faceano in quelli tempi gran 
danni, perché li subditi délia Signoria di Venetia, per esser tempo di pace, non 
si guardavano da essi Turchi ; immodo che ho ferma opinione che piu dannifi- * 
casse il Senato in tempo di pace, che in tempo di guerra scoperta. Fece anchora 
un* altra cosa insolita alli imperatori, che prese tutti li merchanti Venetiani che 15 
si trovorno nel suo impero nel romper délia guerra, et confîscô tutti Moro béni, 
et fece metter in prigione detti mercanti Venetiani, et se volseno uscir fuori di 
prigione, li fu necessario di pagar gran qnantità di danari, et molto piu che le 
forze loro si extendevano ; et di questo posso io specialmente esser buono et 
veridico testimonio, perché tal injusta exactione et angaria fu la ruina délia casa 20 
raia, per essersi trovato Alessandro mio fratello in quelle parti. 

Da poi havendo il Senato Veneto tentato et experimentato far la pace con 
Baiasit, mandando alcuni secretarii et intimi loro per ambasciatori, et non potendo 
55 ottenerla, raandorono aU'ultimo uno prudentissimo nomato Andréa Gritti, al pré- 
sente duce di Venetia, quai si era riscattato di pregione, che con suo ingegno et 25 
destrezza andô a Baiasit et persuaderlo in modo che fece la pace in questa forma, 
che la isola delà Cephalonia restasse al Senato Veneto, et che loro fussino tenuti 
restituire Santa Maura cosi restaurata corne era, et che li danari et robbe che 
Baiasit havea tolte alli merchadanti Venetiani nel romper délia guerra, corne di 
sopra io dissi, fussero suoi liberi, et questo perché lui allegava che in Santa 30 
Maura era gran thesoro mandato da lui per restaurar quella. 

Da poi nel 1510 pochi mesi avanti fu uno grandissirao terremoto, immodo 
che gran parte délie mure di Constantinopoli erano ruinate. Et Baiasit manda uno 
edicto per tutto lo impero suo, che per ogni XX case universalmente fussino obli- 
gati mandar un huomo alla restauratione et reparatione délie dette mura ruinate ; 35 
et cosi in brève tempo si addunorno, che io viddi personalmente LXXIII milia 
persone, quale in una estate fabricorono perfettamente il tutto, et oltra quelli che 
si trovorono in Constantinopoli, ne manda anchora X milia a restaurar le mura di 
Demotico, città di Europa, nella quale lui era nato. 

Da poi il Sophi venne alli danni di Baiasit et introrono nella Natalia tanto 40 
avanti che erano presso a Bursa ; onde intendendo tal cosa Baiasit mandô con- 
tra esso uno bassà nomato Hali Eunucho, che di sopra parlassimo, con molti 
janizari et cavalli che erano una bellissima banda, li quali venendo aile mani con 
quelli del Sophi, fu rolto il bassà dissipato et morto, et ruinato lo esercito de 

Vol. IX. 23 



178 MONUMENTA HISTORIAE IIELLENICAE 

Turchi. 11 Sophi, poi revocando li suoi armigeri in Persia, si (ece la pace tra Baia- 
sit et il Sophi. 

Di tanti figliuoli che hebbe Baiasit non li erano restati vivi altro che questi 
trè, cioè sultam Acmat, sultam Selim et sultam Curcuth, et la intention di Baiasit 

5 era che Acmat li succedesse nello impero, perché era piu conforme alla natura 
sua et costumi, perché era di natura pacifico, devoto et elemosinario. Selim et il 
fratello Churcuth, rhe erano nati tutti de una madré, cosa che mai si vidde che 
uno imperator de Turchi havesse dui figliuoli di una medesima donna ; Sulimano 
al présente imperatore, anchora lui ha piu figliuoli de una donna, de tutta la casa 

10 de Ottomani non sono stati se non questi dua imperatori che habbiano havuto 
(V una donna piu d è uno figliuolo. Questi figliuoli di Baiasit stavano aile stanze a f. 56 
loro assignate dal padre per loro vivere, et sultam Selim, di anirao inquieto, et 
ambitioso di regnare, yen ne a trovar il padre, che era in Andrinopoli, et appropin- 
quossi al detlo Andrinopoli, in uno casai nel quai se fa le pigniatte, nomato Zo- 

15 menzicchioe, et inteso che lo hebbe Baiasit, si turbô grandemente et mandollo a 
dimandare che cosa che andava facendo per quel luogo con alcune gente che 
havea seco ; quello rispose che era venuto per basciarli la mano et per andar a 
far casa, che vuol dir valentigia, verso li Christiani. Ma Baiasit consultato che 
hebbe la cosa, li mandù a dir che non bisognava che li basciasse la mano, ma 

20 che era contento che andasse a far prova contra Christiani ; et fuli dato Semen- 
dria per flamburo. Et cosi se parti Selim che non basciô la mano al padre, perché 
per esserci una fiumana in mezzo trà l'uno e F altro nomata Mariza, et per paura 
che Baiasit havea di lui, venneno ad un luogo ove era il vado piu stretto, et cosi 
lo uno da una ripa et lo altro dall' altro si parlorono insiema ; poi si parti Selim 

25 et andô ad uno luogo lontano circa milia LX da Andrinopoli nomata Zagara ; et 
havea Selim condotto seco alcuni Tartari, che lo imperator de quelli Tartari suo 
socero li haveva concessi et dati, et qui cominciô adunar molta gente, dando 
fa m a di voler andar contra li Christiani. Onde uno certo Marco Zogli, che di 
sopra parlassimo, capitano famosissiino, et tutti li altri capitani bravi de quelle 

30 bande, intendendo che sultam Selim volea andar a far casa, volentieri venivano a 
trovar quello, et in quel luogo cominciô a far grazie, doni et provisioni, corne se 
fosse stato esso imperatore. Et qualche vol ta ragionando con alcuni, dicea: el 
signore mio padre fa ogni cosa per far il mio fratello Acmat signore, ma se 
Iddio mi presta gratia che io sia imperator, io vi farô tutti ricchi et contenti. Et 

35 cosi promettendo cose grande, captava grandissima amicitia ; la quai cosa inten- 
dendo Baiasit se parti de Andrinopoli per andar a Constantinopoli, et molto ac- 
celereva il passo, dubitando che Selim non andassi avanti de lui con quella gente 
per occupar il suo thesoro. Et essendo questo significato a sultam Selim anchora 
esso se misse in camino, et spronorono li cavalli in modo che giunse il padre, 

40 il quai fu constretto far fatto d' arme con el figliol a rimpetto a Zurlis e Quaranta f. 57 
Chiese, nel quai loco fu crudelissima battaglia, nella quai gridava Baiazit dicendo: 
amazzetelo questo bastardo ! immodo chè fu constretto Selim volt a r le spalle al 
padre et mettersi in fuga con tutto il suo exercito. Et Baiasit se ne andô a Con- 
stantinopoli, et Selim si salvô in Varna, deli se imbarcô et andô in Capha, ove era 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 179 

Solimano suo figliuolo, che è al présente imperator de Turchi. Inteso che hebbe 
poi sultara Baiasit che il figliuolo Selim non era morto nel fatto d' arme, et che 
era andato a Capha, benchè H fusse rubello, mosso dallo araore paterno, donô 
beveraggio a quello che li porto la nova ; nientedimeno pensando di poi sempre 
Baiasit che sultam Actnat li succedesse, persuasi a certi bulubassi de janizari 5 
che volessono crear signore loro, doppo la sua morte, Àcmat. Ma loro risposeno 
che era piu atto allô impero Selim, per essere Selim huomo et austero et belli- 
coso ; la quai cosa intendendo Acmat, indignato usa parole superbe contra alcuni 
janizari che erano andati a visitarlo, minacciàndo quelli, et diceva: dapoi che mio 
padre vole, io sarô ad ogni modo. Onde li janizari consultorono tal parole et 10 
mandorono quattro jajabassî a Selim, facendoli intendere che piu presto che fusse 
possibile accélérasse il passo che lo volevano far loro imperatore. Selim se misse 
in camino, et venne per terra per la Tartaria, con il maggior freddo et disagio 
del mondo, in modo che la maggior parte di suoi haveano perso qualche membro 
per el gran freddo, et capitô apresso a Constantinopoli ; et era già pervenuto 15 
Àcmat al Scutari per mezzo Constantinopoli co' la moglie et figliuoli, et per 
quanto si dice secrelamente andô à basciare la mano al padre. Curchut anchora 
venne, et andô ad aloggiare nella odà delli janizari, et disse a quelli: vui sappeti, 
che quando Maumeth sultara, mio avo, morse, fui creato da vui signore, et lo im- 
pero che tiene mio padre, lo tiene in nome mio ; per tanto a mè s' apartiene lo 20 
impero ; fati adonqui che io l' habia in mio potere. Ma loro che haveano già data 
la fede a Selim, et mandalo già li jajabassi a quello, li derono parole generali in 
pagannnto. Questo Curchut restô con speranza ; ma Selim intrato in Constanti- 
nopoli et andô ad aloggiare in una piazza nominata Ienibaci propinqua alli jani- 
58 zari, quali con allegra fronte lo accettorono per signore ; andorono a lui anchora 25 
tutti li bassà et signori délia corte, li quali persuaseno a Baiasit che cedesse lo 
impero a Selim suo figliuolo, volendo li janizari quello per signore, per essere lui 
bellicoso giovane et sano, allegandoli la sua vecchiezza et impotentia, che era as- 
sidrato dalla centura. In qui andô Selim alla corte et basciô la mano al padre, il 
quai li cinse la spada al fianco, et renuntiolli lo impero ; et Selim lasso habitare el 30 
padre nel solito suo palazzo, et lui tornô ad aloggiare a Ienibaza, apresso alli ja- 
nizari, et fu accompagnato Selim da tutta la corte. Et in quelli giorni che Baiasit 
restô in Constantinopoli, che furono circa XX, fu abandonato da tutti, perché cor- 
teggiavano Selim, il quai faceva gratie, et spediva et governava il tutto. Poi Ba- 
iasit dimandô di andare a Dimotico, città vicina ad Andrinopoli, nella quale lui era 35 
nato, et voleva morire in quella, et fuli dato da Selim per tuttore et governatore 
Ionus bassà, il quale avanti che Baiasit pervenissi a Dimotico lo avenenô per or- 
dine et commissione de Selim, perché detto Baiasit portava seco tutto il thesoro, 
et dubitava Selim che Baiasit con quelli thesori volesse crear Acmat signore. 
Morse adunque Baiasit in uno luogo nomato Sasliderè, et fu porlato il corpo suo 40 
a Constantinopoli accompagnato da Selim et tutta la corte soleronemente ; il quai 
Selim con la corte, li era andato incontra avanti che aggiongesse alla terra, et fu 
sepolto Baiasit neU'arnarat, edificato da lui in Constantinopoli, et riccamente dotato 
a concorenza di quello che fece Mehemet suo padre. 



» mr 



ISO MONUMENT A HISTORIAE HELLENICAE 

Selim adonque successe al grande impero de Turchi, nono imperatore. Questo 
fu magnanimo, bellicoso et libérale, piu che alcun altro che fusse délia casa de 
Oltomani, perché in anni VIII e mezzo che lui regnô, fece in poco tempo gran- 
dissime cose. Questo di continuo leggeva le opère et li gesti di Alessandro Mace- 

5 done et havea proposto nell' animo suo di superarlo di gloria et fama, se *1 tempo 
lo havesse servito. Questo, sepulto che hebbe il padre, passa nella Natalia con lo 
esercito et andô in Bursa, ove fece tagliar la testa a Mustapha bassà, (ch' è quel 
Mustapha che andô ambasciador a Roma che porto quelle reliquie ad Innocentio 
corne di sopra disbi), et al bassà Duôhaginogli. Selita anchora fece tagliar la testa 

10 a Taut bei, suo maestro di casa, et al Ziausbassi, perché se intendevano con il £ 59 
suo fratello Acmat sultam, contra il quai lui andava. Benchè Acmat lui ancbora 
bavera preparato grande esercito contra Selim, et pervenuto V uno et V altro fra- 
tello al campo, in uno luogo nomato Sultauni, ove altre volte Baiasit combatte 
con il fratel Zen, che è pianura grandissiraa presso a Bursa, fù grandissima bat- 

15 taglia tra loro, et fù rotto sultam Acmat, et preso prigione dal signor Alibei Mi- 
chalogli, il quale Alibei immédiate significô a Selim corne haveva prigione Acmat, 
per intender quello volesse facesse di lui, et Selim mandé il sanzacho Caracinogli, 
il quai strangulô Acmat con la corda delT arco. Et andô puoi Selim alla drittura 
in Amasia, terra possessa da sultam Acmat, et conquistô questa con tutto il resto 

20 che possedeva Acmat. Di poi un giorno air improviso, fingendo andar alla caccia, 
andô con pochissima gente a suo modo eletta contra 1* altro fratello nomato Cur- 
chut sultam, el quai sentendo la improvisa venuta de Selim, se ascose in una 
grotta propinqua a Margara, et in quel luogo trovato da quelli di Selim li fu 
accusato, il quai Selim mandô il sopranomato Caracinogli a quella grotta, nel quai 

25 luogo detto Caracinogli crudelissimamente lo strangulô con la corda del* arco, 
corne fece anchora Acmat. Poi Selim se tornô a Constantinopoli. ove con provi- 
sione et salvicondutti fece venire tutti li nepoti suoi, figliuoli delli fratelli, con le 
moglie et figliuoli loro, et un giorno li fece tutti morire, li huomini da fatti in 
Bursa, et li figliuolini in Constantinopoli, che per quanto si dice, tra nepoti et fi- 

30 gliuoli loro, délia casa Ottomana, furono XX. 

Questo Selim fu amatore grande de Christiani, onde se uno christiano haveva 
differenza con un Turco, benchè la fede raaomettana non permetta, ne voglia che 
il testimonio de uno christiano vaglia contra un Turco, questo Selim voleva che 
valesse, et dicea Tè cosi corne dice il christiano: che brazô haveria un cristiano 

35 a voler far torto a un Turco? Andô un giorno a Selim uno a querelare, corne certi 
Talassimani, che sono preti de Turchi, et alcuni Seiti, che sono del parenlado de 
loro propheta Maumeto, li haveano fatto garbuglio et missolo alla tortura, et che 
non possendo tollerare il martorio, per forza si fece Turco; la quai cosa intendendo 
Selim, fece morir li accusatori, et quello che lo circuncise; el judice, et piu di 50 

40 altri, che falsamente haveano testificato contra ditto christiano, furono tutti puniti £ &' 
et castigati in diversi modi. Et tutti li Christiani che haveano rinegato Christo et 
fattosi Turchi, et che stavano mal volentieri nella fede maumettana, voleva Selim 
che tornassero alla fede Christiana. 

Fece questo Selim Y impresa contra il Sophi Sac Ismael, rè di Persia, et ac- 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORl'S SPANDUGNIS) *8i 

celerando il passo, trovô il Sophi che era con poca gente, et forono aile raano 
insieme, immodo chè quanto aspetta alla virtù militare, quelli del Sophi feceno 
grandissima strage de Turchi, per esser quelli lassi per il gran camino che ha- 
veano fatto. Ma non potendo il Sophi sostenere la gran moltitudine de Turchi, se 
misse in fuga, e sultam Selitn di continuo il seguitava, et andô il Sophi tanto re- 5 
. tirandose et perdendo del terreno, che giunse Selim alla grandissima città di 
Thauris, capo del regno di Persi, et intrando Selim sultam dentro alla terra bat- 
tette moneta in quella ; prese due concubine del Sophi, et spogliô Thauris de tutti 
li thesori, et condusse seco ben tre milia raaestri de diverse arte et molli altri huo- 
iùini ricchi de Tauris et confinogli in Constantinopoli. 10 

Poi il seguente anno fece impresa contra Camsoingani, soldano del Cairo, et 
partendosi con lo exercito da Constantinopoli fece gran diligenza di caminare, et 
pervenuto in una pianura bellissima, apnesso Alepo, con tutti do gli beglierbei, con 
tutta la corte, con tutti li stipendiai, et janizari, et tutte quelle forze che sono pos- 
sibili haver ad uno imperatore de Turchi. Dali* altro canto era il soldano Camp- 15 
soiganni con XX milia Mammaluchi, armati a tutte arme, alla foggia d'huomini 
d' arme de Christiani, et combattendo dalla mattina fino al declinar del sole, fu 
una sanguinolente et crudel battaglia. El signor di Alepo tradi il soldano, raissesi 
in fuga et voltato lui, tutto il campo de Mammaluchi se ruppe, et gridando forte- 
mente il soldano alli suoi che tornasseno alla battaglia, et vedendo che niente 20 
giovava, di dolore et stracchezza, che era vecchio, crepô et muorse in quel luogo. 
Et havendo havuto Selim la gran vittoria, si volse verso Damasco, et manda a 
Tripoli verso Hierusalem, et conquistô tutta la Soria, et invernô in quella con 
tutti li eserciti, et dette notitia a tutti li principi amici, et confederati suoi, et a 
quelli che li pagavano tributo, che è solito a chi porta simil nome esserli dato 25 
61 beveraggio. Mi è capitato nelle mani una copia di una lettera de Selim, scritta in 
greco, laquai portai altre volte in Roma, et l'ho fatta tradurre di greco in latino, 
poi T ho fatta vulgarizar, el ténor délia quale è questo : « Sultam Selim Sach per 
la Iddio gratia rè maximo delli do continenti Asia et délie Europa, delli Arabi et 
Persi etc. Alli nobili et sapienti gentilhuomini et gubernatori, con el podestà délia 30 
isola de Schio salutem. Ben sapete voi corne per il passato havendo noi destrutto 
quel perfido et senza legge Sophi, per haver mutata et maculata la nostra fede, 
iterum contra di esso eravamo mossi per anihilarlo totalmente, et cosi andando 
contra di quel perfido, in questo mezzo si levô il soldano del Cairo con un grande 
esercito, et venne in Alepo et in ajuto di quel impio Sophi, laquai cosa vedendo 35 
noi, corne dico, cha colui veniva per soccorrer detto perfido Sophi, non havendo 
rispetto alla amicitia et benivolentia, quai era trà noi, in prima et avanti ogni cosa 
mandammo nostri imbasciatori ad esso raccordandogli che non volesse ajutar quel 
perfido et impio ; et lui non facendo existimatione alcuna di noi venne con tutto 
T esercito da Alepo contra di noi, et fece una giornata di camino, in una bella 40 
campagna dove jace la sepoltura del nostro propheta Davit; onde vedendo noi 
che la causa del inale cominciava da lui, per nostro comandamento facemmo con- 
gregare tutti li nostri sapienti philosophi, imponendo che vedessino quello coman- 
dava sopra di ciô la divina legge, li quali hanno trovato per divin precepto tutti 



182 MONUMENT A HISTORIAE HELLENICAE 

quelli che ardissino porger ajuto a questi tali, anchora essi con loro fossino inter- 
fetti licitamente. Et cosi per obedir noi a tali precepti, et legge divina, subito 
messo in ordine il campo nostro, se aviassemo verso lui, et a di XXIIII Agosto 
nel giorno di Domenica si ritrovasserao insierae et fessimo un fatto d' arme, il quai 

5 dura dalle trè hore di giorno in fino che '1 sole andô a monte. Et da poi correndo 
el terribile conflitto da tutte le due li parti, alla fine fu rotto et fracassato detto 
soldano, et morto con el signor di Damasco et altri XII signori anchora, et ta* 
gliati a pezzi et destrutti del tutto tutti li suoi eserciti, et apresso prese tutte le sue 
città et terre, con el paese a lor vicino, cioè Alepo, Damasco, Malalia, Antapi, 

10 Terente, Tripoli, Sisintesus, portando spontaneamente le chiave et inchinandosi a f. 62 
noi ; et cosi habbiamo dominato tutto il suo paese, Deo favente. Per laquai cosa, 
per esser voi fidelissimi servi dell' imperio nostro, vi mandamo il présente la tore 
et nuntio nostro Zane Mahemeth, acciô habbiate cagione di congratularvi insieme 
con nui alli augumenti, trophei, vittorie, quai il clémente Iddio ha concesso a noi 

15 contra li inimici nostri. Data alla nostra curia impériale, in la città et rocca di 
Alepo adl 27 Agosto. » 

Li Mammalucchi che non furono morti nel fatto d' arme soprascripto, erano 
restati vivi da otto milia solamente de loro, et passarono il deserto et andorono 
al Cairo, et li creorono un' altro Soldano, nomato Tomôbei, et preparonsi alla de- 

20 fensione raeglio che puotero, per veder se poteano defender il resto; ma sultam 
Selim, invernato che hebbe nella Soria, et havendo da poi à passar il deserto che 
per otto giornate non si trova altro che arena, condusse seco cento trenta milia 
camelli carichi di aqua et altre vettovaglie, et non volse con lui altro che XXV 
milia cavalli eletti con li janizari che furono X milia ; et passato che hebbe il 

25 deserto, un capitano di Mammalucchi tradl quelli, intendendosi con il Turco; et pas- 
sato quel luogo Selim con il suo esercito venne apresso il Cajaro, a trè miglia a 
uno loco nomato Bulacho, et li se fermô ; et venendo li Mammalucchi a Bulacho 
per corabattere el gran Turco, niente si mosse, ma con l'artiglieria che havea 
seco li fece resistentia, et tornorono li Mammalucchi al Cairo senza combattere. 

30 Selim si leva da poi da Rulaco et andô alla grandissima città del Cairo, et intrato 
in quella, andô al castello et in brevi lo acquistô, et preselo, et mandô uno edicto 
che tutti quelli che haveano Mammalucchi nelle mani li manifestassero in pena 
délia vita. Et havuto che hebbe il nuovo Soldano, lo fece impiccare sopra una 
porta délia terra, poi mandô in Alessandria et fece morire tutti li Mammalucchi 

35 che erano in quella. Erano alcuni soldani che erano stati cacciatti da altri soldani, 
di quali corne si prendevano li confinavano nel castello di Alessandria, imperocchè 
era constitutione tra essi Mammalucchi de non far morir nessuno soldano per 
esser lui conservato, parea loro offender Iddio metter mano in una persona sa- 
crata ; ma Selim non guardô a questo, tutti li fece morire insieme con tutti quelli f. 63 

40 che erano Mamalucchi per levarsi da impaccio. Et havendo ricevute alcune lettere 
da sultam Suleiman suo figlio, che è al présente imperator de Turchi, corne la 
Felice Recordatione di Leone X havea fatta publicar la cruciata in Roma et unione 
de tutti li principi christiani, et fatte fare solemne processioni per Roma, venne 
a staffetta indrieto ; et lasso uno luogotenente al Cairo, il quale se obligô pagare 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (TIIEODORUS SPANDUGNIS 183 

ogni anno XV milia Turchi, quali sono per guardia del tutto lo imperio che do- 
minava il soldano, et pagavali oltra di questo un milione de ducati per ciascun 
anno. Porto Selira seco, quando si parti, tutti li thesori del Cairo, et confinô molti 
huomini ricchi et primarii in Constantinopoli. 

Non rai extendo à narrare del signor Aliduli et altri signori Arabi, et molti 5 
altri luoghi acquistati, et molti huomini morti da Selim, perché alcuni altri scrit- 
tori amplamente descrivano la vita del ditto imperatore. Fu veramente strenuis- 
simo, perché di e notte non pensava altro che cose di guerra. Fece morir una 
sua nipote che havea fatto le corna al suo marito. Fece anchora morir uno suo 
genero Bostanzibassi, che era bassà. Fece morir il bassà Ducaginogli, et infiniti 10 
altri signori senza numéro. Fece questo Selim fabricare uno superbissimo arsenale 
verso Pera, coperto di tegole, corne lo arsenal délia Signoria di Venetia, che in 
fino a quel tempo li altri imperatori Turchi havevano tenute tutte le galee et altri 
navilii scoperti. Quello cinse de mura et fortiflcô li bastioni. Havea questo Selim 
deliberato et già cominciato restaurar lo arsenal che era in Constantinopoli nel 15 
tempo delli imperatori christiani, ma prevenuto dalla morte, non lo puote mandare 
a perfectione. Questo Selim ultimamente havea preparato una grandissima armata 
per mare, et fatto già li biscotti, et angariato li huomini da remo, et erano venuti 
quelli in Constantinopoli per imbarcarsi et venir alla Sicilia, corne publicamente 
si parla va per la terra, massimamente chiamato et provocatô da alcuni desperati 20 
Siciliani che si trovavano in quel tempo in Constantinopoli, ma l'omnipotente Iddio 
non permisse tanto maie, che essendo Selim andato fuora di Constantinopoli, nel 
luogo raedemo che lui haveva combattuto con il padre, li venne la peste, délia quai 
puoi morse, et li suoi medici vedendo un segno mortal in lui gli lo feceno avisato, 
et esso ordinô li fatti suoi, dette licentia alli angariati per V armata, et dette aviso 25 
al figliuol suo sultam Suleiman che venisse a Constantinopoli a pigliar possessione 
del grandissimo impero, notificandoli che havea advisato il bassà, suo luogotenente 
64 in Constantinopoli, che tenesse li janizari che non facessino tumulto, corne è solito 
farsi alla morte delli imperatori de Turchi, tenendo la morte sua sécréta perfino a 
tanto che Suleiman pigliasse lo impero. Per tanto Suleiman accéléra il passo et 30 
venne a Constantinopoli, et prese lo impero. Fu di poi condotto il corpo di Selim 
in Constantinopoli, et Suleiman cavalcô et andô in contra, con tutta la corle, fuora 
délia porta délia terra che va verso Andrinopoli, et di poi tornando, nello intrar 
délia porta disçese lo imperator Suleiman dal suo cavallo, et per riverentia et amo- 
re che portava verso suo padre puose la spalla sua sotto il feretro et volse ajutar 35 
portar quello in fino al Almarat di sultam Baiasit, ove con grandissima pompa fu 
m esso in deposito sino a tanto che sia finito l'Amarat superbissimo, che continua- 
menle fa fabricare lo imperator Suleiman in Constantinopoli, sopra uno edificio che 
nel tempo delli imperatori christiani vi era uno bello receptaculo di acque che per 
uno acqueducto si conducevano in la terra. 40 

Sultam Suleiman adonque, decimo imperator de Turchi, in luogo di Selim suo 
padre, et in le parle délia Soria et dello Egitto intesa la nova che Selim era 
roorto, uno signore nomato Gazeli, insieme con alcuni Arabi, ribellorono dallo 
impero de Turchi et creorono loro signore Gazeli, il quai trovô certi Mammalucchi 



184 MONCMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

che secretamente haveano campata la vita dalla ira de Selim, li quali si accor- 
dorono seco et andorono discorrendo per più luoghi, depredando et pigliando 
quelli, la quai cosa intendemlo sultam Suleiman imperator manda Ferchat ba3sà 
con lo esercito, et furono aile mani, et in quel conflitto furono rotti et dissipati 
5 tutti quelli délia parte de Gazeli, el quai fu morto nella battaglia. El bassà mandô 
adonar la lesta de Gazeli, insieme con altre teste, a sultam Suleiman, et in uno 
medemo tempo che gionse alla corte la testa del Gazeli, intese sultam Suleiman 
corne lo suo imbasciatore, da lui mandato a dimandar tributo o vero iudicere 
guerra al rè di Ungheria, havea ricevuto dalli Ungheri grande injuria, per ven- 
10 dicarsi di moite altre injurie che havea fatto sultam Selim alli loro ambasciatori ; 
onde per questo indegnato sultam Suleiman imperatore, vedendo le grande alterca- 
tioni et guerre che erano trà principi christiani, fece un grande essercito per 
terra, et andô personalmente con tutto il suo potere alla fortissima città di Bel- 
grado, et assediô quella crudelmente, havendo battuta una délie due torre délia f. 61 
15 rocca, et per forza di mine et polvere di bombarda tutta desolata, et l'altra 
torre, vedendo tanta ruina et non possendo havere alcun soccorso da luogo al- 
cuno, se arrese a patti, salvo lo havere et le persone. Li quali patti li furono ser- 
vati da Suleiman, benchè poi nel tornar in Ungheria molti di quelli fusseno morti 
et svaliziati. Havuta che hebbe la vittoria de Belgrado, Suleiman manda tutti li 
20 capitani per tutti li luoghi che erano fra due fiumare, cioè Danubio et Sava, et 
benchè quelli si arendessino, furon tamen la maggior parte mandati a fil de spada, 
et molti de loro saccheggiati, et menati pregioni in misera captivitade. Et tornando 
poi Suleiman in Constantinopoli, porto seco il corpo di Santa Teta et di Santa Vene- 
randa et una effigie di una Nostra Donna miraculosa, et uno brazzo di Sancta Bar- 
25 bara, aile quale reliquie concorreva per devotione ad offerire una infinité di po- 
poli, le quai reliquie erano in Belgrado, et fece intendere al Patriarcha Greco, 
che è résidente à Constantinopoli : o tu fa in modo con elemosine di christiani et 
riscatta queste reliquie, overo le farô buttar in mare ! Il povero Patriarcha fece 
tanto che salvù dette reliquie, et dette certa quantità di danari, et le tenne nel 
30 patriarchato con grande veneratione. Dira ben questo, che in quelle parte li pre- 
lati fanno uno mondo di elemosine, et non è anno che solo il Patriarcha di Constan- 
tinopoli non riscatti almen do milia christiani ; et cosi per tutto lo impero di 
Turchi, li prelati mandano per li paesani et per mercadanti anchora forestieri et 
dicono : io ho tanti schiavi a riscattare, ajuta anchora tu, cbe Iddio ti présentera 
35 air anima. Et ciascaduno corre a tal offîcio volentieri. El mi è stà mostrata una 
(donna ?) in Ândrinopoli, che trè volte impegnô una sua casa per riscattar li schiavi 
che furono presi a Modone. 

Da poi permisse Iddio, per li peccati nostri, che morse la Felice Recordatione 
di Leone X Pontifice Maximo, et essendo entrati in conclavi li R. mi Cardinali per 
40 eleggere el novo Summo Pontifice, credendo far bene elessono per Pontifice uno 
Flanmengo absente, che si chiamô Adriano Sexto ; costui era stato maestro di scola 
di Carlo V.° d'Austria, imperator de christiani, quai s'estimava molto, et si tro- 
vava in Spagna, et era stimato da tutti, dotto et di santa vita, et protraendo la 
yenuta sua a Roma d'oggi in dimani, andù la cosa tanto in lungo che vedendo f. 68 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 185 

Suleiman, imperator de Turchi, la Chiesa senza capo et li principi christiani in 
massima discordia, havendo havuto anchora dai subditi suoi moite querele, délie 
incursioni et danni a lor fatti da i'cavallieri Ierosolimitani, lasso Y impresa de Un- 
gheri et venne a Rhodo, chiave délia Italia, et già defensione de lutta la christia- 
nità, et miserabilmente ha tratlato quella, corne è manifesta, et tanto più che li 5 
Franciosi non poteano soccorrer la povera città di Rhodi, corne erano soliti, per 
esser quelli molestati da altri principi christiani. Et è ben vero che venendo a 
Roma in compagnia di Papa Adriano una armata di Spagnoli, lo archiepiscopo 
di Matera et di Chiarenza, che da Clémente VII fu poi creato cardinale, et ulti- 
mamente morse sotto Papa Paulo, quai era gentilhomo Napolitano, honore et 10 
gloria délia christianità, noraato Andréa Mattheo Palmero, vedendo far poca pre- 
paratione a Papa Adriano per ajular la povera città di Rhodi, si offerse di andar 
contra li Turchi, commissario a sue spese, et prestar danari per pagar detta armata 
de Spagnoli, e piu in menar seco una fiorita gente di gentilhomini Napolitani, et cosi 
credendo di andare, cominciô a spendere molti danari per prepararse alla impre- 15 
sa, ma per li nostri peccati Papa Adriano attende va ad altre facende, et cosi non 
si usô débita diligentia di soccorrere il desolato et povero Rhodi che faceva piu 
guerra al Turco con quelli eccellenti cavallieri che li habitavano, che tutto lo resto 
délia christianità, cosa certa et che ogni piccolo soccorso l' haveria liberata, et che 
questo sia il vero, et cosa manifesta ; perché essendo accampato il Turco a Rhodo, 20 
deli a pochi giorni venendo il signor di Damasco, con alquanti legni in soccorso del 
Turco, perché la fortuna del mar li haveva rebuttati da una parte che accostandosi 
poi verso Rhodo, pare a armata che venisse di Ponente dalle bande de chri- 
stiani, el Turco con tutto il campo se misse in fuga et cominciô a imbarcarsi con 
le sue cose ; ma poi vedendo che erano amici, et che li christiani atendevano a 25 
combatter, non lassando li particulari odii et rancori, et davano de continuo opéra 
alla ruina 1* uno delT altro, postponendo di soccorrer Rhodo, corne era officio de 
1 67 buoni principi di christiani, allhora li Turchi ciascurorno, et li poveri cavallieri che 
erano fuora di Rhodi in diverse parti, alcuni venneno a Roma per impetrar qual- 
che soccorso da Papa Adriano, spectante tal cosa principalmente adesso corne Pa- 30 
store, capo délia Chiesa, ma lui si escusava dicendo : noi non havemo danari, et 
santo Pietro è povero. Vedendo li buoni cavaglieri la fredda et inutilissima rispo- 
sta di Papa Adriano, il quai havea dato moite parole allô archiepiscopo a quelli 
tempi di Matera, poi fatto reverentissimo cardinal di Palmieri, et fattoli già expen- 
dere molti danari del suo con speranza di mandarlo alla impresa di Rhodo, et 35 
che doppo alquanti giorni detto Papa Adriano si era resoluto et levato li Spagnoli 
deir armata, et quelli mandati alla voila de Lombardia a cruciar quoi poveri 
christiani; chiamô poi Papa Adriano el sopranomato archiepiscopo dicendo, che 
non ge pareva che lui andasse, allegando che Rhodo era piccola terra, di circuito 
di muro, et eravi molti cavallieri dentro che bastavano a defender quella. 40 

Vedendo, dico adonque, et intendendo la crudel risposta, li cavallieri che 
si erano adunati in Italia per andar a soccorrer personalmente, forono forzati 
vender certe enlrate délia loro religione, che erano sopra li luoghi di Genoa, et 
fatto danari di essi, assoldorono alcune nave a Napoli, et la Cesarea Maestà di 

Vol. IX. 24 



186 MONUMENTA HISTORIAE HfcLLENICAK 

Carlo Imperatore V havea ordinato che dette navi fosseno proviste di vettovaglia, 
parte da Napoli et parte da Sicilia, et alcuni gentilhuomini Napolitani anchora 
loro usurono Toflicio di veri gentilhuomini che% proprie spcse loro derono mano 
a questo soccorso, el quale non fù a tempo, perché una deile navi si affogô per la 

5 via con tutti li huomini, et 1' altra armata se retira in Sicilia, insierae col prior 
di Castiglia, il quale anchora a sue spese haveva armate certe barge per andar 
a soccorrer Rhodo, insieme con altri cavaglieri de Inghilterra, Portugallo et altri 
luoghi, li quali essendo per far vêla, inteseno la dolente nuova che la infelice 
città di Rhodo era già presa ; et questo perché non vedendo li Turchi andar 

10 alcuno soccorso al desolato Rhodo, corne habbiamo dette, cominciorono pui forte 
a premere quella tanto che li poveri cavalieri che erano in Rhodi, abbandonati 
dalla christianità, havendo già perso li repari, vedendo la obsestione longa, benchè 
avessero morto il fior délie gente Turchesche, che forono molti, niente di manco 
per esser lanta moltitudine de Turchi, et quelli havendo fabricata una montagna 

15 di terra di fuora che scopriva le mura in una notte, in modo che tanta era la 
moltitudine délie sagitte che pioveano in Rhodo che non potea apparir niuno, f. 68 
finalmente si dereno a patti, salvo lo havere et le persone, et il giorno di Natale 
del Nostro Signore Jesu Christo fu la perdita del povero Rhodo, perché li Turhi 
in quel giorno introrono dentro in quel tempo a punto, corne da molti si dice, an- 

20 dando Papa Adriano alla capella papale solemnemente, corne è costume a far in 
tal festivitade, casco una pietra marmorea di sopra la porta délia capella et a- 
mazzô uno Svizero délia guardia del Papa, che fu uno gran pronostico et segno 
délia destruttione de uno membro délia sancta Chiesa, che fù lo sventurato 
Rhodo ; cosi adonque nelf anno de Christo 1522 de mese de Décembre, essendo 

25 il gran maestro délia Religion fra Philippo Devilers Lisle Adam Francese, la 
fortissima città di Rhodo, antiquamente donata dallo christiano imperator di 
Constantinopoli alla Religione di cavaglieri Hierosolimitani, si perse miserabil- 
mente. Et resa che si fù Rhodo alli Turchi, el loro imperatore Suleiraan fece 
intendere al gran maestro di Rhodo, che se non li facea haver nelle mani il fi- 

30 gliuol di Zen sultam, che in quel tempo era in Rhodo, non li serveria patto alcuno, 
et anchora comandô che non si partisse alcun navilio per insino a tanto che detto 
figliuolo de sultam Zen non si trovava. Parlô anchora uno bassà da parte de Su- 
ltiman a uno mio amico carissimo, et offerseli dieci ducati al giorno di provi- 
sione, se li manifestava el detto figliuolo de sultam Zen, chiamato anchora esso 

35 Zen corne il padre, ma quel amico mio, geloso délia fede de Christo, non lo volse 
a manifestare ; ma finalmente cercando il Turco per moite et diverse vie, trovô 
detto Zen, et havendola in sua potestà con quattro suoi figliuoli, doi mascoli et 
doi femine, lo interrogé se volea morir Turco o Christiano. Quello Zen intrepi- 
damente rispose, volere morire Christiano lui et li suoi figliuoli. Suleiman lo fece 

40 secretamente morire insieme con li figliuoli mascoli, et le femine mandù a Con- 
stantinopoli. Et nota qui, lettore, che la morte di questo Zen insieme con li doi 
figliuoli mascoli, non fu né utile né expediente alla religion christiana, imperoche 
esso Zen era non solamente amato dalli Janizari, ma anchora dalla maggior 
parte délia Turchia, et questo appar manifeste*, perché intendendo li Janizari la 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGXIs) 487 

morte sua, molto se ne dolsero et usorono parole grandissime ; et certa mente, 
se questo Zen vivea, era sufficiente dar grande ajuto alla christianità, ponendo 
maxirai garbugli et dissensioni Ira li Turchi. 

69 Et non solamente la morte sua fu gran danno alla christianità, ma anchora 
grandissimo danno et detrimento fu la morte délia felice recordatione di Papa 5 
Leone X Pontefice maximo, elqual, benchè fosse molto et grandemente occupato 

in guerra et defensione délia Chiesa, non dicea, noi vederemo, pensaremo, faremo, 
corne facea Papa Adriano, ma Leone pensava di et notte corne potea resistere 
alla potentia del comune hoste de christiani, Turco. Onde piu volte, corne era 
solito in quel tempo, che '1 ditto Turcho premeva li christiani, parlô meco et 10 
diligentemente me interroge in che modo si potea far ad impedir il Turco, che 
non seguitasse contra li christiani la vittoria che haveva avula délia città del 
Belgrado. Trà le altre cose fortissima era di haver in le man Zen Ottomano, fi- 
gliuolo di sultam Zen' che si trovava in Rhodo, perché se lo facea condur a 
Roma et mandavalo in Ungheria, corne havea deliberato per mie parole fare, per 15 
essere stati extirpati et anichiliti li Ottomani da sultam Selim, tutta la Turchia 
si movea ; et benchè sultam Suleiman sia délia casa Ottomana, sonno niente di 
roeno tanto zelanti di quelli per moite cagione, che haveriano fatto ogni cosa per 
detto Zen. La mente del glorioso et buon pastore Papa Leone non solamente 
volea far questo, ma anchora volea mandare grande esercito contra li Turchi et 20 
fare una solemne cruciata contra quelli, corne publicamente era decreto ; et più 
voleva egli personalraente andare ; ma prevenuto il buon pastore dalla crudelis- 
sima morte, non puote mandare ad effetto il santo et pio desiderio suo. 

Suleiman imperator havendo ottenuto Rhodo et licentiato il gran Maestro, 
fecese traghettare nella Natalia, et andô alla volta di Constantinopoli, et licentiô 25 
T armata da mare, laquale nello andare applicô a Scyo, nel quai luogo il capitano 
dell' armata non fece segno alcuno di allegrezza, dicendo non sapere ben discer- 
nere et judicare se per la presa di Rhodo s' havea da far festa, o piagnere, consi- 
derando la sanguinolente vittoria per tanti suoi valenthuomini et grandi che ha- 
vea perduti. Et dipoi partendosi Y armata sua, avanti che venisse allô Stretto fece 30 
quasi tutta - naufragio per la gran fortuna di mare. Niente di manco giunto sultam 
Suleiman a Constantinopoli, furono fatti grandi triomphi et feste, et ordinô che di 

70 nuovo si fabrichasse un gran numéro di galee, con animo di far cose grande 
contra la christianità, perché cosi ha promesso alli Janizari quando fu creato 
signore. 35 

Questo è grandissimo persegutor de christiani, onde ha fatto uno decreto che 
nullo christiano nel suo imperio possa cavalcar cavallo che vaglia piu di 4 ducati, 
et per piu vilipendio vole che non possino portar bavaro aile loro casacche, con 
moite altre angarie et tirannie, cbe mai furono fatte tanto horrende ne tanto cru- 
dele dalli suoi progenitori. Questo in quelli terapi attese molto a restaurar et for- 40 
tificar Scardona, fortissima citlà in Dalmatia, laquai prese uno suo capitano avanti 
che Adriano se partisse di Spagna, che era restato aile frontière de Ungheria ; 
ma Papa Adriano VI intendendo tanta perdita et ignorainia de christiani, paren- 
doli pur vergogna non haver soccorso il povero Rhodo, rnandô il cardinal Gaetano 



188 MONUMENTA HISTOMAE 11ELLENICAE 

del titulo di San Sixto per legato con alcuni danari in Ungheria, il quale in brève 
tempo tornô. 

Et ê qui da sapere che da poi essendo successo Papa Clémente VII Ponte- 
flce maximo nel principio del suo pontifîcato, corne buon pastore fece un* opéra 

5 buona et gloriosa, che havendo un capitano de Turchi oppressa la città di Clissa, 
rnando lo episcopo di Scardona, chiamato Thomaso Nigro, zelante délia fede chri- 
stiana, in compagnia de uno Zuan Francesco Brancha da Fuligno, coulissa ri o, et 
andorono con soccorso di vettovaria, denari et zente, et al dispetto de Turchi 
passorono, et ruppero, et tagliorono gran quantité de loro, et liberorono la terra 

10 dalla obsedione. 

E anchora da sapere che essendo morto il vicesoldano del Cairo, ove era il 
luogotenente dello imperator de Turchi, questo sultam Suleiman roandô uno co- 
gnato suo nomato Mustapha bassà, di natione Dalmatina, nato di una ville pro- 
pingua a Catharo, dî hurail gente, ma dotato d'ogni virtù et bellezza corporea; il 

15 quale pervenendo al Cairo, li Arabi, con alcuni altri, ribellomo dallo imperio de 
Turchi et assediorono detto bassà nel Cairo, immodochè fu constretto dimandar 
soccorso al Gran Signor Turco; et essendo questo notificato alla mogliera del 
ditto bassà, che era sorella del présente imperator de Turchi, sultam Suleiman, 
supplicando disse a lui con infinité Iagrime: quanto è dura mia sorte! el signor 

20 nostro padre mi hâve dato per roarito il Bostangibassi, quale mi lasciô poco go- 
dere, perché in brève lo fece decapitare ; al présente che sono moglie di questo 
Bassà, che si trova assediato tanto lontano da mè, nelle parti del Cairo, non posso f. 7 
dire ne esser vedova ne maritata ; per tanto, o tu mi manda a roorir al Cairo col 
mio marito, o tu revoca quello dal suo officio et cava lo di quella obsedione. Ini- 

25 modochè Suleiman mandô Acraat bassà, strenuissimo capitano et creato da sultam 
Selim, il quai era nato in Trappesonda ( et andô con grande esercito per mare et 
per terra, et liberô Mustapha dalla obsedione, et prese la gubernatione del Cairo 
et di tutto quello che dominava il soldauo. Ma partito Mustapha bassà, et già per- 
venuto apresso a Constantinopoli, Armât bassà se intese con alcuni del Cairo et 

30 Arabi et altri signori, et rebella al Turco, et fu creato signor Soldano quasi de 
tutto lo impero del proprio soldano. La quai cosa intendendo Suleiman, lasso l'im- 
presa di perseguir christiani cosi crudelmente, et mandô uno validissimo exercito 
per mare et per terra, mandando Ibraim bassà capitano delT impresa contra detto 
Acmat Trappesondio, et intendendo questo quelli conjurati che haveano fatto sol- 

35 dan, et vedendo continuamente appropinguare al Cairo lo esercito, per reconci- 
liarsi et ritornar in gratia di Suleiman imperator, ditti conjurati trovorono Acmat 
in una stupha, al quale tagliorono la testa, et mandorono a présenta rgliela a Con* 
stantinopoli, délia quai sultam Suleiman imperatoro fece grandissimi triomphi. Et 
tornato Ibraim bassà, quai è nato d' una villa nomata Regnossa, sottoposta a uno 

40 castello nomato la Parga, laquai Parga è sottoposta a Corphu ; questo Ibraim 
era uno huomo di peregrin ingegno ; non era bello di bellezza corporea, ma dotato 
di singular virtù, et haveva tanto credito apresso lo imperatore Suleiman che 
non è lingua hbmana che perfettamente il possa narrare, et da poi che la casa 
Ottomana è in essere, mai fu alcuno che fusse in tanta gratia apresso uno pria- 



DOCUM. STRATH. 1LLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNis) 189 

cipe, quaato era costui ; lui haveria potuto pigliar quai moglie havesse voluto ; 
piglîô per moglie la figliuola délia sua prima patrona, che 1* ebbe quando fu 
preso putto piccolo da una fusta de Mori, che il piglioron alla insula de Paxo, 
fu venduto a una donna, la quai lo donô a Suleimano împeratore de Turchi, 
con el quai lui è allevato. Questo Ibraira aile sue nozze invitô lo imperator Su- 5 
leiman, quai è andato a mangiare à casa de detto Ibraim, cosa che mai piu 
fece altro imperator de Turchi, che mai sole andare a mangiare a casa d'altri. 
Questo Ibraim spese un mondo di danari, si in panni di seda che misse su la 
strada, che partendose lo imperator Suleiman dal palazzo suo, per fino alla casa 
del prefato Ibraim bassà, el cavallo del prefato Suleiman continuamente zappô 10 
su panni di seda che erano stesi sopra la terra ; puoi buttô grandissima quan- 
tité di danari per far honor allô imperator Suleiman. Et durorno le nozze dal 
primo di che Suleiman ivi intervenne et stevi uno giorno, et dapoi otto giorni 
continui tenne corle bandita, et furono fatti varie sorte de triomphi bellissimi, 
cosa che da molti anni in quà non fu mai fatto in Turchia. ^ 

Non contento Suleiman de tante vittorie, che '1 Signor Iddio li haveva con- 
cesso per li peccati di Christiani, lo anno de Christo 1526 pigliô la impresa de 
Ungheria, et venne con tutto lo essercito possibile a far à uno imperetor de 
Turchi ; era il Beglierbei délia Grecia, et anchora il Beglierbei délia Natalia, con 
tutta la corte de Janizari et stipendiai d' ogni sorte, et li Musalimi, et tutto 20 
quelio che a lui era possibile condur in campo, et con tutto lo exercito venne 
a Belgrado. Et intendendo questo lo rè Ludovico d' Ungheria, quai era di età 
de anni XX, scrisse universalmente per tutto il regno suo, et adunô da XXV 
milia combattant^ li quali con il rè si aviorono air opposito del Turco. Li altri 
che erano di Transilvania, et di altri luoghi, venivano per unirsi con il rè, ma non 25 
furono a tempo, perché partifeo Suleiman imperator da Belgrado, accelerô il passo 
et pervenne in un luogo nomato Noaz, che è amplissima pianura, et li uno di di 
Mercore alli XXVIII Agosto il di délia decollatione de San Joanne, venne Ibraim 
bassà con el Beglierbei et campo délia Natalia, et furono aile raano insieme su la 
ditta campagna, tre hore dapoi mezzodi comenciô la battaglia, et al primo scontro 30 
Ibraim bassà con li exerciti et Beglierbei délia Natalia furono renculati, quali 
fuggendo pervennero allô împeratore Suleiman, quai vedendo suoi Turchi rotti, 
spince il Beglierbei con tu lia la Ro mania et corte de janizari et stipendiati; le 
Miralem stette fermo, per esser lui la retroguardia, corne è solito. Li Christiani 
corabatterono poco piu di mezz' ora, et furono rotti li Ungheri ; el rè fuggendo, 35 
et essendo sopragiunto dalli Turcbi, essendo gravemente armato, volendo fuggir 
se annegô in una acqua patanosa, con tutto il cavallo ; el corpo suo fu di poi 
trovato dalli a pochi giorni, da poi partir del Turco di Ungheria, et sepolto da 
Christiani in Alba Régal. Li capitani generali delli Ungheri furono dui, 1* uno fu 
frate di San Francesco, nomato Paulo Toraori, arcivescovo di Collocia, 1' altro 40 
fô il conte Georgio di Zapolia, fratello del rè Zuane, et ambe doi furono morti. 
Morse lo arcivescovo di Strigonia, nomato Ladislao, et il vescovo di Valadina 
Francesco Perini, el vescovo de Cinque Chiese, Philippo More, il vescovo di 
Jaurin Blasio Paei, el vescovo de Bossina Georgio, el vescovo de Sanadina, 



190 MONUMENTA HISTORIÀE HELLENICAE 

Francesco Caurino ; delli signori secolari Ianus Dragfii judex curie, Arabrosius 
Sarcham, Petrus Cordaschi raagister curie, Gabriel Perini, Antonio Spolei, Sigi- 
mondo Barifi, Mathias conte de Francapani, Deslum Francesco Ampo, et raolti 
altri signori et conti Ungheri, et poi alcuni Bohemii ; el numéro de morti et 

5 presi in questa battaglia furono circa XV milia. La regina intendendo questo, 
fuggite da Buda et andô a Cossonia, terra de Ungheria, vicina ad Austria, et se 
salvô; il conte palatino che era in campo, se nomina Stephano Batori, visto che 
hebbe rotto il campo de Christiani, fuggite et andô a Cossonia. II Turco accelerô 
il passo et andô a Buda, et trovandola abandonata, la saccheggiô, et in quella 

10 alcuni luoghi abbrusciô, et stettevi dentro XIIII giorni, et poi la abandonô, las- 
sando solo il castello munito in tutto. Pigliô lo iraperator Suleiman tutte le anti- 
quità et bellezze che trovô in Buda, et quelle fece condur a Constantinopoli, le 
quale si vedeno fino al présente in luoghi publici. Partito che fu il Gran Turcho 
di Ungheria, li signori baroni et popoli feceno uno consiglio tra loro, et creorno 

15 il Vaivoda de Transilvania, nomato Zuane, quai fo eletto da loro rè et incoronato 
in Alba Régal, dove si suoleno coronar li rè d' Ungheria. Fu fat ta discretione dal 
rè Zuane et li sopranomati signori, et trovorono che mancavano del regno di 
Ungheria 150 mila anime tra morti, presi et portati via dalli Turchi in la sopra- 
nomata guerra. Da poi alcuni giorni il sopranomato Stephano Batori conte pala- 

20 tino, raosse garbuglio con dir, che li baroni et signori per le costitution de Un- 
gheria, mancando il rè, non potevano adunar parlatnento senza il conte palatino, 
et per questo delto conte volse adunar parlaraento et crear uno rè, allegandtf 
che lo Vaivoda de Transilvania era sta causa délia ruina de Ungheria et morte f. 74 
del rè, perché se il vaivoda di Transilvania veniva con il soccorso in tempo, 

25 quando il rè sforzatamente infestato da Ibraim bascià, fu sforzato far giornata 
con poca gente, et non aspettar il soccorso, dicea il conte palatino, voleté vui 
vedere, signori, se il vaivoda haveva intelligentia con il Turco, o nô? costui stu- 
diosaraente tardô a venire con il soccorso, per far mal capitar il.rè. Et tanto è 
più manifesta la cosa, che havendo trovata il signor Turco Buda abbandonata, 

30 saccheggiô quella, lassando il castello illeso, et nel partire, far intendere a quelli 
del castello che assignassino la fortezza al predetto Vaivoda di Transilvania. Re 
Giovanni convocô el conte Palatino al parlamento, dove intervennero quasi tutti 
li nobili, et elessero Ferdinando d' Austria per rè d' Ungheria, et lo re Giovanni 
fu abandonato da li suoi adherenti, fuggitte et andô in Transilvania, et Ferdinando 

35 fu coronato in Alba Régal, di quella medema corona che fu coronato il rè Ioanne 
et che soleno di coronarsi li rè d' Ungheria. Abandonato che fu il rè Iouanne 
dalla maggior parte de suoi, convenne fuggir et a fatica salvarsi in certi suoi 
luoghi forti in Transilvania, con speranza che lo Gran Turco lo ajutasse, come 
da puoi fece; perché l'anno 1529 Suleiman, con tutti li exerciti, venne a Bel- 

40 grado, et li nel passar délie acque hâve fatiche grandissime, perché immodo 
crescette la Sava et la Drava, che stento più di un mese et mezzo più del'or- 
dinario a poder passar; et questa fu la salute di Ferdinando rè, il quale nel con- 
seglio suo haveva deliberato star alla difesa et fortificar le sue terre che venire 
a conflitto générale, dubidando la moltitudine grande di Turchi. Perô Suleiman 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUQNIS) 191 

imperator, essendo passati li eserciti le acque, andô pigliando et depredando tutte 
le terre di Ungheria, pigliando Buda, tagliù à pezzi li soldati et governatori che 
erano di Ferdinando rè, et restitua al rè Zuane il tutto, et ricuperô la corona 
predilta. Poi il Gran Turco mandô Ibraim bassà con grandissimi exerciti et venne 
al campo alla grandissima città di Vieana, et havendola assediata lungamente et 5 
fatto piu experientie et battaglie, tandem astretti dalla nécessita del vivere et per 
esser grandissima mortalità nel campo de Turchi, fu constretto Ibraim bassà, da 
75 poi moite minacce et protesti, levarse da campo, et retirarse il grande imperator 
di Turchi, spogliando la misera Ungheria de tutte le buone cose che vi erano 
restate in essa, conducendo moite anime in misera captivitate. Et tornato Sulei- 10 
roan imperator in Constantinopoli, carichi tutti li suoi di preda et ricchi, se misse 
a far le maggior grandezze et pompe che mai fussero fatte in Turchia; ha fatto 
soffittare una caméra tutta di gioie et piètre •pretiose nel serraglio; ha cominciato 
a usar tavola et trespi alla foza Italiana, cosa che mai fu solita farsi in Turchia. 

Questo imperator de Turchi, nel anno 1530, ha fatto circuncidere alcuni 15 
suoi figliuoli, et ha mandato a convitare per tutto Y imperio suo tutti li signori 
che ad uno giorno deputato se atrovino a Constantinopoli nella festa ; ha anchora 
invitato li potentati de varii principi et amici confederati. Et perché lo présente 
imperator Suleiman è stato il primo delli imperatori delli Turchi che a comin- 
ciato a scrivere a Christiani in lingua Turchesca, et ampliato molto li tituli suoi, 20 
mi è capitata nelli mani una lettera, quale lui scrive al Senato Veneto, quai è 
sta tradotta de Arabo in lingua vulgare, délia quai il tenore è questo: 

« Laus Deo qui est dominator justus. Per lo aiuto délia gran potentia de 
Dio grande, et per li miracoli di Mehemeth Mustapha, che la bénédiction et sa- 
lute de Iddio sia sopra di lui, quai è splendor solare di propheta et segno solar 25 
di gagliardia, duce délia chiesa di propheti, et per favor di quattro sui amici, quali 
sono Ebulachir, Orner, Ottoman et Haly, che Iddio sia di tutti loro contento, et 
délie sue benedelle anime, et di tutti li beali de Iddio. Suleiman Sach, fiolo de 
Selim Sach, imperator sempre vittorioso, lo che sono potente di potenti et mira- 
colo tra li huomini et corona légitima délie signorie che sono sopra la faccia 30 
délia terra, imagine de Iddio sopra le due terre ferme, del mar Bianco, del mar 
Negro, délia Romania et délia Nalalia, et del Caramano et délia Grecia, et del 
paese de Bulchadria et del Diaberchir, et del paese del Caldi et Dirbazan, et 
delà Bizen et de Damasco, et de Alepo et del Cairo, et délia Mecha et Medine, 
et Jérusalem, et di tutto il paese de Arabi et d'Hemeri, et del paese delli Tartari, 35 
et eliani di molti altri paesi, che li miei padri splendidi et avi eccellenti, che 
7g Iddio clarifichi li loro mirandi gesti, hanno con loro violenti forze soggiogato, et 
etiam di molti altri paesi che la mia presenlia délia mia eccelsa Maestà, et con 
la spada piena di fuoco et gladio mio aventuroso ho soggiogato, Dominator et 
imperator, sultam Suleiman Sach imperator, fiolo de sultam Selim Sach che fu fiolo 40 
de sultam Baiasit imperator. Tu, Andréa Gritti, che sei Duce di Venetia, honoran- 
dissimo tra li signori délia christianità, et reverendissimo sopra li potentati delli 
seguazi di Jesu, Ti sia noto corne al présente, con la invocalione dello eccelso 
Iddio, et con la sua benigna gratia è sta slatuito apresso mia Maestà se daghi ef- 



192 MONTMENTÀ HISTORIAE HELLENICAE 

fetto alla circuncisione, quai è caracter délia fede et ordinatione expressa del Si- 
gnor delli Propheti, che la benedictione et salute sia sopra di lui, et de miei figli- 
uoli sultam Mustapha, sultam Mehemeth, et sultam Selira, et sultam Baiasit, che 
ld dio li conservi et exalti in gran félicita, la solemnità delà quai è parsa a raia 

5 M a es ta cominciar alli XV délia luna de Saval, che è Zugno, che con il voler délia 
divina Maestà sia fausta et felice. Onde per esser antigua et gratiosa consuetu- 
dine che ciô si denontii dalli miei schiavi che serveno alla mia Eccelsa Porta, vien 
mandato el tjiolto magnifico, honorato et molto splendente prestante et circum- 
specto mio charissimo Cuseino, che il suo valor sia perpetuo, per far anchor lui 

10 tal denonciatione. Et cosi sappi, dando fede al nobil segno mio. Data al principio 
délia luna del Romandan 936, nel loco dello impérial et eccelso mio palazzo nella 
città santa di Constantinopoli. » 

Et al tempo debito deila circumcisione, fece far feste grandissime et triomphi, 
et fu apresentado da tutti li potentati et baroni suoi, et furono celebrate le mag- 

15 gior feste che mai fusseno celebrate in Turchia. 

Da poi atrovandosi re Zuane in Buda, Ferdinando rè mandô uno validissimo 
esercito, quale air improviso entra nelT Ungheria et assediô detto rè Zuane in 
Buda ; et atrovandosi per camino alcuni ambasciatori de Ferdinando rè, quali 
andorono a Suleiman imperator, quai havea già preparata una gran banda de Tur- 

20 chi, per mandar a soccorrer rè Zuane, feceno una certa tregua, quai espirata fino 
al di di San Zorzi, 1532, mettendo tutte le loro differentie che erano tra Ferdi- 
nando et rè Zuane, tutto fu messo in arbitrio del rè di Polonia, et hanno anchor 
messe alcune terre in deposito in man sue, quai havea a judicar tra loro il tutto. £77 
E da sapere che avanti che seguitasse detta tregua, il rè Zuane che havea 

25 havuto il possesso de Clissa, perché Stamirich, suo signore, era andato da Ferdi- 
nando, lui tenendo Clissa, parseli dar quella al reverendo Signor Al vise Gritti, 
con questo, che lui ha v esse a pagar per Clissa et alcune ville del territorio 
quattro cento ducati al Turco per ogni anno ; havendo havuto detto Gritti il 
detto possesso, et tornato a Constantinopoli, corne agente del rè Zuane, a solle- 

30 citar le cose sue appresso il Gran Turco, institul uno suo bastardo da Cha Qui- 
rini, nomato Nicolo, quai volendo signoreggiare detto loco di Clissa, et territorio 
con tirannia, volendo violar le fiole de alcuni délia terra de Clissa, et andando 
al contorno in una villa per trovar una giovinetta, quelli della^terra si levorono 
il ponte et serrorno le porte délia terra, et venendo per entrare, non puote en- 

35 trare ; et mandorono per il suo vero signore Staurich, quai accettorono per 
signor loro, et furono alla dévotion de Christian^ fino al tempo che la si per- 
dette novaraente in tempo del présente Papa Paulo Terzo, corne al loco suo 
dirô. Suleiman imperatore, che non vigila in altro che solo nella ruina de Chri- 
stiani, subito habuto Clissa al modo sopranomato in mano del Gritti, fece fare 

40 una fortezza sopra la marina, per difension del porto, laquale li Christiani, subito 
havuta Clissa, la spianorono. 

Non mi par di pretermetter la cosa che successe poi il Settembre. Sette 
galère armate per la Religion di Rhodi, due fuste, et uno schurazzo grosso, nel 
quale erano trecento huomini armati in arme bianche, et il schirazzo havea al- 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (TnEODORUS SPANDUGNIS) 193 

cune tavole et legnami, capitano il signor Bernardo Salviati, prior di Roma, con 
alcuni cavaglieri délia Religione. Questa armata de Rhodi fu condotta da uno 
Isidoro Scandali, Greco, quale si haveva trovato in Rhodo, quando fu presa da 
Turchi ; questo valent' huomo havendo comperato uno navilio, et quello patro- 
nizzando raanteniva la famiglia sua ; un giorno fu preso da pirati Mori et con- 5 
dotto in Barbaria, et ritrovandosi il Gran Maestro di cavallieri Jerosolimitani in 
Malta, rescatlô de man de Mori detto Isidoro Scandali, con uno suo figlio per 
scudi 180, quale pervenuto che fu in Malta, disse al Gran Maestro lui haver 
praticato a Modone con il suo navilio, et haver mercantato a Modone et haver 

78 contrattà amicitia con alcuni Turchi in Modone ; per il che il Gran Maestro li 10 
assenti la sopranominata armata, quale andando alla volta di Modone, fece che 
le galère et fuste stetteno ascoste drieto a Sapienza, ben dodici milia lontano, et 
lui con la sopranomata nave, o characha, sopra laquai volse andar un cava- 
gliero nominato fra Zuane Maria Straticopulo, lo quai si travesti da marinaro, 
et insierae con Scandali entrô nel porto di Modone, et ivi sorse la prima sera, 15 
et non parevano per coverta altro che venti cinque huomini vestiti alla marina- 
resca ; dismontô costui in terra insieme con il cavaglieri, et con il suo figliuolo 
entra in Modone, et li conoscenti suoi li toccorono la mano et ragionorono le 
miserie sue, et che da poi condotto in Barberia cerli amici suoi lo havea riscattato, 
et che era pervenuto a Venetia, et montato in questa nave per andar a cargar fru- 20 
menti nel canal di Negroponte, per condur puoi quelli a Venetia, et che in la 
nave ci erano certi legnami et tavole che volea scaricar quelle et lassarle a certi 
suoi amici a Modone, per vender quelle. Dando li Turchi fede aile sue parole, et 
credendo la nave fusse Venetiana, et de amici et confederati suoi, li trovorono 
un luogo da deponer detti legnami. Il giorno seguente li Turchi li dettoro quattro 25 
barche, et Isidoro con quelli sua marinari havendo li legnami su la nave, fabri- 
corono uno ponte che si veniva dalla nave in terra, et dimandorono che fusse 
aperto il portello che era apresso il ponte che costoro haveano fabricato. Li 
Turchi apersono il portello, et questi cominciorono a carregiar delli legnami, li 
quali studiosamente lassarono su il limite del portello alcuni legnami, acciochè 30 
volendo li Turchi serrar il portello non potessono. Poi questo Isidoro con suo 
figliuolo, con cinque altri, tra quali era il sopradetto cavalliero, andorono al por- 
tello ogn' homo di loro con legname in spalla, et deposti li legnami, questi ha- 
veano sotto quelli suoi vestiti marinareschi li suoi pugnali, et ogn' uno di loro 
amazzarono uno Turco per uno, et pigliarono il portello, et le spade delli morti 35 
Turchi, et firono segnale a quelli délia nave, quali trerono l'artiglieria, et but- 
torono la porta grande maestra délia marina et saltorono in terra facilmente, per 
haver il ponte già fatto, tre cento valent' huomini armati in arme bianche, et in- 

f. 79 trorono nella terra alli III Settembre, che gran parte di quelli Turchi che erano in 
Modone, per esser in tempo délie uve, erano fuori aile vigne, et questi valenthuomini 40 
essendo entrati nella terra animosamente, scorseno la terra amazzando tutti co- 
loro che trovorono, et pervenuti alla altra porta di Modone si fermorono a ruinar 
il ponte di terraferma, acciô non potesse entrar soccorso alcuno. In questo mezzo 
. circa cinquanta Turchi si salvorono in un palazzo che altre volte soleano alog- 

Vol. IX. 25 



194 MONUMENTA HISTORIÀE HELLEMCAE 

giar il capitano délia Signoria de Venetia, quando Modone era loro ; le galère et 
fuste délia Religione de cavaglieri Hierusolimitani sopravenendo volseno far espe- 
rientia de pigliar quel palazzo, et dettongli alcune battaglie, et non potendo ottener 
quello, Isidoro con tutta 1' armata li parve di partire, et pigliorono le donne et li 
5 putti con le robbe loro da 1600 anime, et quelle condussino alla voita di Malta. 
Haveano costoro fatta una cosa grande et non la seppono tenere, che veramente 
se Modone era in mano di Christiani, era uno stecco negli occhi a Turchi, et di 
maggior importanza che haver Rhodi, perché Modone era piu propinquo et potrà 
soccorrersi piu facilcnente et presto che Rhodi. Modone era forte da prima, molto 

10 piu forte l' hanno fatto Turchi. Isidoro Scandali fece le sue vendette, et li 
Christiani non ne hanno fatto nulla, anzi séria stato meglio non se ne havere 
impacciato. 

Da poi Suleiman vedendo che il rè de Polonia non havea messo fine aile 
cose de Ungheria et assettarla con il rè Zuane, si mosse da Constantinopoli con 

15 il maggiore sforzo che fosse mai fatto per 'casa delli Ottomani, et condusse li 
eserciti nel regno d' Ungheria, passô le fiumare et venne alla volta de Vienna per 
essere aile mani con Christiani, et tardé piu de dui mesi in passar le acque per 
le grandissime pioggie che furono, che fil la ventura de Christiani. Carlo V im- 
perator si mosse, et andô con il maggior sforzo che '1 potè ; Ferdinando etiam 

20 rè di Romani, le terre Franche, et tutta la Alemagna si mosse et fece un bellissimo 
essercito et venne a Vienna con presupposito di far fatto d'arme con Turchi, et 
certamente erano talmente in ordine che se combatteano, li Christiani ne riporta- 
vano vittoria. Era stata una grandissima mortalità nel campo di Turchi, per il 
disagio et pioggie erano morti più di 150 milia Turchi, et haveano fatto un ponte 

25 sopra il Danubio, et haveano mandato XV milia cavalli corradori, con il capitano f. 80 
Michalbei per correr sopra l'Austria. Et intendendo che li Christiani erano dispo- 
sti far fatto d* arme, et venivano alla volta loro, Suleiman ruppe il ponte et lassù 
in preda loro essi cavalli corradori, in modo che tra morti et presi restarono 
quasi tutti, eccetto il capitano con alcuni che si salvorono. Volendo lo iraperator 

30 de Christiani farsi avanti, alcuni suoi conduttieri cominciorono a mutinar, diman- 
dando paghe, in modo che li Christiani deliberorono tornar a dietro, et cosi l'una 
et T altra parte tornô a casa sua. In questa seconda volta fu fatta discrettione dal 
rè Zuane, et trovô manchar dugento milia christiani. 

E da sapere che dapoi un anno che Scandali fece il stratagema de Modon, il 

35 principe Andréa Doria, con veati quattro galère et circa quaranta carache grosse 
si misse andar alla volta di Levante, et andando apresso Modone pervenne a 
Coron, dove animosamente si accosta al muro délia terra et misseno scale alli 
vadi et introrono nella terra. Li Turchi si difendevano nella rocca viriltnente; 
stetteno li Christiani nella terra ben X giorni avanti che potesseno acquistar la 

40 rocca, quale si rese con questi patti, che ogn'uno di questi Turchi potessono tra- 
zer tante robhe sieurs quante esso potea portar adosso. Et havendo havuto Chri- 
stiani Coron et lassato una gran banda de Spagnoli soldati veterani in presidio de 
Coron, si mosse il principe Andréa Doria et venne alla volta del colpho de Patras, 
et dette in terra et prese Patras et saccheggiô quello, et tutta la Morea si ribellô 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 195 

in modo che non si vedea Turco se non in le fortezze principale. Prese uno delli 
castelli che guardavavano Lepanto per forza, l'altro se li arrese, salvo lo havere 
et le perso ne, et cosi per il contorno li Cbristiani se li volseno a rendere. Non si 
accoste a Lepanto, che indubilatamente lo haveria. 

Lo Turco mandô lo anno seguente nonanta galère benissimo in ordine et ten- 5 
ne assediato Choron. Havendo mandato quelli de Coron li suoi ambasciadori a 
Cesare, venne el principe Doria con ventiquattro galère et ventiquattro bar te. La 
armata Turchesca era a Sapienza ; li christiani passarono per lo canale et bom- 
bardorono, et fu raorto per aventura al primo colpo el capo de Janizari ; era per 
sorte due barze, de quelle de Christiani, pigre de vêle et non puoteno seguitar l'ar- 10 

f. 81 mata, laquai passô à loro dispetto, et andorono et soccorsono Corone. E *I principe 
vedendo che mancava due délie sue navi, tornô incontinente a drieto, et investi 
r armata Turchesca et recuperô le sue sopradette navi, già prese da Turchi, et 
trecento Turchi dentro per una, et un' altro personaggio da conto. Li christiani 
tennero mesi 18 Corone, puoi andando uno ambasciator di Ferdinando a Con- 15 
stantinopoli fece certa tregua. Andô el principe Doria, levô tutte le anime che 
volseno venir in christianità, et abbandonorono la terra. Venendo il sanzacco délia 
Morea fece una crudelità, impiccar e morir in diversi modi quelli poveri christiani 
che si havenano reso. 

Puoi sultam Suleiman imperator havendo fatto tregua con il rè de Romani, 20 
mandô Ibraim bassà con li eserciti délia Natalia alla vol ta délia Soria et invernô 
in Alepo. Havendo tramado con alcuni del Sophi, Ibraim bassà scrisse a Suleimano 
che accélérasse il passo, et cosi detto Suleiman fece tutto il forzo a lui possibile, 
et deliberô, avanti che partisse per andar in Persia, far due altre hnprese, una 
di mandar Barbarossa in Barberia, con armata maritima, l' altra mandar il signor 25 
Alvise Gritti alla volta de Ungheria, et cosi dui mesi avanti che detto Suleiman 
partisse da Constantinopoli, creô Caradin bey, dal vulgo nomato Barbarossa, et 
capitan générale di mare con darli il stendardo, et feste et soleminità grande, corne 
fanno li principi christiani, cosa mai piu fatta da Turchi, detteli cento galère bene 
armate et ducati sei cento mila. Et esso Barbarossa, nello andare in Barberia, passo 30 
apresso Salerno, et non si scoperse nemico ; poi presso a Gaeta dette in terra, 
et saccheggiô Fondi, et alcuni altii luoghi, puoi andô alla volta di Barberia, cac- 
ciô il rè di Tunisi del suo stato. El Gran Turco partite con li suoi exerciti et andô 
alla volta délia Ç ersia. Quindici di di puoi partito il Gran Turco da Constantinopoli, 
parti il signore Alvise Gritti con ottocento janizari, et ottomila cavalli, et quattro- 35 
cento mila ducati, andô alla volta de Ungheria ; alla venuta sua tutti si preparorno 
a volerli far honore, et vienne etiamdio un gran signore et vescovo nominato 
Zibacco che era aloggiato in una campagna apresso Mevis, et trovandolo allô 
împroviso taglioli la testa ; poi entrô nella terra di Mevis; sentendo questo il fra- 
tello Mailato convoeô li Ungheri, a cui parve cosa molto strania, et cosi il Cara- 40 

f. 82 bogdan, cioè il signor di Mol[d]avia, el rè Zuane, et tutta la Ungheria corseno a 
furor di populo et assediorno detto Gritti in Mevis, et tenendolo assediato circa 
quaranta giorni, preseno la terra, tagliorno la testa ad esso Gritti con doi figliuoli 
suoi, et malminorno tutti quelli suoi. Suleiman poi chè fu gionto in Alepo, volse 



196 MONUMENTA HI8TORIAE HELLENICAE 

andar alla volta di Tauris, et menu etiam seco il beglierbei délia Mesopotamia ; 
cosi andando verso Persia, uno flolo de Ferisbei, nomato Ullamà, venne al Gran 
Turco, quai era sdegnato contra il Sophi, questo era per alchune paghe, costui 
adonque condusse il Turco ad armi del Sophi suo signore, et fece il contrario di 
5 quello havea fatto il padre suo Feresbei, capitano del suo signore, il quai morse nel 
fatto d'arme del suo signore contra Baiasit, corne dl sopra dissi, che se non moriva, 
lutta la Natalia saria statta del Sophi; benchè al figlio parve di far tutto il contra- 
rio, quai dette un suo luogo che era suo proprio patrimonio, nomato Bitlis, quai 
fino al présente è posseduto da Suleimano. Di poi Suleiman andô verso Tauris, 

10 condotto dal sopradelto Ullamà, pigliô un' altro loco, nomato Aclat, quai fino al 
présente è possesso da Suleimano. Andorono puoi verso Thauris, nel quai entrô 
Suleiman con tutti li suoi eserciti. Il Sophi si stette campato alla campagna ; poi 
Suleimano stato alcuni giorni in Thauris, délibéré di andar a far giornata con il 
Sophi. Quai Sophi sentendo la venuta di Suleimano se retiré verso la montagna 

15 ad una sua fortezza nomata Corazzan, et nel retirarsi detto usô grand' arte solita 
a Persi, che brusciô tutto il contorno ; onde il Turco volendo seguire, et non tro- 
vando vettovarie, fu forzato tornar a drieto, con mortalité grande de suoi, parte 
per la famé, et parte per il freddo ; et in questo retirarsi deliberô Suleiman far 
l' impresa di Bagdet, altre volte dalli historiographi antiqui nomata Babilonia, in 

20 quella che già edificô 1* alta torre Nembrot, nella quai città Suleimano invernô, 
et stettevi per alcun tempo. Il Sophi, partito Suleiman, quale hebbe fatto fabricar 
uno castello da alcuni christiani Georgiani, liquali per tal fabrication li fece exera- 
pti, et quello muni di vettovarie, lassando il presidio dentro. Onde sopraveneudo 
Sac Thomas, il présente rè di Persi, figliuolo di Sach Ismael, con lo suo exer- 

25 cito, cioè con una gran banda che non puotè condurre tutto lo exercito, per 
esser in guerra con quelli dale Berrette verde, che sono li Scyti, intrô in Thauris, 
nella quai entrata li Turchi volendo far resistenza a Sophiani, volendo intrar, fu 
crudelissima baltaglia nella quai tra 1' una parte et 1' altra morirno da trenta mila 
persone, tra li quali fu morto Ulamà. È da sapere che con Ulamà fu uno Turco f. 83 

30 renegato nomato Acmat Agà, quai per avanti si era ribellato da Selim, et sapeva 
tutti li andamenti di Persi; costui insieme con Ulamà furono quelli che condusseno 
Suleimano a danni di Persi; costoro riraaseno in Thavris; Ulamà fu morto alla 
récupération de Thavris, Acmatagà scampô et se ne venne a Bagdet a ritrovar 
Suleiman, quai al présente è in Turchia, è sanzacho. Et in quella récupération 

35 do Thavris pochi di quelli del Sophi rnorirono, che per uno di quelli del Sophi rao- 
rirono X Turchi. . 

Recuperato Thavris, quai fino al présente tiene il Turco, havendo perso tempo 
ben dua anni in Persia, et sentendo che Barbarossa era sta cacciato da Carlo V 
imperatore délia città de Tunesi di Barberia, lasso il presidio in Bagdet, fornito 

40 di una gran banda di archibuseri, et partito da Bagdet, venne a Constantinopoli. 
Barbarossa cacciato di Barberia, in Bona se imbarcô con 28 galère, et havendo 
all'opposito dui capitani de christiani il Doria et Don Albarea, passô, et venne alla 
volta de Sardigna, messe in terra et saccheggio molli christiani et cargo le galee 
di prigioni, et se indirizzo alla vplta de Constantinopoli, dove stette alcuni giorni; 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (TUEODORUS SPANDUGNIS) 197 

et venendo tra pochi giorni Suleiman, Barbarossa andô su la Anatolia a far ri- 
verenza a Suleiman, et volse andar a basciar la ma no ad Ibraim bassa, quai in 
quelli tempi era favoritissimo de Suleiman; Ibraim bassa fece uno grandissimo 
ribuffo a ditto Barbarossa, dicendo lui haver consuma ta tutta 1' armata et tutti 
li danari. Suleimano iraperatore, quando Barbarossa li fece riverenza, lo accolse 5 
et disse, questa è usanza di guerra di perdere o vincere. Et venuto Suleimano in 
Constantinopoli, Barbarossa non cesso mai, et fece con il flol del gran Turcho sul- 
tan Mustapha, quale era emulo grandissimo di Ibraim Bassa, operorono in modo 
che feceno intendere a Suleimano che Ibraim bassa se intendeva con Carlo im- 
peratore, immodo che il gran Turco uno giorno sul tardi, essendo Ibraim andato 10 
a cena, poi andando a dormire, il gran Turco mandô uno de ministri de justitia, 
et cosi dormendo lo scannô; detteli Suleiman al detto ministro il suo bizacho con 
il quale fu morto detto Ibraim, che a due hore di notte mandô a chiamare Aias- 
bassà, che al présente vive; quai vedendo quel hora straordinaria, dubitô, pur 
convenne andare, et Suleiman li disse : va vedi quel porco che dorme li. Et cosi 15 
entrato dentro et veduto il sangue et Y huomo morto, essendo emulo Aias de 
f. 84 Ibraim bassa, tornô al signore et ingenocchiossi, dicendo: justa et santa la sen- 
tenza tua, Signore. Il Signor disse : va levargli 1* anello de ditto, che voglio che 
sii il primo bassà in ordine, corne era lui, et fa che sii huomo da bene, che se 
non, farô quello a tè che ho fatto à lui. Mandô et confiscô il suo thesoro, et si 20 
dice haver tratto del suo cinque cento muli carichi d' aspri, et tra moneta et 
oro fino, fine alla summa de dua milioni de ducati. 

Da poi morto Ibraim, Suleimano mandô uno exercito da circa ottomila Tur- 
chi sotto uno capitano nomato Amurat Vaivoda, nato in Sebenicho, renegato, 
venne a campo a Clissa et assediô il signor di quella Crusich, fece fabricare un 25 
castello alla marina, quale era ostaculo grandissimo a Clissa. La santità di papa 
Paolo Terzo volendo soccorrer detto luogo, corne haveano per lo adrieto fatto 
tutti li sommi Ponteflci, fece un grande apparato et di vettovarie et di gente, et 
mandô uno commissario nomato Jacomo Dalmoro d' Arbe ; s' imbarcorono in An- 
chona, et andorono et levorono uno Nicolao Délia Torre, capitano del rè di Ro- 30 
mani, con alcuni Allemani, et andorono a Clissa, et potevano metter la vetto- 
varia in la terra, ma per consiglio de Crusich, che era cupido di ruinar quel 
castello fatto alla marina che molto li premeva, et non volse metter la vettovaria 
in la terra, et cosi andorono per ruinar il castello. Amorat Vaivoda fece venir 
alcuni Turchi, quali da piu canti feceno sonar li tamburi ; in quel tempo medemo 35 
ail* improvviso Amuralh Vaivoda uscitte del castello, finse voler venir a com- 
battere ; li miseri Christiani si missono in rotta, judicando quella de Turchi essere 
una gran banda, et missonsi in fuga per salvarsi chi in un luogo, chi in un altro; 
quelli che si salvorono venneno alla volta del mare, corne fu Nicolo Délia Torre, 
et il commissario Aposlolico si salvorono in le barche. Crusich fu morto, la terra 40 
de Clissa fu abbandonata, immodoche havendo havuto vittoria li Turchi, andando 
nel castello, non trovorono altro che una vecchia che per maturità degli anni non 
puotè scampare. 

Puoi Suleimano Y anno 1537 deliberô far l'impresa del regno di Napoli, fece 



198 MONUMENTA HISTORÎÀE HELLENICAE 

uno apparato grandissimo per mare, creô capitano générale Lufit bei, capitano 
di Calipoli, cou dugento galère, sessantatrè fuste, centocinquanta per andare per 
tragheitar cavalli. Suleiraano venne con esercito per terra et raenô seco il flgliuolo, 
et alloggiô apresso alla Valona, poco piu d' una giornata ad uno monte adiman- 
5 dato da loro laila, lui se firmô; et pervenendo l' armata apresso a Negroponte, 
Luflt bassà raandô Barbarossa con ben ottanta galère et alcuni scherazi per cou* f. 85 
dur vettovarie per il campo ; si mosse il resto delF armata et venne alla volta 
délia Valona, puoi andô alla volta del regno di Napoli ; et pervenuto a Otronto, 
non si scoperse altramente iniraico ; andando poi verso Castre, quelli délia terra 

10 cominciorono a bombardare Y armata Turcbesca; loro indignati sbarcorno alli 26 
Luio, et li dettono tre battaglie ; la mattina la terra si arrese a patti, salvo lo 
havere et le persone, et la terra esser buoni vassalli del Turco ; quai patti Lufit 
bei non servô, et questo perché elesse tutti li belli garzoni et putte parse à lui, 
et quelli raenô in captivité, lassando li vecchi et li fanciulli in la terra. Poi an- 

15 dorono aile Tre Case, loco ivi propinquo, li quali si arreseno, et li fu fatto uno 
Cozetto accettandoli per fldeli vassalli ; puoi se ne andorono a Virento, loco pur 
propinquo del Conte de Castri; volendo capitular quelli délia terra, et levar le 
bandiere di Francià, il capitano Luflt non li volse accettar; li Turchi dettono la 
battaglia, quella preseno, saccbeggiorono et abbrusciorono, scorseno li cavalli 

20 leggieri flno a Galatole, brusando et rubbando piu ville et loci, et rapendo be- 
stiami et schiavi per tutto. 

Il Senato Veneto havendo creato dui generali capitani da mare, uno fu mis- 
ser Hieronymo da Pesaro, quale con circa quaranta quattro galee si atrovava a 
Corphu ; creorono un' altro, quai si adimandava misser Zuan Vetturi, quai stava 

25 in Bocca di Catharo et nel contoruo, con cerca cinquanta galère. Havenne che 
Barbarossa havendo charichi li schirazi di vettovarie, et venendo alla volta délia 
Valona, sopragionse il prencipe Doria in lo Arcipelago, et essendo passata l' ar- 
mata Turchesca, seguivano li scherazi, et ne prese circa XVII, tra fondati et presi. 
Passô Barbarossa Jacinto, et corne amici da questi fu appresentato, imperochè il 

30 senato Veneto anchor non era scoperto iniraico; di poi partito Barbarossa da 
Jacinto, venne alla volta de Corphu, et seguitandolo li scherazi carichi, volse la 
disgratia, che si abattette in certe galère Venetiane; la galea Zaratina che era 
prima fece segno alli schirazi che calasse, et non volsen calare, et al primo colpo 
de artelleria che (rasse la galera, raandô un schirazo a fondi; la quai cosa fu 

35 causa de far indignar il Turco grandemente. Barbarossa passô per il canal di 
Corphù, fu apresentato, et se ne andô alla volta delà Valona. Il principe Doria 
tornô a Messina. Barbarossa scaricato che hebbe le vettovarie, tornô di nuovo f. 83 
a condur délie altre. Suleiraano indegnato per lo afondar del suo navilio che 
havea fatto la galera Venetiana, mandava uno suo ambasciatore nomato Ionusbei 

40 Dragomano con tre galère a Corphu dal générale Pesaro con commissione de 
dimandar la valuta délie robbe del schirazo afondato. Volse la sorte che a caso 
erano quattro galère délia guardia di Venetiani li apresso la Glossa, et abbattutese 
le tre galère Turchesche, feceno segno di calar Y un air altro, et non volendo ca- 
lare, le galee Venetiane dettono dentro, et sopravenendo il principe Doria già 






DOGUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 199 

lornato da Missina, le galee Turchesche furno prese ; Ianusbei Dragomano scampô 
in terra et fu preso da Ciraariotti, quai fu rescatato dal gênerai Pesaro per ducati 
cinquecento, quai poi fu mandato al gran Turco, et fece anchora lui sinistra rela- 
tione délie cose di Venetiani. Il principe Doria essendoli per alcuni Ciraariotti 
accusate dodici galère che erano ivi in uno porto Turchescho, onde deliberô an- 5 
d*r con galère vent'otto che s' atrovava; le galère Turchesche erano benissimo 
a ordine et cornbatterno grandissimo pezzo, alla fine tutti li Turchi morirono, fu- 
rono prese le galère, non senza gran danno de l'armata del ditto Doria tra morti et 
feriti ch* erano su esse galee. Di poi atrovandosi uno proveditor di casa Contarina 
con cinque galee lontanato ben trenta miglia da Corphu verso il Sesseno trovo- 10 
rono una galera Turchesca che veniva da Castre per andar alla Valona benissimo 
in ordine, quai non volse calare, li christiani li detteno la battaglia, preseno la 
galea, et tutti li Turchi di quella furono morti, non senza grandissima strage di 
christiani. Il gênerai Pesaro presentendo et havendo visti tanti sinistri casi se- 
gniti, essendo advisato che il Turco minacciava venir à Corphu, si levô con l'ar- (5 
mata et venne alla volta di Otronto, dove nel far del dl si abbattè in tutta l' ar- 
mata Turchesca ; vedendo che era il générale, salporono le anchore et vennono 
alla volta del générale, quai si misse a fugire, et incalciollo piu di quaranta miglia ; 
quattro galee deir annata Venetiana che erano pigre di vêle non puoterno sal- 
varsi, queste quattro furono prese da Turchi. Havendo il principe Doria prese 20 
T. 87 le sopradette galère se ne tornô in Cicilia. 

Barbarossa tornando un' altra volta per il canale applicô a Corphu, dove fu 
appresentato et accarezzato, lui disse à quelli che li portorono il présente, non fu 
mai tanto fuogo che 1' acqua non smorzasse. Et gionto Barbarossa alla Valona, et 
andando dallo imperatore Suleimano ad consulto, deliberorno romper guerra al 25 
senato Veneto, et cosi sçrisseno che l'arrnata si levasse del regno di Napoli et 
venisse alla Valona. Li Turchi che haveano predato fino a Galatole, corne di sopra 
dissi, andando verso Ucento, compirono di subverter quella in cenere. Andorono 
poi a Tre Case, quelli délia terra erano già fuggiti, et non trovando se non qua- 
ranta persone che si haveano salvati in una torre, dando la battaglia, li Turchi 30 
presono tutti et brusciorono la terra fino alli fondamenti. Andorono poi a Castre et 
abbrusciorono et abbandonoronq quelle Venendo poi alla volta di Otronto Y ar- 
mata Turchesca, comparse il di di San Lorenzo, furono numerate loro vêle esser 
163, et se ne andorono alla Valona, dove Suleimano imperador fece condur li 
quattro sopracomiti presi et feceli tagliar la testa. Mandé Y armata per mare, et 35 
lui con lo esercito andô per terra al Butrinto. El gênerai Pesaro si parti con le 
galère et si salvo verso Cefalonia. L' armata Turchesca gionse ail' isola de Corphu 
adi 27 Agosto 1537, et stettevi a caropo giorni XVII l in circa, poi essendo perve- 
nuto pioggia grandissima et cattivo tempo, fu forzato levar il campo, et tornar lui 
alla volta di Constantinopoli, menando seco più di venti milia anime depredati del- 40 
Y isola de Corphu. L' armata per mare, Lutfibei capitan gênerai andô alla volta 
di Calipoli. Barbarossa con ottanta galère andô alla volta dell* Arcipelago pigliô 
Lezena et saccheggiolla, et alcuni altri luoghi delT Arcipelago, del quale trasse 
circa sedici milia anime. Il duca di Nexia si acordô a pagar ducati sei mila ogni 



200 MONUMENTÀ HISTORIÀE HELLENICAE 

anno, et salvossi con certi altri suoi luoghi, et non fu mosso di stato. Andô poi 
Barbarossa a Constantinopoli, dove invernô. 

Nel tempo che il Turcho era a campo di Corphu, il gênerai Pesaro venendo 
fuori deir isola di Corphu si congiunse con 1* altro gênerai Vitturi alla Bocca di 
5 Cattaro, et partito che fui, partiron i Turchi da Corphu et andando a Constan- 
tinopoli, il gênerai Pesaro andô con la sua arraata in un luogo detto Scardona, f. 88 
quai luogo prese, saccheggiù et spianô. L' altro gênerai Vitturi andô in uno locho 
nomato Brovazo, et manda li galiotti et alcuni solda li che havea; andando pjr 
expugnar la terra, sopragiunse pochissimo numéro de Turchi ; li christiani si 

10 misseno in rotta, et furono presi tre sopracomiti, et morto grandissimo numéro, et 
presi di galiotti et soldati che si sbarcorono. Venne poi il gênerai Pesaro et con- 
giunsesi con ditto Vetturi et castigô alcuni che erano stati causa délia, rotta de 
christiani che non haveano fatto il debitto loro. Il senato Veneto, venendo Y in- 
vernô, disarmorono tutti dui li generali, lassando alcune galee alla guardia di Cor- 

15 phu. Li Turchi di poi che li generali disarmorono, venne Amurat Vaivoda con 
circa ottomila cavalli et molti pedoni, andorono prima a Scardonia che era s ta ta 
spianata dal gênerai Pesaro, et ricuperorono quel luogo, mettendo ordine di ree- 
dificarlo. 

Andorono di poi a Nadin, loco fortissimo in Dalmatia apresso Zara, questo era 

20 un loco che il senato Veneto havea fatto edificar a fundamentis et costô molti da- 
nari, era la guardia de christiani per tutto quel contorno, era fortissimo ; accam- 
pandosi li Turchi per haverlo, et non potendo, per quanto si dice, il castellano co- 
rotto per dinari, dette la fortezza a Turchi, quai di poi venne a Zara, li governa- 
tori del Senato Veneto lo mandorono a Venetia insieme con il contestabile delli 

25 soldati, quali ambidui furono decapitati. Dell si parti il campo di Turchi, et andô a 
campo alla Vrana, loco fortissimo ; il castellano di quello lo arrese a Turchi, et 
non potendolo ha ver nelle mani il senato Veneto, gli ha dato taglia a.cuiloprende 
o lo araazza o presenti vivo nelle forze del senato Veneto. Poi li Turchi andorono 
a Nova, terra grande ma non forte, et quella preseno. 

30 II senato Veneto intendendo che il Turco si prépara va per mandar arraata 

marittima, havea cassa Lutfubei del capitaniato del mar, per quanto si dice per 
non haver osservata la fede a Castre, ne a Tre Case, levô V officio a Lutfubei 
cognato di Soleimano et fecelo beglierbei délia Anatalia ; mandô Barbarossa, creato 
capitano deir armata, con dugento galee et benissimo a ordine. Il senato Veneto 

35 sentendo che il Turco volea uscire con T armata, creorono uno nomato misser Vin- f. 89 
cenzo Capello per générale, quai armô piu de ottanta galee tra vecchie et nove. 
Cosl la santilà del Papa Paolo Terzo volendo far Y officio del suramo et bon pa- 
store, creô per suo gênerai capitano il reverendissimo Monsignor Marco Grimano 
patriarcha de Aquilegia con trenta galère benissimo armate con ampla com- 

40 missione. 

Partito Barbarossa da Constantinopoli se ne venne con Y armata ueY Arcipe- 
lago, et quello compi di ruinare, et pervenuto ad uno loco nomato Schiati, Scro- 
polli {scr. Scopelo); el governator del Senato, quai guardava il loco, volse animosa- 
mente combattere et difender quello, et nel combattere fu ferito, et essendo loco 



DOCUM. STRATII. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 201 

fortissimo, et non possentlolo haver Barbarossa per allra via, alcuni ghiotti délia 
terra si offersono di dargela, salvandosi loro et le loro famiglie ; andando questi 
ghiotti trovorno il governator nel letto, quai era stato, corne dissi, ferito, et quello 
crudelmente amazzorono. Barbarossa havuta che ebbe la terra, et in tes a la cosa 
nefandissima, fece decapitar tutti li colpevoli et depredô il tutto. Partito dello Ar- 5 
cipelago se ne andô verso Y isola di Candia in uno luogo nomato la Suda, volse 
sbarcar in terra ; li soldati del senato Veneto con alcuni paesani li andorono ail' in- 
contro, furono mal menati li Turchi ; et deli si partirono, et andando verso Schyo, 
danneggiorono certi villaggi su l' isola de Candia, et gionto a Schyo, loco de Ge- 
novesi che paga tributo al Turco, impalmô le sue galère et ridussele al numéro di 10 
cento quaranta, disarmando certe fuste che lui haveva, et interzando benissimo 
le galee, deliberô de venir alla volta délie armate de christiani. El capitan gênerai 
de Venetiani già era partito, et trovandosi a Corfu, il capitano del Papa havendo 
armate alcune galee, parte a Venetia, parte in Anchona, andô alla volta de Zara, 
poi passando per le terre de Ragusi danneggiorono certi luoghi alcuni delli suoi 15 
sopracomiti che furono poi castigati da lui, et andossene alla volta de Corphu, et 
de qui partito andô alla volta délia Prevesa senza dar notitia al capitano de Vene- 
tiani, et gionto alla Prevesa, pensando haverla, bombardando la torre délia Pre- 
vesa, sopragionseno cavalli de Turchi, onde li fu forzo retirarsi ; persesi uno sopra- 
'. 90 coinito, furono molti feriti et morti dell'armata, quai tutta poi si redusse a Corphu. 20 
Mettendosi poi a ordine voler tornargli con li altri generali a danni de Turchi, il 
senato Veneto havendo mandato un proveditore a Zara nomato Al vise Baduario, 
et havendoli mandato per avanti il signor Camillo Ûrsino, quai havea alcune fan- 
tarie in Zara, essendo partiti li Turchi per andar verso la corte del signor Turco 
che già era partito de Andrinopoli per andar contra il Carabogdan, cû>è il signor 25 
di Moldavia, per questo il campo del senato andô verso Br-oazo, et dandoli la batta- 
glia, lo preseno, saccheggiorono et spianarono da fundamenti, poi se ne tornorono 
a Zara. Venne poi Amurat Vaivoda deli ad alcuni giorni con una banda de Turchi 
che gia erano tornati dalla corte ; era costui de mala voglia, perché alcuni ca- 
valli del senato Veneto erano transcorsi flno aloggiamento del ditto Amurath, et 30 
svaligiata la stalla, et toltoli una sorella che era maritata li et quella menorono 
in captivité a Sebenicho ; andô costui a Broazo et trovandolo spïanato, recuperô 
quello, lassando ordine di reedificarlo, lassando li certi cavalli de Turchi in pre- 
sidio di questi luoghi di Dalmatia. Suleiman irnperator de Turchi con circa cento 
venti mila cavalli eletti se ne venne ad un luogo per voler passar il Danubio 35 
nomato Nicopoli, et volse fabricar un ponte ; venne il Carabogdan, cioè il signor 
di Moldavia, il quale se li oppose con trenta cinque milia cavalli per non volerlo 
lassar passar. Li Turchi feceno un ponte un poco lontano dal primo, et passô la 
persona de Suleimano con tutto lo esercito. Li christiani sentendo questo si mis- 
sono in fuga et si redusseno alla volta délia montagna per andar poi a trovar 40 
re Zuane. 

Et qui, per esser per andar di brève a Roma, lassarô scriver il resto del suc- 
cesso a cui succédera doppo mè. 

E da sapere che havendo operato il Papa la unione et pace tra lo impera- 

Vol. IX. 26 



I 



202 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

tore et il christianissimo rè, havendo quelli tra loro acquetati et acconciô le lor 
differentie et parlato insieme, si parti lo imperatore et andô in Spagna. Il principe 
Andréa Doria mandato dallo imperatore venue a Genova, et dcli partito levô al- 
cune fantarie che erâno in Lombardia ; andando alla volta délia Sicilia, et H levô 
5 don Ferrante con alcune altre fantarie, imrnodochè puô sbarcare in terra, Ias- 
sando interzate le galee et barze che ha conduite seco da 15 mila fanti, et par- f. 91 
tito deir isola de Cecilia con galee cinquanta doi et nave 60, gionse a Corphu. 
Essendo già partito il patriarcha dalla Prevesa, Barba rossa partite da Schyo et 
venne alla volta délia Prevesa, et giongendo alla Cephalonia, sbarcô alcune gente 
10 in terra et depredo circa raille anime, et quelle mandate alla volta di Lepanto. 
Esso Barbarossa con V armata intrô in la Prevesa in colfo del' Arta. 

Li capitani de Chrisliani unili insieme, Deo dante, lutte le cose che succède- 
ranno nanzi il partir mio da Venetia descriverô. 



II. 

Parmi haver detto quanto basti solto brevità circha la origine délia casa f. 93 

15 Otlomana et li gesti de loro imperatori ; al présente descriveremo li officii délia 
corte, le entrate loro, et forma délia loro militia, costumi del vivere et rito nel 
gubernare, et moite cose varie di quello sono soliti tenere li principi délia Chri- 
stianità. 

Necessaria cosa è nanti che entriamo ad altra particularità di questi impera- 

20 tori de Turohi sapere la moneta che suoleno usare, quai è questa: certi ducati 
che loro adimandano Soltanini, quali sono al peso et bontà de ducati Venetiani, et 
aspri d' argento, che ne entra quattro al drammo, che è un certo lor peso, et 54 
de quelli aspri et qualche volta piu vale il ducato Soltanino et Venetiano, perché 
queste due sorte di ducati sonno egualmente appretiati, le altre sorte de ducati 

25 sonno di manco prezzo. Hanno ancora certi Manguri, che è una certa moneta di 
rame, la quai ho visto massimamente nel principio che è battuta spendersi olto 
manguri per un' aspro, altre volte 12, 16, 24, 32 et 40 et 48; questa moneta di 
rame non ha stabilità, ne fermezza alcuna. El solito del paese è ragionare ogni 
cosa a aspri generalmente ; ma è da sapere che è solito in quella parte nella crea- 

30 tione de uno nuovo imperatore de Turchi che battuti che ha li aspri suoi, la ve- 
chia moneta è bandita e non si puo spendere ; chi si trova aspri, convien portarli 
alla zecha, (et benchè siano il piu délie volte meglio li vecchi che li novi), et la zec- 
cha è tenuta dar de ogni dodici aspri vecchi diece de novi. Et perché questo datio 
si soleva vendere ottocento milia ducati al tempo delli imperatori anticamente, sul- 

35 tam Macometh che prese Constantinopoli, per haver questa utilitade, era solito 
ogni X anni far battere aspri novi, et era comandato a ciascuno a portar li aspri 
vecchi alla zecha ; et tristo quello, che passato il tempo assignato et stabilito de 
consignarli alla zecha nelle mani de chi se trovavano, perché non solamente si 
perde vano li aspri vecchi, ma venivano oltra questo aspramente condemnati; et 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 203 

per questo soleno questi imperatori de Turchi tenir in piu luoghi certi officiali, 
adimandati da Turchi Gumis Sarazi, li quali cerchano ogn'uno, si paesano, come 
viandanti forestieri, et se li trovavano qualche aspro vecchio over falso lo con- 
demnavano aspramente, et commettevansi grandissime inangiarie et tristitie in 
tal cercar de danari da quelli officiali. Sultan Baiasit nientedimeno, battuto cbe 5 

t 94 ebbe li prirai aspri havea promesso alli Janizari, quando fo creato signore non 
voler piu batter altri, ne rautar moneta ; altri dicono per essere stato lui huomo 
justo, non volse che li suoi sudditi havessono questo danno. Successe dapoi Se- 
lira itnperatore suo figliùolo, quai non visse tanto nello iraperio che arrivasse a 
anni X, peroche fece batter nel principio tre sorte de aspri. ne mai li ha mutati. 10 
Dipoi è successo Suleiman, il quai anchora non ha mutata la moneta ; tutti dicono 
cosi lui haver promesso alli Janizari. E da sapere che la legge Maumettana in 
tutto divieta la pittura, o imagine, o impronta, et per questo i imperatori de Turchi 
non usano metter la loro impronta et imagine sopra la lor moneta, come fanno li 
nostri principi Christiani. Et perô nelli ditti aspri et manguri pongono certe loro 15 
littere Turchesche che dicono el nome dello imperatore et suoi tituli, et il nome 
di qualche loro santo dal' altro canto con alcune lettere oratorio à Iddio. 

Prima dico adonque che questi imperatori suoleno tenir in casa loro trecento 
fanciulli, quali suoleno dormire in diverse camere, che in lingua Turcha se adi- 
mandano tal camere Oda; el présente imperator li ha accresciuti al numéro di 20 
CCCC ; et per ogni Oda al governo de detti putti ci stanno eunuchi et governono 
loro ; quali eunuchi generalmente et servono a ditti putti in ogni cosa che li biso- 
gna. Hanno perô altri maestri che insegnano a quelli lettere Turche accioche se 
faccino dotti ed experti. Questi putti sono tutti figliuoli di Christiani, quali sono 
presi in varie correrie che fanno li Turchi alla giornata per le terre de Christiani. 25 
Alcuni de detti putti toccano per décima allô imperatore, alcuni li sonno donati, et 
parte ne tiene in casa inclusi, che adimandano Icioglanlar, che vuol dir in lingua 
italica garzoni intimi. Di -questi putti quattro che sono piu in gratia dello impera- 
tore sono deputati al governo di essa persona imperatoria et si chiamano Odao- 
glanlar, quanto è a dir garzoni di caméra ; et dui di questi dormeno nella caméra, 30 
et li altri dui sono obligati far la guardia quando lo imperator dorme ; et è solito 
tener torcie accese, due da capo et due da piedi, et conviene che dua di quelli 
stiano in genocchione, uno da uno canto del letto, l' altro dair altro, et conviene 
che abbino al lato li pugnali, che loro adimandano Canzar, et similmente le spade 
guarnite d' oro, et vigilar continuamente a guardia, et in loco delli dua altri 35 
fanno li altri dui la guardia, et cosi si danno cambio a dui a dui questi tali quattro, 

f. 95 et qualche volta quattro entrano nella caméra del signore et fanno essi anchora la 
guardia, et mai si partono délia caméra overo dalla persona dello imperatore ; et 
quando lo imperatore va fuora di casa, uno di quelli porta la vesta delsignor in man, 
et questo officio di portar il garzon la vesta si chiama Zochadar; et l'altro si adi- 40 
manda Chipter, questo porta uno fiasco di corio in mano, quai fiasco loro chiamano 
M a tara, pieno di acqua, perochè è usanza de Turchi lavarsi spesso ; et uno delli dua 
altri putti ha cura délia spada dello imperatore, et è quello che glie la porge 
quando esso imperator se la vuol cingere ; Y altro putto porta lo archo et la plia- 



201 MONUMENT.! HfSTORIAE HfcLLENICAK 

retra pur dello imperatore ; et quando esce fuora di casa immédiate lo seguitano 
drieto le spalle quelli altri putti che abbiamo detto che sono flno al numéro di 
CCCC ; dormeno parte nel* anticamera armati, et parte in diverse camere del pa- 
lazzo et casa dello imperatore, sempre perô in guardia delli eunuchi.Questi fan- 
5 ciulli al tempo debito et conveniente el signor cava li fuora et dà a quelli diversi 
officii et dignità à suo beneplacito, ma li quattro putti preditti di sopra al manco 
grado che escono di casa de lo imperatore sono fatti Mutafaracha con aspri C al 
di ; et da quello officio sonno puoi fatti Agadi, puoi Sanzacchi, et cosi di grado in 
grado crescono in dignità. Et per intendere amplamente dello imperator, il tulto 

10 ne tiene altri 300, et qualche volta più di questi putti in Pera, et altri tanti in 
Andrinopoli con eunuchi et maestri nelli serragli, et fa che quelli emparino sempre 
qualche virtu per F anima sua, et poi al tempo debito li cava et da li dignità et of- 
ficii secondo par à lui che quelli meritono. 

Li eunuchi che dormeno in casa dello imperadore erano LXXX per numéro, 

15 deputadi à varii et diversi officii; adesso lo présente imperator li ha redotti a C, 
si in guardia délia persona et cose sue, corne a guardia delli putti, et dormeno in 
diversi Oda. Questi eunuchi hanno tre capi, et uno di quelli si chiama Capigassi, 
quanto è à dire custode délia porta, et questa è 1' ultima porta piu propingua alla 
persona dello imperatore che tutte le altre porte; et è reputato questo officio 

20 grandissimo, perché è propinguo alla persona dello imperatore et parlali a benepla- 
cito suo. Questo Aga è obbligato et solito dormire nella anticamera con altri eu- 
nuchi XXX et figliuoli alla guardia délia persona imperatoria. 

Lo altro grande delli eunuchi ha uno officio che si adimanda Casnatarbasi, f- 96 
che vuol dir capo del thesoro; questo è il thesoriero secreto di casa del signore; 

25 un' altro thesoriero è di fuori, del quai diremo a suo loco. El thesoriero che sta di 
dentro dà danari alli putti, alli musici et a maestri che insegnano ad essi putti del 
signore et aile donne sue che sonno nel altro serraglio, et ha certi altri officii che 
nel suo loco a pieno parlaremo. Questo è anchora grande officio, perché le cose 
intime et secrète li passono per le mani. Questo ogni volta che ha bisogno di 

30 danari manda per lo Casnatarbassi, che è il capo et thesoriero de tutte le entrate 
generali del signore, quai habita fuor di casa, et questo eunucho che sta in casa 
del signore si fa dar quanti dinari li bisogna, et per questo si è adimandato an- 
chora lui Casnatarbassi, capo et thesoriero générale, corne quello di fuora. 
Lo terzo grande delli eunuchi è uno, Y officio del quale se adimanda Isaga, 

35 che vol dir lo intimo superiore et capo; alcuni dimandano T officio di questo 
eunucho Chelarzibassi. Questo ha in custodia la caméra et persona dello impe- 
ratore, et è sopra le confettione che il signor mangia, perilchè questo officio è 
reputato grande, che non solamente è sopra le confettione che mangia il signore, 
ma anchora sopra li sciroppi et ogni altra cosa deputata al servitio et voluptà dello 

40 imperator. Questo è conscio d' ogni appetito del signore, et se lo imperator vuol 
usar atto venereo, lo fa intendere a questo, et esso va alla donna che sta nel 
serraglio délie donne et prépara quella et mettela nel letto del signore. Questo 
è officio di grandissima reputatione et riverenza, perché da tutti è molto esistimato, 
et li proprii Bassà hanno di gratia haver quello per amico. 



I 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 205 

Li altri eunuchi sono deputadi in varii luoghi et servitii intimi délia casa del 
signore ; ma è da sa père che nelli tempi passati prima, quando si castravano li 
eunuchi, si solea solamente cavar li testiculi, ma da poi che sultara Mehemeth prese 
Constantinopoli, vidde un cavallo castrato raontar una jumenta, disse: io adunque 
che tengo li eunuchi a guardia délie donne e garzoni mei mi fldo di loro, et niente 5 
di mancho cosi poriano far loro corne fa questo cavallo. Et comandô che da quel 
f. 97 tempo avanti fosse tagliata la verga dalla radice con tutti li testiculi, et cosi se 
va osservando fino al présente giorno ; et è tanto il dolor del taglio, per esser 
luogo nervoso, che a pena uno delli X campa dalla morte secondo la natura et 
coraplessione de quelli miseri et disgratiati figliuoli. Questi sono tutti figliuoli de 10 
christiani, corne di sopra detto habbiamo de quelli altri putti ; et quando qùesti 
vengono in una certa età, una parte ne tiene apresso di se in casa lo imperador, 
che sonno questi 100, alcuni altri sonuo a guardia et servitio délie donne, alcuni 
altri a guardia et servitio del serraglio di garzoni che tiene in Pera, alcuni altri 
del serraglio delli putti che tien in Andrinopoli, et puoi con il tempo li cava si 15 
di casa corne di serragli, et dà a quelli officii et dignità délia corte, corne è Bassà 
et altri offitii in corte et fuori di corte, et Sanzacchi con grandissime intrate. 

Dentro al signor entrano XXX maestri in theologia loro, quali leggono al 
signoro et a questi fanciulli. Questi sonno salariati et molto ben pagati dal theso- 
riero eunucho; et similmente dico delli medici deputadi alla persona imperatoria. 20 

Sonno ancbora LX Cisnairi ; sonno ordinati alla tabula over mensa del si- 
gnore; el loro officio è in trinciare, et hanno uno capo adimandato Cisnairbassi, 
come maestro et capo de trinzanti, è tenuto il piu délie volte et quasi sempre esser 
présente ; et di questi capi lo imperator ne suol tener dua. Questi sonno pagati 
similmente dal thesauriero eunuco, et quando lo imperatore vuol mangiare, li 25 
Cisnechiari che sonuo quelli che servono alla cucina, portono le vivande fino alla 
prima porta di casa del signore, ove li Capizi le pigliano et conduconle fino nella 
anticaraera, et dall' antichamera li Izoglani toglionle et le portano fino alli Chi- 
snairi, cioè Trincianti, quelli le togliono, et poi el Cisnairbassi è quello che fa la 
credenza al signore. Questo Cisnairbassi ha di provisione aspri LXXX al giorno, 30 
et li Cisnairi aspri XXXIII. Et se accade che il signor voglia bere, li quattro 
Odaglandar, che di sopra io dissi, stanno preparati, et uno di quelli li dà bere. 

Anchora sonno XXX Talassimani, che sono li preti loro, et sonno salariati et 
pagati dal thesoriero eunucho, et questi cantano V officio in certe hore deputade al 
signor dentro in casa ; et sonno maestri in theologia come habbiamo delto di so- 35 
f. 98 pra. Anchora questi leggono a quelli fanciulli, come habbiamo detto di sopra. 

Al giardino del signore è il Bostanzibassi, che vuol dir capo di giardineri ; que- 
sto ha CGC sottoposti a lui et deputadi al servigio del giardino del signore. Questo 
giardinero è di grandissima reputatione, perché questo Bostanzibassi ha gran ca- 
rico per esser il guardiano grandissimo, et anchora per veder spesso lo impera- 40 
tore. Sonno soliti li imperatori andar spesso al giardino, et vogliono li Turchi, per 
vile che sia uno officio, pur che veda o parli spesso allô imperatore, che sia di gran- 
dissima reputatione. 

Puoi sonno quelli che sonno deputadi al servitio délia cucina, che hanno uno 



1 



206 MONUMENTA HtSTORïAE HELLENICAE 

che T officio suo è dimandato Mutpatemin, questo è sopra tutta la spesa délia eu* 
cina, et ha questa preeminentia che entra al signor quando li piace, et perd è 
questo officio ancho esistimato grande ; et qui è da sapere che sonno scritte nella 
cucina del signor 260 sorte di cucinar in varii modi; a questo dice il signore 
5 quando ha apetito di qualche cosa nova o vivanda insolita et quante imbandigione 
vuole, et di subito le fa trovare et consegnale alli cuochi che sonno LX : et hanno 
Chisraechiari 200 sotto essi, che imparano et servono alla cucina, et uno scrivano 
che tiene il conto délia cucina, 1' officio del quai se adimanda Mutpasiasixi. Et nota 
che quando il signor se trova in Constantinopoli è solito amazarsi per ciascaduno 

10 giorno per uso délia corte XL castrati, et quattro buoi, senza la polaia et altre 
salvadigine che ogni giorno si mangiano in corte; et per intender pienamente il 
tutto, hanno consuetudine essi Turchi mangiar tre volte al giorno, una sul far del 
giorno, V altra sul mezzogiorno, V altra la sera; et li giorni di corte, che sono Sab- 
bato et la Doraenega, Lune, e Marti, oltre le vivande si mangiano in corte overo 

15 in casa del signore, hanno consuetudine mandare in corte aperti 600 piatti grandi, 
quali loro adimandano Signi, che sonno grandissimi piatti rotondi et assai profonde 
questi piatti generalmente soleno esser pieni di riso cotto con certe ballotte di 
carne tagliata minutissiraamente, con qualche altro pezzo di carne benpoca a tanto 
gran pialto, et menestra. Suoleno anchora mangiar certo frumento cotto et certe 

20 altre vivande loro cotte con brodo et farina. Il forzo et raaggior parte de lor vi- 
vande sonno fatte con gran quantità de butiro et mel dentro, soleno anchora haver t 99 
qualche volta in detti piatti galine et altre carne variamente cotte. Questi 600 
piatti si sogliono portar in corte, corne ho detto, et mangiano tutti quelli che ivi si 
trovano et di che natione et fede si voglia ; et 600 Janizerotti servono a tagliar il 

25 pane et portar de Tacqua a bere. Lo Mupatemin ha di provisione aspri 80 il 
giorno, et lo Mutpatiasixi aspri 50 per ogni giorno, et senza quello che guada- 
gnano dello estraordinario, che è una cosa grande et incredibile. 

Et è anchora da sapere, che oltra lo eunuco Chelerzi, che di sopra parlassimo, 
sonno XXV Chelerzi in casa, et hanno uno capo, et questi hanno in custodia moite 

30 cose, corne è butiro, caseo, olive, mêle et simile et altre cose, le quale dispensano 
dove è bisogno. In casa del signore sonno anchora X Calvazi, che anchora loro 
hanno il lor capo, et questi fanno una sorte di confettione molto usitata daîli 
Tarcbi, nomata Calva. Sono ancho questi pagati dallo intimo thesoriero grande 
eunucho. 

35 Sonno anchora 50 Baltaggi, li quali tagliano legne per uso délia corte et casa 

del signore quotidianamente. Sonno alcuni altri nomati Saccha, con certi loro utri 
di corio conduceno acqua sopra li cavalli per uso di casa dello imperatore. 

El Casapbassi. Questo è ofûcio, è capo de macellari, quai ha altri XX macellari 
sotto di lui con certi altri garzoni che imparano. Alcuni di questi amazzano et altri 

40 scorticano, si le cose che sonno per uso délia cucina corne ogni altra sorta di ani- 
mali che '1 signore fa amazzare et donar raolta carne per lo amor de Dio fuori di 
casa. Questi, benchè dormeno fuori délia casa del signore, sonno pur pagati dallo 
intimo thesauriero di dentro eunucho. 

Habbiamo detto delli officii et ministri délia casa dello imperatore de Turchi 



i 



DOCUM. STRATII. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 207 

quasi tutti, da Muracorbassi infuora, il quale è maestro <H stalla, et anchora esso 
serve in la casa, ma habita di fuori ; questo è di maggior dignità de officio che sia 
in casa dello imperatore, da H tre Eunuchi in fuora, quali sonno in dignità quasi 
uguali ; quando parlaremo di questo officio et délia obligatione che tiene nel luogo 
suo amplarnente ne diremo, ma per adesso questo basti ; è anchora questo pagato 5 
dallo intimo thesoriero eunuco dello imperatore. 

100 Fuora délia corte et casa dello imperatore de Turchi alquanto discosto in uno 
luogo murato di alti mûri stanno le donne, quale sonno tolte per lo imperatore 
da qualunque luogo del suo imperio ove si trova qualche bella et formosa figliuola, 

et similmente le belle schiave che sonno condotte da varie correrie che li sonno 10 
date per décima, et alcune anchora donate; délie quale quelle che piu li piaceno fa 
mettere in quel luogo chiuse, et sonno fino al numéro di CGC, piu et meno a bene- 
placito del signore. Hanno queste donne C eunuchi a guardia et servitio loro, et cia- 
scaduna da per se ha la sua provision stabilita, et sonno pagate si le donne corne li 
cento eunuchi dal thesoriero eunucho intimo del signore che di sopra parlassimo. 15 

E solito il gran Turco partirse il Mercore da mattina dal suo palazzo et resi- 
dentia et andar al serraglio délie donne, le quale stanno sempre chiuse in quel ser- 
raglio, et è pena capitale che non possino parlar con huomo alcuno, anchora che li 
fo3se padre. Pervenuto che è lo imperatore a queste donne, li eunuchi conduceno 
queste in una gran sala, et poste in schiera dal'uno et l'altro canto se alzano il vélo 20 
che suoleno le Turche tener la fazza coperta, etlo imperatore passeggia per il mezzo 
di esse, et mirandole tutte, quella che li piace, si leva lo imperator uno fazoletto il 
quai lui porta in spalla et buttalo a quella che li piace, la quai con allegrezza piglia 
il fazoletto, et se abbassa et basia lo orlo délia casacca overo li piedi; et lo eunucho 
che la serve, (perché per ogni X donne sonno deputadi tre eunuchi a servirle in ca- 25 
tnera), uno di quelli eunuchi la piglia et perfumega et conducela puoi al letto dello 
imperatore, el quai usato che ha con essa, la mattina levato lo imperatore, sonno 
dalli eunuchi servite con diligentia, et quelle che se impregnano stanno pur dentro, 
ma sonno molto piu riverite et servite délie altre. Et nota che quando lo imperatore 
ha usato con una di esse per XL giorni, lo imperator cessa di usar con essa, et 30 
rare volte che uno imperatore habbia piu che uno figliuolo di una femina, salvo 
Baiasit imperator hebbe dui flgliuoli di una medema donna, et il présente impera- 
tor Suleiman che ha havuto quattro con una Circassa, el suo primogenitô è di 
un' altra donna. Nella casa Ottomana non sonno stati altri che questi dui impera- 

101 tori habbiano havûto piu di una creatura di una donna; era solito che passato li 35 
XL di che haveano usato con una donna, dapoi che F hâve va sverginata, et non 

si trovava pregua, passati li XL di il signore la maridava in qualch'uno délia corte 
sua, et usavano gli altri imperatorl ogni volta che dormi vano con donna, dormir 
con donna che fusse vergine. Questo imperatore quelle che non se ingravidano, 
state che sonno alcuno tempo dentro al serraglio, sonno poi maritale da lui ; le 40 
altre stanno dentro et governano li loro flgliuoli per fi no a tanto che sono gran- 
detti corne è solito, puoi il padre li suole mandare et dalli diverse provincie per 
loro sustentatione, et dalli alcuni governatori che li governano; niente di manco 
conlinuamente lo imperatore puone dentro et cava fuora di ditte donne, maritan- 



208 MONUMENTA HISTORÏAE HELLENICAE 

dole, délie quali perfîno tanto che stanno dentro il serraglio, il thesoriero eunuco et 
lo Isaga eunuco hanno la lor cura si di vestirle corne di ogni altra cosa, et li figliuolt 
che nascono di queste sonno quelli che sonno successori dello impero. 

Et per intender particularraente il modo et forma che questi imperatori de 
5 Turchi tengono in governar il stato loro, è da sapere che sonno soliti tenere tre 
infino a quattro Bassa; io ne ho visto tener piu e meno ad arbitrio dello impera- 
tore ; a questi Bassa lui commette il carico di tutto il suo stato, imperocchè hanno 
cura del tutto, si délia provisione delli Spachi et Timarati, come d' ogni altra sorte 
di provisionati dello imperatore, ogni cosa passa per loro mano. Dipoi che H imba- 

10 sciadori hanno presentato la Jettera di credenza allô imperatore, lo imperatore 
manda detti iinbasciatori alli Bassa, li quali odeno quelli ; propone lo imbasciadore 
il suo negocio, et li Bassa consultano con lo imperator la cosa et fanno poi la rispo- 
sta allô imbasciatore. Questi Bassa anchora consultano ogni altro affare et occor- 
rentia con lo imperatore. Lo officio di questi è di molto piu gran dignità, authorità 

15 et utilità che 1' huomo non existima, et per piu brevemente pari are, non è cosa, ne 

piccola, ne grande, aspetlante allô imperator de Turchi, che non li passi per le mani. 

Questo è solito, che ciascaduno Bassa habbia di provisione ciascaduno anno 

vinticinque milia ducati per uno, che li rende piu di quaranta milia, perché sempre 

questi tali Bassa togliono per conlo délie sue provisioni alcune ville che sono 

20 taxa te puoco et rendono assai, et essi hanno il tutto in potestà et mano loro ; 
et nota che piu è quelle* che questi Bassa hanno per lo extraordinario per diverse f. M 
vie, che non è quello che hanno di provisione. Questi perfîno che sonno nel raa- 
gistrato accumulano uno thesoro inestimabile, perché mangiano communemente da 
ciascaduno, et non viene imbasciadore o altro signore o privilegiato che habbi da 

25 fare o espedire qualcosa alla corte, che loro chiamano la Porta, che non si con- 
venga et sia necessario comparire nanti li Bassa, et perché vanno avanti a casa 
loro a parlargi, et sempre sonno soliti andar con il présente. Io mi ricordo haver 
conosciuto uno Albanese fatto già Bassa, nomato Thautb, quai stette longamente 
nello officio dello Bassa, dipoi fu deposto dal magistrato et per disperatione morse, 

30 trovossi haver lasciato un milione di ducati d' oro in oro, senza le possessioni, 
molini, schiavi et cavalli, et altre cose mobili che lasso. Quesli Bassa, come ho 
detto di sopra, consultano il tutto con il signore, et tutti li danari che sonno por- 
tati si di trabuto come d' ogni altro datio et entrate del Signore sonno prima âpre- 
sentati a questi Bassa, et quelli comandano a certi officiali deputadi, delli quali de 

35 sotto faremo mentione, che accettano quelli danari, et cosi quelli li ricevono et 
fanno la quitanza. Et benchè li Cadileschieri, delli quali diremo, siano quelli che 
diano et conferiscano certi offîcii et potestarie che loro chiamano Cadi, con viene 
nientedimanco che questi Cadi venghino a basciar la mano alli Bassa, et essi Bassa 
introducono quelli a basciar la mano dello imperatore. Conviene anchora che tutti 

40 li castellani et similmente ogni provisionato compariscono et appresentonsi alli 
Bassa ; et come ho detto per brevemente parlare, essi Bassa banno il tutto nelle 
mani. Di sotto diremo di certi magistrati, quali hanno provisione, et quelli che lo 
ricevono sono tenuti basciare la mano alli Bassa ; diremo anchora come fanno li 
podestà che essi adimandano Cadi, et ciascheduno altro officio. 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPÀNDUGNIS) 209 

Era solito nelli tempi passati fino al tempo di sulam Selim che questi impera- 
tori de Turchi teneano dui Beglerbei, che significa in lingua italiana Signor de Si- 
gnori, et uno di essi Beglierbei era Beglierbei délia Grecia cioè Europa, et Y altro 
era Beglierbei délia Natalia cioè Asia. Questo délia Grecia ogni di di Porta, cioè 
ogni giorno che si tien ragione alla corte, viene a ditta corte et sede insieme con 5 
li Bassa et danno audienza ; quello di Natalia non viene alla corte, ma quasi con- 
tinuamente dimora in la sua proviacia. Questi Beglierbei sonno corne à dir da noi 

03 Capitani generali, et sonno sopra tutte le genti d' arme e signori ; questo che è Be- 
glierbei délia Grecia comanda alli Sanzacchi et signori che sono in Grecia, cioè in 
Europa, et quello délia Anatalia comanda alli solda ti et signori che sono in Asia 10 
per in fino a Chiottei. Ma è da sapere che lo imperatore sultam Selim, dapoi che 
hebbe conquistati li luoghi in Azammia, che sonno nella Persia, et ruinato il signor 
Anadula vulgarmente chiamato Aliduli, et conquistato Amasia et la Soria et An- 
chora, lo Egipto et tutto quello che dominava il Soldano, ha mutato modo et forma 
nel gubernare, ha ampliato il numéro di Beglierbei, di Sanzacchi, de Subbassi, di 15 
Spachi molto piu di quello haveano fatto li suoi progenitori passati. Questo sultam 
Selim divise questi Beglierbei in questo modo, cioè il Beglierbei délia Grecia et 
tutta la Europa signoreggiata da esso imperatore de Turchi, et ha constituito di 
provisione per detto Beglierbei venticinque milia ducati per ciascadun anno, et ha 
questo Beglierbei XXXX Sanzacchi sotto di lui, che hanno provisione alcuni cin- 20 
que mila ducati, et alcuni piu fino al numéro de XVI mila ducati per ciascaduno 
anno ; ha anchora 150 Subbassi, che alcuni hanno provisione da mille fino a tre 
milia ducati per uno; ha Spacchi XV milia, da aspri 1500 et piu fino al numéro di 
quindecimila. El Beglierbei délia Natalia, cioè delTAsia fino a Ciottei, ha di provi- 
sione fino vinti milia ducati, ha ancho Sanzacchi XXX, Subassi et Spacchi otto 25 
mila. El Beglierbei délia Archarmania ha di provisione fino ducati XV mila, et ha 
X Sanzacchi a lui sottoposti, Subbassi et Spacchi, et suoi huomini in tutto quindece 
mila cavalli. El Beglierbei délia Amasia ha di provisione ducati XV mila, ha San- 
zacchi sette sottoposti a lui con Subbassi et Spacchi, in tutto dieci mila cavalli. El 
Beglierbei de Diarbech in Mesopotamia ha provisione maggiore delli altri, per esser 30 
quello aile frontière del Sophi rè di Persia, ha la sua provisione, che è trenta milia 
ducati, et ha venti Sanzacchi a lui sottoposti et cavalli quindeci mila. Nel paese che 
fu del Auadola tiene lo imperator un luogotenente, et le entrate tutte sono con- 
dotte a Constantinopoli, come nel suo luogo diremo. Nella Soria anchora tiene uno 

104 altro luogotenente et ha anchora un' altro luogotenente générale di tutto quello 35 
che dominava il Soldano al Cayro, il quale è obligato pagar tutti li officiali che 
sonno posti dallo imperatore per governar lo impero che fu del Soldano, et è an- 
chora obligato pagare huomini quindeci milia che sonno posti dallo imperatore, 
per guardare lo impero che fu del Soldano, et è obligato detto luogotenente, oltra 
di questo, mandare a Constantinopoli un milione di ducati per ciascaduno anno. 40 
Quando li Beglierbei sonno in campo et trovandosi présente la persona dello im- 
peratore, lo Beglierbei délia Grecia ha antianità di comandare il tutto ; ben è vero 
che li Sanzacchi et altri signori cortegiani ciascaduno ha il suo Beglierbei, et quan- 
do alloggiano, uno alloggia da uno canto, V altro dalf altro con li signori et pro- 
Vol. IX. 27 



210 MONUMENT A HISTORIAE HELLENICAE 

visionati délia sua provincia ; et se qualche figliuolo dello imperatore si trovi a 
canipo, accadendo combattere convien che stia al comandamento et obedientia 
dello Beglierbei, et questo mi par ben fatto, perché vogliano corne è cosa décente 
che la disciplina militare babia il grado suo; ben è vero che gli Beglierbei hanno 
5 sempre rispetto à quelli, per esser loro figliuoli de uno tanto imperatore. Questi Be- 
glierbei posson dare di provisione fino a sei mila aspri a chi li pare e piace, senza 
dimandar li Bassa o alla Porta; ma eletto che hanno quello a chi danno la pro- 
visione, lo conducono a basar la mano alli Bassa, et commettono alli secretarii et 
fannogli il privilegio ; de 6000 aspri in su dispensano li Bassa. Et tengono li Be- 

10 glierbei quattrocento et cinquecento schiavi in casa et corte lorb, corne li Bassa 
portano il padiglione tenda rossa, che nullo signor délia Turchia lo puo portare, 
salvo lo imperatore et suoi figliuoli et quelli che sonno over sonno stati Bassa. 
Nessuno Beglierbei è résidente in Constantinopoli, eccetto lo Beglierbei délia Gre- 
cia, et li altri Beglierbei non vengono in corte et stanno nelle sue provincie ; et 

15 danno a chi li piace fino a 6000 aspri di provisione, et fannogli loro il privilegio; 
ma da 6000 aspri in suso chi vuol provisione in detta provincia convien che vadt 
in Constantinopoli alli Bassa, quali lo fanno intendere allô imperatore, et esso li fa 
di provisione quanto li piace. 

Et perché quando parlai delli Bassa, non dissi il modo di loro sedere, è da 

20 sapere che quello che prima ha havuta la dignità précède tutti li altri ; da questo 
che précède sonno molti che vogliono baver audientia, quai la dà a chi li piace. 
Intrati li Bassa allô imperatore per voler proponer qualche cosa, esso primo Bassa f. 103 
propone e per lui e per li suoi coropagni consulta lo imperatore con tutti li Bassa; 
niente di mancho questo primo, quando escono fuori, risponde et spaccia ognuno, et 

25 se il primo fosse absente, el secondo Bassa ode, propone 1 et responde ogni cosa et 
cosi successivamente. 

Questo basti quanto alli Bassa et Beglierbei, delli quali mi par haver detto 
assai sufficientemente ; ma dovete intendere, che se lo imperator vuol crescer 
grado a Beglierbei, lo fa intrar Bassa, quantunque vulgarmente al Beglierbei si dia 

30 il titolo et nome di Bassa, anchora che non sia fatto Bassa. Il présente imperator 
Suleimano volse che Ibraim bassa fusse et Beglierbei et Bassà primo et anziano 
de tutti ; a lui stava metter et dismetter li principali officii et dignità délia corte, 
et li cortigiani non manco si existiraavano haver la gratia de Ibraim Bassa, che 
quella dello imperatore, tanto era il grandissimo credito che lui havea con esso, 

35 et si trovava esser patron universal del tutto. Un giorno essendo entrato Suleiraan 
imperatore in una délie torre, dove tiene il suo thesoro, essendo piu balle d' oro, 
Ibraim Bassa si accostô a una et volendola movere, per il grandissimo peso che li 
era (che dicono esser 500 mila ducati in detta balla), el gran Turco vedendo, li 
disse, se tu la puoi levar, io te la dono. Ibraim rispose, io non la posso levare, ma 

40 essa levaria ben mè da molti pensieri. Incontanente lo imperator Suleiman ghe la 
dûnô, et lui si la fece portar via. Questo ho voluto dire, acciô che se intenda il 
favor grandissimo che esso havea, et potea rengratiare Iddio et la virtù et 
sorte sua. 

E anchora un grande ofâcio adimandato Cadilescher, che sonno doi, uno délia 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 211 

Gracia cioè Europa, et l'altro del Asia che si adimanda Natalia; questi hanno la 
residentia a Constantinopoli, o dove si trova la corte. Questo officio di Cadislescher 
è corne à dire un gran patriarcha, et è maestro doctissirao in theologia et legge 
loro; questo è sopra tutti li loro podestà, che loro Cadi adimandano, et sopra tutti 
li preti, che loro chiamano Talasimani. Ogn' uno di questi Cadileschieri coraan- 5 
da nella provincia sua, quel di Grecia ha cargo di tutte le cose di Grecia, et di 
tutti altri luoghi e paesi che possiede il Turco in Europa; l'altro che è délia 
106 Natalia ha il carico de tutte le terre che possède il gran Turco in Asia; questo 
da pochi anni in quà ha molto da fare, raaximamente dapoi che Selim imperatore 
conquistô certe cose che erano del Sophi in Mesopotamia, et il paese che fu di 10 
Anadola, el Cairo, Egitto, Soria, Armenia et Arabia, et tutto quello che dominava 
il Soldano. A questi se appellano tutte le cose, massimamente le criminal et altre 
cose civil dove gli intravien ponti di legge. Questi dispensano et danno li Ca- 
dilichi, cioè le podesterie ; et quando hanno eletto uno Cadi, fannolo intendere al 
Signore et dicono, el taie è stato Cadi délia tal terra tanto tempo (che è solito 15 
star circa anni trè ), piaceti che il mutano. Se il Signor dice de si, V altro giorno 
ricordano essi al Signore, el tal mi par sufdciente e buono in quella terra per 
Cadi. Il signor dice, sia fatto, il seguente giorno li Cadileschari li conducono a 
basar la mano alli Bassà, puoi quella del gran Signore, et dannoli il salario che 
pare et piace a questo Cadileschiero. Questi entrano ogni di di corte al Signore, 20 
prima che nessuno altro officiale. Hanno di entrata da otto mila ducati all'anno, 
senza quello che guadagnano di fuora via. Intrano al gran Turcho molto per 
tempo et a bunhora et dicono certi orationi con esso imperatore, puoi proponeno 
tutte le cose de importantia che hanno nelle provincie et territorio a lor commisso; 
et si li Bassa hanno proposto il giorno avante de qualch' uno che habia fatto 25 
qualche delitto, il gran Turcho non condanna alcuno alla morte, senza dimandar 
al Cadileschier quello che permetteno le legge, et partito il Cadileschier, entrano 
li Bassà, il Signor comanda che facino morir di tal morte quello delinquente. Et 
partiti li Cadileschieri dal Signore, vanno a sedere uno puoco con li Bassà, perfino 
che li Bassà entrano al gran Signore; 'et entrati li Bassa allô imperatore essi 30 
vanno a seder ail' intrate délia gran porta délia corte, uno da uno lato ; l'altro dal- 
T altro, et danno a udienza ad ognuno ; poi se ne vanno a casa. 

Sonno dua Tefterderi grandi, uno di Grecia, Y altro délia Natalia ; poi sonno 
dua altri non cosi grandi, uno ha il carico délie terre di Mesopotamia et delli luo- 
ghi che erano di Anadola, et Y altro délia Soria et delli luoghi che furono del Sol- 35 
f. 107 dano. Questi sono quelli che tengono tutti li conti et libri dello imperator de Tur- 
chi. Hanno perô questi substituti, li quali teneno li libri dello imperatore. Tefterderi, 
in lingua itaiica significa Quadernieri. Questi sonno quelli che vendono tutti li 
datii, saline, et ogni altra entrata del Signore, et sonno sopra tutti li datieri del suo 
territorio, et ciascaduno nella sua provincia ; et se accade che la corte vogli 40 
comprar panni d' oro, di seta et de ogni altra sorte cosa, il Teftederi délia Grecia è 
quello che fa il mercato, et fa poi pagare ogni cosa al tesorieri ; et se qualche da- 
tieri ha perso et descapitato délia gabella, questi Tefterderi lo fanno incarcerare et 
fannoli dare la tortura, acciocchè confessino se hanno qualche robba in alcun 



212 MONUMENT A HISTORIAE HELLENICAE 

hiogo nascosta, et fanno vender le case et robbe loro, acciocchè il Signore si possi 
pagare. Sultam Mchemeth havea per consuetudine, quando non havea piu da pa- 
garsi de tali datieri et debitori, de farli impiccare; il figliuolo, sultam Baiasit, non 
li privava délia vita, ma H teneva miserabilmente incarcerati tutto il tempo délia 
° lor vita ; onde trovandosi gran numéro di questi incarcerati, sultam Selim nella 
sua creatione li volse liberar tutti et feceli cavar fuora délie carcere ; et simil- 
înente fece il présente imperatore de Turchi, sultam Suleiman, nella sua creatione. 
Questi Tefterdari stanno nel camerotto ove sedono li Bassa, et entrano ogni giorno 
che è Divano, che significa apresso di nui giorno di audientia overo di corte, 

10 entrano questi al Signore, et fannogli intendere tutte le cose che occorreno, o di 
vender datii o d' ogni altra cosa spettante alla provincia a loro commessa. Questo 
officio è di grande reputatione et utilità, perché quando il signore li vuol crescer 
dignità, di questo officio sonno fatti Cadileschieri. Tiene ciascaduno di questi gran 
corte, quasi corne il Cadileschieri, et cavalcano con gran pompa. Hanno cento scri- 

15 vani trà grandi et piccoli et secretarii XXV, quali secretarii sonno sottoposti al 
secretario deli Bassa et di questi Tefterderi. 

E anchora il Nisanzibassi ; questo è quello che signa le lettere, comanda- 
menti et privilegii del signore. Questo non entra dallo imperatore, ma solamente 
sede nel camerotto un poco con li Bassà, poi si levano et entrano nel suo came- 

20 rotto che è propinguo a quello delli Bassa. Et anchora qnesto è grande officio e 
di riputalione, et cavalca con gran pompa. 

Anchora vi è uno officio quai è sopra il pesare délia moneta, el quai sede nel f. 108 
camerotto delli Bassà, quai è di grandissima reputatione et utilità. Li soprascritti 
ofdcii sonno quelli che sedeno et recudonosi con li Bassà nel loro camerotto; el 

25 sedere loro è a questo modo ; sopra la bancha a banda destra sedeno prima li 
Cadileschieri, li Bassa, et Beglierbei, et Nisanzibassi, sopra V altra banda sedeno 
li Tefterderi ; et quello che pesa la moneda sede in terra ; li Dragomanni, cioè li in- 
terpreti, stanno in piedi, et alcuno delli secretarii stanno in piedi, et li altri secreta- 
rii sedeno con li scrivani, in uno camerotto contiguo a quello delli Bassa. 

30 El primo de tutti li Aga, è lo Aga delli Janizari, quai è il più honorato e di 

maggior reputatione et potere che alcun altro Aga che sia in corte, overo in 
tutto lo territorio del Turco ; quello che è al présente in Constantinopoli intendo 
che ha dieci milia Janizari, sottoposti alla obedienza sua. Et sonno tutti questi 
Janizari figliuoli de Christiani fatti renegare in questo modo; ogni cinque anni et 

35 qualche volta piu presto Sultam Selim li pigliava, ma questo sta a beneplacito 
dello imperatore secondo che ne ha di bisogno, et è solito mandar alcuni schiavi 
in qualunche provincia a lui pare, eccetto alcuni luoghi privilegiati, quali schiavi 
eleggono d' ogni cinque fanciulli uno in quella provincia, et in questo eleggere 
commettono grande mangiarie si in cercar li figliuoli corne in pigliar e lassar 

40 chi li piace, eligendo sempre piu che il deputado et ordinato numéro in quella pro- 
vincia ; eletti che hanno li putti, li menano allô imperatore, et lui ne piglia qual- 
chuno et metteli nel serraglio, et li altri è solito dispensarli per le ville délia Tur- 
chia in la Anatalia, et specialmente a gentilhuomini di qualunche grado di Turchi 
per alcuno tempo, ove imparano li costumi, fede et legge Turchesca ; da indi a 



DOCUM. STR.VTH. ILLUSTR. (tHEODORCS SPANDUGNIS) 213 

certo tempo li toglieno, et fannogli careggiar piètre et calcina in piu luoghi ove 
si fabrica per lo imperatore et altri signori, et brevemente parlando quando piu 
stentano, par che no riescano ne vengano migliori ; et tratti che li hanno dalli esser- 
citii vili, li fanno iraparare da loro maestri deputadi à trar con Y arco et sagittare ; 
puoi dispensano quelli a varii capitani, acciocche emparino a militare, et alcuni 5 
anchora à navicare ; onde non esce navilio armato dello imperatore de Turchi 
che non habbi Janizari vecchi et ammaestrati nell' arte militare, et anchora qual- 
109 chuno di quelli che comincia ad imparare, che si adimandano Azamogliani, li 
quali si esercitano et fannosi sotto di essi veterani, et quando sonno puoi sufBcienti 
sonno scritti nel cathalago delli Janizari già fatti et adulti. Altre volte nel tempo 10 
delli altri imperadori haveano di provisione da trè flno a cinque aspri al giorno, 
et nessuno piu, ma sultam Selim li augumentô lo salario quando fu creato signore ; 
onde quelli Janizari che haveano tre aspri, ne hanno al présente cinque, et quelli 
che ne haveano cinque, ne hanno a beneplacito del Signore. Ha anchora questo 
sultam Selim nella sua creatione donato alli Janizari mille aspri per uno, et il 15 
siraile ha fatto il figliuolo présente signore. Niuno Janizaro puo havere ordina- 
riamente piu di cinque aspri al giorno, et ogni anno uno archo, due camise et 
tanto panno Bergamasco basso che li fa uno vestito per di sotto et quello di 
sopra. Questi hanno lo Aga grande, che havemo di sopra nominato, quai ha aspri 
CCCCC al giorno, dopoi il grande Prothogero aspri duo milia al mese ; puoi li altri 20 
Prothogeri, et Iaia, et Billubassi sono sottoposti al grande Aga de Janizari. 

Et hanno anchora questi Janizari un grande scrivano, quale non ha provisione 
alcuna dallo imperatore, perché questi Janizari li danno ogni trè mesi la paga di 
uno giorno, et ho veduto calvalcare detto scrivano con gran pompa con piu di 
cento drieto ; et è solito quando escono questi scrivani di questo officio che hanno 25 
uno Subaslich di cento cinquanta mila aspri ail' anno. Tutti li Janizari sonno pagati 
dallo thesoriero Casnatarbassi di fuora ; et .li altri Iaiabassi hanno da 25 fino 50 
aspri al giorno. Per ogni cento Janizari sono trè a cavallo, cioè il Iaiabassi che 
vuol dir capo, ( questo ha la loro bandiera quai seguitano li suoi cento ), poi vien 
il Protoghero al quai si appartiene accordare et castigare quelli che havessino 30 
alcuna differenza tra loro , di puoi è il Bulubassi, che vuol dir contestabile. Questi 
sonno li tre che vanno a cavallo, et tutti li altri vanno a piedi, et se qualchuno 
fosse veduto a cavallo, non essendo ferito o per qualche altra nécessita, li levano 
il salario. Questi Janizari sonno soliti alloggiare in uno luogo di Constantinopoli 
dieci per caméra, et chi prima è entrato è il principale, e chiamasi Oddabassi, al 35 
quai aspetta la cura di trovar uno cavallo a spese delli dieci che porti le robbe 
loro in campo, et similraente ha la cura del suo vivere, nel quale mettono tanto 
per persona. Ma se hanno tra loro qualche differenza, li Jaiabassi, li Chieaia et li 
F. 110 Bulubassi che di sopra parlassemo, li judicano, ma la appellazione va al grande 

Aga. Portano in testa un zarchula bianco, quai è fatto in modo di un calza, et per 40 
piu similitudine come portono li frati Jesuati, eccetto che questo zarchula non è di 
panno, ma di feltro et ben incalcinato, et è scietto et puolessi far ritto, et ove verte 
la testa si mette li frisi de oro tirato per chi li ha et puo portarli. Nessuno altro 
in Turchia puô portar il zarchula biancho, eccetto li Janizari, perché quelli non lo 



214 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

comportariano. E solilo che, si commettono qualche mancamento, cassarli, o man- 
darli fuora di Constantinopoli ad guardia di qualche castello, et a rarissimi è tolto 
la vita, che li altri Janizari oon lo comportariano ; hanno questi fatto in Constanti- 
nopoli novità et cose troppo énorme ; et nessuno corne ho detto porta il zarchula 
5 biancho, se non li ditti Janizari, li Iaiabassi, e Chieaia, et Bulnbassi lo portano ritto 
et bianco con uno freso d' oro. Detti Janizari non se possono maritare, sonno soliti 
portare le infrascritte armi, arco, spada, partigiana, et una cetta, et corazzine, et 
da uno tempo in quà hanno imparato trar di schioppo, et tranno benissimo. 

Suoleno andar a piedi corne ho detto, et quando lo imperadore è in camino, 

10 questi suoleno circundar la sua persona da ogni canto, immodochè caminando il 
cavallo dello iraperatore, si trovano in modo de uno cerchio intorno ad esso im- 
peratore. In questi Janizari consiste la forza dello esercito dello imperator de Tur- 
chi, quai ha più speranza in questi che in tutto il resto délia Turchia. Sonno quasi 
anchora tre mila Azomoglani, Janizerotti in Constantinopoli, quali stanno di giorno 

15 in giorno per essere scritti anchora loro nel cathalago, et sonno anchora loro sot- 
toposti al grande Aga delli Janizari. 

E anchora uno offlcio adimandato lo Erairalem, questo dà li flamburi , cioè 
H stendardi, et ricorda quello che debbe esser mutato, et li Bassa lo fanno i n ten- 
de re allô imperatore, et quello ne créa un 1 altro, et li Bassa lo dicono allô Emira- 

20 lem, et lo Emiralem manda li tamburi e nachare a casa de quello che è eletto no- 
vamente la sera a far una sonata, et quando sonano, dicono il nome del nuovo ca- 
pitano, la laude, gloria et vittoria sua, et la mattina lo eletto va a basciar la mano 
alli Bassa, et li Bassa lo introducono a basar la mano allô imperatore; di puoi 
usciti dallo imperatore, li Bassà lo raccomandono allô Emiralem, quai li da uno 

25 stendardo over bandiera che è solita darsi alli Sanzacchi ; et lo detto capitanio 
suol donar allô Emiralem ducento, trecento, quattrocento et qualche volta cinque- 
cento ducati, secondo perô il capitano.over provincia che li è designata. Questo t lil 
offlcio di Emiralem è offlcio di maggior dignità che dia el signor Turcho, eccetto 
gli Bassa, Beglierbei, li Cadileschieri et Janizariaga, et benchè Cadileschieri corne 

30 religiosi precedono uno certo sedere alli Bassa, osô tamen dire questo Emiralem 
esser quasi di tanta dignità, perché quando lo imperator va in campo, questo Emi- 
ralem précède per dignità tutti li signori de Turchia, et fa portar apresso di lui 
una bandiera biancha et verde, che nessuno altro la puo portare, et questa ban- 
diera è la piu honorata et la piu propingua alla persona imperatoria, et immédiate 

35 drieto aile sue spalle seguitano i Flamburari, o vogliamo dire Sanzacchi, li quali 

. hanno per insegna sopra 6 gran tronconi, certi fassi de jubé, o vogliamo dir 

crine, o vogliamo dir code di cavallo, con uno porno d' oro nella cima. Quelli 

sonno sottoposti a questo Emiralem. Ha di provisione ducati cinque al giorno, 

senza quello che guadagna estraordinariamente che è cosa incredibile. 

40 E anchora uno offlcio quai è di maggior dignità de tutti, che si adimanda 

Muphti; questo ha gran provisione dalla corte, et è grandissimo dottore in lalor 
legge ; quando esso va a visitar lo imperatore, benchè rarissime volte questo Mût- 
phi vadi fuora di casa ne si lassi vedere, esso imperator si leva in piedi et falli 
grande riverenza, et fallo sedere di sopra di se. Questo è grandissimo dotto et ha 



*DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 215 

questo officio a sua vita, che nessuno altro officio délia corte si da a vita, salvo a 
beneplacito del signore. Questo Muphti ha uno scrivano, et lo officio di questo si 
chiama Tiphte, et questo Tiphthe scrive le domande et le lite precisamente corne 
sono, et mandate dentro al Muphti, quale sententia et détermina corne li pare et 
mandate fuora; al quàl decreto de Muphti non s' interponeria il Cadileschier tagiar, 5 
che è il supremo officio de tutti li altri Cadi, corne è ditto di sopra. 

E solito a mandare ogni tanti anni a beneplacito del signore uno che va sin- 
dicando se qualche Cadi o altro ha commesso qualche manchamento et errore 
si in mangiarie, corne in ogni altra cosa, questo taie fa punire il delinquente ; et 
questo officio è anchora honorevolissimo et degli reputati che eschino fuor di 10 
corte, perché generalraente si da questo officio a huomini integerrimi et di tal 
dignità degni. 

Sonno alcuni adimandati Mutpharacha, et sonno tutti signori overo figliuoli 
112 de principe et hanno circa 100 al présente, questo Suleiman li ha redotti, che 
sonno ( scr. erano ) piu di 200, et questo perché non hanno capo alcuno ; hanno 15 
questi dl provisione aspri 80 al giorno, alcuni 100, alcuni 120, et alcuni centocin- 
quanta, et non hanno altra obligatione, se non seguitar la persona imperatoria 
quando va in campo. 

Sonno questi pagati ogni mese dal thesoriero eunucho intimo dello impe- 
ratore. 20 

Li staffieri dello imperatore quasi si fanno di Janizari, si domandano Solachi; 
altre volte erano cento cinquanta uno, ma sultam Selim li crescette al numéro di 
200, et sultam Suleiman présente imperator li ha cresciuti fino al numéro de 
ducento sedeci, et la mita di quelli sono destri che vanno a man dextra, et 1' altra 
meta mancini che vanno dalla manca. Hanno dui Agà, dui Chiechaia, et quattro 25 
Bulubassi, et tutti questi portano li zarchula bianchi et dretti con frisi d' oro. 

El Capicibassi di fuora ha trecento Capizi, quali si fanno di Janizari a lui sot- 
toposti. Capizibassi vuol dire capo di portinieri. Questi Capizi fanno la guardia 
alla porta, divisi in piu luoghi si alla porta prima, corne a mezzo la corte et an- 
chora per andar al camerotto ove sedeno li Bassa, et puoi alla porta per la quai 30 
si va per intrar alla casa del signore, sopra la quai porta sedeno questi Capizi* 
bassi, et qualche volta ne ho visto dui o tre. Quelli Capizi portano il zarcula 
bianco con friso d' oro, ma non è dritto il loro zarchula, corne quello delli staf- 
fieri, et li loro Capizibassi portano uno turpante in testa, che è uno portare che 
portano li Turchi, quai è di tela bianca involto, et portano loro quello turpante in 35 
testa, corne facciamo noi lo capello. Questo offitio di Capizibassi è dignissimo, 
perché da questo offitio sonno promossi alli officii delli Sanzacchi. Li Capizi sonno 
quelli che danno martorio, over tortura, a quelli che sonno judicati da signor Tur- 
co, overo da i suoi Bassa, et Tefterderi, delli quali habbiamo di sopra parlato. Questi 
Capizi hanno di provisione aspri otto, nove, fin dieci al giorno ; altre volte non 4Q 
haveano tanto, ma' sultam Selim li ammontô la provisione, et molli altri danari 
guadagnano exlraordinariamente, perché chi vuol intrar per haver audientia dalli 

Bassa, convene che habbi qualche uno di questi, overo lo lassi passare ; et è solito 

* 

donarli qualche cosa ; et se qualche signore overo gran maestro va a basciar la 



216 MONUMENTÀ HISTORIAE HELLÊNICAE 

rnano allô imperatore è solito donar anchora beveraggio a questi Capizi, et spécial- f. U3 
mente a quelli a cui locca il giorno la guardia, perché non sonno tutti di guardia 
ogni giorno, ma ogni tre di tocca per sorte, o una parte de quella far detta guar- 
dia in diversi luoghi. Questi vanno vestiti d' oro e di seta, e corne fanno li altri 
5 stafAeri dello imperadore , etBulubassi et Iaia de Janizari. Hanno questi per ogni 
dieci uno caporale, quali hanno aspri quindeci al giorno, per portar le lumière in 
campo avanti il padiglione impériale, et questi sonno adiraandati dalli Turchi 
Massaluzi. 

11 Casnatharbassi di fuora è il gran thesoriero générale, questo ha quaranta 

10 altri thesorieri sottoposti a lui; a questi pervengon tutti li danari de ogni qua- 
lunche sorte de intrate dello imperatore. Questo riceve ogni cosa et dispensa, si 
al gran thesoriero eunucho che sta dentro in casa del signore, corne ad ogni altro 
luogo deputado. Questo officio era di molto piu reputatione nelli passati tempi che 
al présente, perché dal tempo di sultam Selim in quà hanno dato piu riputatione 

15 al thesoriero eunucho intimo, che al thesoriero gênerai che sta fuor di casa ; et 
dicessi che da molti anni in quà questo Casnatharbassi, che è il thesoriero gé- 
nérale è obligato metter ogni giorno cento mila aspri in deposito nel Casana, che 
è un luogo con certe torre in Constantinopoli ove si tiene il thesoro dello impe- 
ratore, et se mancasse un giorno che non ponesse detto numéro di danari in quel 

20 ' uo o°> ^ va P ena délia testa ; et non si puo cavar alcuni denari fuora del Casana, 
di puoi sonno stati posti una volta, et se accade pagar qualche debito si paga de 
altri danari, et quelli del Casana stanno sempre fermi, eccetto che nella creatione 
delli imperatori nuovi per li Janizari et corte. Questo Casnatarbassi tiene gran 
pompa si de schiavi ben vestiti, corne et in ordine, di buoni guarnimenti, et an- 

25 chora cavalli, corne ciascuno delli altri signori grandi. 

E puoi lo Aga delli Spacoglani, et ha un gran numéro de questi Spacoglani 
sotto di lui. Questi nel tempo delli altri imperatori non erano tanti, ma sultam 
Selim li ha accresciuti et sonno fino al numéro di duomilia cinquecento ; Sulaiman 
imperator li ha accresciuti a 3000. Questo Aga, dal Janizaraga in fuora, è di piu 

30 dignità d' ogni altro Aga délia porta cioè dello imperatore. Di questi Spacogliani 
alcuni sonno obligati menar tre huomini in campo apresso di loro, et sonno depu- f. 114 
tadi a guardia dello persona imperatoria, et se piove o nevica, sonno deputadi et 
tenuti cinquecento Spacoglani dormire armati atorno atorno del padiglione del 
signore. Questo Aga ha di provisione aspri ottanta al giorno, senza quello che gua- 

35 dagna extraordinariamente. El Chiechaia ha di provisione da aspri 50 fino in GO ; 
et è uno scrivano che ha di provisione da 40 in cinquanta aspri, et molti Bulu- 
bassi. Li Spachogliani hanno da vinti fino in quaranta aspri il giorno, et vanno 
vestiti pomposamente et-cavalcano buoni cavalli. 

Puoi sonno li Silictarii per numéro duo milia cinquecento, altre volte non 

40 erano tanti, ma sultam Selim che augumentô quasi tutti li ofdcii, augumentô an- 
chora questo ; Suleiman imperator li ha accresciuti al numéro di 3000. Questi Sili- 
ctarii hanno uno Silictarbassi, quale ha di provisione aspri ottanta il giorno; uno 
Chiechaia che ha di provisione aspri cinquanta, et uno scrivano che ne ha quaran- 
ta ; gli altri hanno da vinti fino in trenta aspri, et alcuui quaranta il giorno. Questi 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 217 

sonno obligati conduire per ruano li cavalli sellati del signore, et per ogni cavallo 
va in compagnia dieci Silictarii. Quando lo imperator va in campo pompeggiano 
anchora loro corne li Spacogliani, et sonno obligati ciascuno di loro a condurre in 
campo apresso di loro almen) dui huomini a cavallo, et di questo plu et manco , 
ad arbitrio dello imperatore. 5 

Anchora sonno tre mila Allophanzi, quali hanno uno Àllophanzibassi. Sultam 
Suleiman li ha cresciuti fino al numéro di tre mila ; hanno uno Chiechaia et uno 
scrivano, et hanno provisione chi piu et meno, corne li Silictarii, et pompeggiano, 
et sonno anchora loro obligati condur in campo dui huomini apresso di loro. 

Li Cariboglani sono loro anchora circa mille, et hanno anchora loro lo Agà, 10 
con scrivano, et il Iaiabassi et il Bulubassi, si corne li altri stipendiati; et hanno 
questi da aspri 15 fino a 20 il giorno di provisione. Lo Aga loro ha aspri 60 al 
giorno ; et sonno obligati andar in campo con li cavalli suoi, et qualche suo servo 
per il servitio loro et non altrimenti. 

El Morocorbassi è il gran maestro di stalla del signor ; questo ha mille Jani- 15 
zarotti et schiavi deputadi aile stalle de ditto signore, et trecento di quelli sonno 
• 115 * n corte del Signore, et li altri settecento sonno distribuiti a varii et diversi inae- 
stri di stalla dello imperatore, perché in molti altri luoghi sonno cavalli dello im- 
peradore, cioè in Andrinopoli, Seres, et Salonichi, et in molti altri luoghi délia 
Grecia et délia Anatolia ; et tutti li soprascritti maestn di stalla con i Janizari et 20 
altri schiavi deputati al servitio de ditte stalle sonno sottoposti a questo Moro- 
corbassi ; questo ha uno Protoghero, dui maggiori scrivani ; questo Morocorbassi 
ha tanto di provisione quando lo Aga delli Spacoglani, et non è manco reputato 
per haver le stalle dello imperadore nelle mani. Quando '1 imperador vuol ca- 
valcare, il Morocarbassi li conduce il cavallo, et li altri Aga sonno obligati chi a 25 
pigliar la staffa, chi ajutarlo a cavalcare, et chi conciarli la vesta. 

Sono anchora 200 Zausi; prima non erano piu che 100, ma sultam Selim et 
sultam Suleiman présente imperatore li ha redotti a questo numéro di 200 ; et 
hanno un capo, quai si chiama Zausbassi; questo officio è di gran riputatione, 
perché 1' officio del Zausbassi è quasi corne il maestro di stalla, honorato. Quando 30 
li eserciti sono per combattere, questi Zausi vanno con nna mazza di ferro, et se ve- 
dono uscir qualch' uno dell' ordino overo fuggire, lo batteno, et fannelo ritornare 
al luogo suo, overo se è qualche signore che fuga dal falto d'arme, lo riprendono 
overo li danno animo provocandolo a tornare. Questo Zausbassi ha di provisione 
quanto il Silictarbassi, et li Zausi fanno provisione corne li Silictarii, et pompeg- 35 
giano corne loro. 

Topizibassi è il capo di bombardieri ; questo officio è stato molto ampliato da 
sultam Selim, perché nel tempo di sultam Baiasit suo padre erano circa cento bom- 
bardieri tra christiani et altri bombardieri di altre nationi che fondevano et trahe- 
vano di artilieria, ma sultam Selim, havendo in animo far gran fatti, quando volse 40 
pigliar l' impresa di Persia et puoi del Soldano et altre imprese che lui fece, au- 
gumentô tanto il numéro di essi bombardieri, che furono mille ; el présente impe- 
rator Suleimano li va augumentando quando puoli, et oltra il luoco deputato, che 
era in Pera dove si fondevano grandissimo numéro di bombarde, non contento di 
Vol. IX. 28 



218 MONUMENTÀ HISTORUE HELLENICAE 

tanto gran numéro c\\ egli ha trovati da suoi progenitori et quelli ohe lui ha f. 116 
conquistato a Rhodi, lui strapaga da uno esercito altro bombardier et li conduce 
a suo servitio, et ha gia cominciato et fa fabricar uno luogo alla Valona per fonder 
artiglierie, et ha in animo far cose maravigliose et stupende contra christiani, se 
5 la clementia de Iddio non li mette la mano davanti. 

Zebezibassi è uno officio deputato a governar le arme délia monitione, et ha 
300 schiavi del signore a lui sottoposti, quali sonno anchora deputati al governo 
de dit te arme. 

Li cacciattori sonno mille et hanno uno Aga adimandato Seimembassi, cioè 

10 capo delli cacciatori, et parte di quelli vanno a cavallo et parte a piedi. Li Aga ha 
aspri 60 al giorno di provisione, et quelli da cavallo hanno da aspri 10 fino 15 il 
giorno, et quelli che vanno a piedi hanno aspri cinque fino sette al giorno. Sonno 
anche mille Janizerotti quali tengono per ciascuno do livrieri, et sonno salariati 
et hanno le spese dalla corte, et sonno anchor loro sottoposti al capo di cacciatori, 

15 el Semembassi. 

Di poi è il Doganzibassi, quale è sopra li astori ; a questo è soltoposto il gran 
falconiero, et sonno tutti li salariati cinque cento. El Doganzibassi ha tanto sti- 
pendio quanto il Seinembassi; li falconeri hanno da aspri 10 fino 15 il di, et dui 
cavalli et uno vestito per di sotto et uno altro per di sopra , ogni anno che non 

20 maneha. Sonno circa sei mila casi di Christiani che non pagano alcuna cosa allô 
imperadore, eccetto che alcuni di quelli li danno chi uno falcone, chi uno astore, 
et alcuni uno sparviero, ogni anno ; et questo Doganzibassi li riceve, et poi li pré- 
senta alla corte, et lo imperator dispensa quelli alli signori et zentilhuomini et 
donagli a suo beneplacito. 

25 E uno officio dimandato Zagarizbassi, questo è sopra li bracchi ; questo ha 

mille Janizerotti a lui sottoposti che governano li bracchi, et esso è subietto al 
Seimembassi, capo di cacciatori. 

Li camelli del signore erano altre volte circa quattro mila, ma volendo passar 
il deserto sultam Selim per andar al conquisto del Cayro, augumentô quelli in 

30 modo che tra comprati et locati erano al numéro di cento trenta mila, di sorte che 
sultam Suleiman al présente signore li adopera grandemente; quando che '1 andà al f. il? 
conquisto de Belgrado et dapoi da Ungheria ne ha sempre condotto grandissima 
quantité, et questo perché lui mena drieto se grandissimo numéro di bagaglie, cosa 
che mai fece il padre suo, ne alcuno de suoi progenitori. Sonnovi anchora molti 

35 deputati al governo et custodia de ditti camelli, quelli hanno un capo adimandato 
Saravanibassi, al quale è sottoposto anchora il Cathirbassi, quale ha la cura de 
tutti li mulattieri et muli del signore. 

Arpahemim è uno officio quai è sopra la biava, et è di gran riputatione, per- 
ché tutte le biave de Costantinopoli et délia corte del signore passano per le 

40 sue mano. 

Calvazibassi è uno officio che fa, over fa fare le confettioni che si mangiano 
in corte dello imperatore. 

Terzibassi è il capo di tutti li sartori et ait ri schiavi Janizerotti che stanno 
alla sua obedienza, li quali sonno dali ad esso Terzibassi perché imparino Y arte 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 219 

sotto di lui. Questo continuaraente lavora con ditti scbiavi et Janizerotti ad instan- 
tia délia corte. 

Meimeri è uno offlcio che è sopra il murare ; questo ha anchora molti schiavi 
et Janizerotti che li sonno assignat! per imparar 1* arte. 

Sonno anchora certi altri stipendiati a far varie et diverse cose per la corte, 5 
corne sono padiglioni, lanze, targhe et ferri, spade Damaschine, archi, frezze et 
alcuni anelli d' osso per tirar 1' arco, et altri a far selle, altri bastine per inuli et 
camelli, et ogni sorte di armature et altre cose atte et pertinente alla guerra, et 
di tutte le preditte cose vi sonno maestri salariati dalla corte che continuamente 
lavorano, et hanno assai Janizerotti et altri schiavi sottoposti a loro acciochè iin- 10 
parino quelle arti. 

Sonno continuamente da otto in nove mila Masuli ; questi sonno stati conti- 
nuamente provisionati, cioè li sonno state date ville, le quale hanno godute uno 
certo tempo, et puoi sonno carabiati, et vengono alla corte cosi cassi per dimandar 
altre ville dalli Bassa over dal Beglierbei o Cadilescher, et di continuo non manca 15 
qualche Sanzacco, cioè capitano, casso dalle corte per domandar nova provincia. 

Sono alchuni adimandati Beichi, liquali sonno circa trenta, et sonno questi 
corrieri dello imperatore che vanno a piedi, et quando caminano per la terra sonno 
1118 soliti continuamente andare di trotto occorrendo, et se si fermano per ragionar 
con alcuno, cosi ragionando con esso sempre caminano, et saltano, et non stanno 20 
mai fermi, et de continuo sonno in moto, et questo esercitarsi lo fanno, acciochè 
al tempo del bisogno quando sonno dallo imperatore mandati a far qualche ser- 
vitio de importanza possino facilmente servir. Lo imperator adopera questi corne è 
nel mandarli apresso cento et cento et venti miglia, perché vanno molto piu presto 
che li Vlachi, che sonno le stafiette de Turchi a cavallo ; et trovandomi io in An- 25 
drinopoli il mese di Agosto fu uno di questi Beichi, che havendo messo pegno con 
un v altro, venne da Constantinopoli in Andrinopoli nanti che déclinasse il sole, che 
sonno quattro giornate da cavalchare commodamente al modo Turchesco, che non 
soleno passare vinti o vinti do miglia al di, questo Beichi vi venne in un giorno. 

Li Vlachi, che sonno le stafiette de Turchi a cavallo ; sonno soliti li Bassa 30 
quando vogliono mandar a far qualche cosa de importanza et comandar ad uno 
stipendiato délia corle che a caso si trova présente et pare idoneo a quel ser- 
vitio, et il piu délie volte anderanno dua per uno medesirao affare, soleno queste 
staffette correre tutto il giorno, ma la notte li è prohibito totalmente cavalcare, et 
li cavalli che cavalchano sono angariati et pigliono quelli de villa in villa, et an- 35 
chora per il camino piglieno li cavalli generalmente si de mercadanti corne di 
ogni sorte persona, et non hanno per inconveniente, et massimamente andando 
per cosa de importanza, pigliar uno cavallo de un viandante et lassarlo a piedi 
sopra le montagno asperrime a pericoli di neve e di ladroni; et che peggio è 
esse nd oie stato tolto il tuo cavallo, non puoi pigliar quello d' altrui che harà 40 
condotto lo Vlacho, per esservi pena grandissima ; el piu délie volte verra il patron 
del cavallo il giorno seguente et va cercando quello, et trovalo spesse volte man- 
giato dalli lupi, overo per esser lassato il cavallo caldo in luoghi freschi et non 
esser da alcun coperto o passeggiato, lo trova represo o guasto. Et usano li detti 



220 MONUMENTA HISTORîAE HELLENOTAE 

Vlaclii le maggior mangiarie del monde, perche qualche voila incontrando qual- 
ch'uno fingono volerli tuor il cavallo, quelli per esserci grau peua a recusarli, 
per évader dalle lor mani, li è forza metter mano alla borsa et acconciar la cosa 
con danari. E da sapere che molto piu presto van no le staffette de nostri principi 
5 Christiani che non fanno quelle de Turchi, perché quelle di Christiani corrono 
al di c la notte, et non molestano li vassalli, et trovano sempre li cavalli di posta f. iiî 
in posta, perché sia che si vuole, tutti pagano. 

Li Bechlevani sonno circa ottanta et alcuni de loro hanno da cinque fino 
sette aspri il di ; questi sonno luctatori grandissimi, vanno nudi con certo drappo 

10 per coprire le parte putibunde, et portano uno certo gabbanicchio aile spalle. 
Questi vanno a dieci et quindeci insieme, et provocati da qualchuno a luctare, 
di subito si spogliano detto gabbanucchio, et trovansi nudi et luctano con quello 
animosamente. 

Li Macchaiazi sonno alcuni di loro stipendiât! dal signore, et vanno facendo 

15 cêrte prove con passar con la frizza marraoro et ferro da cavalli con archi du- 
rissimi. 

Trovannosi alcuni cerlatani, et alcuni di loro hanno provisione dalla corte 
per cavar denti, et alcuni di loro che non sonno salariati dalla corte si sforzano 
fare et trovare ogni giorno varie et diverse cose per trovarsi danari per il viver 

20 loro, et trovassi piu numéro di tali zarlatani senza comparatione alcuna, che nelle 
parte de Christiani. 

Fu fatto descretione nel tempo di sultan Baiasit et dicesi la corte del detto 
imperatore essere stata trovata continuaraente, computati li schiavi delli Bassa, 
de Beglierbei, de Cadileschieri, de Janizaraga, del Morocorbassi et di tutti li offlcii 

25 delli quali di sopra facemmo mentione, li cacciatori residenti in corte, bombar- 
dieri, sartori et quelli che sonno deputati alli rauli et camelli, Janizari, et altri 
schiavi che hanno salario in corte, et li Mazuli, tptti computati, dicono che erano 
vintiotto mila, tra a piedi et a cavallo; tanti erano in quel tempo, ma dapoi che 
sultam Setim ha cresciuto moite cose et ampliato li offlcii, et il présente impe- 

30 ratore sultam Suleiman ha anchora ampliato et cresciuto lui alchune cose, ha 
fattô diligentemente il conto, et trova la corte del detto imperatore di Turchi essere 
tra à piedi et à cavallo stipendiati da trentacinque mila persone. 

Et per intender tutto amplamente questo imperatore è potentissimo de genti, 
obedienza e danari, et fu fatta una commune discretione pur nel tempo del detto 

35 Baiasit quando cominciô a regnare. et fu trovato essere sotto il suo imperio un 
milione cento dodici mila Christiani, che pur li sonno vassalli et li pagavano il 
carazo, che vol dir tributo, senza li altri Christiani che li sonno vassalli, benchè 
siano stati fatti exempti et privilegiati. Et nel tempo de sultam Selim fo fatta 
un' altra descritione et fu trovato che nello imperio suo erano li Christiani un f. 120 

40 milione trecenlo vintiotto mila, senza quelli Christiani che erano et sonno sotto- 
posti nello impero del Soldano et le terre délia Persia et Mesopotamia, Àlliduli, et 
altri signori conquistati dal signore sultam Selim, iinperocchè li Christiani de detti 
laoghi non sono computati nel numéro delli sopranomati Christiani, che sono un 
milione trecentovintiolto mila. 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNls) 221 

Et per sapere particularraente le rendite de detto imperatore, io li descriverô 
cosa per cosa diligenteroente, acciocchè se qualche uno de quelli che leggeranno 
la présente opéra li paresse o piacesse dir il contrario, possi manifestamente con 
cose évidente et chiare mostrarli la verità délia cosa. Questo imperatore ha d'in- 
trata degli regni suoi in questo modo ; et prima de carazi che pagano li poveri 5 
christiani ha di entrata ogni anno un milione et cinquecento mila ducati. Dele 
minere del arzento un milione de ducati. Délie impositioni de pagamenti de be- 
siiami un milione de ducati ordinariamente, et qualchevolta piu. De datii et ga- 
belle settecento mila ducati. Délie saline cinquecento mila ducati. De ogni 
lettera et commandamento délia corte si paga una certa taxa solita che per- 10 
viene in utilità del signore, che sono piu di cento mila ducati per ciascun an- 
no. De ricaschi, che sonno li luoghi che ricascano alla corte per le sue entrate, 
sonno anchora assai, et queste entrate scossse dalla corte per fino a tanto che 
sia proveduto di nuovi officiali et stipendiât!, queste monta molto piu che l' huomo 
non esistima, ne potria considerare, perché di quello che si sa, ha la corte di en- 15 
trata et utilità piu di cinquecento mila ducati lo anno. Delli Beltamazi, che quando 
si cittadini colono corne forestieri muore nello irapero di Turchi senza herede, o 
de altre robbe o béni che non abbiano patrone, si cava di questo quattrocento 
mila ducati. De passaggi ducati cinquanta mila per ciascaduno anno. Délia zecha 
ducati cento mila. De presenti trecento mila l'anno. Delli signori, perché tutti 20 
sonno schiavi et stipendiati dello imperatore , benchè habbino figliuoli, ha lo im- 
peratore una parte délia facultà del defunto, et questa cosa si delli signori corne 
delli altri stipendiati délia corte, et è di molto piu utilità che T huomo non esistima; 
è stato tal anno che lo imperatore de Turchi ha ricevuto di questa cosa piu di 
settecento mila ducati. Delli censi et trabuti: prima Cypro li paga ogni anno 25 
otto milia ducati senza li presenti ; el stato che fu di Carabogdan paga seimila 
ducati lo anno ; et il principe di Valaçhia paga va dodici mila ducati Y anno, ma 
f. 121 hora paga 16 mila e certi presenti ; li Ragusei anchora pagano di trabuto do- 
dici mila et cinquecento ducati, et la meta del sale lor hanno ; Scyo paga diecimila 
ducati, et Jacinto ducati cinquecento, Cypro (sic) ottomila ducati a V anno. Del 30 
stato che fu del Soldano il luogotenente del signor Turco, che è résidente a Cayro, 
dà quindici milia huomini pagati, et oltra questo paga un milione de ducati ogni 
anno. Et sonno poi le décime de tutto lo impero et ville e terre et la Spenza, 
che è ogni anno 30 aspri per cadauno christiano, et vinticinque per cadauno 
Turcho. Et montano tutte le predette entrate piu di undici milioni de ducati lo 35 
anno, non arrivano mai dodici, benchè alcuni dicono piu. Io ho cercato con dili- 
gentia, non trovo esser piu, et questo basti quanto aile entrate dello imperatore 
de Turchi. 

Non mi par da pretermettere una buona et ottima usanza che soleno fare 
questi imperatori de Turchi per commodità de' suoi vassalli ; acciochè la justitia 40 
habbi il luogo suo, osservano questo, che se qualchuno si tiene aggravato di 
qualche cosa o che habbi ricevuto qualche torto di qualche persona, soleno fare 
una supplicatione, la quai loro atlimandano Rocha, et il povero huomo che si 
lamenta puone la supplicatione sopra una canna et aspetta lo imperatore sopra 



223 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

utia strada, la quale suole o debbe passare, et li disteso cou la faccia in terra 
tien quella canna alzata sopra la quale è posta quella supplicatione ; è consue- 
tudine che non lassano accostare alla persona dello imperatore alcuno vivente, 
et se per caso qualche temerario se li accostasse, tocca di buone bastonate, 
5 niente di raanco nessuno haria ardir toccare quel povero huomo querelante, vista 
la canna, ne inoverlo del preditto luogo, acciocliè quello possi Tare il fatto suo. 
Et quando lo imperator passa vedendo il povero huomo cou la canna, se li ac- 
costa et piglia con la mano propria la supplicatione et mettesela sopra il suo 
turpante, et la prima cosa che (a il signor la mattina, comanda che quel po- 

10 ver* homo sia expedito. Sultam Mehemet soleva ferinar il cavallo et dava audienza 
in quel luogo al povero huomo et expedivalo, et facea il simile anchora sultam 
Baiasit quando cominciô a regnare, ma puoi per la maturità delli anni non pos- 
sendo tollerar la fatica, le portava a casa et expedivale cosi corne di sopra dissi. 
Sultam Selim anchora lui espediva incontinente, et non volea che alcuno fosse 

15 tyrraneggiato nello imperio suo, ne fattoli injustitia, et il présente imperator sul- 
tam Suleiman, benchè sia grandissimo persecutore de Christiani, mostra nien- f. 122 
tedimeno voler seguir lo stil di suoi progenitorï, che hanno ordinato tal mezzo, 
acciochè li poveri huomini, senza intercession di gran maestri, habbino il debito 
délia justitia, senza altro intervallo. 

20 L* ordine che tiene questo imperatore de Turchi nella corte sua in dar au- 

dienza elsuo ordinario è questo; in Constantinopoli la corte sta in questo modo; 
è uno gran portale fatto et lavorato di marmori con certi lavori bellissimi con 
littere Moresche che fanno un bel vedere; questa porta prima altre volte si solea 
guardare, ma hora ciascuno li entra, anchora che sia al cavallo; intrata detta 

25 porta, si trova una gran piazza; in uno delli cantoni nello entrar délia prima 
porta a man manca è una certa chiesiola antiquissima et citra et quasi contigua a 
Santa Sophia, délia quale secondo che io ho inteso hanno fatto una cucina coperta 
di piombo, cosi corne è coperta tutta V habitatione dello imperatore ; er da banda 
destra di questa piazza è il giardino del gran signore ; passata detta gran piazza a 

30 cavallo, si perviene a una gran porta similmente lavorata, et è necessario descen- 
der da cavallo raollo lontano da detta seconda porta comunemente, ma li Bassa, 
Beglerbei et altri signori descendono da cavallo chi piu lontano et chi piu da- 
presso, secondo la dignità et condition délia persona ; li Bassa hanno per costume 
dismontar da cavallo molto apresso del limine délia porta, eccetto se qualch* uno 

35 delli Bassa fosse podagroso o altramente amalato, puole et è a questo lecito entrar 
detta porta a cavallo, tutti li altri signori dismontano di fuori. Questa seconda 
porta è guardata dalli Capizi, delli quali sopra facemo mentione, tengono questi 
certi bastoni in mano, et se qualch' uno volesse entrare, massimamente Christiano, 
overo Turco di bassa mano, li fanno resistentia, et perd hanno grandissima fatica 

40 a potere intrare, et specialmente a buon hora, perché questi Capizi non salutano 
altrimenti che a colpi di bastonate, et non guardano in faccia a nessuno. Intrata 
questa porta, si trova un' altra piazza non tanto grande corne la prima, in questa 
piazza a banda destra sono le cucine che sono per uso délia casa et corte del 
signore, et dal 1 altro canto di questa piazza sono le stalle, dove si tengono certi 



DOCUM. STRATIT. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 223 

cavalli deputati per il cavalcare del signore; et essendo partiti da quella seconda 
porta, volendo andare dove sono li Bassa, conviene passare per mezzo questa 

r. 123 piazza, et per il camino sonno similraente Capizi che la guardano, et il solito loro 
è parlar con bastonate; al passar di questa piazza dalla banda destra verso le 
cucine, stanno li Janizari, quali sonno insieme con li Àzamoglani da dieci fîno a 5 
tredici mila et tutti in piede, salvo che lo Àga loro quai sede con alcuni altri 
signori ; nello entrar di questa porta, ove è un certo portico a loro proposito di 
mano mancha di questa piazza verso le stalle, stanno in piede tutti li Spacogliani, 
Silictarii, Alophanzi, et ogni altra sorte di provisionati delli quali sopra parlassimo, 
li Mazuli, et ogni altra sorte generatione de huomini che vengono per haver au- 10 
dientia dalli Bassa ; stanno anchora tutti loro in piedi dalla banda verso le stalle ; 
che fa perô un bel vedere tanta gente con quelli turbanti in testa, vestiti chi di 
oro et chi di seta et massimamente di velluti figurati pomposamente. Et passata 
questa piazza délia seconda porta, quasi in capo è uno camerotto piccolo ove se- 
deno li Bassa, et avanti che si vegna loro è guardato similmente da Capizi ; in 15 
questo camerotto soleno seder, corne ho detto, li Bassa et ahchora li Cadileschieri, 
li Tephterderi et il Nizanzibassi ; et se lo Àga de Janizari per qualche suo affare 
va a parlare alli Bassa fanno sedere quello sopra una sedia piccola, et similmente 
fanno anchora al capitanio deir armata di Galipoli, et nessun altro signor sede 
andando alli Bassa, per audienza, eccetto che questi. In quel luogo ogni homo 20 
suol dire alli Bassa il bisogno suo, et essi Bassa consultano puoi la cosa con il 
signore et resolvonsi et danno risposta ; se è imbasciadore, conviene andare con 
il présente andar a basciar la mano allô imperatore et presentar la lettera di cre- 
denza, et non li dice altro di sua imbasciata, salvo alli Bassa, la quai consultano 
con il signore et fannogli la risposta. Benchè io habbi detto questa cosa un' altra 25 
volta parlando di essi Bassa, mi è parso expediente cosa in questo luogo repli- 
carlo, perché la materia cosi richiede. Conliguo al camerotto delli Bassa, è il ca- 
merotto dove stanno li scrivani, et dal' altro canto di quà ci stà il canzello di 
quello che segna li comandamenti et lettere del signore, imprimendo in scritto 
la testa di esso signore et imperator délia Turchia; lo imperàtor mette il segno 30 
suo over testa o nome nella cima délia lettera, ma li altri, che sonno di bassa 
mano, metteno nel fondo délia lettera, questo è costume a loro solito. Et apresso 

f. 124 questo camerotto delli Bassa, et luogo de Tephterderi e scrivani, è una gran log- 
gia che è in capo di questa piazza falta di marmoro, ove me arricordo che gia 
qualche anno fa, vivente il serenissimo et buona memoria del signor Emanuel 35 
Paleologo Despoto de la Grecia soleva sedere, et nessun altro signor de Turchia 
poteva sedere in ditta loggia. Appresso quella loggia è una porta per la quai 
si entra a la casa, et propria habitatione de lo imperatore. La quai casa et ca- 
merotto de li Bascia, et altri che ho dilto, sono tutte stantie terrene senza solari, 
salvo che dentro quasi in capo da un canto de la habitatione è un luogo emi- 40 
nente con uno solaro, quai e stato fatto per recreatione del ... ; lo imperatore 
Suleiman ha fatto una caméra soffittata d' oro et piètre pretiose ; et infino a quella 
parte che è apresso alla loggia stanno a custodia li Capizi, et a questa porta sta 
il Capizi bassi ; et intrata questa porta tertia li Capizi, et il Capizi, bassi non se 



22 i MONUMENTA HFSTOIUAE HfcLLENICAK 

impacciano, ma la guardia et custodia resta tutta alli eunuchi, li quali hanno il 
loro Capizibassi Eunucho , il quai sta nel anticatuera del imperadore. Et perché 
nel tempo che viveva Zem sultam, lo imperator sultan Baiasit suo fratello con- 
veniva mostrarsi spesso alli Janizari, esso soleva venir fuora a questa loggia ben 
5 mattino, et li Bascia uscivano del camerotto con li altri signori preditti, et face- 
vanli una gran riverentia fino in terra, li altri tutti, si Janizari corne de ogni 
altra sorte provisionati et altri huoraini, se buttavano con la faccia in terra et 
soleva no dire una certa oratione , pregando Dio che '1 salvi et guardi et man- 
tenghi, et apena haveno fi ni ta la oratione, veniva fuora da le cucine il mangiare, 

10 et parte di quello prima andava al signore, et parte di poi alli Bassa, quali sta- 
vano lontani dalla persona del signore piu di otto passi, et ho visto portare alli 
altri anchora che erano in corte; dapoi che '1 signore havea niangiato un poco, 
se retirava et intrava per ditta porta entro, salutando perô prima col capo tutti 
si al' uscire corne allô intrare; erano poi portati li seicento gran piatti, che di v 

15 sopra parlassimo, pie ni di riso, carne et altre loro vivande, et in mancho di un 
Paternostro erano tutte devorate. In quelli tempi sultam Baisit soleva levar forte 
per tempo, ma 1' ultima volta che io lo viddi per la maturidà delli anni non facea 
cosl, ne si curava troppo dar audienza, et pigliavasi manco fastidio che poteva; f. 136 
ma T imperatori sultam Selim, et sultam Suleiman che è al présente, non suol 

20 venire a questa loggia, corne faceva sultam Baiasit, ma soleva sultam Selim una 
volta 1* anno venire a sedere a questa loggia, ove tutti li signori venivano a darli 
obedienza, et cosi fa il suo figliuolo che è al présente sultam Suleiman. Fu solito 
et è sempre, li Cadilescheri esser li primiche entrano al signore, poi entrano li 
Bascia et Beglierbei et consultano li negocii, dipoi usciti fuora dal signore, è uno 

25 che si dimanda Divanjazizi, el quai sede in un camerotto separato dalli altri scri- 
vani, et a questo li Bassa dicono tutto quello che il signore ha comandato, et esso 
lo pone in memoriale, et accadendo lo recorda. Tornano li Bascia nel camerotto 
a dar audienza, et li Tephterderi entrano al signore anchor loro, et di poi tor- 
nano a seder tutti con li Bassa per un poco, et poi tutti se ne vanno a casa; 

30 li Cadileschieri pero si partono avanti, perché partiti dal signore vanno a sedere 
un poco con li Bassa, et poi se partano et vanno a dar audienza sopra il limine 
délia seconda gran porta ; et poi se ne vanno anchora essi a casa loro. Li Be- 
glierbei partano anchora avanti ali Bassa , et li Tefterderi sono li ultimi deli 
gran signori a partire, et partiti questi, tutti vanno a casa. 

35 1/ ordine che tengono questi imperatori è questo. Hanno nella lor corte li 

Janizari , Alophanzi , Spacogliani , Silictari, et molti castellani, et quelli che li 
guardano et molti altri offici deli quali di sopra ho fatto mentione, et sono pa- 
gati questi parte dagli thesoriero Eunucho di dentro et parte thesoriero che sta 
fuora, corne dissi. AliBascia, Beglierbei, Cadilescheri, et certi altri li è date in- 

40 trate de ville in pagamento. 

Et per tutto il suo impero si paga la décima del tutto, perché in tutto il 
territorio di esso Turco non è alcun vivente che habia villa, o castello, o juris- 
ditione di vassalli che vada per succession di heredita, et la Spenza, et è scrilta 
la rendita de ogni villa et destribuiscono queste ville a piu persone, si ali Bascia, 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 225 

come ali Sanzacchi et Timaratti. E da sapere que quando uno ha di provisione 
piu di quindecimila aspri, non si intende piu Timaratto, ma Subassi. 

. 126 L'ordine anchora che si osserva è questo. Tutti li Ckristiani subito che sonno 

de anni quatordici, et qualcbe volta avanti, sono scritti nel Carazo; questo pagano 
generalmente tutti, el piu povero paga aspri cinquanta Y anno per Carazo, el 5 
piu ricco aspri cento venti, salvo certi privilegiati che pagano mancho, et qual- 
cuno niente; et oltra di questo pagano la Spenza, che è un présente che pagano 
li Christiani di aspri trenta per uno Tanno, li Turchi pagano aspri venticinque; 
et pagano generalmente si Christiano come Turcho la décima di tutto quel grano 
et di ogni altra cosa che ricogliono, et per ogni testa di pecora et de ogni altra 10 
sorte animali pagano al signore un tanto piu et meno secondo la qualita de be- 
stiami. Et cosi come ho ditto è descritta ogni villa si de christiani come de Turchi, 
et quello che rende, et dannole a certi cortigiani stipendiati, come ho ditto, li 
quali stipendiati rischuoteno dal villano la décima del grano et vino, la Spenza, 
et le condennationi se cascono in qualche pena. Li Charazi che pagano li Chri- 15 
stiani pervengono allô imperatore. E da sapere che li Turchi non sono obligati 
pagar Carazo, ma solamente la décima, et la Spenza cbe sono venticinque aspri. 
Et sono soliti questi imperatori mandar a riscuotere questi Charazi dali Chri- 
stiani per varii exactori, chiamati da loro Charazari; questi officii son soliti esser 
mandati dala corte, cioè uno Charazaro et uno scrivano per provincia, li quali 20 
soleno far le piu gran mangiarie del mondo, et usano le maggior crudeltà che 
si possi pensare nello exigere tal dinari. Sono soliti li miseri christiani che sono 
in Turchia maritare li suoi figliuoli in pueiïtia, et questo fanno per cagione che 
ogni cinque anni è solito lo imperatore adunare putti per Janizari, che trovandosi 
maritati non è solito dividersi il matrimonio, benchè sultam Selitn qualche volta 25 
lo dividesse, et per questo maritandoli a buon' hora hanno spesso una mandra di 
figliuoli. Et venendo il Carazaro fà scrivere nel Carazo tutti li figliuoli mascoli, 
pervenuti alla età de anni quatordeci et qualche volta avanti, et fannoli pagare, 
o voglino o no. Usasi in questo scriver di Carazzi, anchora mettendoli per morti, 
le maggior mangiarie et ribaldarie del mondo, et per questo li cortigiani fanno 30 
le maggior pratiche del mondo per haver questi officii di Carazaro et scrivano 

f. 127 di quello ; et similmente al tempo che si manda adunar figliuoli, benchè quelli 
che vanno adunare detti figliuoli, overo putti, siano di maggior authorità deli Ca- 
razari et etiam di utilità grandissima, perché un povero christiano spenderà qual- 
che volta # cio c' ha al mondo per non perdere il suo figliuolo et l'anima di quello. 35 
Et oltra li Carazzi, li poveri villani sono angariati quasi tutto V anno continua- 
mente si alli servitii di provisionati che hanno le ville, come alli servitii dello 
imperatore se si trova da far qualche cosa per lui in quelle parti; et pagano 
etiam varie et di piu sorte angarie in danari, che mi do la maggior maraviglia 
del mondo a che modo possano esser vivi quelli miseri con pagare et décime et 40 
presenti et la Spenza et il Charazo che sono cose ordinarie, poi la angaria per- 
sonale di loro et di animali loro, et varie altre sorti di pagamenti extraordinarii. 
Ali sono trovato un' anno che un povero villano mi contava haver pagato in quel 
anno otto angarie et altri pagamenti dello imperatore. 

Vol. ix. 29 



226 MONUMENTA HISTORIAE HKLLESICAE 

Sono certi ail ri offioii che non hanno provisione alcuna, salvo le loro regaglie 
di fuora via, corne ha il gran scrivano di Janizari, li Charazari, et scrivani, et 
quelli che adunano li Jânizerotti, oon molli altri ofticii, che superâuo saria farne 
mentione. 
5 Era consueludine nel tempo di sultam Mehemeth per ogni cinque mila aspri 

che uno havea di provisione era obligato andando in campo m en are un* homo a 
cavallo apresso di lui. Nel tempo di sultam Baiasit fu redutta la cosa che per 
ogni tre mila che uno havea di provisione fusse obligato condurre un huomo a 
cavallo apresso di lui, et questa cosa si servù fino al tempo che successe nello 

10 impero sultam Selim, il quale havendo in animo di far cose grande, redusse tal 
consuetudine al primo modo et uso, et cosi se osserva questa cosa fino al pré- 
sente, che ognuno, si Bassa, corne Beglierbei, Sanzacho, Subassi, overo de ogni 
sorte provisionati, li quali lor chiamano Timaratti, sono obligati a questo, salvo 
certi provisionati quali si domandano Othurach, questi sono qualche Bascia vec- 

15 chi cassi del ofticio, overo qualche altro signore che li vien data la provisione, 
Othurach, che vuol dire présidente, non ha obligatione di andare in campo, et 
li altri tutti sono obligati andare ogni volta che sono richiesti. 

E da sapere che per tutto il territorio suo in «>gni provincia è un Flam- f. 128 
buraro, che loro chiamano Sanzacchi, et questo signoreggia la provincia a lui 

20 commessa si in gubernar dello stato corne in ogni altra cosa civile o criminale; 
et benchè li Cadi siano li judici et corne religiosi revend et honorati da questi 
Sanzacchi, pur il supremo disponere è del Flamburaro del luogo. A questi tali 
Flamburari li sono date ville, et godeno quelle intrate, et è solito dar di provisione 
a loro, a tal cinque, a tal sei, 7, 8, 10, 12, 16 mila ducati l'anno secondo li 

25 luoghi che sonno de importanza, et quel tal Sanzacco sia in gratia del signore. 
Questi Sanzachi sono capitani; in lingua Turclia la bandiera si chiama Sanzach, 
che'l significato di tal parola altro non vol dire Sanzachbei, che signor di bandiera. 
Questi sono obligati far condurre quando vanno in campo una gran bandiera 
overo stendardo, la quai suole esser portata con gran solennità accompagnata 

30 con pifari et tamburi et nachare et altri instrumenti che sono da loro usitati. 

A questo Sanzacbei sonno sottoposte tutte le sorte de slipendiati dala corte, 

corne sono Subasri, Timaratti, et de ogni altra sorte che habbino ville per loro 

provisione concesse dala corte nella provincia di questo Sanzacbei, et stanno a 

correctione se fallanno in qualche cosa del detto Sanzacho, quale li punisce et 

35 levano la provisione se li pare, et cosi questi sonno correggiati et accompagnati; 
et in campo seguitano la bandiera del loro Sanzacho, cioè capitano délia pro- 
vincia, et il Sanzacho è obligato stare a obedienza del Beglierbei, che è il capitan 
gênerai terreste; 

E da sapere che nel territorio dello imperatore de Turchi questi esser li piu 

40 honorati et maggior Flamburi di tutti li altri, cioè Semendria, che altre volte 
quando fu fondata dal principe Georgio Canlacusino si chiamava Sfenderovo, 
questo luogo per essere aile frontière de Ungaria et etiam esser luogo forte et di 
importanza sempre li danno qualche gran bravo per Sanzaco, et similmente a tutti 
li bravrè assignato ville in quelle frontière; e similmente è il Flamburaro de la 



DOCUM. STRATH. 1LLUSTR. (THEODORUS SPANbUGNIs) 227 

Morea, Bosna, questi hanno da mille Tiraaratti, cioè provisionati, per ciascun 
flamburo, et sono obligati questi a seguitar il Sanzacbei. E ognuno di questi San- 
zacbei ha di provisione da circa sedici milia ducati, et tengono gran numéro de 

*. 129 schiavi ben in online, et ogni volta che li accadde ire in campo et che bisogna 

inenar le mani, si trovano con una bella banda di huomini et fanno il dovere. Li 5 
soprascritti Flamburari hanno di provisione quando dissi, ma con le mangiarie et 
altre condemnationi da loro esser solilo di esser fatte, lival piu di trenta raila 
ducati; li altri perd Flamburi non hanno tanti Timaratti, ne tanta provisione ad 
gran parte, perché io so che li Flamburi piccoli non hanno trecento Timaratti, 
ne giungeno a sei mila ducati di provisione. 10 

Et per descrivere amplamente de tutta la sorte de huomini deli quali si ser- 
veno questi imperatori, ne sono etiam li Achinzi ; questi sono villani Turchi, deli 
quali è una grandissima quantité per tutto lo imperio suo; a questi villani è solito 
lo imperatore a tempo nuovo et qualche mese avanti mandar un messo, al quai 
questi Achinzi suoleno far un buon beveraggio per la buona nova che li ha por- 15 
tato ; questo li fa intendere per parte del signore che ali tanti del mese si habino 
a trovar nella tal terra a far la mostra, et che li si troverà il tal capitano mandato 
dallo imperador per far la correria contra li Christiani, quali lor chiamano Infideli ; 
et in quel luogo statuito si adunano gran numéro di questi, ove il capitano li fa 
tutti cavalcare, et vengono in una gran pianura, et vedeli passar a uno a uno, 20 
et quelli che li piaceno fa star ad una banda, et li refutati fa star a l'altra 
banda, et piglia dala banda delli eletti quel numéro con li quali ha commission di 
correr contra li Christiani, et ali altri fa comandamento che a pena delà forcha 
tornino indrieto; et immédiate si partino li refutadi; et il predetto capitano con li 
Timaratti delà sua provincia a lui commissa et li suoi schiavi, quali tutti sono 25 
assueti nel' arme, et insierae con ditti Achinzi fanno le correrie et incursioni con- 
tra li poveri Christiani, li quali continuamente vengono condutti prigioni da varii 
luoghi, adeochè per tutte le terre principali signoreggiate dal Turcho li Bazari, 
o vogliamo dir merchati, sono pieni di miseri schiavi Christiani. Questi Achinzi 
non hanno salario, ne pagamento alcuno, immo pagano décima del grano et de 30 
ogni altra cosa che ricoglieno nelle ville ove sono residenti, et pagano etiam la 
Spenza a quello Timaratto, cioè provisionato, a chi è concessa la villa ove sono 
residenti, et di ciô che in guerra guadagnano pagano la décima allô imperatore, 

f. 130 et un' altra al capitano che li guida. Et trovase qualche volta homo valente trà 

loro, quale portandosi strenuamente, il capitano fa fede al Beglierbei di lui, il 35 
quai li da qualche villa di provisione ; delli altri nullo ha provisione alcuna ; et 
se il signor volesse far di questi, ne puol far un numéro grandissimo, se ne volesse 
ben 400 mila et piu a cavallo. Tengono buonissiini cavalli, et le arme gênerai- 
mente di tutti loro sono spada, targa et lanzia, panzera, mazza di ferro, et rari 
di loro portano archi. Moreno volentieri ala guerra, perché tengono per certo 40 
andar in paradiso morendo nella impresa contra Christiani; et non solamente 
questi, ma generalmente tutti li Turchi hanno questa tal opinione di andare in 
paradiso. 

Li Azapi sono huomini a piedi , Turchi nativi , portano tutti questi archi, 



228 ■ MONUMENTA HISTORIÀE HELLENICAE 

8pada et targa , qualche accetta et partigiaoa. Questi sono posti a guardia 
délie terre, et perché in ogni terra sono deli Janizari, si mette deli Azapi piu 
numéro, et divisi dali Janizari, et se sono in castelli uno sta a guardia de una for- 
tezza, et V altro al" altra, et se sono a guardia delà terra, li Janizari alloggiano in 
5 la rocca, et li Azapi in la terra et piu numéro, perché li Janizari sono piu imperiosi 
et piu valent* huomini, onde se li Asapi fusseno raanco numéro, non potriano viver 
insieme. Hanno di provisione questi Asapi da tre fino in cinque aspri al di; sono 
nativi Turchi, corne dissi, et la raaggior parte di loro sono delà Anatholia ; vanno 
etiam con fuste, et navigli armati per mare, et sono valentissimi nelle battaglie raa- 

10 ritime ; perflno che la religione de Hyerosolymitani era a Rhodi, stavano alquanto 
quieti, ma al présente che li cavallieri sono partiti di là, è da considerare quanto 
danno possino fare questi Asapi ; et se lo imperator de Turchi tenesse conto di 
loro, nepotria havere quanti ne volesse. 

Li Deli sonno certi a cavallo che vanno senza turbanti in testa, ma con una 

15 beriola piccola, con certi vestiti loro corti flno al brachetto ; portano calze aperte, 
e '1 brachesse, con certi stivali corti poco piu alti che '1 talo dei piedi, con sproni 
longhi, tengono buonissimi cavalli, et portano spada, lancia et targha, et sono 
valentissimi huomini ; Deli non vuol dir altro, che pazzo, et morono anchora loro 
per la lor fede ; et non arrivano a quattromila o circa, et qualcheun di loro ha 

20 provision da la corte, ma generalmente quando si fa campo générale et ordi- 
nario, o correrie de Achinzi, se ne trova qualche numéro di questi Deli, et non è f. 13 
signor o capitano in Turchia che non habbi qualche uno di questi Efeli per pompa 
sua in compagnia. 

1/ ordine di questi imperatori Ottomani delo alloggiar loro essendo in campo 

25 è questo ; prima è posto il paviglione impériale nel piu idoneo et securo loco, et 
per il Beglierbei, overo Emiralem, overo non trovando li ditti, qualche Bascia 
députa lo alloggiamento del signore, et sono posto li paviglioni suoi, et intorno de 
quelli per guardia de la persona imperatoria se accolevano accolcare ben due mila 
et cinquecento Spacogliani (hora Suleiman li ha accresciuti al numéro di 3000), 

30 deli quali cinquecento sono obligati stare al scoperto a pluvia et neve armati per 
guardia, et cosi di guardia in guardia si cambiano pur armati, et li disarmati sono 
li piu propingui alla persona imperatoria ; poi sono li Janizari, quali in modo di un 
circulo circuodano il paviglione, corne fanno etiam el cavallo quando lui cavales, 
corne dissi. Negli paviglioni del signore dormeno li Eunuchi, li Izoglani et tutti li 

35 altri residenti nella casa del signore, deli quali avanti feci mentione; li paviglioni 
del signore tengono assai luoghi etstantie, divisate si al dormire et habitatione 
che fa la persona sua, corne delli familiapi suoi, et è etiam una corsa longa et stretta 
che é in modo de una strada, et ha porte da un canto al altro, et in questa strada 
stanno li Capizi del signore, deli quai sopra dissi, con lo uno et V altro Capizibassi; 

40 dal' uno deli canti di questa strada deli padiglioni, sono li Mutphat, cioè le cucine, 
da 1' altro sono le tende ove sta il Morocorbassi con li cavalli de la persona del 
Signore, et li cavalli che sono obligati condurre li Silictarii in dextra. Dentro li 
paviglioni del signore, sonno tutte le commodità che Y huomo si possa imaginare, 
si al commodo del corpo, corne al loco di adorare, et di ogni altra cosa. Da rétro- 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 229 

guardia si alloggiano corne in battaglia, li sta lo Emiralem con li Flamburi et San- 
zacchi, a modo loro, corne dissi. 

Àppresso lo impérial paviglione non ardisce ne présume alloggiy alcun vi- 
vente, ma stanno alquanto lontano. Vero è che '1 piu propinguo di tutti nel tempo 
di sultam Baiasit, corne ho visto io, era quello del Dispoto Emanuel, quale, non 5 
obstante che era christiano, volea lo imperatore che fusse honorato et reverito da 
tutti piu che alcun altro signore. Poi sono li paviglioni delli Bassa, deli Cadilescheri 
Î2 et Beglierbei; quello di Grecia alloggia in un luogo, ove tenea trentaotto San- 
zacchi, ma sultam Selim li ha cresciuti fino al numéro di quaranta. Beglerbei di 
Grecia . . ., questo ordina le squadre, tamen essendo la persona dello imperator in 10 
campo, consulta con essi Beglierbei tutto quello che si ha da fare, et non essendo 
lo imperator in campo, il Beglierbei fa il tutto, et è tanta 1* authorità di questo che 
comanda a tutti li signori et principi, fino alli figlioli delli imperatori, et à quelli 
convien combattere et non combattere, secondo la voluntà et comandamento de 
ditto Beglierbei. 15 

Dalo altro canto è il Beglierbei délia Natalia con flamburi trenta; altre volte 
erano piu, ma sultam Selim li ha remossi et postoli sotto altri Beglierbei, corne 
sopra dissi. Questo Beglierbei delà Anatolia non ha altro carico, se non che quando 
il Beglierbei di Grecia li manda a dire che esso entri nel fatto d' arme, seguitato 
dali suoi Sanzacchi, facci tanto da quello li è imposto. Quando lo imperator è in 20 
campo, entra perho anchora esso nel conseglio con il Bassa et Beglierbeo delà 
Grecia, et consultano le cose delà guerra ; è statô sempre solito che il Beglierbei 
délia Anatholia con li suoi sia il primo squadrone che intra nel fatto d' arme, et 
quando il Beglierbei di Grecia non è présente, questo comanda il tutto. Ha etiam 
una preeminentia che quello délia Grecia non ha, et questo è che '1 Beglierbei 25 
délia Grecia dà provisione fino a seiraila aspri a chi il pare e piace, et presentalo 
alli Bassa, ma quello delà Anatholia non lo présenta ad alcuno, ma li dà provisione 
et da lui lo expedisce. Questo Beglierbei porta li paviglioni rossi, corne portano li 
Bassa et altri Beglierbei, et intitulasi nelli suoi comandamenti Bassa et Beglierbei 
delà Anatholia, corne fa lo altro Bascia et Beglierbei délia Grecia. Del Beglierbei 30 
di Mesopotamia et delli altri novamente fatti non metto il modo delo andar in 
campo, perché non è accaduto levarli da le frontière deli inimici ove stanno ; pur 
anchora questi portano il paviglion rosso et intitulansi anchora loro Bassa et Be- 
glierbei, come fanno li altri Beglierbei che di sopra parlassimo. A questa andata 
del' imperator Suleiman in Persia, condusse seco el Beglierbei di Mesopotamia, 35 
el quale andava antiguardia del' esercito, poi seguiva quel delà Natolia, poi quel 
delà Grecia, poi veniva la corte et persona de lo imperadore, drietoguardia veniva 
133 lo Emiralem con li suoi flamburi. Alli altri luoghi stanno tutte le altre sorte di 
persone che vanno in campo, chi per obligatione, et chi voluntariamente, perô 
tutti li ordini appartati et divisi lo uno da Y altro, troppo gran provintia saria no- 40 
minarli tutti et destinguerli. 

Quando lo imperator va in campo, li Cadileschieri sono obligati andare, quali 
ministrano la ragione, et se accade altra diflerentia, non essendoci la persona del 
signore, ci vanno altri mandati da Cadileschieri et Bascia ; questi Cadileschieri 



230 MONUMENTA HISTORIAE HELLENÏCAE 

judicano, se accade qualche differentia, ma non le cose pertinente alla disciplina 
railitare, il Beglierbei fa impiccare et impalare come a lui pare. 

Li Zausi, deli quali dissi di sopra, sono quelli che coraandano, et fuggendo 
alcuni dello ordine, questi lo battono et fannolo ritornare al luogo suo. Sono altri 
5 justitieri nel campo a metter meta, o vogliano dir termine o prezzo fermo nel 
vendere il pane, biada et ogni altra cosa. Si fanno soleonissime guardie la notte 
neli steccati in campo, certi deputati a cavallo hanno le sciolte, et altre guardie al 
modo nostro. Per altri tempi non haveano carrette per la arteglieria, ma la con- 
duceano con la maggior fatica de mondo, et le piu volte la spezzavano, et cosi in 

10 pezzi la portavano, et quando erano alla obsedione di qualche terra nel campo la 
refondevano ; ma da un tempo in quà li Marrani, sbanditi et expulsi dala Spagna, 
hanno portato a Costantinopoli il modo délie carrette, et cannoni, secondo che re 
Carlo monstrô in Italia. Sono anchora di poi molti bombardieri christiani, perché 
nel tempo di sultam Selim erano soprapagati, et questi tali sono in tanto numéro, 

15 che questo imperator ha una cosa infinita di artiglierie, et di ogni altra cosa 
spectante al' arte militare, come far cave sotto terra, et fuochi lavorati, piu che 
principe che sia al mondo. Et intra di loro hanno la maggior obedienza del mondo, 
essendo et non essendo lo imperatore in campo, et si per sorte a caso intrasse 
fuoco in qualche paviglione, overo in qualche lato intrasse alcun latro, puol andar 

20 da un canto del campo al' altro di paviglione in paviglione, amazzando de le per- 
sone, et quelli che fussino in quel modo amazzati, se si possono defendere, si de- 
fendono senza cridar, altramente perche se gridano vi è grandissima pena, et 
questo fanno per non metter il campo a romore ; et se qualche cavallo se fugge f. 134 
per il campo ch'è grande, te ne vai ad un luogo al quai si conducono tutti li cavalli, 

25 et altre cose trovate, et se conosce esser tuo il cavallo o tua altra cosa, subito 

ti è restituito. Et nota che generalmente li Turchi, tollevano molto la fatica si nel 

dormire sopra la terra, come nel mangiare senza trope delicatezze et vivande, et 

de ogni altra fatica, per intollerabil che sia, spectante alla disciplina militare. 

Et per descriver il tutto, tutti li imperatori, re et principi de diverse fede, 

30 volendo far esercito di campeggiare, bisogna che mettino mano alla borsa gene- 
ralmente, et che spendino di loro, ma questo imperator de Turchi, facendo esercito 
per campeggiar, non solum non spende, ma guadagna grandemente ; et se vi do- 
mandi la ragione, io dico, che questo imperatore di continuo, cosi in pacë, come in 
guerra paga li Janizari ogni luna, si loro come li Àlophagi, Spachogliani, Silictari 

35 et ogni altra sorte provisionati, che ogni mese sono pagati, cosi anchora li officiali, 
et Timaratti, et Subasci, Sanzachi, ali quali sono date ville in pagamento, che sono 
pagati per lo ordinario aile ricolte anniversarie, questi tutti vengono in campo 
et conduceno seco li homini quali sono obligati condurre in campo a cavallo, et 
altre sorte di huomini, cioè gastatori, et quelli che conduceno le vittualie in campo, 

40 et questi comunemente sono angariati di tutto lo suo impero, et per ogni tanti 
fuochi mandano in campo o guastadore, o altri con vittualie et altre biade ; et 
conviene che li angariati conduchino da li ultimi conflni del suo imperio una soma, 
mezza farina et mezzo orzo, et condutta che '1 ha in campo, la gitta in un luogo 
deputado, che inmediate havuta la fede de haver condutta la vettovarie in campo, 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 23 i 

se parte il villano. Tutti li Sanzacchi et signori, et generalmente ogni gran maestro 
et horao di conto, riducendosi in campo, è solito andar a basciar la mano allô im- 
peratore, et cosi corne la persona è di maggior grado et conditione, cosi porta 
maggior o rainor présente allô imperator in campo. Non si ragiona se non el tal 
signore ha basciato la mano dello imperator con tal présente, et perA l'uno ha 5 
concorrentia deir altro, si sforza portare un bel présente ; et similmente de ogni 
sorte bottino che si fa, è solito darsi la décima, et se sono schiavi, cavalli o altra 
cosa, si da sempre il piu bello per décima al signore. Et questo basti quanto al 

, 135 campo di terra. 

Dele cose del mare. Al tempo di sultam Baiasit erano tra Pera, et Gali- 10 
poli circa cento venti galère, quale ho viste tirate in terra al discoperto, et la 
maggior parte marze et mal trattate, le fuste, perandarie erano assai, le bar- 
che erano circa venti , quale Chamali , et altri corsali , li havèano depredate 
et condutte a Constantinopoli. Sultam Baiasit dal tempo di Modon in quà non 
amava troppo le barce, ma le facea vendere, et sultam Selim chi li successe nello 15 
imperio, cosi corne augurnentô le cose de bombardier!, ha voluto anchora augu- 
mentar le cose del mar, et da la banda di Pera ha fatto fabricare un suparbissimo 
arsenale cinto di mûri con torrioni et luogo coperto da tener galère, al modo de 
Io arsenal de la Signoria de Venetiani, corne di sopra dissi ; et gia havea comin- 
ciato a restaurare lo arsenale delli imperatori christiani, ma impedito delà morte, 20 
lasso T opéra imperfetta ; niente di mancho in tal modo ampliô et augurnentô le 
cose del mare che ha triplicato il numéro delli stipendiât i, che per altri tempi non 
erano tanti. Al présente si trovano trecento Rhaysi, quali sono li capitani délie 
galère, altri navilii di grandissima importanza armate dal sigrrore, questi hanno di 
provisione alcuni quaranta, alcuni cinquanta aspri al giorno. Havea anchora de- 25 
putato il prefato sultam Selim tre mila Azapi, che hanno da cinque in otto aspri per 
uno il giorno, et sono questi Azapi tutti huomini assueti et molto exercitati aie 
cose maritime, et stanno continuamente residenti in Constantinopoli, acciocchè bi- 
sognando siano adoperati aile armate maritime. Ha etiam deputato altri tremila 
Azamogliani, Janizerotti, per metterli insu V armata del mare, bisognando, corne 30 
dissi di sopra. 

Et il modo che tengono questi imperatori in armare, è questo. Questi hanno el 
capitaneo gênerai loro di mare, che è il Sanzacco di Galipoli, il quai ha tanta ju- 
risditione che comanda fino su le mura di Constantinopoli, et possède Pera, che è 
quasi muro con muro con Constantinopoli ; et ha moite altre prérogative quel 35 
Sanzacco di Galipoli, perché nullo delli Sanzacchi sede in presentia deli Bascia, se 
non costui, corne di sopra dissi. Et perché questi imperatori hanno tre luoghi ove 
fabricano al présente le galère, cioè a Constantinopoli, a Galipoli, et in Sinapo, 
Nicomedia, quando lo imperator vuol armare, fa intendere al Sanzacco di Galipoli, 

f. 136 il numéro délie galère et altri navilii, che vuol armare, o in Constantinopoli, o in 40 
Galipoli, o in Nicomedia, et falle condurre tutte a Constantinopoli, et fanno remen- 
dare et racconciare tutte in li predilti luoghi, et fanno venire li angariati per il 
remo di tutto lo imperio suo, che la maggior parte di quelli sono christiani, et 
pervenuti che sono a Constantinopoli o ove se vuol armare, imbarcati che sono li 



232 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

huoraini dal remo, et assegnati li Reysi, cioè li capitani dele galère, metteno per 
ogni navilio armato deli soprascritti Azapi, Janizerotti, et Janizari veterani, et 
hanno bonissime galère, perché li huoraini dal remo sono pagali, et hanno cinque 
aspri al giorno, et sono benissimo pagati, si loro, corne li sopranominati capitani, 
5 Janizari, Janizerotti, Janizari veterani, Asapi, et altri huoraini assueti et experti 
nell' arte raarinaresca, et nel combattere, et ogni mese, che non manca, hanno la 
paga loro. Vero è che questo pagaraento è fatto a spese deli christiani, perché non 
si . . . hnponga générale angaria di trenta, quaranta et ancho cinquanta aspri per 
Charazo, de sorte che lo imperator non spende la mita delli danari che esso accu- 

10 mula per questo armare. Et rare volte quando armano, aggiongeno al ca pi ta no di 
Galipoli uno Bascia sopra 1* armata, et questo per dar reputatione a la armata, et 
quel Bascia, si chiaraa il Capitano générale del tutto. Et è da intendere che tutta 
T armata non è pagata dalla corte, ma solaraente le galère, barce et qualche fusta 
grossa, per le perandarie (per far traghettare et condur cavalli) et schirazzi grossi, 

15 per condur vittualie per 1' armata. Et è anchora da sapere che quando suit a m Su- 
leiman volse far la impresa di Rhodo, armô ottantacinque «galère sottile. trenta- 
cinque galère bastarde, sexanta fusle grosse, et cinquanta schirazii, et centocin- 
quanta perandarie, et tutto il resto de 1' armata era di più mercatanti, et armata a 
loro spese, et eranci molti corsali che seguitorono V armata per guadagnare, et per 

20 andar contra li christiani per Y anima sua. Et questi imperatori de Turchi hanno 
ampliato le cose del mare per le discordie et ignavia deli principi christiani, corne 
piu volte ho ditto di sopra. 

Et perché quando parlai deli stipendiati delà corte non mi ricordai meter le 
cose del mare, è da sapeae che questi imperatori, tengono molti salariati per 

25 fabricar galère, marangoni et calefatti dal tempo di sultam Selim in quà, et quando f. 137 
possono havere huomini a questi exercitii idonei li soprapagano, et sono questi pa- 
gati si loro, corne li Reysi, dal thesaurier générale Casnatharbassi di fuora. E da 
sapere che oltre li angariati, che sono astretti di condur vittuarie in campo, corne 
dïssi, Suleiman imperatore ha fatto uno ordine de piu et ha eletto uno officiai che 

30 si chiama Ordizi, sono al numéro quattromile, Y imperator ha prestato a chi cento, 

a chi ducento, a chi trecento ducati, loro soleno et sono obligati mercadantar et j 

condur vittuarie in campo et venderle; questa cosa ha ajutato grandemente Su- 
leiman quando fu a Bagdet, et Sophi toise le vittuarie per il contorno, et se non 
fusseno stati sti Ordizi, che qualche poco, insieme con li angariati, solevorno li 

35 eserciti. 

Délie cose délia corte o pertinente a guerra non mi estenderù piu a scrivere, 
ma solamente sotto brevità parlerô de costumi de signori Turchi, et rito loro. 

E consueto generalmente di tutti li Turchi, mangiar tre volte il giorno, corne 
di sopra habbiamo ditto, et fanno le lor vivande, con butiro assai, et riso con carne 

40 tagliata minutissimamente, et fatta in ballotte, corne dissi, moite altre vivande di 
pasta, et di altre sorte, molto différente dalle nostre ; et hanno per peccato ado- 
perar cucchiari d' argento, et perù li maggior signori di Turchia adoperano, irarao 
esso imperator adopera, chucchiari di legno, perché la legge loro cosi vuole ; et 
usano ditti signori piu chè di ogni altra sorte piatti di porcellana ; et il bever loro 



DOCUM. STRATH. II.LUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 233 

è acquà con zucharo et con mêle, et qualche syropo t et questo perché la legge 
li proibisce bever del vino ; vero è che in moite parte del ditto signor Turco mal 
se osserva da ogni homo tal cosa, per esser li stipendiai quasi tutti àgliuoli de 
christiani, onde benchè siano Turchi, essendo assueti a bever vino, ne beveno, et 
piu che quello che si conviene. Sogliano stare in mensa, quando fanno convitto o 5 
straviza che loro dicono Sopet, da una mattina al' altra, et non hanno per vergo- 
gna esser visti briachi ; li vini nascono nel paese et deli buoni, et sono coltivati da 
christiani, perché a Turchi è proibito da la ^egge far del vino, et li Turchi non 
sono soliti tenere per altro vigne, se non per mangiar la uva, et per far anchora 
certa composta con synapo, con laquai conservano la uva da 1' uno anno a 1* altro 10 

'. 138 nelle lor case, che par che sia quasi sempre fresca. Hanno etiam vini si di Candia, 
corne di altri luoghi che mai non mancano, et spendono molti danari in vini, 
perché quasi tutti li cortigiani ne bevano. Le donne et fanciulli loro per ordinario 
beveno de l' acqua. Le loro mense sono di corio, le quali domandano Suffra, 
sopra le quali metteno li piatti con le vivande, et il pan tagliato et li mantili da 15 
forbirsi le mani, et completo che hanno il mangiare, levati li piatti, levano quella 
cosa di corio laquai è tonda, et chiudesi corne si fa una borsa, et levano in ditto 
corio tutto il pan tagliato, et ogni altra cosa che avanza al mangiar loro. Li altri 
Turchi, che non sonno figliuoli di christiani, ma sono nativi Turchi, raro, o mai, 
beveno del vino, perché osservano meglio la loro legge Mahumettana, sono an* 20 
chora manco usati a bever ditto vino et potissimura nella lor pueritia, che non 
sonno li christiani rinegati. Questo imperator di Turchi Suleiman ha cominciato far 
tavole et trespi a la foggia de Cristiani, et fasse servi re, corne di sopra dissi, con 
grandissima pompa. 

El seder lor è in terra sopra tappeti con qualche cusino o di seta o di qualche 25 
altra sorte secondo la possibilité di ciascuno, et sedeno con li piedi incrociati, 
corne fanno qui li sarti. Li signori et gentilhuomini fanno una cosa alta, composta 
di tabule, che si domanda Soffa, sopra là quale pongono li tappeti et cusini d' oro o 
di seta, secondo la possibilité del signore o zenttlhuomo, et sedeno. , 

El dormir loro è sopra li matarazzi, et intendo de li signori et potenti ; letti di 30 
piuma né esso imperatore , né altri usa; et dormeno la maggior parte di loro, 
maxime l' inverno, senza lenzuoli, tengono il materazzo con un tappeto di sopra 
con i cusini, et cuopronsi con una coltre. Niente di manco nel tempo che cominciô 
a regnar sultan Baiasit, per esser loro stati assai tempo in longa pace, cominciô- 
rono a vivere un poco piu civile et delicatamente ; ma venendo poi sultam Selim, 35 
per essere stato piu austero, et bellicoso, per haverli exercitati di continuo a la 
guerra, erano tornati allô antiquo vivere, che era nel tempo di sultam Mehemeth, 
imperatore austerissimo. Suleiman che è al présente imperatore, che se deletta 
granderaente de gioie et pompe, li ha redutti, et viveno con- le maggior lascivie del 
mondo, et usano lenzuoli lavorati di seta, coltre de velluto et oro pomposissime, et 40 
altre delicatezze, che mai si usorono simile in Turchin. 

f. 139 El modo del vestir loro è questo; vesteno longo si lo habito di sotto, corne 

quel di sopra ; quel di sopra chiamano Caphtan, che Latini vulgarmenle chiamano 
Casacca; quel di sotto chiamano Duliman. Portano un turbante in testa, quai è 
Vol, IX. ' 30 



234 MONUMENT A HISTORIAE HELLENICAK 

una berretta longa, et atorno atorno quasi fino apresso la cima ci sta attortigliato 
un gran fascio di tela biancha, che è il turbante, et questo habito di testa è por- 
tato generalmente da H signori, Bascia, Beglierbei, Cadileschieri, Tephterderi, Erui- 
ralem, lo Aga grande di Janizari, et tutti li altri Aga et signori et huomini di 
5 conto. Li raerratanti et ogni altra sorte persone che hanno piu civilité, tutti por- 
tano ditto turbante di tela biancha. Vero è che sono certi officiali de la corte che 
portano li Zarcula bianchi, et dritti con fregi d' oro, quali sono questi, li Solacchi, 
Iaiasbasci, Bulubasci de lanizari. Li Capizi sonno soliti portar il Zarchula bianco, 
et non dritto, con fregi di oro per ornamento del Zarchula, che soleno valere 

10 dugento , trecento et qnattrocento ducati, et qualche volta piu louno; H altri 
provisionati de la Porta portano il Zarchula rosso, alcnni di loco col fregio d* oro 
di ditta valuta et piu ; li altri quasi tutti portano il turbante di tela, li Janizari 
lo portano bianco, et li Azapi rosso, corne dissi. Qualche uno deli cucinari por- 
tano ditto turbante di tela, ma piccolo. Li Achinzi portano li Zarchula rossi, co- 

15 me li Azapi. Soleno portar li famegli et poveri huomini una berretta longa in 
modo de un pan de zucharo di color tane et di feltro; li altri piu poveri huo- 
mini et li Achinzi, overo Coinari, portano una berretta fatta con due aie grande 
di gabenicchio bianco. Li loro sacerdoti, che si tengono grandi religiosi, por- 
tano il turbante, ma in luogo di tela, portano rascia bianca con ditto turbante. Li 

20 Seiti, quali dicono essere del sangue et descendentia del propheta loro Mahumetto, 
portano il turbante tutto verde, alchuni di loro di tela, overo di rascia biancha, 
con una strica verde per esser cognosciuti differentemente da li altri. 

Si fanno rader li capelli, et sopra il vertice lassano un poco di capelli, et questo 
fanno massime li huomini armigeri, et dicono alcuni che quelli capelli che lassano 

25 sia lo appiglio de la testa, se mai accaddesse li fusse tagliata, accio non sia detur- 
pata la faccia con le raani sanguinolente delo homicida ; si radeno anchora la barba, 
lassando solo li mostacchi ; questo fanno generalmente tutti li giovani, et li ar- 
migeri, salvo li Cadileschieri, li Cadi, li religiosi chiamati Thalassumani, che sono f. 140 
di loro preti ; ma li Seiti che sono del parenlado de lo propheta Mahumetto, corne 

30 dissi di sopra, se radeno tutto il capo, et portano la barba molto prolixa, et il 
simile fanno li Chazi, che sono quelli che sono iti a la Mecha a visitare il se- 
polcro de loro propheta Mahumetto, li quali anchora portano la barba longa ; et 
similmente li zentilhuomini et altri huomini di conto, come co min ci a no a venire 
in età, hanno consuetudine di portar le barbe. Et portano stivali con stivaletli 

35 dentro, et li stivali loro sono con ferro di sotto, cosi anchora portano le loro 
scarpe con ferri et brocche. Portano le braghesse larghe con calze aperte gene- 
ralmente; vero è che li Thalassumani, che sono li preti loro, et altra sorte di 
religiosi la maggior parte van no senz' altro in gamba, ma a li piedi solamente 
portano una sorte di scarpe. 

40 Le donne deli Turchi portano anchora esse Caphtani et Dolimani longhi 

a la foggia di quelli che portano li huomini ; vero è che sonno piu politamente 
fatti. Et portano anche esse donne braghe, con stivaletti molto galanti, con 
ferri sotto chôme li huomini loro, et fanno un strepito nel caminare, maxime 
caminando sopra le piètre, non molto différente da cavalli o mule. Portano esse 



OOCUM. STRATH. 1LLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 235 

donne in capo un lor concier quai domandano Geber, che è una cosa fatta in 
modo di un pan di zucharo, et è molto longa et piramidale; de le lor trecce, 
lassata una parte di cervetti per ornamento del volto, il residuo portano intor- 
tigliate drieto, che pendeno al modo che portano di quà le donne a foggia Spa- 
gnola ; portano ditte donne certe tovaglie in testa che si domandano in Turchia 5 
Macramà, che in greco si dice Prosopsi, et portano anchora alcuni veli lavorati 
atomo atorno con oro et molto riccamente fatti ; portano anchora cinture larghe 
a la foggia che portano li homini loro, che è quasi X braccia longa, di una cosa 
fatta de seta vergata, et è larga tre braccia, et piu ; aile loro orecchie portano varie 
sorte di circelli de oro con moite gioie per dentro, similmente in fronte portano 10 
gioie preciosissime fatte in modo de una ghirlanda, che circonda el capo con 
certe altre gioie sotto il mento presso la gola ; portano catene d' oro al collo, le 
quale chiamano Boimach, et certi gorgiarini di balasci et zaphiri forati, da loro 
molto usitati et apprestati. 

Cominciorono li Turchi al tempo di sultam Baiatit a far pompe, e di poi 15 
sultain Selim che li successe, ha condotto dal Cayro, et de la Persia una cosa 
infinita di thesori, gioie et altre ricchezze , di sorte che li Turchi al présente 
141 usano le maggior pompe del mondo; nel tempo di sultam Mehemeth non si ha- 
veria trovata una fodera di volpe per miracolo, et massime nelli cortigiani et 
armigeri, perché esso signor li haveria fatto il maggior scorno del mondo ; ma 20 
al présente quasi tutto homo veste panni d' oro, velluti cremesini alti et bassi, 
et de ogni altra sorte, panni di seta foderate di lupi, cervieri, gebelini, martore et 
armellini, et de ogni altra sorte pelle, et fanno al présente massime li cortigiani 
grandissime et excessive pompe. 

E anchor da sapere che nel tempo di sultam Mehemeth solevano portare 25 
certi fregi d' oro al Zarchula sopra del capo, corne descripsi sopra, quali erano 
falsi, fatti di rame o de argento indorato, et al piu costavano ducati 20 1' uno, 
et portati che si havevano qualche tempo, doventavano negri in tal modo che 
era una vergogna a vedere ; uude sultam Baiasit fece uno edicto di pena grandis- 
sima, si al maestro, corne a chi portava ditte scuffie overo zarcula, et per questo 30 
tutti si fanno de oro purissimo, et dal tempo de ditto sultam Baiasit fiao al pré- 
sente a le loro donne, ove se allacciano o affibbiano davanti il petto, dal capezzo 
fîno alla cintura, tengono un fregio fatto de oro, con infinité perle, et piètre pre- 
liose, et ho visto tal donna mogli°ra de cortigiano, portare atorno il valore di 
mille, domila, tremila, et anchora quattromila ducati, unde si puol pensare quai 35 
che debbano far le donne de gran signori. Soleno queste donne portare certe 
scarpe molto galante, chiamate Pasmac, et sonno fatto de corio, et da un certo 
tempo in quà, hanno cominciato a portare ditte scarpe coperte de oro purissimo 
con gioie di sopra, et quasi tutte vanno al présente a questo modo pompose. Le 
cinture et li guarnimenti dele spade de ditti cortigiani generalmente sono guarnite 40 
d' oro, che nel tempo deli altri imperatori non era cosi. 

Sono questi Turchi comunemente gelosi, et tengono gran numéro di donne, 
perché la lor fede cosi permette; una perô è la principale, usano con tutte, et 
quella che se ingravida, ha questa prerogativa che '1 suo figliuol succedde nella 



236 MONUMENTA H1STOR1AE HELLENICAE 

heredità et portione. Le donne loro sonno molto lascive et lussuricse, et per 
questo tengono quelle chiuse, et con grande riguardo, et tengono eunuchi a guar- 
dia d' esse ; et se accade aile donne loro andar fuor di casa, li fanno portare un 
vélo di seta nera, col quale portano la faccia coperta per non esser viste, ne 
5 conosciute da alcuno ; non le lassano ne parlai*, ne praticar con alcuno, ne etiam 
con li figliuoli loro mascoli, nati perô de altra donna. Li flgliuoli mascoli stanno f. 142 
dentro negli serragli insieme con le femine, fino a tanto che si allevino un po 
grandetti, et poi li cacciano fuora di ditti serragli, et pongongli a le schole a im- 
parar lettere, et lo exercitio railitare, et non è alcuno, si principe, corne gran si- 

10 gnore et etiam esso imperatore, che non faccia imparare alli figliuoli suoi qualche 
arte, mediante la quai arte, se per sorte li accadesse ad versa et contraria for- 
tuna, possino campar et sostentar sua vita. Sono molto obedienti 1' uno al* altro, 
et se cascano in adversa fortuna, se sottopongono a ogni vil servitio. Et se ve- 
deno qualche loro schiavo virtuoso, li danno la propria flgliuola per moglie, non 

15 extimando 1* huomo alcuna cosa, se non tanto quanto è virtuoso, etiam che fusse 
del piu nobil et generoso sangue del mondo ; et recordimi de una Bascia che al 
tempo di sultam Baiasith era il principale, che si chiamava Isach Bascia, molto 
favorito dello imperatore, che era redutto in decrepita età che'l signor havea dalo 
per provisione Obturach Salonicchi, quale una provisione, corne ho ditto di sopra, 

20 che si da dallo imperatore et non è obligato andare in campo, et era corteggiato 
et honorato generalmente da tutti per esser, corne ho ditto, molto favorito dello 
imperatore, et era quello che consigliô a sultam Baiasit che non si componesse 
col fratello suo Zen ; questo Isach Bascia teneva una corte di piu di cinquecento 
schiavi, deli quali al manco ducento portavano le scuffie et zarchula con li fregi 

23 d' oro, et nel pretorio ove soleva dar audienza teneva una Opanca, che è una cosa 
fatta di corio crudo, quale usano portar li villani loro, in luogo di scarpa solata e 
di corde ligata, chiamata antiquamente corne si legge Carbaltina ; questa carbat- 
tina teneva appicata al mezzo del cielo délia caméra, et voleva per questo infe- 
rire che non si vergognava di esser nato di bassa conditione, anzi lo haveva in 

30 grandissimo honore, et spesse vol te si voltava verso li schiavi et amici di casa sua 
et diceva : vedete, figliuoli, di che inflrao grado sono nato et a quanta altezza sono 
venuto ! forzatevi aduncha esser virtuosi, che la clementia et liberalità del nostro 
imperatore è molto grande. Sono anchora li Turchi molto obedienti ï uno al' altro, f. U3 
et massime allô imperatore, onde mi son trovato vedere alcun di questi Turchi, 

35 esser chiamati dallo imperatore, et erano certi che lo imperatore li faria morire, 
et niente di manco per loro virtu andavano intrepidaraente et voluntarie a far la 
obedienza imperatoria, et spontaneamente, se facea di bisogno, morivano ; et è cosa 
certa che lo imperator de le rose spectante a esso con una mini ma lettera che 
scriva fa tremare ogni homo, et spesso un minimo schiavo mandato da esso im- 

40 peratore condurrà prigione, preso, et ligato in ferri il maggior signore di Turchia; 
se un Bascia è deposto dal officio, li danno qualche sanzaccho o provincia o altra 
sorte provisione, et sottopuonsi, et sta a obedienza del Beglierbei o de altro suo 
superiore, che prima era a lui inferiore, et portasi come non fusse mai stato in 
reputatione alcuna, con tanta humiltà quanta sia possibile a dire. 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 237 

Son soliti questi Turchi cosi corne noi usiamo far riverenza aile persone se- 
condo il grado, dignità et conditione loro ; se vanno a basar la inano dello impe- 
ratore sono soliti lassar li Pasmacchi, che sono certe scarpe exemptile che essi 
portano sopra certi stivaletti, è necessario che lassino questi pasmacchi fuora délia 
anticaraera dello imperator, et due deli custodi del signore li tengono le ma ni 5 
drieto, et molto abasso bascia humilmente il tappeto in terra ; el signor alhora 
per gratia lo chiama con cenni, overo lo fa chiamare da qualche altro suo assi- 
stante, che li fan atto che vadi a basare la mano dello imperatore, overo il piede, o 
zenocchio, o tappeto ove sede, et tutte queste cose sono dal piu al meno secondo 
il personaggio che va a far la riverenza, et secondo la qualità et conditione de la 10 
persona cui si fa tal riverentia. Questi non costumano cavarsi il turbante o altra 
cosa che si porti in testa, corne facciamo noi la berretta, ma se vogliano honorare 
alcuno, se va da zentilhomo a zentilhomo o da un giovane ad un vecchio, quanto 
piu lo vogliano honorare et reverire, tanto piu se inclinano col capo ; et se vai a 
basciar la mano de un signore o principe, sei honorato o di sedere o di altro, corne 15 
anchora nelle nostre bande quando si vuol honorar uno. Et nota che quelli che 
'. 144 vanno a basciar la mano dello imperator generalmente sogliono andar con pré- 
senti, ma poi quando ti parti sei vestito di una veste che lo imperator ti fa donar. 
Et perché non mi venne a memoria, quando scriveva dele cose dello imperatore, 
dovete sapere che hanno questo consuetudine, che partito che sei dallo imperatore, 20 
essendoti stato donato casacca, o cavallo, o altro, ti viene uno a trovare et diceti : 
Amico, tu hai dallo imperatore recevuto un présente che val cento ducati, o piu 
o meno, (secondo che val il présente che t' è stato donato), a me perviene un tanto 
per datio ; et cosi se lo fa pagare fino ad un aspro. Et io ho visto spesse volte 
pagar questo datio fino alli imbasciadori, et per brevemente parlare, in quelle 25 
parte son piu per il denaro che '1 Diavolo per le anime, et non puoi far cosa di 
questo mondo, ne con Bascia, ne con Cadilescheri, ne con Cadi, ne con Sanzacchi, 
o de altra sorte signori che non facci il tutto per ranima di tuoi danari ; et dico 
cosi che tutte le bocche di questi Turchi sono fatte per mangiare, talmente che se 
vai ad un principe o altro signor di Turchia per impetrar qualche cosa abenchè 30 
miniina, se vai senza présente, hai fatto poco o nulla. Se vai a basciar la mano 
do uno principe o altro signore di Turchia, se esso vole, in dui modi si lassa 
basar la mano, cioè che generalmente si lassa no basare la parte di fuora delà 
mano, et volendoti piu honorare, ti fa basciar di dentro la palma de la mano; et se 
vai a visitare un gran maestro Turcho, ordinariamente esso ti fa sedere, et se ti 35 
pare di non honorar troppo quel signore, per esser quello a te eguale , volendo 
puoi sedere con le gambe incrociate nel modo che fanno quà li nostri sarti ; altra- 
mente andando a Visitation di qualche gran principe, se quello ti comanda che 
seda, se li vuoi obedire, puoi sedere, et se vuoi fare il debito tuo, volendolo hono- 
rare, puoi sedere in zenocchione, assettato sopra le calcagne et plante de li piedi, 40 
perché sedendo a questa foggia, è una forma solita di honorare un signor et mag- 
gior di tè in quelle bande. 

Et per descender piu particularmente al vivere et costumi loro, questi sono li 
piu lussuriosi huomini del mondo, et tengono moite donne, corne ho ditto, perche 



238 BIONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

la lor legge lo permette per augumentar la proie, et tengono anchora quantitâ 
di mascoli et usano con quelli. Et benchè loro Mahumeth vetasse totalmente la so- i 145 
rîomia, et vuol che un sodomita sia gettato a scavezzacuolo di un luogo eminente 
et alto trecento passi, overo sia lapidato secondo la sua legge, hanno perô preso 
5 questo vitio tanto in uso che fanno quasi publicamente tal atto senza timor de Dio 
et senza vergogna deli huomini del mondo. 

Et perché questi imperatori hanno instituite et ordinate certe loro legge, è da 
sapere che tra li altri hanno questo decreto : è un certo officio over gabella che 
se domanda Naiplic, quai officio si suol vendere, et quel che compra questo ofiicio 

10 overo datio se chiama Naip, et exigesi in questo modo ; se tu ti mariti, inanti vai 
al Cadi, il quale scrive corne un tal piglia per sua mogliura la taie, et non puoi 
usar matriroonio con essa se non vai a pagare una certa quantità di denari al 
Naip, et non servandosi questo, il Naip puù condemnare si 1' huomo corne la 
donna, perché lo officio suo si estende generalmente in gastigarc et punire ogni 

15 persona cosi mascolo corne femina, trovato in peccato di lussuria. Et se si trova un 
christiano in atto venereo con una Turcha, ci corre pena o d'esser brusato o 
farse Turco, et ho visto tali che hanno pagato li cinquecento, mile et dui mila 
ducati per non farsi Turco ; et se è trovato uno o christiano o Turco, in atto ve- 
nereo con una christiana, son posti sopra uno asino con una tripa in capo et li 

20 danno la coda in mano et vanno torniando per la terra cosi 1' uno corne 1' altro ; et 
se si trova qualche huomo di conditione in shnel delitto, per non esser vergognato 
per la terra, pagherà li cinquecento et mile ducati, et piu et meno secondo la pos- 
sibilità del delinquente ; et se questi Naip trovono uno con qualche garzone, non lo 
puô cundemnare, ne tuorli piu de cinque aspri, ifa che per non punire altrimenti 

25 h Sodomiti, hanno preso in tal modo in uso quel maledetto vitio che n' è piena 
tutta la Turchia. Le donne Turche si tengono molto nette, et sono da quelle 
molto usitate le stufe, sono piu diligente et pulitamente edificate che iu queste 
nostre parte, et servesi 1' huomo di loro con gran nettezza ; usano fréquente mente 
molti et varii profumi, et sono molto attrattive et lussuriose, corne anchora li loro 

30 huomini fuor di modo ; li huomini potenti et ricchi, tengono una caterva di simel f. Uti 
cose, et per posser meglio lussuriare, mangiano varie sorti de confectioni calidis- 
sime quale si portano de la India et di Syria, et acquistano molti figliuoli, et me 
ricordo haver visto in vicinanza uno sartore, il quai si trova va quaranta figliuoli 
tra mascoli et femine, et se non fusse la peste, che è molto peculiare a quelli paesi, 

35 saria piu in numéro di loro che di terra. Non si guardano li Turchi da la conta- 
gione di peste, perché oredeno firmamente che infallibilmente sia destinato l'homo 
si al maie corne al bene, et dicono ciascaduno haver scritto in fronte la ventura 
sua, et quello li debbe intervenire, et dicono che da quello non puô scampare, et 
perd se visitano 1' un Y altro, corne se fussino amalati di qualche simplicissima 

40 febbre. E costume di questi Turchi, per poter viver piu libidinosamente, partirai de 
le lor terre la maggior parte di loro nel principio delà estate, per fuggir il caldo, 
che vanno a certi monti domandati da loro laila, ove quasi è sempre aer temperato 
et fresco, et stanno in quel loco con le faraeglie et brigate loro in grandi piaceri 
fino al* autuuno, et poi retornano aie solite loro habitatione. Usano la estate an- 



D0CUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUQNIS) 239 

chora per questo lascivare certo lacté acro chiaraato da loro Iugurth, che è molto 
rinfrescativo ; etiara Chaimac che è capo di latte. Quelli che vanno al Iaila, et re- 
mangono nelle loro terre, sono soliti nel tempo estivo ponere nel bever loro de la 
ghiaccia, overo de la neve, de la quai in quelli tempi li bazari sono pieni, perché H 
villani nel verno ne adunano gran quantité, et conservonla per venderla in state 5 
non senza gran loro industria. 

Saria troppo longa cosa voler narraro tutti loro coslumi, non rai par perô 
cosa décente pretermettere alcune cose, pertinente alla loro religione, et massime 
perché essi Turchi hanno œodi assai extranei et differenti da quelli di Christiani. 

E da sapere che li Turchi sono soliti fabricar le lor chiese quadre, nel modo 10 
che fabricano li christiani, et tende alquanto a longo ; non usano essi altari come 
facciamo noi, ma loro adorano et officiano in terra piana, et generalmente li altari 
. 147 di Christiani et Hebrei sono verso levante, quelli de Turchi vedeno verso Taustro, 
cioè il modo de loro adorare è verso l' austro. Non hanno loro tante capelle, ne 
tante cose, ma hanno un luogo solo determinato, verso il quale tutti si voltano 15 
adorare. El Thalassumano, che è il lor prête, intra a far Tofficio et ceriraonie loro, 
lavato et scalzo ; et adorano in questo modo, si inginocchia ditto Thalassumano, 
overo loro prête, sopra un tappeto quale ha certi caratteri et segnali, il quai tapeto 
si domanda Nomascalisi che vuol dire tappeto di adorare ; sta questo loro inzenoc- 
chiato, et qualche volta assettato in zenocchioni sopra le piante deli piedi, et 20 
dicono certa oratione et spessissime volte si abbassono et basciano la terra nel 
dir di quelle orationi, overo basciano il tapeto. 

Sono soliti tutti li Turchi generalmente lavati andar ad adorare, perché se- 
conde che dicono quello che è lavato, se trova netto et mondo da ogni peccato, et 
in quel modo Dio exaudisse le sue prece. Si voleno prima inginocchiar li religiosi, 25 
et quelli che hanno qualche luogo, overo grado ne la chiesa loro, poi li signori, et 
conseguentemente tutti in schiera, lo un drieto a V altro, et secondo dice il prête, 
cosi tutti li altri dicono. E anchora da sapere che nelle lor chiese non usano ima- 
gine de alcuno santo o propheta loro, perché la legge loro totalmente li proihibisce 
la pictura et sculptura, et perô le mura de le lor chiese sono totalmente bianche et 30 
schette. Tengono lampade accese nelle loro chiese. Le loro campanili sono tondi, 
et non usano campane, perché la lor legge cosi comanda, non permetteno che alcun 
christiano loro vassallo le usi, exepto alcune chiese di christiani priviligiate che 
sono a la foresta. Sono soliti poner la luna per insegna a ditti campanili et chiesa, 
come facciamo noi christiani la croce. Li loro sacerdoti sono soliti montare sopra 35 
ditti loro campanili cinque volte tra el di et la notte, et alta voce gridano la loro 
oratione, per esser li campanili alti sono uditi molto di lontano. Sogliano in ogni 
loro oratione, si sopra li campanili, come nelle chiese, pregar che Dio metta divi- 
sion tra li christiani, et vedo per certo questa cosa haver effetto, et non posso 
pensare che le loro oratione siano di tanto -valore, ma piu presto li peccati deli 40 
f. 148 christiani, che non lassavano concordare li nostri principi christiani, per liberar di 
tanta durissima servitu li poveri et miseri loro vassalli christiani, et se mai fu 
tempo è il présente. 

Questi Turchi sono molto observanti de la fede loro ; fanno dui Ruzi, che a 



240 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

dire apresso di nui due quadragesime, ogni anno, et ciascuno di quesli Ruzi dura 
un mese, et jejunino ferventissimamente in questa forma , non mangiano ne be- 
veno dalla mattina alla sera, et hanno piu passione per la tollerantia de la sete 
che altra cosa ; et la sera, dapoi che la prima stella è apparita et uscita fuora, 
5 mangiano carne et de tutte le altre vivande solite da loro esser mangiate, ma non 
solamente non possono bever vino, ma ne anchora accostarsi al luogo ove si 
vende, et se qualcheuno di loro si trovasse ebrio durante ditto Ruzi, è condemnato 
et battuto molto bene. La Pasqua loro, quai si chiama Barian, soleno far con 
mol ta allegrezza et solennité. Et nota che una di queste due quadragesime, che va 

10 alta et bassa corne quella de christiani, è osservata generalmente da tutti, perché 
cosi sono obligati dalla lor legge; 1* altra che seguita poi, che non è di tanto pre- 
cepto ma di devotione, è fatta comunemente da tutti li religiosi, et dali Seiti, che 
sono quelli che sono discesi del parentado di Mahuinetto loro propheta, et li Chazi, 
che sono quelli che sono andati per il perdono ail* arca di Mahumetto il di délia 

15 indulgentia plenaria délia visitatione de dicta arca, et il di délia Pasqua loro, cioè 
Barian piccolo ; et solito esser chiamata questa seconda Pasqua Chazilarbariam, 
cioè la Pasqua di Chazi, perché chi vuol intrar a pigliar la perdonanza convien che 
jejuni tutta la ditta quadragesima, et di poi che sono partiti da la Meccha, sono 
obligati ogni anno jejunar ditta quadragesima perfin che viveno; et cosi costuma- 

20 no, et sono alchuni che chiamano questa Pasqua Chuzucu Bariam, che vuol dir la 
piccola pasqua, et per esser 1' altra di precepto, si chiama la gran pasqua. 

Li soprascritti Chazi sono corne è a dire nelle parte nostre li pellegrini che 
vanno in Jérusalem ; et in Turchia costumano andar a visitar Y archa di Mahu- 
metto, che è a la Meccha', quasi tutti o la maggior parte deWrcadanti che sedeno 

25 in Besestan, quale è un luogo che si chiude con porte, nel quai luogo son bot- 
teghe, ove si suol vender le piu preciose cose che si trovino, corne gioie, panni f. 149 
de oro, et de seta, schiavi et de ogni altra cosa di conto, et sono soliti quasi tutti 
li Turchi ricchi tener in deposito lo baver loro in questo luogo di Baseztan ; perché 
ditti Chazi o la maggior parte di quelli che sedeno in Basestan sonno huomini da 

30 bene, et consegnandoli o darli in salvo, non mancha mai cosa alcuna. Et questi 
Basestani sono quasi per tutte le terre famose et di conto. E da sapere che apresso 
li Turchi, sono in gran reverentia quelli che vanno alla perdonan/.a preditta de la 
Meccha, et fannoli precedere nelli honori, corne fanno in queste parte quelli che 
hanno qualche grado; et per questo cosi piccoli corne grandi si sforzano andar 

35 nel ditto peregrinaggio, nel quale patiscono grandissimi incommodi, et hanno mas- 
simamente grande penuria de acqua, et questo in certi deserti che erano del Sol- 
dano, et staranno alcuna volta due o tre giornate o piu che mai trovano acqua, et 
per questo in tali luoghi cavalcano cameli, che sono animali che tollerano grande- 
mente la sete. La perdonanza loro non se intende veramente fatta, né anchora 

40 é chiamato vero Chazi, se non va a salutare in Jérusalem, oveè il tempio di 
Salomone ... ch' è chiuso, et in Bethléem ove nacque Christo, poi vanno alla Mec- 
cha ove è il sepolchro di Macometto, et expettano el di del Barian piccolo, et salu- 
tano et fanno le oration loro, et poi retorna ciascheduno aile case loro, et quando 
quelli délia terra présentant) el lor ritorno, serra no le botteghe quasi tutti, et van* 



DOCUM. STRATII. ÎLLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 24 i 

noli incontra si li offîciali dello iraperadore come de ogni altra sorte gente, et re- 
ceveno quelli con grandissima pompe et honore. Questi soleno portar al collo 
certi fazuoli bianchi, quale habito non porta excepto essi Chazi et qualch' uno deli 
Seiti discesi del parentado di Mahumetto loro propheta et qualch' uno che fa del 
santo. Si trova grandissima moltitudine de Chazi, perché alchuni vanno a quelle 5 
perdonanze per zelo di fede, et assai per mera pompa. 

Questi Turchi soleno perô communemente esser molto calidi et ferventi in 
observare il rito delà fede loro; vanno alla chiesa a salutare moite piu volte di 
quel che fanno li Christiani, perché essi Turchi sono obligati generalmente tutti 
salutare sette volte tra el di et la notte, cinque in chiesa, et due in casa loro, 10 
una quando vanno a letto, et 1* altra quando si levono da dormire. E ben vero 
, 150 che li cortigiani non sono cosi ferventi, per esser figliuoli di christiani la maggior 
parte, ina quelii che sono nativi Turchi non falleriano per una gran cosa. 

La legge Turchesca prohibisce espressamente al christiano overo Hebreo 
parlare délie cose pertinente alla fede loro Mahumettana, iramo vole et comanda 15 
che se un christiano parla dele cose de la fede senza fallo, che mora. Sonno 
molto vigilanti et pronti ad iuducere un christiano alla loro fede, et farlo Turcho 
usano varie et diverse vie. Sono soliti per questo spesse volte levare una vania 
verso di qualche christiano, dicendo che '1 ha blasphemato la fede Maumettana 
o qualche propheta loro, et trovano, se vogliano, cinquanta testimoni falsi, i 20 
quali par far sacrificio a Dio testificanno il falso contra Christiani per farli Tur- 
chi, quel Christiano è sententiato dal Cadi o esser brusciato, o farse Turco ; et 
per questo non passa mai anno che non sia abriisciato qualche Christiano in 
Turchia per la fede di Christo, li quali sono martyri. 

E da sapere che la legge Mahumettana non vuole, ne anchora in alcun 25 
modo permette che uno Hebreo si possi far Turcho, se prima non si fa christiano, 
et fannoli mangiare carne porcina, divetata cosi dalla legge Turcha come da la 
Hebrea, perché tengono senza comparatione alcuna piu salvi et in piu existiraa- 
tione li Christiani che li Hebrei. Sono soliti li Turchi dire che senza alcuna du- 
bitatione la fede et legge Mahumettana tenere il primato di tutte le fede si di 30 
bontà come utilità ; niente di manco dicono expressamente che doppo la loro, in- 
mediate la fede Christiana essere la molto piu megliore et virtuosa di tutte le 
altre fede ; et di questa opinione per quanto ho inteso da huomini litterati et degni 
di fede, sono tutte le altre secte et legge, le quali tutte dicono la prima et mi- 
giiore esser la lor fede, ma confessano dacordo poi la piu santa et miglior fede 35 
esser quella de la religion christiana. 

Hanno questi Turchi cento et vintiquattro mila propheti, et brevemente, non 
è santo di Christiani che non dichino esser suo propheta, come è San Petro, 
San Paulo et tutti li altri Apostoli, et massimamente tutti li santi Armigeri, come 
è San Giorgio et li altri, et dicono che non si trova pur un santo di Christiani 40 
che non habbi mangiato et bevuto con Mahumetto, et dicono el nostro signore 
et Redemptore nostro Jesu Christo non esser figliuol de Dio, ma fiato de Dio, 
et che Dio non fa figlioli. Confessano perô la intemerata Vergine Maria esser 
T. 151 vergine, et ho gia veduto abrusciar uno Hebreo in Salonicchi per blasphemarla ; 

Vol. IX. 31 



242 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

et dicono che Jesu Christo non fu posto in croce dali Judei, perché non have- 
riano havuto ardire ne potere di metterli le maui adosso, ma dicono che li Judei 
crucifisseno un' altro in suo luogo ; et dicono esso Jesu Christo sarà quello che 
judicarà il mondo, et che nel tempo del judicio venirà Maumetto et sederà apresso 
5 di Christo, et mostreralli li suoi justi seguaci di Mahumetto, quali saranno posti da 
Christo a la banda di beati. Se uno blasphéma Dio omnipotente, vole la lor legge 
che li siano date cento bastonate, et se blasphéma un propheta o Maumetto, vuol 
al tutto che mora. Dice la legge loro se uno blasphéma Dio, esso Dio ha il braccio 
longo, et puô facilmente punire per se medesmo el blasphematore, ma uno povero 

10 propheta injuriato et blasphema(o, convien che vadi mendicando suffragii che Dio 
faccia la sua vendetta, et perô tu che sei signor temporale farai vendetta del pro- 
pheta injuriato; et per questo se uno blasphéma un propheta. convien che mora, 
o che si penta delà blasphemia et faccisi Turco, se è christiano, ma se è Turco il 
blasphémante, non ci è alcun remedio, ma convien che mora. Non vogliano che 

15 donna alcuna vada al paradiso, ma dicono che le anime di quelle donne cbe vive- 
ranno sanctamente, anderanno ad un certo luogo deputato, nel quai non hâve- 
ranno nà mal ne bene, et le donne triste et di mala vita anderanno al fuoco eterno. 
Depingono et descrivono il Paradiso pieno di varie delitie et delectationi molto piu 
che T huomo non si puo imaginare, et dicono che quanto piu sa rai beato et quanto 

20 piu merito haverai apresso a Dio, tanto piu numéro di vergine li assignera esso 
Dio per ciascheduno giorno che li possino sverginare et far quel che vogliano di 
esse. Dicono esser gran superstitione de Christiani che h monaci et monache non 
adempiano il comandamento de Dio, che dice, Crescite et multiplicamini, et per 
questo tutti loro se maritano, et tengono tante donne quante possono far le spese; 

25 et la lor leghe permette che possino lassar la lor moglie et pigliarne un' altra. Et 

perché essi Turchi sono soliti fare le dote aie lor donne, quando la donna non li 

piace, la puo repudiare, ma bisogna che li dia quello che li ha promesso per dota. 

Sono li Turchi obligati lavarsi ogni giorno le mani, li piedi, il collo et tutta la 

persona, dicendo certe oratione, et moite altre sue superstitione che me vergogno a 

30 scriverle, et a questo lavarse maxime sono obligati li religiosi ; et trovandosi li 
Turchi in terra de christiani, sono soliti quando possano liberar li uccelli che tro- f. 152 
vano in gabbia per Y anima loro, con moite altre sorte di elemosine différente dale 
nostre; tengono anchora questa opinione, et lavandosi la persona si scancellino 
tutti li peccati da la loro anima ; sono grandissimi elemosinarii, fanno fare moite 

35 hostarie, quale loro chiamano Charvasarra, ne le quai hostarie li viandanti pos- 
sano aloggiare senza pagamento alcuno; se passano per una strada fangosa o 
difficile al passare, la fanno conciare per commune utilità con ponti, et simil- 
mente fanno fare ponti sopra le fiumare ; fanno etiam delli hospitali per aloggiar 
infirmi, et fannoli molto bene medicare, et puol aloggiare chi vuol, etiam che non 

40 sia infirmo, per tre giorni in ditti hospitali, et havere le spese, cioè paue, carne, 
minestra et biada per li cavalli; questa cosa, sia chi si voglia, povero, o ricco, 
christiano, o Hebreo, o Turco, è commune a tutti, et di questi tali hospitali se 
ne trova gran numéro per la Tùrchia. 

Et perché nelle vite delli imperatori non ho posti certi hospitali et chiese da 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORCS SPANDUGNIS) 243 

ditti imperatori edificati in Grecia, intendo al présente parlare sotto brevità di 
alcuno. Sultam Mehemeth cbe prese Constantinopoli edificô in quella uno super- 
bissimo hospitale con una grandissima chiesa, apresso de la quale esso è sepolto 
con gran pompa, et ha dotato molto riccamente esso hospitale, nel quale è uno 
luoco ove stanno li infirmi, et sono ottiraaraente governati; ci sono le spetiarie 5 
le quale non solamente sono obligate dar medicine et altre cose a quelli de l'hospi- 
taie, ma sia chi si voglia, si Christiano, corne Judeo, o Turcho, che vada a quelle 
hospitale, con una ricetta di medico, pur che domandi quella tal medicina per 
T amor de Dio, et per Y anima dello imperator sultam Mehemeth, il quale fece 
et dotô quelle Hospitale, de subito lo hospitalier ne la fa ordinare, et dannela 10 
senza alcuno pagamento. Ha anchora questo hospitale un luogo, nel quale tre 
volte il giorno si dà da mangiare a ciascaduno ; et di poi ci sta il luogo ove alog- 
giano li viandanti con li cavalli loro, senza alcuno pagamento per tre giorni ; et 
ho visto qualche volta aloggiar zentilhuotnini, et altri gran maestri in questo 
hospitale. Sono anchora in questo hospitale quatordici studii, con li maestri loro 15 
et lecture ordinarie, sette da una parte, et sette da Y altra, et sonno tutti stipen- 
diai, et hanno molti discipoli, perché hanno buoni maestri ; et in elle sette arti, se 
uno non satisfa di un maestro, va a l'altro ; et hanno tutti li studenti le spese, et 
f. 153 sono vestiti dallo hospitalière, et hanno anchora di provisione da mezzo aspro 

flno in cinque il gioruo, secondo che imparano, et fa fede il maestro loro per 20 
comprarse libri, et altre cose necessarie per lo studio. Questo offîcio dello hospi- 
talière del Marath grande, cioè délia Moschea, si chiama Mutevoli ; et questi sono 
sopra li legati di tutte le chiese, et è dotata questa chiesa di molti et molti danari, 
alcuni dicono che passano cento mila ducati de intrata Y anno, et alcuni dicono 
che sono molto piu. Tengono molti sacerdoti chiamati da lor Thalassimani, li 25 
loro plebani si domandano Seichi. Fu anchora principiato et quasi finito di edifi- 
care un* altro Marat grande di sultam Baiasit ad concurrentia di quello del padre, 
et in quello è sepolto ; sultam Selira lo fece finir di fabricare, et è dotato molto 
piu riccamente, et piu grande di quello fece fare sultam Mehemeth. Sultam Sulei- 
man, che è al présente imperator de Turchi, ne fa fabricare uno pur inConstanti- 30 
nopoli, il quale senza comparatione alcuna sarà piu riccamente dotato, et piu 
grande, et piu bello deli altri. Et generaliter questi Turchi, si li signori piccoli , 
corne li grandi, non studiano in altro che in ediflcar chiese, et hospitali, et molto 
ben dotarli, et in far fabricar hosterie per aloggiar li viandanti, conciar ponti, edi- 
flcar stuphe, et moite altre cose pie, et eleraosine, de sorte che io judico la na- 35 
tion Turchesca senza comparation alcuna, esser piu elemosinaria che li nostri 
christiani in queste parte. 

Questi Turchi, benchè siano grandemente gelosi, corne ha ditto, nientedimanco 
usano grande hospitalità et aloggiano si christiano, come Judeo, et danno a quelli 
pane, Jugurt, che è lacté acro, et Chaimat che è capo di latte, et certe altre vi- 40 
vande da loro usitate con grandissima caritate ; et se a caso se trova un Turco a 
mangiare, ha per grandissimo inconveniente et quasi per peccato di non far parte 
alli circumstanti ; et mangiato che hanno con qualche persona, lo hanno in luogo 
di fratello, et maggior sacramento non fanno li Turchi che dire, per il pane et sale 



244 MONUMENTA HISTORME HELLEXICAE 

che habbiamo mangiato insieme, overo nel scongiurare dicendo, il pane et sale 
che habbiamo mangiato insieme sia quello che '1 punisca per me. 

Sono soliti li Turchi far molto miglior compagnia alli schiavi loro che quella 
che fanno H Christiani, perché intra le altre cose comanda Mahumetto che nullo 
5 possa tener lo schiavo piu di sette anni, et rari sono quelli che voglino preterire £ 154 
tal comandamento ; se uno fa figliolo con la schiava, subito se intende esser libéra, 
et il suo figliuolo succède nel] a heredità corne li altri, et trovandosi lo schiavo vir- 
tuoso, lo dan no la figliuola per moglie, corne ho ditto di sopra. 

Li sacerdoti loro sono di piu et varie sorti, ma prima che veniamo a tal par- 

10 ticularità, che sono certi di loro chiamati Seiti, li quali dicono esser discesi de la 
stirpe del lor propheta Mahumetto, et sono tenuti da li Turchi in grandissima ve- 
neratione, et hannoli per cosa santa ; et se per qualche caso, o fortuna un Turco 
battesse uno di questi Seiti, li tagliano la mano, ma se uno christiano lo batte, lo 
ardeno senza remissione alcuna ; et se uno di questi Seiti commette qualche fallo, 

15 non puo esser battuto ne privato di vita, ma per ordinario è bandito del paese, 
overo lo fanno morire in prigione, commetendo qualche gran dclitto. In Turchia 
la testiflcalion di donna, se fusseno ben venti, non è admessa, ne creduta, ne vaie 
el ditto suo, excetto le figliuole de Seiti, perché il testimonio di una di esse vale 
tanto contra di un christiano quanto fusse un homo. Portano questi Seiti un tur- 

20 bante tutto verde, overo di rascia o tela bianca, con una serica verde sopra il 
turbante, et questo fanno per esser conosciuti da li altri. Sono perfidissimi huomini 
et coramettono varie sorte di scelerità ; sono grandissant persecutori.ài Christiani, 
et non pensanno in altro, che in poner qualche garbuglio contra li poveri chri- 
stiani del paese, li quali per gran paura et timoré che hanno de dicti Seiti, si sfor- 

25 zano intertenergli con buone parole et presenti, per poter evadere la malignità et 
perfidia loro, perché altramente se quelli Christiani non presentano, questi Seiti li 
moveno qualche garbuglio per farlo deventar Turcho. Vero è che quando regnava 
Sultam Selim non comportava che questi Seiti, o Turcho de altra sorte, facesse 
tal stratio alli Christiani vassalli suoi, et per questo castigaya molti Turchi, et 

30 mandô in exilio molti di quelli Seiti ; ma al présente, essendo questo sultam Sulei- 
man présente imperator tanto gran persecutor de christiani, pensa te in che peri- 
colo si trovano. 

Li Cadi sono judici et podestà de le terre; questi sono thalassumani, che sono 
li preti loro, et sono commun[em]ente huomini doctissimi, et sono promoti a que- 

35 sta dignità dal Cadilescher, corne di sopra parlassimo ; et ogni volta che questi f. 15V 
Cadi sono in qualche officio overo magistrato, sono soliti tenere apresso di loro 
un' altro dottore chiamato da essi Turchi Parachadi, che significa Cadi piccolo; 
questo Cadi piccolo aide le differentie, et judica quelle diligentemeute, et fa li 
Cozetti, che sono franchisie, et le charte di schiavi, benché il tutto facci il Cadi 

40 grande. Et benché generalmente corne officiale dello imperatore, chi lo battesse 
o in altro modo havesse ardir farli injuria, incorrerebbe in grandissima pena, 
anchora è ha[vu]to da essi Turchi spontaneamente in grandissima riverentia et 
per cosa sacra, et dicono che esso Cadi représenta Mahumetto in terra et che è 
vestito de la veste de Dio, et che tien la spada de Dio in terra, et tutto quello 



DOCUM. STRAT1I. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 245 

che questi Chadi judicano et sententiano se tien per fatto, et hanno grandissiraa 
authorità. Non è solito un Sanzacco, che ha tanto grande offlcio, di ardir ne 
condemnar alcuno alla morte, se prima non consulta il Cadi quello che li pare per 
far tanto quando la legge permette , cosi comç fa etiaradio lo imperator con li 
Chadilescheri ; et perché în tutte le terre principale de lo imperator vi stà un Cadi, 5 
et un Subasci, questo Subasci piglia il malfattore, etdalli la tortura, et falli confessât' 
il delitto, et poi lo conduce alla presentia del Cadi, et assignali il processo ; il Cadi 
judica et sententialo alla morte se '1 mérita, et rendelo al Subasci che lo faci 
morire. Questo Cadi vede le différence civili, et ministra justitia summaria, perché 
in manco di tre hore ogni gran causa et differentia, et controversia, è da esso judi- 10 
cata et expedita. Se uno homicida li capita per mano, expeditamente fa quello che 
dice la legge, laquai vuole che 1' omicida sia preso et consignato in mano del piu 
propinguo parente dello occiso, il quai propinguo puô far di esso homicida quello 
che li pare, se lo vuol liberare per danari, o farlo morire di qualunque sorte morte 
a lui piace. Unde ho gia visto una donna che fece attanagliare uno che li havea 15 
morto un suo flgliuolo, et andando con piacer de la vendetta seguitando la justitia, 
vedendo che Y homicida cascô morto per il gran martorio porta va, essendo atta- 
nagliato, non contenta anchora per questo, la donna fece aprir il petto del justi- 
f. 155 tiato cosi morto, et mangiolli il core. Questi Cadi non divetano il portar de le armi, 
1 ma se uno sfodra un' arme per voler dar a qualchuno, li fanno cacciar tra carne 20 

et pelle tre, quattro, sei et piu et meno coltelli, secondo la qualità del delicto et del 
delinquente, et fallo condurre per tutta la terra con quelli coltelli cacciati aile 
spalle, aile braccia et per la persona. Et se uno ferisce un altro et che esca san- 
gue, pensate se '1 dev[e]no punire aspramente; et ho visto giocare allipugni, et 
pestarsi molto bene il muso et li occhi, et haver le coltella longhe a lato et non 25 
porre la mano ad esse ; et non pensate che facessino questo per viltà d' animo, 
perché corne ho ditto li Turchi sono valentissimi huomini, ma non sfodrano le 
arme loro, per gran timoré che hanno dello imperatore. Et se per caso qualche 
uno è amazzato, il ch' è rarissimo, et quasi mai accade, excetto quando sono bria- 
chi, quelli di quella vicinanza o contrata ove è fatto Y omicidio, sono tutti obligati 30 
dare 1' homicida prigione, et se non lo danno o non lo hanno possuto pigliare, sono 
obligati pagare al piu propinguo parente de lo occiso ventiquattro mila aspri, che si 
intendeno per il sangue de un morto. El Cadi anchora condamna quelli vendino la 
robba piu del debitto ; manda per la terra di continuo un certo officiale chiamato 
da li Turchi Murthasup, il quai va con li suoi sbiri, overo garzoni, pesando il pane, 35 
carne et altre cose, et dà licentia del vendere ponendo el justo pretio a la cosa che 
se ha a vendere, et trovando poi qualche uno in corso nella pena, duce prigione il 
transgressore a casa del Cadi, il quai sententia che dia la parte de la pena che 
perviene al Murtasup, et poi fa battere overo svarare in naso a quel delinguente. 
Et similmente dico di quel officiale chiamato Naip, il quai trovando horao o donna 40 
in adulterio, li conduce al Cadi, dal quale sono judicati et condemnati, corne disse 
di sopra. El siraile dico del Casasso, quai è quel che prende ciascuno che trova di 
notte senza lume, che '1 Subasci non li puo castigare di ragione, senza haver il 
decreto del Cadi. Et per parlar sotto brevità, questi Cadi judicono et sententiano il 



246 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

tutto, el la lor dignilà è grande, et già nel tempo di sultam Mehemetb fu maggiore, 
ma succedendo poi sultam Baiasit per un certo caso che accascô nel' anno quarto 
del suo imperio, essi Cadi non judicano ne se iinpacciano de judicar cortigiani et f. 19 
stipendiai da la corte, sicome facçano per il tempo passato. Unde è da sapere che 
5 in Constantinopoli sempre trovarsi qualcbe Sanzacco, cioè capitano, Manzul, cioè 
casso et privato délie ville et provincia che havea in custodia, li quali vengono 
cosi cassi a la corte per baver nuova provincia, ali quali, perché sono molto gra- 
vati di schiavi et altri loro servitori, lo imperadore suol dare uno officio chiamato 
el Murthasup, il quale officio suole valore in Constantinopoli circa quattromila 

10 ducati T anno ; questi Sanzacchi cassi pigliano quello officio di Murthasup per fino 
a tanto che sono provisti de altro dallo imperatore; et accascando che uno San- 
zacco, che si chiamava Acraatbei, fu privato et casso de la sua provincia, venne per 
domandare altra provincia a Constantinopoli, et fulli dato, per fino che fusse altra- 
mente provisto, lo officio del Murthasup, che è quello che pone il justo prezzo et 

15 meta al vendere per sua authorità ; venendo un naviglio carico di frumento li de 
licentia di vender in un modo molto diverso da la voluntà del Cadi, che era in 
quel tempo in Constantinopoli chiamate Chiermastoglr, il quale voleva condemnare 
il mercante di quel naviglio del formento, ma quello si difendeva dicendo che 'I 
havea venduto, secondo la meta et licentia che li havea dato il Murthasup; per la 

20 quai cosa questo Cadi Chiermastogli, che anchora lui ha authorità di dar licentia 
al vendere, indegnato contra il Murthasup, lo fece chiamar, et inteso da lui che li 
haveva dato licentia, provocato ad ira, molto superbamente li disse : Corne sei 
stato tanto presumptuoso di ordinar contra il decreto et voluntà mia ? Acmatbei 
Marthasup li rispose : La testa del signor sia sana, esso mi ha dato questo officio, 

25 et con authorità di quello bo dato questa licentia al mercante. Et vedendo il Cadi 
che quello li rispondeva animosamente assignando suoi ragioni, non potè piu tol- 
lerar la ira sua, ma statim comandô ali suoi bastoneri che destendessino Acmatbei 
in terra, et che fortemente lo battesino, ma li bastoneri havendo rispetto alla gran- 
dezza del' homo, non hebbono ardire de accostarsi al ditto Acmatbei, ne fecene 

30 nocumento alcuno. Il che vedendo il Cadi volendoli far injuria si cavô il pasmach, f. 15T 
cioè la scarpa, et volsesi dare in faccia con quella. Ma non potendo il Murthasup 
piu supportare, disse verso il Cadi : Thalassuman poltrone, io sono stato capitano 
tutto il tempo délia mia vita, et quella ho condotto con honore, et mi voi in un 
punto, far perdere le vigilie de tanti anni ! Et ditto questo prese il Cadi per la 

35 barba et scrollola molto bene, di modo che li resto gran parte di quella nelle raani; 
et presto si parti et andô via. Ma il Cadi andô a far reclamo allô imperatore di 
questo caso, et se non fusseno stati certi discrêti Bascia che si trovavano pre- 
senti in quel tempo, che erano amici di questo Acmatbei et volsenli carapar la vita, 
saria andata mal la cosa, et nel formar il processo usorono quelli Bascia modo et 

40 via, che non si trovava alcuno che testificasse, perché se qualch* uno voleva 
testificare, li dissuadevano, di sorta che vedendo questo lo imperator, privô el 
Cadi di quello officio, et fece decreto che nullo Cadi si possa intromettere deli 
schiavi stipendiati, et che hanno provision dala Porta, cioè corte; el quai decreto 
continuamente si osserva. Se ha differentia alcuna con qualche Timaratto o Su- 



i 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (TIIEODORUS SPANDUGNIS) 247 

basci, H fai chiamare avanti il Sanzacco ; se sei fuora di Constantinopoli, el San- 
zacco délia provincia ti fa ragione; essendo in Constantinopoli, lo Aga loro. Ma 
li Bascia sono soliti a farti ragione de uno schiavo stipendiato de lo iroperatore. E 
da sapere che Constantinopoli, Bursa, Andrinopoli, et Galipoli, sono li piu honorati 
Cadilichi che habbi il signor Turco. 5 

E anchora da sapere che le religion de Turchi sono di piu sorte, quattro perô 
sono le principale, una si chiaraa Chalenderi, et un altra Divani, et l'altra Isechi, 
et F altra Torlacchi ; queste sono le quattro loro religione. 

Li Calenderi si lassano crescer la barba, et tengono etiamdio li capelli longi, 
vanno vestiti di sacco, overo alcuno di gabeniccio, et alcuni di pelle di castrato 10 
con lo pelo di fuora ; quesli, intra li altri loro religiosi, usano manco la lussuria, 
et portano apiccati aie loro orecchie, che sono forate, certi anelli di ferro, et altri 
anelli di ferro alla pelle del membro génitale, per non lussuriare; portano etiara 
ferri intorno al collo et le braccie. Questi sono piu honorati et reputati, et tenuti 
in maggior existimation di santità che tutti li altri. 15 

f. 158 Li Divani sono religiosi, che anchora loro vanno con li capelli longhi et 

barbe, et vestono anchora essi di pelle di castrati col pelo di fuora, et con anelli di 
ferro aile orecchie, et ferro atorno al collo ; non portano ferri al membro génitale 
corne li altri, et vanno questi cantando certi versi loro et psalmi, et domandano 
elemosine da ciascuno. 20 

E un' altra sorte di Dervissi, che vuol dire religiosi , questi sono generalmente 
plebani, et sono chiaraati Seichi ; una parte vanno rasi, et maxime li capelli, et 
portano il turbante di lana in testa, et vanno con certe loro bandi[e]re, cantando 
lor psalmi, et domandando elemosina, et alcuni di loro portano anelli o di argento 
aile orecchie, et sono* anchora questi molto reputati. 25 

Li Dervissi che si domandano Torlacchi sono molto piu in numéro deli altri ; 
è religion nova, ha havuta principio da circa centovinti anni in quà da uno che si 
chiamava Misithorlac, che fu scorticato, perché diceva che Jesu nostro Redemptore, 
Benisci tamgri derem Jerec se tepellem béni, che significa in nostra lingua lo dico 
Jesu esser lo Dio, se ben io fussi scorticato et morto, che fu questo hehbe principio 30 
questa religione de Torlacchi, quali vanno nudi con una certa pelle per coprire la 
parte pudibunde, et per esser senza camicia, portano alcuni di loro sopra le spalle 
una pelle di castrato, et alcuni qualche altra sorte pelle pur per coprire le spalle, 
et la maggior parte portano uno gabenicchio, cioè feltro bianco, sopra le spalle et 
corpo nudo. Questi, perché vanno nudi s) di state corne d' inverno, et per il freddo 35 
che patiscono li descende gran catharro, si fanno abrusciar con un ferro cadente 
apresso le tempie. Soleno questi andare rasi si di barba, corne di capelli. Questa è 
la maggiore et piu frequentata religione di tutte le altre; sono huomini sceleratis- 
sirai et cohabitano in certi conventi, corne fanno fra noi li frati. Non è vitio 
alcuno che questi Dervissi non adoperiuo si in latrocinii corne in sodomie che tra 40 
loro usano ; assassinino et amazzano alla strada moite persone di continuo, et fu 
già uno di loro che hebbe animo di voler amazzar lo imperator et da lui non 
riroase. Nel tempo che lo imperator sultam Baiasit andô a ruinar la Cimara, uno 
di questi Dervissi si distese sopra una strada, et teneva solto il suo gabbanicchio 



248 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

una spada nuda ; et passando lo imperator che era molto elemosinario, il Dervisso 
si levô in piede et fece lo acto a lor solito far quando domandano elemosina, che è f. 1 
Huy ; lo imperator si fermô, et in quel ferraar che fece, l'ala del gabenicchio del 
Dervisso nello alzar del braccio cou la spada nuda spaventù il cavallo dello im- 
5 peratore, di sorte che '1 colpo fu scarso, taglio perô il pettorale de! cavallo et fe- 
rillo malamente ; et uno delli Bascia che si chiaraava Scenderbascia buttô subito 
un Busdogan, che vuol dir la raazza di ferro che porta, et porto via ikcervello de 
ditto Dervisso. Unde sultam Baiasit tenne quelli Dervissi tutti banditi gran tempo 
di tutto il suo imperio, et poi sultam Selim nel suo tempo voleva che fusseno molto 

1Q ben castigati. Portano in capo questi Dervissi certe berrette di gabeniccio bianche 
con certe aie, et la maggior parte di loro vanno senza berretta et qualche uno 
anchora di quelli usa qualche beriola piccola. Soleno domandar elemosina dali 
Christiani, Judei et Turchi, et ciascaduno domanda con grandissima importunità; 
qualch' uno di loro porta in mano un specchio il quale ha un piede molto longo, et 

15 salutando al modo preditto facendo, Hui, ti mostrano quello specchio quale ha due 
miragli uno per banda, et dicono : Specchiati qui dentro et guarda chi sei, et pensa 
che deventerai in brève ; non voler esser superbo, ne arrogante, ma cognosce te 
medesimo, et fa per la tua anima quanto puoi! Sono soliti donarti un porao o un 
melangolo, et bisogna che tu li doni un aspro al incontro. Questi quando vanno 

20 per camino portano la accetta alla centura, et alcuni di loro cavalcano la asinel- 
la tutto il giorno, et poi la sera usano con essa Y atto venereo ; li Turchi non 
hanno questo per inconveniente, perché la lor legge permette che tulte le cose 
che uno compra con li suoi denari, ne possi far quel che le piace, talmente che 
possono amazzare anchor li loro schiavi che hanno comperato, et similmente ogni 

25 altra cosa che comprano. Li Turchi tengono tanlo piu sancto et miglior il Der- 
visso, cioè il religioso, quanto è piu bestiale, unde se qualch* uno di questi Der- 
vissi trovassi per il camino una asinella che non fusse loro, la tirano in qualche 
rantone, et usano con essa lo atto venereo, poi li legano dui aspri alla coda, corne 
se li dessino la mercede corne si fa aile meretrice, et se qualch* uno li riprende di 

30 tal atto, animosamente dicono haver usato à loro spese. 

Si trova qualch* uno dele soprascripte sorte di religiosi che vendera per un 
certo prezzo el servitio che ha falto a Dio per tant* anni, et trovasi alcuni che lo 
comprano da loro con la maggior allegrezza del mondo» et non vederà 1* hora di f. IJ 
sborsarli il danaro di quel che sono restati dacordo. 

35 Necessaria cosa mi par nel fin de la opéra metter le nuptie et allegrezze loro, 

et poi nel fine 1* exequie et tribuli. 

Son soliti li Turchi, quando pigliano moglie restati che sono dacordo con li 
parenti piu propingui delà donna de la quantità de danari che 1* huomo promette 
per dota ala sua moglie, perché in questo fanno il contrario di noi, perché man- 

40 dano li mariti al padre delà sposa quella quantità di danari che hanno promesso, 
et se sono ricchi, mandano due, chi tre, chi sei mila ducati, et piu, secondo il per- 
sonaggio con chi se contracta il parentado ; li poveri huomini mandano venticin- 
que, cinquanta, et cento ducati, et qualche volta piu; deli quali denari, corne 
sono pervenuti in poter del padre de la sposa o del piu propinguo parente, ovaro 



DOCUM. STRATH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 249 

di quello che ha la cura di maritarla, se ne compra lecti, coltre, vestimenti per la 
sposa et massaritie per la casa ; et se è moglie di qualche signore, si compra gioie, 
anelle, scuffie d' oro, cathene et altri lavori de oro, dale Turche molto usitate ; et 
benchè la donna non sia obligata di dar dote alcuna al marito, tamen il piu délie 
volte, oltra li danari che H manda lo sposo per la dote quai lor chiamano Ca- 5 
pim, pone etiam epsa del suo in comprar de le soprascripte cose, perché tanto piu 
è lodata la donna, quanto piu carri carichi con robba man[da] a casa del marito 
nel giorno de le nuptie. Quai nuptie soleno fare in questo modo. Lo sposo elegge 
uno arnico suo, et domandano quello Sagdiz, che è corne dire trà noi il compar 
dello anello, et in quelle bande non si usa fare le spose in chiese, ne dar 1' anello 10 
corne noi ; questo Sagdiz, che è il compare, è obbligato comprar le torcie et pagar 
li musici, et anchora è tenuto trovar le Zangistre, che sono certe donne che bal- 
lano, et cantano con varie sorte de instrumenta et ogni altra cosa solita fare per 
dimostrar allegrezza délie nuptie ; vero è li sponsi per non gravar tanto il com- 
pare, metterano loro li palii che correno et li cavalli, et la maggior parte dele 15 
allre spese. Soleno le spose per otto giorni avanti el di de le nozze, star coperte 
che non si lassano veder la faccia da alcuna de le parente de lo sposo, fino che 
non è consumato il matrimonio, et per trè quattro di avanti, lo sposo et il 
compar suo de lo anello generalmente mandano a convitar tutti li amici suoi aile 
nozze per il giorno deputato, el li convitati soleno mandar alcuni presenti, corne 20 
sono pan di zucharo, castrati, torce, candelle et butyro, et aile nozze de signori, 
damaschi, et panni di seta, el moite altre cose, secondo la conditione delli convi- 
tati, et de chi convita. El giorno avanti aile nozze le donne parente al marito, 
et alla sposa, menano essa sposa alla stufa, et fannola spogliare in un luogo sepa- 
rato da le allre ; non se lassa vedere, ne servire se non dalla madré, da altre 25 
donne parente schiave di casa propria, et in quel luogo de la stufa soleno met- 
tere il Crisma, che è certa polvere da far cascar li peli ; poneno etiam, iramo non 
possano far senza, certa archenda per far rosso, corne li capelli, le unghie, le palme 
de le mani, et li piedi, da le piante fino sopra il talo. Et poi il giorno délie 
161 nozze, accordato che hanno il Naip, et pagato il dritto suo, mandano al Cadi dui 30 
presenti et testimonii ; li nuntii del marito promettono la dote che vuol dare il 
marito a la donna ; el Cadi domanda al nuntio de la donna se cosi è contenta, et 
poi ditto Chadi scrive et fa il Cozetto, cioè la carta. Poi il Sagdiz con li convitati 
vanno a casa de la sposa con esso trombe, nacchare, tamburi et piphari, et li in 
la corte li è porta ta da bevere Sechierserbet, che è syroppo, et altre confectioni 35 
da loro usitate, et fanno una leggier collectione. Poi il padre et parenti piu pro- 
pingui, menano da basso la sposa, et consegnonla al compare, il quale la pone a 
cavallo, et fa che vada con la faccia coperta sotto il baldacchino ; li huomini a ca- 
vallo vanno avanti, havendo perô fatli precedere li carri carichi de la dote, avanti 
che nessuno monti a cavallo. Apresso la sposa va il piu propinguo de li huomini, il 40 
compare, poi vien la sposa seguitata da le gentildonne parente et convitate, et 
mentre che vanno per la via è di bisogno che la sposa saluti ciascuno col capo da 
T uno et T altro canto de la strada, et cosi conduceno la donna a casa del marito, 
et è posta a sedere sotto quel baldacchino, et sede in compagnia dele done, et pa- 
Vol. IX. 32 



250 MONUMENTA HISTORIAE HELLENICAE 

rente, et convitate, segregate tamen da li huomini, di modo che non le possano 
vedere, et quando mangiano sono servite da donne; la sposa sede in mensa sotto 
il baldacchino et non mangia, ma fréquente mente saluta le convitate, et finito 
poi il mangiare et loro balli, et danze, che loro domandano Zengi, et ogni altra 
5 sorte di canti, et buffoni soliti fare nel tempo délie nozze, le donne convitate si 
parteno, et restano solamente le piu strette parente et familiare. Poi, partiti li 
huomini convitati, il compar piglia la sposa, et condncela alla porta de la caméra 
dcputata al dormire de la sposa, et in quel luogo, se è moglie di gran maestro è f. 162 
receputa da eunuchi, li quali la conduceno al letto, et se è povero homo, dalle 

10 intime parente. Poi vien lo sposo nel Oda, cioè caméra al letto, et trova la sposa 
vestita, et accostandosi lo sposo per levargli il vélo, col quai porta coperto il viso, 
la sposa se fa renitente, di sorte che '1 povero marito è sforzato a poco a poco spo- 
gliarla et scalzarla, il che fanno volentieri, perché essendo gelosissimi, non si fi i la- 
no che altri facci tal officio, et pervenuto che è al disciorgeli le brache, quale esse 

15 tiene in quel pùnto allacciate con molti groppi, convien che '1 povero marito li pro- 
mette, oltra la dote, una certa quantité di danari, la quai dormito che ha lo sposo 
con la sposa, è publicata la mattina, che se intende corne appresso di noi la contra- 
dotta. La mattina adunque, consumato il matrimonio, viene il compar a présenta r 
la sposa, secondo la qualità di ciascuno, et lo sposo dice al compare la quantità 

20 délia contradote che ha promesso a la moglie, et fassene nota ; poi il compar aspetta 
che siano adunati tutti huomini convitati, et levano lo sposo di casa, et vanno ail 
un certo luogo atto a correre, domandato da li Turchi Meidam, nel quai luogo ma- 
xime li potenti soleno ponere un arboro molto eminente alto et longo, sopra il 
quale mettono uno Mastrapa, cioè boccale de argento, et poi corre prima el sposo 

25 col compare, et passato dito luogo correndo a tutta briglia, si voltano et sagit- 
tano dilto boccale, et cosl fanno conseguentemente tutti si convitati corne altra 
sorte de huomini che si sentono habili a far tal prova da sagittare correndo a 
cavallo, et chi prima sagitta in ditto boccale lo guadagna et è suo. Metteno etiara 
schiave et schiavi et panni di setta per palio di cavalli, quali fanno correr molto 

30 da lontano; mettono anchora il palio per far correr buoi, bufali, asini et vecchi; 
soleno etiam far correr da presso tre, qualtro et sei cavalli, et qualche volta piu 
lontano perô una bona corsa di cavallo, et chi prima giugne guadagna un faz- 
zoletto. Unde ho visto tal cavallo portar apiccati al collo tre et quattro fazzoletti, 
et piu, secondo le carrerie che in quel giorno havea guadagnato. Queste cose di 

35 questi palii di correr di cavalli et convili, soleno li Turchi far etiain nel tempo che 
si circumcide qualche lor figliuolo, et se è qualche gran signore, mette per palio 
schiavi et schiave, casacche di seca de oro, boccali d' argento, fazzoletti corne 
disse de le nozze. Li Turchi non sono soliti fare altre feste che nel tempo délie 
lor nozze, et circumcisione di figliuoli, et le due Bariam, che sono le lor Pasche; f. 163 

40 tutto il resto dello anno lavorano, et se affaticano chi in una cosa et chi in una 
altra generalraente tutti. Et è in foro et libertà di un Turco, repudiar la moglie 
dummodo che li dia el Capim, che è la dote, et la controdote che li ha promesso; 
et è in potestà et electione de la donna o pigliar le robbe che ne porto quando 
andô al mari[to], o pagarsi in danari, sicome a lei piace. E da sapere che dapoi- 



DOCUM. STRÀTH. ILLUSTR. (THEODORUS SPANDUGNIS) 251 

chè un Turco, ha repudiato la moglie et datoli el Capim, et mandata a casa delli 
suoi, non la puo piu domandare, ne havere, se prima non li promette un' altra 
dote, et non puô piu consumare il matrimonio con essa, se prima davanti di lui 
un' altro Turco non usa con essa sua moglie, perché cosi comanda la lor legge ; 
fatto questo, et promessa la dote débita, puo consumar el matrimonio, et altra- 5 
mente facendo cosi, il marito come la moglie incorrerebbe in gran pena. E licito 
alli Turchi, che morta la sorella maggiore overo repudiata, benche viva, pigliar la 
sorella minore; ma se per caso havesse prima preso per sua moglie la minore, 
non puo perô pigliar la maggior ; et cosi morto il fratello de uno Turcho, piglierà 
la m og liera del' altro fratello per moglie, attento che essa habbi figliuoli de l'altro 10 
fratello, et possano li Turchi tener quante moglie vogliano, come dissi di sopra, 
et li figliuoli, etiam nati délie schiave, succedeno nella heredità, perché cosi per- 
mette la lor legge, et vole ch' habbino egual portione corne li altri nati delà lor 
moglie. 

Sono soliti li Turchi celebrar le loro exequie et maxime li potenti in questo 15 
modo; si preparano in vita H loro sepulchri, benchè alla maggior parte siano 
fatti dalli loro propingui di poi la morte. Soleno volentieri farsi sepelire in luogo 
vergine, et solitario separato da li altri, come saria in qualche giardino o tomba 
solitaria; hanno perô come noi li campi sancti, ove si vedeno infiniti sepulchri 
quasi contigul l'uno a l'altro. Fanno convittare il corpo morto da molti Tha- 20 
lassumani, che sono li loro preti, et portano il morto co '1 capo avanti come li 
Judei, et al contrario di Christiani ; vanno cantando questi Thalassumani, Dio è 
Dio, et vero Dio, et Mahumetto è messo di Dio. Seguitano il morto li propingui 
suoi, et in luogo di gramaglia o capuccio, portano il turbante de un fazzuolo bian- 
cho vergato, come portano li Armeni, et qualche uno, et rari costumano portare 25 
el Saisma, che è una coperta laquale operano per li loro cavalli, questa usano 
f. 161 H intimi parenti, et accompagnano il morto. Sono soliti anchora se' 1 defunto è 
gran maestro, far menar a mano li corsieri del defuncto signore, et capitano et 
pongono certa cosa aile nare de li cavalli, per la quai vanno nitrendo per il ca- 
mino, mostrando a chiascheduno che si dolgono délia morte del loro patrone, et 30 
portano drieto al defuncto li tronconi de le lancie, et strassinano stendardi per 
terra, armano cavalli con selle, et armature alla ri versa, et cosi accompagnano il 
defuncto al sepulchro, ove lassano li tronchoni délie lancie; et se sono gran 
signori, soleno fabricar intorno delà sepoltura et piantar platani, et altri albori, 
viole et fiori odoriferi. Li huomini di bassa mano sono sepulti nelli cimiterii so- 35 
prascripti, soleno metter per segno un pezzo di marraore, presso al sepulchro ritto 
et intagliato con letere Turchesche. Usano anchora alcune sepolture coperte come 
un capitello. Sono altre sepolture delli imperatori, Bascia, et altri gran maestri, li 
quali fabricano le moschee, et li hospitali per V anime loro, et dotano quelli di 
rendite, acciô possino far elemosine alli poveri, et fannosi sepelire in qualche chie- 40 
siola o capella contigua a dette moschee, et sopra li loro sepulchri sono ogni 
giorno mutati di veslimenti, et di turbanti, si come fusseno în vita, et secondo 
la stagione de tempo, cosi mutano varii et diversi fiori et pongongli sopra ditto 
turbante. Non sogliano li Turchi gran tempo tener la gramaglia, ma generalmente 



252 MONUMENTA HISTORME HELLENICAE 

in capo di otto giorni convitano li parenti et amici, et fat te alcune buone parole, 
si vestono di loro soliti panni ; i gran maeslri usano far questo passati tre giorni, 
non resta perô per questo che per piu giorni la loro sepultura non sia visitata 
da li parenti, et massime dalla madré, sorelle et rooglie del defuncto, le quale ac- 
5 compagnate da moite altre parente et a miche, frequentemente vanno a pianger 
sopra il sepolchro del morto la loro infelice et niala sorte. 



FINIS. 



III. 



Volendo io descrivere V origine, vita et costumi et modo nel guerreggiare f. 163 
di dua rè di Persi, cioè Sach Ismael et Sach Tamas suo figliuolo, vulgarmente 

10 nomati Sophi, dico adunque Maumetho quale da Turchi e Mori è riverito per 
propheta loro grandissimo, esso Maumeth hebbe uno suo germano consobrino 
nomato Hali, quai, per essere rimaslo orphano, piccolino fu nutrito da Maumetho 
et allevato, et hebbelo Maumetho sempre in honore et osservantia, et detteli un 
sua figliola per moglie, et perché da Maumethani sonno grandemente riveriti et 

15 honorati quelli che per dritta linea, sono discesi si de Maumetho corne de Hali, e 
li discesi da loro li Turchi chiamano Seithi, li Mori chiamano Seriffii, et hannoli 
ambidua in grandissima riverentia. Persi, che al présente, si adimandano Sophi, 
hanno in piu riverentia Hali che Maumetho; da questo Hali per dritta linea, 
discende Seich Haider, quai era signore d' un piccolo luogo di Persia, nomato 

20 Ardveli, e fu huomo religioso, corne saria apresso di noi uno abbate. 

Et per intender amplamente il tutto, Sebh vuol dire apresso Turchi e Mori, [e 
tutti] di quella natione, uno che habbi cura de anime, corne è a dir tra noi piovano ; 
Sach è titolo solito darsi a âgliuoli de imperatori, rè o gran signori, corne è solito 
dirsi in Spagna Don. E per questo si il Turco, corne Sophi nel preambulo delli suoi 

25 privilegii sempre dicono Sach, et puoi metteno il nome loro. Seit apresso Tur- 
chi, si attribuisce a quelli che sono discesi di Maumetto, corne di sopra dissi. Seitan 
loro adimandano il Diavolo ; Cam vol dire imperatore ; Condichiar apresso Tur- 
chi si adimanda lo imperatore, Padisach vuol dire régnante, Sultan anchora si 
attribuiva a quello del Cairo, da cui nasce che in le parte Orientale alli signori si 

30 attribuisce il nome di Sultam. Et questo basti quanto a titoli de Maumethani. 
Dico adonque Seich Aider fu huomo di santa et honesta vita, reputato et 
existimato da loro Maumetthani ; immodochè Usum Cassano, grandissimo rè di 
Persi, vedendo costui esser dottissimo, et di buona vita, et disceso dal loro pro- 
pheta Hali, lui essendo povero signore, non sprezzô il gran rè Usum Cassano de 

35 darli una sua figliuola per moglie, quai Ussum Cassano havea havuta con una f. 163 
figliuola del imperador di Trappesonda , quai Maumetho secondo imperator de 
Turchi li mandô a donare; délia quai nacque Sach Ismael, quai etiam da canto 



DOCum. STRATH. ILLUSTR. (tHEODORUS SPANDUGNIS) 253 

di madré è dt stirpe nobilissima. Il padre di questo Sach Ismael, Seich Aider, 
quanto per vital corso li fu concesso, puose ogni diligentia di nudrirlo et eru- 
dirlo, si in ornati costumi, corne in buone lettere, maxime nella loro religione, 
il quai si dice per astrologia délia natività del figliuolo haver conosciuto haver 
ad essere huomo grandissirao, et exaltator délia lor casa. Non fu perô al misero 5 
padre concesso molto a instruirlo, perochè Jacobech, figliuolo di Ussura Cassano, 
quai in brève tempo successe al padre nel regno, e '1 suo cognato, tanto Thebhe 
in odio, et perseguitô, che lo occise, et tolseli quel poco paese che lui signoreg- 
giava, essendo suo figliuolo Sach Ismael de anni otto in circa, sichè il piccolino 
per timor di morte, fu constretto fuggir in Legian, città di una provincia ditta 10 
Golan propinqua al mar Caspio, donde vengono a noi le sedelezi et tracazi, ivi 
dimorô per alcuni anni apresso uno signor detto Pircali. Et in questo tempo, che 
fu anni otto et piu, mai volse gustar cibo di corte, pêr preghi o per persuasioni 
li fusseno fatte, solum vivea di quanto per Dio li era concesso, et quanto ad ogni 
mensa li avanzava tutto, iterum lui per Dio a poveri donava. Egli era di statura 15 
piccolo, di habitudine grasso, di forma assai honesta, quando lui poi signore, in 
justitia severissimo, in tanto che quasi tutti lt capi suoi, constituti al governo de 
diverse città et provincie, quali lui haveva trovato loro haver usurpato li béni de 
private persone, over cornmesso altri delitti, tutti li fece morire, et posti altri in 
lor loco. Fu etiamdio liberalissimo quanto dir si possa, non accumulava thesori e 20 
ricchezze, ne ponto quelli apprezzava ; tanto spendeva e spandeva, che molti judi- , . 
corono lui haver notitia delli occulti thesori, et quando oro li facea mestieri a sua 
posta far cavar; bevea vino, et mangiava carne porcina, cosa che la legge Tur- 
chesca non permette, et in questo et in altre cose différent! da Turchi ; et quanto 
mi disse un suo domestico, che nel tempo che ditto Ismael visse, facea allevar 25 

f. 167 qualche porco grasso, et mettevali il nome dello imperator Turcho, e chiamavalo 
il Condichiar Baiasit, il Condichiar Selim. Hâve a a piacer de ogni opéra virtuosa, 
si di mano, corne d* ingegno ; quando li veniva appresentata una cosa degna, la 
pagava il duplo et triplo del prezzo, et mai da lui alcuno si partitte se non contento 
e satisfatto. Era adorato dalla sua gehte per propheta, immodochè il tappetto dove 30 
lui si inginocchiava ildi délia Pasqua loro, a far 1' oratione sopra, finita V oratione, 
era tagliato minutamente a pezzi, et lo tenivano corne è costume tenir le relique 
de Santi tra christiani. Egli per piu sua riputatione non si lasciava vedere, se non 
con la faccia coperta et velata. In libidine assai honesto, attento li costumi del paese. 

E per dechiarir meglio nanti che si procéda in narrar li soi mirabili gesti, de- 35 
chiariremo la cagione che sono adimandati Sophi ; è da sapere che questo nome 
Sophi è derivato dalla loro religione che vole, et commanda per espresso, che per 
humiltà non portino sese, salvo di lana, peroccbè in lingua Arabica Sophi è adi- 

• mandata la lana, dalla quai la loro setta, Sophi sono adimandati ; debbono vi- 

vere in povertà et astinentia di cibo et in continue vigilie et orationi, anchora che 40 
per molti di loro, tal cosa mal si osservi. Alcuni li chiamano Ardueli, perché corne 
dl sopra dissi, suo padre havea signoreggiato uno paese nomato, dal quale essi 
Sophiani sono, etiam Ardueli nomati. Sono anchora detti da alcuni Evaseri, perché 
loro usanza è portare uaa berretta divisa in dodici falde, Y Evaser in Arabico si- 



254 MONUMENTA HI8TORIAE HELLENICAE 

gnifica dodici, quai beretta per esser in tutti universalmente rossa, in lingua Tur- 
cha si adimanda Chisilbas, che vol dir capo rosso. Sichè questa setla per diversi 
accidenti, ha sortito vario nome, et questo basti quando al voler intender questo 
nome di Sophi. 
5 Dico adonque che havendo dimorato Sach Ismael, apresso Percauli in Lezian 

anni otto, venne a morte suo materno zio et capital nemico, Jacobech, quai, corne 
di sopra dissi, haveva morto il padre et usurpatoli il stato, per la cui morte, il re- 
gno di Persia tutto fu in arme, et in tante controversie, et guerre, che in meno 
di dui anni si mutô cinque volte il stato regale, perilchè morto il capital nemico, 

10 et occupati li exerciti nelle continue guerre frà loro, fu a Sach Ismael facile il f. 168 
ritornar alla patria, et, essendo sommamente amato et riverito da suoi, il rehaver 
dominio del suo stato, quai ottenuto, et lui al quanto dimorato, ragunô un poco 
di esercito, se trecento huomini exercito si puô chiamare, andossene ad una citta 
detta Sumachie, non molto distante da suoi confiai, che è uno luogo donde ven- 

15 gono a noi le sede grosse, canari, et talani, et mamodevi, et quella air improviso 
subito prese et saccheggiô, et pose a fuoco et fiamma, piu tosto miraculosamente 
che per forze lui si atrovasse, perochè quella et il paese dovea esser suffîciente 
resistere ad uno potente esercito, de più di cavalli tre railia ; et fatto questo, crebbe 
sua fama, in modo chè de molti lochi et paesi concorrevano a lui per giornata 

20 huomini assai di sua setta et religione, et questo perché loro per sui libri tro- 
vavano dover venir un propheta di sua religione, che ha ad accrescerla et esal- 
tarla. 

Onde è da advertire la setta Mahumetttana, esser divisa in settanta dô sette 
principali, come si attesta nel Arcorano, loro legge, dove subjunge che le 72, solo 

25 una ne va al Paradiso, et il restante al fuoco infernale, e lassa indeterminato quai 
sii quella che conduchi al Paradiso, et de qui vienne che chiascuno tien la sua 
esser la buona ; délie quai 72, la setta Sophiana è una, et credeno loro questa sola 
condur li huomini al Paradiso, et dicono il sopranomato Sach Ismael, esser stato 
da Iddio mandato per notificarlo a tutti ampliarla et magnificarla, et le 7 settante, 

30 una restante fundamentalmente, destruere. Di quà viene che lo exercito di Sach 
Ismael tutto era senza stipendie* alcuno, come si fa tra noi la Cruciata, et perô da 
diverse parte dell' Asia, concorseno a lui huomini délia sua propria religione, con 
la famiglia et facultà. Vedendo questo Sach Ismael, crescer lo esercito suo dopo 
la vittoria de Sumachie, che fu fra pedoni et cavalli flno al numéro di mille, hebbe 

35 ardir di venir in Thavris, città nobilissima, et sede delli regali di Persia, et ani- 
mosamente assaltare el rè Alvant, che air hora era rè in quella, et combatter con 
lui, il quai havea, oltra li pedoni, da cavalli cinque mila, ruppelo, vinselo, et 
ottenne il dominio di Thavris , dove affermatosi, fece grandissima crudelità delli 
Turchomani et soldati di quel paese, non solum nelli huomini, ma anchora nelli f. 160 

40 fanciulli et femine, quali li fece morire ; et perché altra vendetta non potea far 
di Jacobech, suo materno zio, essendo lui morto, quai, come già dissi, li uccise 
il padre, et tolseli il stato , andossene al monumento suo, quai era sumptuoso et 
magnifico, sicome a tanto rè si conveniva, et tutto fecelo ruinare et fracassare. 
sicchè non rimase del dilto vestigio alcuno, et tratti gli ossi délia tomba li fece 



docum. strath. imxstr. (theodorus spandugnis) 255 

abrusciare, et sparger la cenere al vento; il chè inte